LYMPHATIQUES DU MEMBRE ABD0B1NAL
niveau de l’union de la seconde avec la troisième phalange, en dirigeant très obliquement la pointe du tube de manière à labourer la superficie du derme. Lorsque la piqûre est heureuse, le mercure pénètre dans le réseau qui entoure l’extrémité des orteils : cette pénétration est annoncée par une petite tache cendrée qui apparaît instantanément, et dans laquelle un œil exercé peut distinguer une intrication de vaisseaux capillaires. Il est inutile de laisser en place la pointe du tube plus de trente à quarante secondes; si dans ce laps de temps le nuage cendré, caractéristique, ne s’est pas manifesté, on doit peu compter sur son apparition; il faut alors faire dans le voisinage une autre piqûre, qui sera suivie d’une troisième ou de plusieurs autres, si les premières ont été infructueuses. Cependant il importe de les multiplier le moins possible; car chacune de ces piqûres devient une solution de continuité par laquelle s’échappe le mercure.
7° Piquer les téguments de la plante du pied sur les divers points de leur surface, mais d’abord sur sa partie centrale, puis au niveau de la base des orteils, et ensuite sur ses bords interne et externe.
8° Les lymphatiques qui partent des orteils et de la plante du pied étant remplis de mercure, on les découvrira en enlevant la peau avec ménagement
Fig. 435. — Vaisseaux lymphatiques superficiels du pied.
1, 1. Réseau lymphatique du bord externe du pied. — 2, 2. Réseau lymphatique des orteils. — 3. Réseau lymphatique de la peau du talon. — 4, 4, 4, 4. Vaisseaux lymphatiques qui accompagnent la veine saphène externe, et qui vont se terminer dans les ganglions poplités. — 5, 5, 5. Troncs lymphatiques de la face dorsale du pied. — G, 6. Troncs lymphatiques qui se portent de la face externe vers la face interne de la jambe. — 7, 7, 7, 7. Réseaux de chacun desquels part un troncule qui vient se terminer dans l’un des troncs voisins.
ANGIOLOG1E.
puis on les dénudera avec soin et l’on introduira directement dans leur cavité la pointe du tube. A la suite de cette ponction, le métal arrivera jusqu’aux ganglions du pli de l’aine.
9° Dépouiller le membre de son enveloppe cutanée, en procédant de bas en haut, et découvrir chaque vaisseau en enlevant le tissu eellulo-graisseux qui l’entoure et les veines sous-jacentes.
10° Après cette préparation, si les vaisseaux sont en partie vidés, ce qui arrive ordinairement, réintroduisez la pointe du tube dans deux ou trois troncs principaux, choisis l’un sur le bord interne, l’autre sur le bord externe et le troisième sur le métatarse; en quelques instants vous remplirez tout le système des lymphatiques superficiels.
Les vaisseaux lymphatiques superficiels du membre abdominal naissent par un réseau d’une extrême richesse :
1° Des téguments des orteils; 2° des téguments de la plante du pied et de la partie postérieure du talon.
Ils naissent en outre de tous les autres points de l’enveloppe cutanée du membre, mais par des radicules plus déliées, plus fragiles et beaucoup plus difficiles à injecter.
Le réseau lymphatique des orteils les recouvre complètement. Il est seulement moins riche sur leur face dorsale que sur leurs faces latérales et plantaire. De ce réseau partent un nombre indéterminé de radicules qu’on voit converger les unes vers le côté interne des orteils, les autres
Fig. -430. — J, 1. Réseau lymphatique de la partie interne de la plante du pied. — 2, 2. Vaisseaux lymphatiques qui en partent. — 3. Autres troncs lymphatiques de la face dorsale du pied. — 4. Gros tronc qui passe au-devant de la malléole interne. — 5, 5. Vaisseaux situés en avant et en arrière de ce tronc. — 6, 6. Vaisseaux qui proviennent de la face externe de la jambe. — 7, 7. Ensemble des vaisseaux lymphatiques situés sur la face interne de celle-ci. — 8. Vaisseaux contournant la partie postéro-interne du genou. — 9. Troncs qui rampent au-devant de l’articulation ; ils diffèrent des précédents par leurs flexuosités. - - 10, 10. Vaisseaux qui naissent de la partie postérieure de la cuisse. — 11, 11. Vaisseaux qui viennent de sa partie antéroexterne. — 12, 12. Ensemble des troncs qui répondent à sa partie antéro-interne. — 13. Gros ganglions auxquels aboutissent la plupart des troncs lymphatiques superficiels du membre. — 14, 14. Ganglions inguinaux supérieurs. — 15, 15. Ganglions inguinaux inférieurs ; leurs vaisseaux afférents et efférents.
Fig. 437. — 1,1. Réseau lymphatique du bord externe du pied. — 2, 2. Deux troncs qui en naissent ; ils se portent en arrière pour se rendre dans les ganglions poplités.
— 3, 3. Vaisseaux lymphatiques de la face dorsale du pied, provenant des orteils et de la partie antérieure de la région plantaire. — 4, 4. Vaisseaux qui contournent la crête du tibia; presque tous émanent d’un seul et même tronc qui se divise et se subdivise ; ils sont flexueux et s’anastomosent fréquemment dans leur trajet. — 5, 5. Vaisseaux très flexueux aussi qui passent au-devant du genou. — 6. Vaisseaux qui rampent sur la partie antéro-externe du genou ; ils sont remarquables aussi par leurs flexuosités. — 7, 7. Vaisseaux lymphatiques provenant de la partie postérieure de la cuisse. — 8, 8. Troncs qui cheminent sur la face antéro-interne de la cuisse. — 9, 9. Troncs qui répondent à sa partie antéro-externe. — 10, 10. Gros ganglions dans lesquels se rendent la plupart des vaisseaux lymphatiques superticiels du membre.
— 11, 11. Ganglions supérieurs du pli de l’aine; ils sont généralement au nombre de quatre, et se disposent en série linéaire. — 12, 12. Autres ganglions inguinaux et vaisseaux qu’ils reçoivent.