LYMPHATIQUES DE L'OVAIRE ET DU TESTICULE
qui longent l’artère iliaque externe et qui se terminent dans un ganglion situé en dehors de l’angle de bifurcation de l’iliaque primitive.
2° Vaisseaux efférents des ganglions pelviens. — Les efférents des ganglions pelviens latéraux se portent directement en haut et en dehors, croisent les artères iliaque externe et iliaque primitive, et se terminent dans les glandes lombaires inférieures.
Les efférents des ganglions sacrés, moins nombreux et moins volumineux que les précédents, montent sur les parties latérales du sacrum. Quelques-uns se rendent à deux ou trois glandes placées dans l’écartement des deux artères iliaques primitives, sur le corps de la cinquième vertèbre lombaire. Mais la plupart passent sur ces artères pour se jeter dans d’autres glandes moins rapprochées du plan médian.
Les efférents qui longent l’artère iliaque externe ont reçu de Mascagni le nom de plexus iliaque externe, et ceux qui émanent des ganglions pelviens latéraux celui de plexus iliaque interne. Ces deux plexus, qui se réunissent supérieurement, enlacent dans leurs mailles les vaisseaux sanguins et les recouvrent en grande partie.
3° Lymphatiques de l’ovaire. — Ces vaisseaux sont très développés chez tous les mammifères, particulièrement sur la vache et sur la truie; ils le sont plus encore chez la jument où ils deviennent visibles à l’œil nu. Mais leur existence est facile aussi à constater sur les petits quadrupèdes, comme le lapin par exemple. On les met sans peine en pleine évidence chez la femme. Ils naissent des ovisacs ou follicules de de Graaf, qu’ils entourent d’un élégant réseau sur toute leur périphérie. De ce réseau émanent des ramuscules qui s’unissent aux ramuscules voisins et qui forment des troncules de plus en plus gros. Tous ces troncules convergent vers le hile de l’ovaire. En plongeant la pointe du tube dans ce hile, on voit aussitôt se remplir un plexus de vaisseaux lymphatiques qui donne naissance à quatre, cinq ou six troncs, lesquels se dirigent d’abord en dehors, puis se coudent presque aussitôt pour se porterpresque verticalement en haut; ils se terminent dans les ganglions situés au-devant des veines rénales (1).
4° Lymphatique» du testicule. — Entre tous les organes glanduleux, le testicule est celui qui, comparativement à son volume, émet le plus grand nombre de vaisseaux lymphatiques ; entre tous il était aussi celui dans lequel l’absorption s’exerce avec le plus d’activité, et se manifeste de la manière la plus éclatante par l’influence qu’elle exerce sur les fonctions du système nerveux. — Ces vaisseaux naissent du corps du testicule, de l’épididyme et. du canal déférent.
(1) Op. cit., p. 125, pi. XLVIl, fig. 3.
ANGIOLOG1E.
Les absorbants du testicule émanent tous des conduits séminifères ; cependant on peut les distinguer aussi en superliciels et profonds.
Les superficiels , extrêmement nombreux, se portent vers la tunique albuginée, la traversent et recouvrent de leurs radicules la totalité de la surface de l’organe lorsqu’ils sont complètement injectés. Aperçus d’abord par A. Nuck, ils ont été mieux décrits par Cruikshank et admirablement représentés par Panizza. La plupart convergent vers la partie moyenne du bord supérieur de la glande. D’autres se portent en haut et en avant vers la tête de l’épididyme (1).
Les profonds , situés dans l’épaisseur des cloisons qui séparent les divers lobules de la glande, se dirigent comme ces cloisons et comme ces lobules vers la partie moyenne du bord supérieur du testicule. Arrivés au niveau de ce bord, ils se réunissent aux lymphatiques superficiels.
Les absorbants de l’épididyme, très nombreux aussi, mais d’un petit volume, se réunissent à ceux du testicule.
Les lymphatiques du canal déférent naissent de toute sa longueur. Nous avons vu qu’on les injecte très facilement sur ses deux extrémités, mais difficilement sur sa partie moyenne.
De la réunion de tous les vaisseaux lymphatiques du testicule et de l’épididyme résultent huit ou dix troncs volumineux, qui se portent vers l’anneau inguinal sans s’anastomoser. Après avoir pénétré dans cet anneau, ils parcourent le canal inguinal, puis entrent dans l’abdomen, montent jusqu’au niveau des vaisseaux du rein, et se terminent comme ceux de l’ovaire dans les ganglions situés au-devant des veines rénales. Dans ce long trajet ils suivent l’artère et les veines testiculaires en leur formant une sorte dégainé.
5° Lymphatiques «les reins et des eapsules surrénales. — Les
absorbants des reins ont été divisés aussi en superficiels et profonds.
Les superficiels sont décrits par Cruikshank; Mascagni les représente ; et tous les anatomistes, sur la foi de ces observateurs, ont admis leur existence. Ils sont difficiles à démontrer chez l’homme. Mais j’ai réussi à les injecter chez plusieurs mammifères et surtout chez le cheval dont le rein est particulièrement favorable pour leur élude. Tous convergent vers le hile où ils se réunissent aux vaisseaux profonds (2).
Ces vaisseaux profonds seraient extrêmement nombreux suivant Cruikshank, qui a mis en usage un procédé ingénieux pour les découvrir. Ce procédé consiste à lier la veine émulgente sur un animal vivant. Mais nous avons aujourd’hui un moyen plus simple et plus sûr pour les mettre en évidence ; il consiste à faire passer un courant d’eau dans
(1) Op. cit., p. 132, pl. XLVIII.
(2) Op. cit., p. 123, pl. XLVt.