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LYMPHATIQUES DES INTESTINS

l’artère rénale. L’eau revient à la fois par la veine et les lymphatiques qui sont alors manisfestes. Leur nombre est très limité, il en existe en général quatre, quelquefois cinq, d’un calibre considérable. Tous ces troncs sont accolés à la veine qu’ils accompagnent pour se rendre dans les ganglions situés au-devant de sa partie terminale.

Les vaisseaux lymphatiques des capsules surrénales naissent de leur surface et de leur épaisseur. Ils se joignent à ceux des reins et se jettent dans les mêmesganglions. De même que les lymphatiques superficiels du rein, ils ne laissent que très difficilement injecter chez l’homme. Sur le cheval ils sont au contraires très développés et très évidents.

§ 5. — Des ganglions sus-aortiques et des vaisseaux lymphatiques

qui s’y rendent.

Les ganglions situés au-devant de l’aorte abdominale sont extrêmement nombreux. Les plus élevés répondent au bord supérieur du pancréas, les plus inférieurs à l’angle de bifurcation du tronc artériel, les moyens au bord adhérent du mésentère. Quelques-uns occupent l’interstice de l’aorte et de la veine cave ascendante.

Indépendamment de ces ganglions sus-aortiques, chacun des viscères abdominaux en possède un petit groupe qui lui est propre, et que traversent la totalité ou la plupart de ses absorbants, avant de se rendre dans les glandes centrales ou communes. Ainsi les lymphatiques de l’estomac traversent d’abord de très petits ganglions couchés sur sa grande et sa petite courbure ; ceux de la rate, des ganglions voisins du hile ; ceux des intestins, les ganglions voisins de leur bord adhérent ; ceux du foie, un ganglion placé sur le col de la vésicule biliaire.

Les lymphatiques qui se rendent dans les ganglions sus-aortiques sont ceux des intestins, de l’estomac, de la rate, du pancréas et du foie.

1° Vaisseaux lymphatiques des intestins. — Ils partent en très grand nombre de l’intestin grêle et du gros intestin.

Dans toute la longueur du tube intestinal, ces vaisseaux forment deux couches dont l’origine est bien différente. L’une de ces couches est superficielle, l’autre profonde (1).

La couche superficielle prend naissance dans la tunique musculaire par un réseau qui offre çà et là des lacs criblés de très petits orifices circulaires. De celui-ci émanent des troncs qui suivent une direction, d’abord parallèle à l’axe de l’intestin ; mais on les voit bientôt se couder à angle droit et marcher perpendiculairement à cet axe pour gagner:

(1) Op. ait ., p. 379 et suiv., pi. XXVI, XXVII, XXVIII, XXIX, XXX, XXXI, XXXII, XXXlll, XXXIV.

ANGIOLOGIE.

ceux de l’intestin grêle, le mésentère et les ganglions mésentériques les plus élevés ; ceux du gros intestin, les mésocôlons et les ganglions correspondants.

La couche profonde tire son origine de la muqueuse intestinale. Sur le gros intestin elle revêt l’aspect d’un réseau à mailles polygonales très serrées occupant toute l’épaisseur de cette tunique.

Dans chacune des villosités de l’intestin grêle on observe un réseau de ramuscules groupés autour d’un troncule central. Tous ces troncules, après avoir traversé la muqueuse, cheminent sous sa face profonde et se portent vers le bord adhérent de l’intestin pour se jeter dans les mêmes ganglions que les lymphatiques superficiels. D’une première glande ils passent dans une seconde, dans une troisième, etc., arrivent enfin jusqu’au canal thoracique, et s’ouvrent dans sa partie renflée ou dans l’une de ces principales racines, tantôt par un tronc unique et très volumineux, tantôt par des troncs multiples et moins considérables.

2° Vaisseaux lymphatiques de l’estomac. — Nombreux et très développés, ils se partagent comme ceux des intestins en deux plans :

Le plan superficiel ou musculaire se compose de vaisseaux en général perpendiculaires à l’axe de l’estomac, anastomosés entre eux et formant un réseau sous-séreux et peu résistant sur lequel on remarque des dilatations variqueuses qui en rendent l’injection fort difficile.

Le réseau muqueux se compose de ramuscules plus déliés et plus difficiles encore à injecter. Les troncules nés de ce réseau traversent la tunique interne et cheminent ensuite dans la tunique celluleuse.

Parvenus à la circonférence du viscère, les vaisseaux émanés des plans superficiel et profond se jettent aussitôt dans de très petits ganglions compris entre les lames des replis gastro-hépatique et gastro-colique, en se divisant en trois groupes parallèles aux artères coronaire stomachique, gastro-épiploïque droite et gastro-épiploïque gauche.

Le groupe qui suit les vaisseaux coronaires marche d’abord de droite à gauche ou du pylore vers le cardia et se dirige ensuite en bas et à droite pour se terminer dans les ganglions sus-pancréatiques.

Le groupe parallèle aux vaisseaux gastro-épiploïques droits chemine de gauche à droite, et se réunit derrière la première portion du duodénum aux lymphatiques du foie dont il partage le mode de terminaison.

Le groupe parallèle aux vaisseaux gastro-épiploïques gauches se dirige en haut et à gauche vers les vaisseaux spléniques ; il se termine dans les mêmes ganglions que les lymphatiques de la rate (1).

3° Vaisseaux lymphatiques de la rate. — On les distingue aussi en superficiels et profonds. Les vaisseaux lymphatiques superficiels ne

(l) Op. cit., p. 70, pi. xxv.

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