LYMPHATIQUES DU MEMBRE SUPÉRIEUR
passe au-devant de l’épitrochlée et rencontre le plus habituellement, à 15 ou 20 millimètres au-dessus de cette saillie osseuse, un ganglion dans lequel se jettent un ou plusieurs des vaisseaux qui le composent.
Ce ganglion sus-épitrochléen, qui peut être double et même triple, n’est pas constant dans son existence. On le voit assez fréquemment se
Fig. 443. — Lymphatiques superficiels F ig. 444. — Lymphatiques superficiels
du membre thoracique (face antérieure). du membre thoracique (face postérieure).
ANGIOLOGIE.
tuméfier à la suite des piqûres ou des excoriations qui affectent les trois premiers doigts de la main. Ses vaisseaux efférents, placés dès leur origine sous le tronc de la veine basilique, montent avec elle jusqu’à la partie moyenne du bras, et traversent alors l’aponévrose brachiale pour se joindre aux absorbants profonds. Lorsqu’il n’existe pas, on voit toujours un ou deux troncs lymphatiques plus volumineux qui se comportent comme les vaisseaux précédents.
Parmi les vaisseaux lymphatiques du groupe externe, les postérieurs sont remarquables par les flexuosités qu’ils décrivent au niveau du coude, flexuosités, du reste, tout à fait semblables à celles que présentent les vaisseaux analogues du membre abdominal au-devant du genou, et proportionnelles pour les uns et les autres aux variations de longueur qu’ils éprouvent dans les divers mouvements de flexion et d’extension de l’articulation correspondante. — Parmi ces vaisseaux externes, celui qui est le plus éloigné de l’axe du bras se détache quelquefois du groupe principal vers le sommet du deltoïde, et monte dans l’interstice de ce muscle et du grand pectoral en suivant la veine céphalique jusqu’à son embouchure. Ce vaisseau céphalique, déjà signalé par Cruikshank et Mascagni, paraît être quelquefois multiple. Je l’ai observé plusieurs fois : il était unique. Une fois il se terminait dans un ganglion sous-claviculaire au-devant de la veine sous-clavière; dans l’autre cas, beaucoup plus rare, mais indiqué aussi par Mascagni, ce vaisseau passait sur la clavicule et se jetait dans une des glandes du creux sus-claviculaire. — M. Aubry a rencontré dans le sillon des muscles deltoïde et grand pectoral, sur le trajet de ce tronc volumineux, trois ganglions séparés les uns des autres par un intervalle de quelques millimètres : j’ai rencontré deux fois cette anomalie; mais il n’existait qu’un ganglion situé sur son extrémité inférieure.
Les lymphatiques sous-cutanés du membre thoracique sont en général plus superficiels que les veines. Cependant, on en voit quelques-uns passer au-dessous de la veine médiane, d’autres au-dessous de la médiane basilique et de la médiane céphalique. — Dans les injections heureuses, on en compte une trentaine sur l’avant-bras, et quinze à dix-huit sur la partie moyenne du bras.
IL — Lymphatiques profonds du membre thoracique.
Les lymphatiques profonds suivent le trajet des vaisseaux sanguins. Chaque artère est ordinairement accompagnée de deux troncs lymphatiques, de même qu’elle est accompagnée de deux veines. On peut les diviser en radiaux, cubitaux, interosseux postérieurs, interosseux antérieurs et brachiaux.
Les troncs satellites de V artère radiale émanent des parties pro-