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Structure «les uiukc1cm proprement «lit

Les muscles comprennent dans leur composition, non seulement le tissu musculaire qui en représente l’élément fondamental, mais aussi des éléments accessoires : du tissu conjonctif, du tissu élastique, du tissu graisseux, des artères, des veines, des vaisseaux lymphatiques et des nerfs.

A. Tissu musculaire.

Aous avons vu que le corps charnu des muscles est formé d’un certain nombre de faisceaux principaux et que chacun de ceux-ci est réductible lui-même en faisceaux de moins en moins volumineux.

Par cette première analyse, facile el rapide, on arrive à un faisceau si délié, qu'il se présente sous l’aspect d’une simple fibre, universellement décrite sous le nom de libre musculaire . Celte fibre, au niveau de laquelle la décomposition semble s’arrêter, a pu être considérée d’abord comme la partie constituante ou élémentaire des muscles. Mais en l’at. laquant par des procédés d’analyse plus perfectionnés, elle se laisse décomposer à son tour en libres plus déliées encore, qui ont reçu le nom de fibrilles.

Tissu musculaire.

Les fibres musculaires représentent donc aussi des faisceaux, d’où le nom de faisceaux primitifs , sous lequel elles sont aujourd’hui généralement désignées. Ces deux dénominations, du reste, méritent l’une et l’autre d’être conservées : celle de faisceau primitif pour exprimer leur mode de constitution; celle de fibre, soit pour rappeler qu’elles sont le premier terme auquel s’arrête d’abord l’analyse, soit pour tenir compte de leur enveloppe spéciale et réellement indivisible.

Le tissu musculaire est constitué, en résumé, par les fibrilles. En se groupant, sous une enveloppe commune, les fibrilles forment les fibres ou faisceaux primitifs. Par leur réunion, ceux-ci produisent les faisceaux secondaires ; et cette association continuant entre des faisceaux de plus en plus volumineux, on voit ainsi naître successivement les faisceaux tertiaires, quaternaires, etc. ; et enfin les faisceaux principaux, de la juxtaposition desquels résulte la masse totale du muscle.

Nous avons donc à considérer : les faisceaux des divers ordres; les fibres ou faisceaux primitifs ; l’enveloppe de ces fibres, plus connue sous le nom de sarcolemme , et les fibrilles élémentaires.

a. Faisceaux des divers ordres. — Bien que leur volume décroisse en passant des faisceaux principaux aux faisceaux secondaires, on ne peut méconnaître cependant que dans chaque ordre ils sont loin d’offrir des dimensions égales. Il existe même entre eux, à cet égard, des différences notables, dont on se rendra facilement compte, en considérant que le volume est ici en rapport avec le nombre, et que ce nombre est extrêmement variable pour chacun d’eux.

La forme des faisceaux est variable aussi. Cependant, comme ils sont en contact et tendent sans cesse à réagir les uns sur les autres, ils se terminent par des faces et des bords, en général au nombre de trois, et revêtent ainsi, pour la plupart, la forme d’un prisme à base triangulaire. Mais ces faces se modifient tellement dans leur largeur relative, qu’on rencontre bien peu de prismes parfaitement semblables.

Les interstices qui séparent les divers faisceaux sont en rapport avec leurs dimensions. Ils diminuent par conséquent des faisceaux principaux aux faisceaux secondaires. Ceux qui séparent les premiers partent pour la plupart de la surface du muscle; ils se présentent sous l’aspect de sillons. Ceux qui correspondent à des faisceaux de plus en plus petits se réduisent dans les mêmes proportions, mais restent encore visibles à l’œil nu. Sur les muscles qui ont été durcis par lacoction, les interstices inlra-musculaires se montrent dans toute leur évidence. Les coupes faites sur ces muscles permettent de prendre une notion exacte de la forme et des dimensions de tous les faisceaux.

b. Fibres musculaires ou faisceaux primitifs. — Ces faisceaux, de même que les précédents, sont loin d’offrir des dimensions égales. Leur

IVn ÉDIT.

MYOLOGIE.

diamètre le plus ordinaire chez l’homme est de 0mm,06 à 0mm,08. Les plus petits se réduisent à 0mm,03, à 0mm,02, quelquefois même à 0mm,01. Les plus gros atteignent de 0mm,12 à 0mm,15. Ces différences se montrent, du reste, non seulement d’un muscle à un autre muscle, mais d’un faisceau à l’autre. Les fibres musculaires diffèrent en outre de volume, suivant les individus, suivant le sexe, suivant l’âge, suivant l’état de santé ou de maladie et selon les espèces animales.

Leur forme varie également. Quelques-unes représentent aussi un prisme triangulaire, et d’autres plus nombreuses un prisme à quatre ou cinq pans d’inégale largeur. Souvent un ou plusieurs des angles du prisme s’arrondissent, en sorte que les libres sont alors cylindriques. Elles le sont même constamment à l’état physiologique ; les faces et facettes qu’elles présentent sont le résultat de leur pression réciproque.

Les faisceaux primitifs ont pour attributs caractéristiques : d’une part, des stries transversales, très rapprochées, de couleur sombre, alternant avec des stries claires qui occupent leurs intervalles; et de l’autre, des stries longitudinales, souvent peu ou pas apparentes, mais qui deviennent très manifestes lorsqu’on les soumet à l’action des réactifs (fîg. 277, B).

Les stries longitudinales, plus déliées que les transversales, correspondent aux interstices des fibrilles élémentaires. La cause à laquelle elles se rattachent est si évidente, que tous les observateurs, en France du moins, sont aujourd’hui d’accord sur ce point.

Mais il n’en est pas ainsi des stries transversales: ces dernières ont été attribuées à trois causes très différentes.

Un grand nombre d’anatomistes, en Angleterre et en Allemagne, se refusent, encore à admettre l’existence des fibrilles élémentaires. Ils pensent avec Bowman, que les faisceaux primitifs sont formés de disques juxtaposés. Sous l’influence de certains réactifs, on peut, en effet, décomposer les fibres musculaires en autant de disques qu’il existe de stries sombres sur leur trajet; c’est toujours au niveau des stries claires que se fait la séparation. Ces disques s’écartent sur un des points du contour de la fibre, et restent unis sur le point opposé par l’intermédiaire de l’un des noyaux sous-jacents au sarcolemme. Ordinairement quatre ou cinq d’entre eux et quelquefois un plus grand nombre sont comme enchaînés par le même noyau. Celui-ci finit par se briser dans leurs intervalles; ils se séparent alors, chacun d’eux en emportant une parcelle sur sa circonférence (fig. 277, C, D, E, F).

Vus par l’une ou l’autre de leurs faces, les disques sont manifestement composés de granulations arrondies et juxtaposées qui correspondent aux points de segmentation des fibrilles élémentaires. Sur leur contour, on remarque une ligne circulaire formée par le sarcolemme,'' et audessous de cette ligne un globule brillant constitué par les débris du

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