‹ Traite d'anatomie generale appliquee a la medicineChapitre 14 sur 101 · TADLEAU DES ÉLÉMENTS AN ATOMIQUES FIGURÉS · texte numérisé non relu

TADLEAU DES ÉLÉMENTS AN ATOMIQUES FIGURÉS

Hématies.

Leucocytes.

A,, 4 j , „ . \ Méduilocelies.

Eléments de la moelle des os.. ! „ .. ,

{ Myéloplaxcs.

ÉlémcnU des os > Cellules osseuses.

^ Ostéoblastes.

Éléments du cartilage Cellules du cartilage.

/ Novaux cmbryoplastiqiie<4.

A,. , j ,. „ ) Cellules fibro-plastique«

Eléments du tissu ronjouctir.. . ( r.u • •

* I Fibres lammeuses.

\ Vésicules adipeuses.

A,. . 1 .. M .. \ Fibres élastiques.

Eléments du tissu élastique. :. . „ , JÎ^ ^, ..

* f Noyaux des libres élastiques.

,:.,..,.. , . ( Fibres striées,

hlemenls du tissu musculaire. . 1 „.,

( Fibres lisses.

Itîellulcs ner\'euscs.

Myélocytcs ou noyaux des cellules nerveuses. Tubes nerveux.

Fibres de Remak.

Nucléaires.

Sj)hériques.

, Polyédriques.

Msmatiques \ ^'*'^*

( non eiliéi.

Épitbéliums A et leurs dérivés R. < lamellaires.

' / ('ellules du cristalhn.

— de l'émail.

y. , — des poils.

— urticantes.

— de l'organe <le Corti et des tacbes \ auditives.

Ovule.

Spermaloblaste.

Spermatozoïde.

Nous avons dans ce tableau mis en regard de chaque espèce d'éléments le tissu où elle se trouve généralement, mais il n'y a rien d'absolu dans ces divisions, c'est-à-dire qu'un élément n'est nullement lié à un tissu déterminé.

Quand ils ont la fomic de fibre, ces éléments sont associés entre eux de façon à former des réseaux ou des faisceaux ; (|uand ils ont la forme de cellule, ils sont juxtapos(?s. Lorsque cette juxtaposition n'existe pas ils laissent entre eux des espaces vides remplis par des matières liquides, demiliquides ou quelquefois complètement dures, comme la ^6«f(incf^ osseuse. Ces substances peuvent aussi être disposées en membranes homogènes continues, comme le seraient des lames de verre coulées à la surface des éléments figurés; ce sont ces différentes matières que nous considérons

comme éléments de la seconde catégorie, c'est-à-dire ceux qui n*ont pas de fonne arrêtée. Leur nombre est indéterminé; on ne peut en connaître les variétés que si leur composition chimique est établie. Dans les membranes séreuses, muqueuses, ces substances comblent les vides que laissent les fibres entre elles ; et comme leur nature varie avec chaque membrane, on peut dire par conséquent : autant de membranes que de différences dans les propriétés chimiques de ces substances. Panni ces éléments disposés en couches continues, formant des enveloppes, comme le myolomme îiutour des fibres musculaires, les parois propres des glandes, etc., un certain nombre sont constitués par des cellules accolées, ainsi qu'on a pu le démontrer depuis quelques années ; mais il n'en esl pas ainsi pour tous.

De» élément» en anatomie descripUTe et en anatomle comparée. — En anatomie, la notion de l'élément est fondamentale, et aussi nécessaire que Test, en chimie, celle des corps simples, car c'est la partie irréductible à laquelle il faut ramener la composition de tout tissu, de tout organe. Elle nous conduit en anatomie comparée à une conception générale et philosophique de la composition des organismes vivants en les ramenant tous aux mêmes parties constituantes, et elle donne un grand intérêt aux questions d'anatomie descriptive, limitées forcémenl aux formes, aux rapports et aux nomenclatures, et qui ne se rapportent qu'au côté mécanique de la physiologie. Pour comprendre quelle est la nature intime des objets que sépare la dissection, c'est à l'élément qu'il faul recourir. Pourquoi un muscle, au point de vue des usages, des propriétés, des altérations, diffère-t-il d'un tendon ? Est-ce par le mode de circulation sanguine ou de distribution de l'inllux nerveux? Non, sans doute, c'est parce qu'il est réductible, en dernière analyse, à une fibre contractile, et le tendon à une fibre inextensible. Connaître les propriétés de l'une et de l'autre, c'est connaître ces deux organes. Disséquer des cadavi'es sahs savoir les éléments qui composent leurs tissus, les attributs de chacun d'eux, serait donc de la part de l'anatomiste un tmvail aussi inintelligent que celui d'un collectionneur qui rangerait à côté les uns des autres des minéraux dont il ne verrait que la forme et la jouleur. Aussi Bichat avait-il déjà raison de dire que l'étude, des tissus devait précéder celle de l'anatomie descriptive.

L'habitude du scalpel fait bien vite distinguer, à la simple dissection, les organes les uns des autres, sur l'homme et les animaux supérieurs; mais comment, sur des êtres visibles à peine à l'œil nu, reconnaître, dans les caractères histologiqu<\s, une glande, un muscle, un nerf, etc.? Dans ces

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