PROJECTIONS HORIZONTALES
Dès la lin du premier jour et au commencement du second, Textrémité céphalique commence à se dessiner. Elle s'épaissit et s'incurve en avant. Il en résulte : qu'elle se détache peu à peu de la membi*ane vitelline, ontrainant avec elle toute la partie de l'aire transparente correspondante. Si Ton examine alors l'embryon par la face postérieure, il est placé au fond d'une sorte de cuvette plus profonde du côté de la tête (Hg. 33 et 34). Les bords de cette cuvette s'appliquent sur le plan de la membi*ane
PIliMMIH*ll»Â D'eMMlVlMiÉNiR. 811
vilelline. ]m li^e suivRiil Inqui-lle se Tuil hijoiiclioiidc l'aire Iransparciilo (ït (le la membrane vilelline apparaît comme un ave enluurnnt toute l'ex- Irmiitê cépliali<{ue à une dislance vaiiahle, et se perdant insensiblement âur les parties latérales (pli aulêni-exla'iic de Mis) (A', lig. 33 «t '.il).
Un autre pbénomène facile ù cuiistnler est la formation de deux croissants i)ui ne tardent pus k prendre la forme de deux tapuchons, du li^Ii') de restrémili' céphalique. 1/exameu de eette exln'inilé, toujours par la
, :U. — Enibrvoii il.' ii ;•
phklîquf- R aujcrnenl^ an voiuillR rt l'est divlsëi- on deux cnuRlic*. ce qui donne In deux Rraitsanti tupcrpoti*. — A, nrr cdplmlique forma par lo replaioiiienl lie la lame (Ibro-intcalinalc.
B, repli dn In lame flbruculani-c: A', pli circulaire (te l'airn Iruruparente wuleiée par la «aillie de l'enibrtuii : C, sillon méilul-
Frr;.:).t. — KiiiUry 'i ;l(t ;i ;ia honnis, l/airp
Ir.inspiirvntD est di^primée loiilnuliiui'dpliii en rorme rie cuvelle et ellr rejoint la membrane ïilollioe i une Mrlainfl bnuti-iir an- Jessut rie lui, ce qui donne l'nrc A'. On voit que reulrémïtécéphaliquenili^onalïtiiiV par lieux eapuclians suporpoté* entre iMquel» pst un ville ifi'nlc pleuro-périloninlej. — A, ropiicliou de la lame nbro-eulnnée ; K, c.ipnciinn de In latnc Itliro-inleilinale. I,a niucliecsldi^jû . isiei bien deesinéèel il existe u cnrp^ Irnis i qniiti'o protover-
ti-lir.
fillê.
face postérieure, montre encore, sans aucun arlilii'i' de pri-paraliuii, qui' le corps de l'embryon s'est il ce niveau divisé en deux couches qui se sont si'iuirées l'une de l'auliti dans le mouveitieittd'infurvation en avant. C'est là ce qui donne la sensation visuelle de deux croissants superposées. Il est manifeste qu'il ce moment, dans l'aire transparente qui environne l'extrémité céphalique, les feuillets iulenie et externe se sont séparés. Un peut voir en effet à ce niveau, en altaissanl et relevant le iniciYisrupe. successivement deux membranes sépaives par un espace angulaire, coni'spondant à la |Hirtie épaissie du corps de l'emlirvim entre
W TRAITÉ D'ANATOMIE fiÉNÉHAI.E.
A et B, lig. 33 el 3i. Cet espace angulaire, c'est la ffrnic plcnrs-pérltvoéale dont nous allons parler à propos des coupes transversales.
Il n'est pas nécessaire d'employer aucune coupe pour voir que cette fente existe et qu'elle commence au niveau du point où va se développer la tiHe. C'est là un fait important, et dont les auteurs d'embrvogénje ne parlent pas. Il nous servira à comprendre les phénomènes ultérieurs.
Le corps de l'embryon élanl formé presque en entier par le mésodemie qui s'insinue pour ainsi dire entre les feuillets interne et externe, il serait difficile de comprendre que celte couche intermédiaire, en augmentant (l'épaisseur et de longueur, ce qui la force à s'incurver en avant, puisse se développer ainsi sans écarter ces deux feuillets l'un de l'autre.* L'angle dièdre qui les sépare est proportionnel au volume de la partie de l'emhryon correspondante (voy. les dessins schématiques, fig. 49].
Les deu\ capuchons superposés qui terminent l'embryon augmentent peu à peu de hauteur, par suite de l'incm'vation de plus en plus prononcée de l'extrémité céphatiqae. En examinant l'embryon par la face ventrale ou vitelline (car dès à présent, d'après la situation du-silton médullaire et la forme générale des différentes parties, nous pouvons voir qu'il est couché à plat ventre sur le jaune, et que son dos est collé à la membrane vitelline), on peut reconnaître que le capuchon le plus inférieur est formé à la fois par un reploiement de l'extrémité céphalique et par un rapprochement des bords de ta plaque embryonnaire qui tend à prendre
Fir.. 35. — Exlrémitv cÉplialiquc d'un eni- Fin. 3G. — Le même ïu par la face pos-
bryon de 30 à 3S heures nvanl l'apparitton du cœur (face aniérieure), — A, capuchon de la lame fibro-cutuniSr', se reployant pour Tormer l'amniot ; B, capuchon delà lampnbro-inteslinale; F, Tenln pleuropérilonéale. Sur la ligne médiane, on yail la cloison mésodermique reprégenlant la partie qui n'a pas été divisée par i"elle fente.
A, capuchon île la lame llbro-cutanùe se rcplianl sur sou bord inrérîeur. On aperfoit par transparence. B, le eulde-«ac de la lame nbro- intestinale. Au milieu, la jioultii'-re médullaire ; C, pli du reuillet externe.
la forme d'une gouttière ouverte sur le jaune. Celte gouttière, peu accusée il l'extrémité caudale, est plus profonde du câté de la (été el se termine
PRÉLIMINAIRES D*EMBRYOGKNIE. 01
là par une sorte de petit capuchon en forme de dé à coudre renversé (B, lig. 35 et 36). Le feuillet interne pénètre dans ce capuchon, en ressort et, se reployant horizontalement sur les bords, va s*appliquer sur le pian de l'aire transparente. En regardant toujours par la face vilelline, on aperçoit au travers du feuillet interne qui couvre tout l'embryon un deuxième capuchon superposé à celui que îious venons de décrire (A, fig. 35 et 36). Il est moins prononcé et moins haut : c'est le feuillet externe, qui, entraîné d'abord en avant par la saillie de l'extrémité céphalique, et se rejetant en an*ière sous la membrane vitelline, pi*oduit un pli: ce pli forme le croissant supérieur. Entre les deux on aperçoit encore cette même fente pleuro-péritonéale (F, mêmes figures). La ligne supérieure représentera la ligne d'insertion du capuchon amniotiqtte, ainsi que nous le verrons dans la suite ; la ligne inférieure, la base du capuchon céphnlique proprement dit.
ProtoTertèbres. — Pour achever la description des phénomènes (|ui se sont produits à cette époque (26 à 30 heures), il faut signaler l'apparition des protovertèbres. Ce sont de petites masses foncées, cubiques, régulières, naissant au milieu de la longueur de l'embryon, et symétriquement par rapport au sillon médullaire. Peu à peu elles augmentent de nombre et s'étendent dans toute la hauteur et de chaque côté de la gouttière médullaire (fig. 29, 33 et 34).