‹ Traite d'anatomie generale appliquee a la medicineChapitre 45 sur 101 · CT · texte numérisé non relu

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k part les premiers que nous aTons décrits et qui sont à l'état nucléaire, débutent par une forme qui se rapproche plus ou moins du cube; mais les uns s'allongent en

riiomiiiGAi'éi.-it normal, D^nslcproiopinsnia laîiieiles, Certains se remplissent de

l'i»i™"c'r^^rv^tl)"""'*" '"'"""'*' ""^ liquides, passent à l'état vésiculaire, pour former des espèces différentes. Ainsi le premier élat des épithéliuras tégumentaires, glandulaires, lamellaims, est toujours figuré par une petite cellule polyédrique avec un noyau et un corps cellulaire homogène. C'est à cette période que l'élément peut se segmenter et se reproduire, qu'il est le siège di! phénomènes nutritifs et chimiques intenses ; après il n'est plus qu'un agent physique ou mécanique.

Ces épithéliums présentent toutes les variétés d'aspect de la cellule. Tantôt dépourvus de paroi, réduits h un protoplasma et un noyau; d'autres fois ils renferment plusieurs noyaux, les uns à l'état normal comme les cellules du foie, les autres dans certaines cireonstances morbides. Dans les tumeurs, par exemple, le noyau peut atteindre des proportions considérables, contenir un ou deux nucléoles.

Souvent le corps cellulaire disparaît, laissant la paroi revenir sur ellemême, comme une membrane chiffonnée {cellules des kystes sébacés), d'autres fois il se remplit de goutles de graisse : ainsi dans les cellules épithéliales de la glande mammaire, des glandes sébacées, des tumeurs; de matières colorantes jaunes pigmentaires : telles sont les cellules clioroïdiennes, celles de l'épidermc pigmenté des nègres, de la peau du scrotum, des grandes lèvres, des taches pigment.iires, etc.; dans les cellules du foie des invertébrés, dans les mêmes cellules chez les mammifères à l'étal pathologique, )e protoplasma renferme aussi des matières colorantes biliaires.

§ 36. Celloles épithéliales prismatiques. — La forme de ces éléments est celle d'un tronc de pyramide très-atlongée ou d'un cône, avec

ÉLfiMENTS BFITBÉLUCX.

une extrémité plus ou moins effilée se prolongeant souvent à une distance assez grande, en rapport avec la surface adhérente, une base tournée vers la cavité du conduit dont elles tapissent les parois.

Sur la base de la cellule on remarque très-souvent ce qu'on a appelé le plateau. C'est une sorte de produit sécrété par la cellule sons forme de

Pic. TK. — Osllulcs épitliéUales prumatiqucs do l'intestin de

l'homme à l'ttat normal. (Irosi.

1/580. — 0. 6, ccUulei de la couche supertleiclle Isolées; c, cellules réuilici p.ir un plateau; d, petite) eellulei de In couche

Fifi. Î'J. — Cellule» épithélialcs de In muqueuse intestinale du chat.

— a, b, petites cellules de la couclic profonde; c, plntr-au; d, cellules calicirormes.

membrane ou de cuticule, couvrant plusieurs éléments. D'après KOlliker, Ch. Robin, le plateau n*a aucune connexion avec le corps cellulaire des éléinentsépithéliaux; souvent il est strié perpendiculairement à la surface libre. Ces stries ont été considérées à tort comme des canaux qui dans la muqueuse intestinale laisseraient passer les graisses.

On trouve les celluli-s épithéliales cylindriques à la surface de la muqueuse de l'intestin, de l'estomac, de la paroi des conduits excréteurs des glandes, comme les glandes salivaires, pancréatiques, etc.; des canaux biliaires, des conduits de l'épididyme, du canal déférent, de l'uretère.

Parmi les cellules prismatiques, les unes naissent avec cette forme et la conservent indéfiniment. Elles n'en acquièrent jamais une autre, dans quelque circonstance que ce soit. Lors même qu'elles engendrent des tumeurs, ce caractère est invariable. Ainsi on voit cette même forme dans les éléments des cancers de l'estomac propagés au foie,

[Vautres ne l'ont que d'une façon transitoire, dans la première période de leur évolution. Tels sont les éléments de la couche la plus profonde de l'épiderme, ceux de la muqueuse du vagin : au début prismatiques et plus tard lamellaires.

I 37. Cellules phismatiques a cils vibratiles. — Chez l'homme et les mammifères, les cellules ciliées sont prismatiques.

lAITB DANATOMIE GÉNÉRALE.

KiG. 80. — GHIiiIpb i^pithéliales de la trachée iù l'homme. ~ a, grande cellule cilicéc; b pelilps cellules en voie de développeint appartenant à la couche profonde; d, cellule de la couche auperflciellc. avec deux noyaux; i cellule calicirorme.

Les cellules de celte espèce se reiiconlrent dans les fosses nasales, en

dehors de la lâche oiTactive, dans les sinus, la trachée, les voies aériennes,

les canaux prostatiques, la muqueuse de l'utérus, des trompes, certains

kystes de l'ovaiie, les plexus choioïdes, la membrane épendymaire.

Leur forme est la même que celle des éléments que nous venons de

décrire; mais elles possèdent

comme caractère des plus

remarquables une rangée de

fins prolongements ou cils

insérés sur leur base.

Les cils paraissent formés d'une substance homogène sans granulations ni stries.

Leur extrémité adhérente, est lixée surunépaississementde la paroi cellulaire formantune sorte de plateau. Ces prolongements sont indépendants du corps cellulaire ; ils n'empruntent donc le principe de leurs mouvements qu'à eux-mêmes, car, d'api-ès Ch. Robin, on voit les als sagiter alors que des gouttes de liquide ont isolé le protoplasma du plateau; et même, d'après le même auteur, des cils isolés peuventse mouvoir encore.

Dans les couches d'épithéliums ciliés, on trouve des cellules avec des formes très-variées représentant dilTérents stades de leur développement. Alors que celles de la surface sont régulièrement rangées les unes à côté des autres et ont toutes la même forme, celles qui sont situées plus profondément, sont tanlâl courtes, larges, tantôt fusiformes, avec deux ou trois noyaux. Leur extrémité efliléc vient jusqu'à la surface des plateaux ciliés. Les cellules superficielles possèdent seules des cils.

Le mode de formation de ces cellules n'a pas été très-étudié. Sur l'épithélium de la trachée de l'homme uous avons vu plusieurs couches de cellules supposées. Les plus superficielles portaient le plateau et les cils. Les plus profondes étaient relativement très- petites, avec un noyau les remplissant tout entières. Entre ces deux couches se trouvaient des cellules allongées renfermant plusieurs noyaux les uns à la suite des autres. Ces cellules par place se continuaient avec les plus profondes. Il faut d'après ces dispositions, admettre que les éléments de la couche adhérente

ÉLÉMENTS ÉPITHÉLIAUX. 157

s'allongent, donnent une cellule k plusieurs noyaux qui peu à peu se sépare et arrive à la surface libre en se couvrant de cils vibmtiles.

Les mouvements ciliaires sont des mouvements réguliers ondulatoires qu'on a comparés avec raison à ceux de Therbe sous Timpulsion du vent. Ce sont des mouvements de même nature que ceux des spermatozoïdes, des flagellums des infusoires, et que beaucoup d'autres mouvements ti'ès-rapides qui n'ont pas la contraction musculaire comme cause. On les observe aussi sur les zoospores des végétaux (voy. Cellule).

Les solutions alcalines, la chaleur activent ces mouvements ; le froid, les acides, les diminuent ou les arrêtent, le chloroforme les fait cesser. Quanta l'électricité, si elle agit sur eux, c'est d'une façon insensible et qui n'est en rien comparable à son action sur les muscles.

Ces mouvements persistent vingt-quatre, quarante-huit heures après la mort chez les suppliciés. Ils cessent quand l'élément subit les altérations cadavériques.

Les mouvements des cils vibratiles jouent un rôle très-important dans les voies respiratoires (voy. Muqueuse bronchique, Système épith^lial)^ dans les voies génitales de la femme (voy. Muqueuse de la trompe), etc.

Lorsqu'ils ont pour siège des cellules disposées en couches ou en membranes, ils déplacent les corps étrangers mis à la surface de ces membranes.

Ils font mouvoir les embrvons d'invertébrés, les infusoires dans leur milieu liquide ; ce sont pour ces animaux de véritables organes locomoteurs. Ils tapissent la cavité des bryozoaires et animent d'un mouvement continu les aliments qui s'y trouvent renfermés.

Cellules épithéliales calicifornes. — Ces cellules se rencontrent au milieu des couches d'épithélium prismatiques avec ou sans cils vibratiles, où elles représentent des éléments en voie de destruction (voy. Système épithélial) ; ce sont des cellules dont l'utricule azoté a été peu à peu remplacé par du liquide. Le liquide s'est écoulé au dehors et il n'est plus resté que la paroi légèrement dilatée, qui prend alors des dispositions variables suivant les cas. Ces cellules se rencontrent souvent chez les batraciens, mais aussi chez l'homme et les mammifères, dans les conditions normales partout où se trouvent des épithéliums prismatiques.

Cellules épithéliales lamellaires. — Parmi les cellules épithéliales lamellaires on peut distinguer deux variétés : les unes, qui prennent une grande consistance et forment réunies en masse des productions

158 TRAITÉ D*ANATOMI£ (iENÉRALE.

cornées que nous étudierons à propos de Tépiderme : elles se disposent

en couches stratifiées ; les autres prennent dès le début la forme de lamelles très-minces rangées sur une seule couche.

Les lamelles cornées de Vépiderme sont réduites à leurs parois. Leur noyau a dispam, si ce n'est à la surface des muqueuses labiales, linguale, etc. Ces cellules ont une grande consistance, elles résistent à tous les réactifs, ne s'imbibent que difficilement et ne se colorent pas par le carmin, comme tous les éléments qui ne renferment plus de proplasma cellulaire (vov. Système épithélial).

FiG. 81. — Cellules cornées de répithélium lingual.

Cellules des séreuses et des vaisseaux, — Ces cellules épithéliales se trouvent à la surface des séreuses, sur la paroi interne des vaisseaux sanguins et lymphatiques, dans les canalicules respirateurs du poumon, dans les sacs aériens des oiseaux, la veine natatoire des poissons, dans l'enveloppe des nerfs ou périnèvre, etc.

Elles sont plates, d'une très-grande minceur, de 0'"'",00i environ, et larges généralement, depuis 0°"",02 à 0'""',03 jusqu'à 0™'",1. Elles possèdent un noyau rond, légèrement aplati, large de 0'"°,009 à

•;. , .^ O^'SOIS, épais de 0'"'",003 à 0""",004..

Dans le noyau se trouve un nucléole \y ^^ ^ ^ ^ S2^| :% P^tit et brillant. Le noyau disparait

. y^-/- ^ 9 x*^^^ ^^^^ l'action du nilmte d'argent,

\^ ^ -^ ^\ '^^^A ^ réactif dont on se sert souvent pour

mettre ces éléments en évidence. Il reparait en faisant agir la teinture d'iode, rhématine, Thématoxvline.

Abandonnées à elles-mêmes dans les liquides, ces cellules se placent de champ sous le microscope. Elles ressemblent alors à des membranes chiffonnées ou à des fuseaux irréguliers avec un noyau saillant (voy. Système épithélial). Elles sont très peu adhérentes aux surfaces qu'elles tapissent, et se détachent quelques heures après la mort.

Avant d'être complètement développées, ces cellules n'ont pas la forme de lamelles; elles sont assez régulièrement cubiques, et c'est ainsi qu'on

FiG. 82.— Cellules épithéliales des séreuses. — a, 6, c, cellules du péritoine; e, /*, y, de la synoviale du genou; /i, de la tunique vaginale.

ÉLÉMENTS ÉPITHÉLIAUX. 159

les trouve dans les creux, les dépressions des séreuses où existent leurs centres de génération (d'après Tourneux et Hermann).

Il faut considérer ces éléments, comme n'ayant qu'un simple rôle mécanique. Ils forment des revêtements à la surface des membranes exposées à des frottements. L'absorption au travers de ces minces lamelles se fait facilement, c'est pourquoi nous les trouvons en dedans des canaux vasculaires et dans les cavités respiratoires du poumon. Pai* contre, elles ne fabriquent aucun principe immédiat.

Ces éléments peuvent se multiplier outre mesure en certains points et donner naissance à des tumeurs, comme tous les autres éléments épithéliaux. Ils constituent alors des amas plus ou moins volumineux à la surface des membranes séreuses ou dans la cavité des vaisseaux sanguins. Nous étudierons ces tumeurs avec les séreuses.

Développement des éléments épithéliaax.

§ 38. Les premières cellules épithéliales apparaissent avec les feuillets interne et externe du blastoderme (voir page 127). Dès le début, ces deux couches prennent un aspect analogue à celui des couches épithéliales des muqueuses. Alors que les éléments du feuillet moyen sont encore dans un état tel, qu'il est impossible de dire, quels sont ceux qui seront musculaires cartilagineux ou conjonctifs, ceux des deux autres feuillets, se montrent dès le début avec les caractères d'épithéliums. Les cellules de l'épiderme et celles de l'intestin dérivent donc directement, les premières du feuillet externe, les secondes du feuillet interne.

Les épithéliums des glandes cutanées et muqueuses, des glandes annexes de rintestin, dérivent encore de ces deux couches, par le fait d'tntolutions qui se font à des époques successives (voy. MtiquemeSf Système èpithélial, Glandes).

Ainsi se forme une partie de ces éléments, que nous avons classés sous le nom de cellules épithéliales cubiques, prismatiques, avec ou sans cils.

D'autres épithéliums se forment dans le feuillet moyen ; ce sont :

1° Les épithéliums lamellaires ou des séreuses, sur les parois de la fente pleuro-péritonéale ;

^ Ceux des cavités vasculaires ;

3" Les épithéliums des organes génitaux et urinaires (testicules, ovaire, rein, muqueuse des trompes, du canal déférent, corps et conduit de Wolff) ;

Iules épithéliales inodi fiées.

4° Certaines glandes vasculaires sanguines ; les glandes lymphatiques.

Les premières cellules épithéliales sont par conséquent des éléments

blastodermiques, qui ne vont pas plus loin dans le travail formateur;

elles restent telles qu'elles sont au début de la vie,

Vf A c'est-à-dire : qu'elles conservent leur forme cellulaire f I i primitive, et avec elle toutes les propriétés de nutrition 1 T énergique de la cellule (Ch. Robin). Les éléments ont en effet d'autant plus de tendance à se développer, et par suite à se reproduire^ qu'ils s'éloignent moins de celte forme simple. Nous verrons à propos des tumeurs les déductions que l'on peut tirer de ces propriétés fon- FiG. 83.— Cellules damentales des épithéliums.

urticantes d'une actinie produites par des cel- formatioii de» épithélinm» après la pé«

riode embryonnaire. — Les cellules épithéliales

se forment très-rapidement pendant la vie; il suffit

pour s'en rendre compte de voir avec quelle rapidité se reproduit l'épi-

derme enlevé par un vésicatoire, et comment croissent les cheveux et la

barb^ formés de cellules épithéliales.

Le mode de reproduction le plus généralement répandu pour ces vêlements, est la segmentation qu'on peut suivre sur toutes les membranes revêtues d'épithéliums. Ce que nous avons dit plus haut à propos de la segmentation du vitellus, de la génération des cellules en général, leur est applicable.

La segmentation commence par le noyau ; le corps cellulaire se divise consécutivement ; de sorte que dans les couches où le travail formateur est actif, on rencontre des cellules avec deux ou trois noyaux (voy. p. 59 et 60). Telles sont les cellules profondes des épithéliums ciliés de la trachée et des bronches, dont nous avons décrit plus haut le mode de développement. Dans Tépidenne, la reproduction des éléments n'a pas été très-bien suivie. Pour nous elle se ferait seulement dans la petite couche de cellules prismatiques immédiatement en contact avec les papilles, et toujours par segmentation.

Dans les épithéliums lamellaires des séreuses, la génération des éléments nouveaux a lieu au fond des dépressions dites puits lymphatiques, étudiées par Tourneux et Herrmann, qui en ont indiqué la nature (voy. Séreuses), La segmentation se fait sur les éléments dont le corps cellulaire est encore cubique ; les lamelles ne se segmentent plus, leur période d'activité est passée. Mais dans quelque espèce que ce soit, lorsque les éléments nouvellement formés ont atteint une dimension suffisante, ils

ÉLÉMENTS ÉPITUÉLIAUX. 101

repoussent ceux qui les ont précédés et prennent leur place. En résumé, révolution de la cellule épithéliale est la suivante : née d'une autre celluh» par segmentation, elle s'accroît pendant quelque temps; (|uand elle est adulte, elle engendi*e une autre cellule; après quoi, ellç quitte la forme cellulaire, devient une lamelle, comme ces lamelles épithéliales des séreuses ou les cellules des poils et des cornes, c'est-à-dire un simple agent mécanique, qui se détache et tombe si de nouveaux éléments le chassent de sa position.

11 y a donc pour la cellule épithéliale de revêtement deux périodes.: une pendant laquelle elle est génératrice, et Tautre pendant laquelle elle ne peut plus reproduire et remplit des usages mécaniques ou est rejetée comme un élément inutile, qui n'a plus d*emploi. Il en est de même pour les cellules glandulaires ; elles n'ont d'activité sécrétoire que pendant une certaine période. Une fois que leur corps cellulaire a été détruit et remplacé peu à peu par des produits de sécrétion, elles sont éliminées et rejetées au dehors.

(ih. Robin admet un autre mode de génération pour les éléments épithéliaux. II y aurait selon lui dans la partie la plus profonde de la couche épithéliale une formation par genèse de noyaux libres. Autour de ces noyaux, la matière amorphe se segmenterait pour donner autant de corps cellulaires que de noyaux. Certains faits donnent un appui à cette théorie. Mais, en présence de celle que nous avons exposée, et qui est certaine pour la généralité des cas, peut-on admettre la seconde et reconnaître par conséquent deux modes diiïérents de génération pour des éléments de même nature ?

Les cellules épithéliales peuvent se transformer en éléments de forme variable dans un certain nombre de circonstances que nous aurons à étudier. On peut poser en règle générale que plus la formation est tardive, et moins Télément formé s'éloigne de la nature épithéliale. Ainsi la couche superficielle du blastoderme^ en formant Tinvolution du névraxe, donne les éléments du système nerveux central, (jui n'ont aucune analogie avec les éléments é|)idermiques de l'adulte. Un |)eu plus tard, nous voyons se développer les tubes du cristallin et les éléments de l'organe de Corti, (|ui se rapprochent déjà plus des CA'llules épithéliales : plus tard enfin, les prismes de rémail, les cellules des glandes sébacées, les poils, qui ont de plus en plus le caractère épidermiquc.

Cadiat. Aiiatomic généraU*. 11

$ 3^1, Les éléments du cartilage sunt l'ept'ésenlés [)ar îles ■ne stibslaiice amorphe intermédiaire ù ces cellules. Quand la substance intermédiaire est très- développée et a piis

■cllules eï pur "'1

rtilu^c .Jcliicloiaiin. (Ilun

œailuller liruss. 1,5»U.

sistaiicu assez grande, il eu résulte que les cellules paraissent logtyes dans des ravilés que cette malièi-c forme autour d'elles. Ces cavités renrermaul les cellules portent le nom de i-homiroplastes.

(!kllolësi:ahtilâ(I[NSI'ses. — Lescdiules cartitagineuses ont un volume très- variable, suivant la période Je leur développement que l'on considère ; elles ont de 0"'"',01 jusqu'à 0'"',(Hi de diamètn*.

Elles sont polyédriques [lar pn-ssion réciproque qunnd elles se tronveiit plusieui-s à la fois dans les mêmes chonclropiastes ; sphériques nu phitAt ovoïdes quand elles sont isolées; granuleuses, quelquefois striées suivant des rayons converjcents, (|unn<) on les ennsidère pendant la période d'aelivilé. l'Ius tai-d elles deviennent vésiculeuses, se remplisscnl de liquide, comme tous les éléments à l'état sénile. C'est ainsi qu'on les trouve dans les cartilages en voie d'ossilication, au voisinage do la surface osseuse. Alors elles ont atteint un volume relativement considérable, elles sont flétries el leur noyau est rétracté : de sphérique il est devenu anguleux.

I.e noyau des cellules du cartilage est sphérique, quelquefois il reurernie un nurléole. Dans beaucoup de circonstances il se remplît de

I^LKltHMS UV i;*«TIUIit. Ili;!

îioulU^s d'iiuilf [dus ou moins jaune. Il arrive méini' (|m; ce |jlieiiyn]<'iir (lùleriiiiiie sa l'ijsorptiun el alors la matière grasse se dissi^iiiiiie dans le coi'ips cellulaire. On rencontre souvent ces dispositions dans les caitiUfjes lies vieillards et surtout dans les cartilages costaux.

La paroi des cellules n'csisle pas dans la gûm-rnlitê descas. Sur li's tl'léinenis hypertrophiés du cartilage en voie d'ossiliciition, on en aperçoit une trèsniincc. Mais, en dehors de ces circonstances spéciales, ce qui a été décrit connne paroi cellulaire n'en est pas une i;ii réalitù.

Cn a d'abord considéré comme parai toute la sul>- ^tanceîntermédiaireauxcliondroplastes. I,e cartilage seraîl Kn.- f'-d'après cela formé par des cellules il jiarois lrès-épaissi;3 soudées enli'i dite par l'histoire du développement. On ii décrit ensuite comme paroi des couches hyalines concenlriques qui se déposent, chez les sujets qui ont atteint l'Age adulte, à la Tace interne du cjiondruplasle.

Dans les tumeurs cartilagineuses on rencontre aussi tK-s-souvenl des sortes de coques épaisses de O'",!)!'! à I) ,IK>j, «enveloppant une ou plusieurs cellules. Mais ce ne sont pas dos jiarois cellulaires à proprement parler, elles ne font pas corps avev ks éléments.

Les cellules cartilagineuses des mollusques (la Seiche) sont rusiforraes, etoilécs, avec, des prolongements ramilles et anastomosés. I^s dispositions offa-nt un certain intéri!-l ii cause des théories sur la nature des tissuti ([ue les auteui-s allemands désignent du nom de tissus de substance djujoaclivc, théories que nous étCdierons avec le système lamineux.

lÀ'tte théorie est coiiti-e-

^ 4<). SiBSiAMlE iNTEiiMtDiAiRE 1)1 cAKTu.Aiït. — La sulistauce intermédiaire aux chondroplastes it l'état adulte est d'une teinte bleuàti'e opaline, Irés-résistantc, élastique, iiornogi!ni.'. Elle est molle chez l'einbrvou et dans les tumeurs CiU'tîlagineuses.

L'acide sulfurique la ramollit au lioulde vingt-quatre heui-es; la |h>' t;isse agit de la même façon. Cette matière Résiste à [a putréfaction, aux liquides intestinaux, ii la coctîon.

Muis l'ébullition prolongée la transforme eli masse fluide ou chondriiii',

TRAITS D ANATOMie (iKNEHAU;.

(]ui dift'ère de la t;<-'laline exlraile du tissu celluluiie des Imidoiis, des cis, en ce iju'elle duiine avec de l'acide sulfurique à cliaud de la leuciuc seulement, tandis nue la gélatine donne de la leucine el du jrlyeocolle. Celte

Fiu. 8'i. — CiiiliUge Je la Seîdie ([ir^piiraliuti Je M, Touiiiciixi.

sub!>lanee est lioinotrèue sur les cailila^es des jeunes sujets, sur les carlilageï articuliiii'es de l'udulte à 1 elat nunnal. Elle devient sli-iét> chez les sujets âj^ês, surtout dans les cartilages eosinux; elle l'est aussi dans tes carlilafces d'encroiilemenl, loi-s(|ue les os qui les supportent sont altérés.

t; tl. Ué«clopi>4^iufiil Aerm ^Irniriilnt du riirliliiKv - - Lesélémeuts du cartilage apparaissent chez l'eTubrjondans ré])aisseurdu Teuillel moyen, sous Tonne de petits noyaux ovoïdes, dis})osés en groupes dans les points où se fonneiout plus tard les os. Ces noyaux ont en moyenne 0""°,01 de longueur. Ils sont serrés les uns contre les autres, et entre eux ou distingue une certaine quantité de matière amorphe, molle, presque liquide, feu à peu ces noyaux se développent, et la matière qui les sépare augmente de quantité et de consistance en les écartant les uns des autres.

Sur les fœtus déjà avancés, dans tes cartilages qui sont sur le point d'être envahis par l'ossilicalion, les chondroplasies se présentent sous forme de cavités pyramidales ou étoîlées, renfermant chacune une ou deux cellules produites par segmentation,

Les cellules du cartilage se roultiptient par segmentation, phénomène facile à vériiier d'après tes difféi-ents as|)ecls des ehondroplastes dans tous les points où on les examine. C'est ainsi que dans les cartilages costaux

, 6lÉUBKTI> nu CARTILAGE. Ifif)

des sujets adultes, on trouve vingtou trente cellules produites par la segmentation d'un élément primitif.

Ainsi segmentées, les cellules peuvent rester groupées dans un seul cliondroplaste, comme nous venons de le voir, ou se séparer les unes des autres, la matière intermédiaire s'interposant entre chacune des cellules DU entre chaque groupe de cellules nouvellement formées. Ainsi d'un seul cliondroplaste peut provenir un nombre plus ou moins gi-and do cavités analogues.

Certains éléments carlilagmeuv se formeut aux dépens des cellules hlastodrrmique<),ce (jne demonlie la prosenco de gi'anuies Mtellins dans

If corps cellulaire. Tt^Is sont ceux des cartilages basilaireet hyoïdien (Itoliin, Kolliker). Mais on n'a pas encore pu déterminer d'une façon précise l'origine des premiei-s éléments cartilagineux qui naissent dans les points où se formeront les corps des vertèbres et le squelette des memhres.

Pour les vertèbres, les premiers éléments cartilagineux apparaissent au centre des proto vertèbres et autour de la corde dorsale sous forme d'amas de noyaux ovoïdes avec un peu de matière hyaline interposée. Ilspem-enl, d'après llobiii, se distinguer déjà des autres noyaux du feuillet moyen par leur aspect et leur petit volume. Mais, pot\r les auteurs qui admettent (|ue le tissu lamineu\ est un parenchyme commun générateur, ils seraient identiques aux éléments de ce tissu. Or, cette hypothèse, que nous sommes obligé de contredire à propos de chaque élément, ne repose que sur la forme originelle dont on ne doit pas tenir compte ; car nous avons vu que tous les éléments rommencent par des noyaux ou des cellules

IliO TRAITÉ n'.VNATOMlE CËNÉRALE.

sphoriques, donl itfaul bien reconnaître la nature diiïérenlo, malgré l'identité des caractères morphologiques,

Ui seule hypolhèse rationnelle qu'il soit permis de faire, c'est que les mêmes cellules dérivoes du blastoderme peuvent engendrer les cellules ducartilajiect les cellules primordiales du tissu lamineus: mais, une fois ces deu\ sortes d'éléments formés, il n'y a plus de transformât iuit possible d'une espèce dans l'autre.

Les éléments du cartilage qui forme les corps vertébraux ne proviennent pas davantage des éléments de ta corde dorsale. Car celle-ci est entourée, dès le début de sa formation, par une gaine hyaline très-netle. Cette gaine sépare absolument les éléments qui lui appartiennent de ceux du cartilage vertébral. Dans le c^l se forment de nouveauv élémcnls cartilagineux, mais on ne sait pas encore par quel processus.

La substance amorphe du cartilage est évidemment engendrée par le>

cellules. Elle se développe peu à peu, ainsi que nous l'avons vu, comme

une sorte de produitde sécrétion extra-ce I-

lulaii-e. Ce fait seul suffirait à prouver que

"^^^^^ "^ la cellule cartilagineuse est essentiellement

^^ " différente, parsa nature intime, de la cellule

V^ gjaeS. jg l'yg pi jg pçiig jy jjggy conjonlif,

â^-^ Les éléments figurés du cartilage sont eit-

* core doués de propriétés énei'giques de nu-

trition, comme tous les éléments à forme tf(^ cellulaire ; aussi peuvent-ils vivre à une

dislance considérable des vaisseaux sanguins, les cartilages n'étant pas vasculaires chez ladulle (voy. Tissu cartilagineux).

Ils engendrent des tumeurs fréquentes, dans lesquelles ils se trouvent seuls ou combin<'s à d'aulros éléments si>it des os, soit du tissu lamineux. Certaines de ces tumeurs peuvent même atteindre un volume énorme ; elles sont envahissantes et se substituent jMl'autres tissus (vo\. Si/sï. cartilaginetix).

AUTICLK V,

i$ 4i. Xdus décrirons, mmme ap|>artpnnut au tissu osseux, les éléments de la moelle et certaines cellules, dont la nature n'est pas déterminée exactement, qui préc6dent les éléments osseux lors de Irur formation.

Cellule osseuse. — La cellule osseuse correspond exactement à la cellule cartilagineuse. Comme celle-ci, elle se trouve renfermée dans une cavité spéciale formée autour d'elle par la substance dure de l'os. (]*est Vostêoplaste, que nous étudierons avec le tissu osseux.

Les ostéoplastes ne renferment qu'une seule cellule. Nous avons vu par contre c|ue dans les chondroplastes se trouvaient un nombre variable de cellules cartilagineuses. La cellule osseuse est petite et difficile à mettre en évidence; aussi son existence a-t-elle été douteuse pendant longtemps; cesi Virchow qui Ta démontrée. Pour obtenir celte cellule, on traite le tissu osseux par l'acide chlorhydrique ; quand on l'a ainsi ramolli, on dissout la gélatine par l'ébullition, et alors on trouve, dans la matière liquide obtenue par cette préparation, des cellules longues de^ 0™",0i a

0 ',05 sur ()""",006 à 0'""',()ir) de largeur. Elles offrent un grand nombre

de prolongements disposés sans aucun ordre apparent, et qui correspondent aux rnnalicfdes des ostéoplastes ou des cavités de l'os qui les renferment.

La cellule osseuse possède un noyau central d'après la plupart des auteurs. Je ne pense pas qu'il existe sur toutes, car je ne l'ai pas encore vu bien nettement. Donders et Kolliker avaient déjà démontré lexistence de ce noyau avant que Virchow eut isolé la cellule. Kolliker hésite à considérer ces éléments comme de véritables cellules, à cause de la résistance qu'ils ofl'rent aux agents chimiques les plus énergiques: i^ar, ainsi que Xeumann l'a fait voir, ni l'acide nitrique; ni la soud(* caustique ne les altèrent. Kolliker n'admet pas qu'une paroi de cellule puisse offrir ce degré de résistance qu'on ne trouve <|ue dans les éléments élastiques cl la chitine.

Mais, quelle que soit la manière de voir, peut-être un peu trop théoï'ique, de cet éminent anatomiste, nous pensons que la nature de l'élément osseux n'est pas discutable. Son origine embryonnaire prouve qu'il représente manifestement une cellule: seulement cette cellule, comme beaucoup d'autres, qui au début de leur formation sont très-molles et fragiles, devient plus tard dure et très-résistante; elle est devenue alors un corps à fig. 89. — Cellules osjjeu près inerte et doué d'une grande résistance aux scuses.

agents chimiques, comme les cellules épithéliales des couches cornées de l'épiderme, des poils, etc., comme les formations chitineuses. . Reste à savoir si le noyau qui persiste peut devenir un agent de reproduction pour de nouveaux éléments osseux, dans les cas de fractures (»u d'exostoses.

('es cellules osseuses ne sont pas des éléments indispensables de Tos: ce qui le prouve, c'est que certains poissons n'en ont pas; d'autres parmi ces animaux en possèdent de plus ou moins nombreuses. Chez le brochet, par exemple, on trouve des ostéoplastes régulièrement sphériques ou ovoïdes, avec des canalicules ramifiés. On pourrait rapprocher des cavités caractéristiques du tissu osseux, et des cellules qu'elles contiennent, les conduits de l'ivoire et ces cellules qui surmontent le follieiilo lors de la formation de la dent.

Les cellules osseuses se multiplient dans toutes les conditions physiologiques qui amènent la formation d'os nouveau. Nous verrons comment se fait l'ossification physiologique, comment le môme travail se reproduit lors du développement de certaines tumeurs. Mais dans un grand nombre de circonstances, telles sont par exemple les exostoses, on est encore loin d'être fixé sur l'origine des nouveaux éléments du tissu osseux (voy. Ossification),

^ i3. SUBSTANCE FONDAMENTALE DES OS. — L'élément le plus important du tissu osseux est la substance osseuse, matière dure, compacte, qui permet au tissu osseux do remplir les usages mécaniques auxquels il est destiné.

(^ette substfince fondamentale du tissu osseux est un composé d'une matière organique albuminoïde, l'osséine, et de sels calcaires. L'osseine diiïèrc de la chondrine en ce qu'elle donne de la gélatine par l'ébullition ; la gélatine elle-même se transforme ,par l'action de lacido suifurique, en glycocolle et en leucine; la chondrine ne donne pas de glycocolle.

Ce caractère a été invoqué avec raison par M. Robin pour montrer la différence entre la matière organique du cartilage et celle de l'os, et pour prouver que dans l'ossification il y a substitution de la substance osseuse, avec tous ses composants, à la substance du cartilage. Quoi qu'il en soit, une fois le dépôt calcaire formé, il y a combinaison entre les sels et la matière organique. Elle se fait en vertu de cette propriété, que possèdent beaucoup d'albuminoïdes, de fixer une grande quantité de sels calcaires qui r.o seraient point solubles dans d'autres milieux.

La (composition de la substance osseuse est identique dans toutes se^ parties; elle ne varie ni avec l'Age ni avec le régime, h partir de l'époque où les os ont atteint leur entier développement ; mais d'un individu à l'autre, d'une espèce animale à une autre, on trouve des différences assez sensibles, quoique pas assez accusées encore pour infirmer la règle que nous venons de poser.

KLÉMBNTS Dr TISSU OSSEUX. 109

La composition des os, d*aprè$ Berzelius, serait la suivante :

il. Matière animale réductible par la coclion 3^,17 ) ^o or»

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