IJ Matière animale in.oluble
■ Phosphate (le chaux 51 .04 <
^. l Carbonate de chaux H,30 i
"Ïn-mr 'Pluate 2,00 06,70
minera es j \t\^f^^p\^^ic de magnésie 1 »t6 \
Sonde. — Chlorure de calrium 1 ,20 ,
Dans le rachitisme et Tostéomalacie, celte substance osseuse n*a plus la même composition; les sels calcaires y sont en proportion beaucoup pins faible ; elle est réduite presque à la partie organique : dans le rachitisme, c'est par le l'ait du retard de rossiticalion; et dans Tostéomalacie, par un travail inverse de résorption des sels de chaux.
Eléments de la moelle des os.
§ il. MÉDULLOCELLES. — Klémeutsse présentant lant«H SOUS la formo de ct^llules, tantôt »ous celle de novaux.
liC nombre de ces éléments est d autant plus ^raiid dans la moelle des os que l'on se rapproche plus de la naissance. Très-considérable dans la moelle ^rise, il est beaucoup moindre dans la moelle graisseuse ou jaune.
Ces cellules sont sphériques, quelquefois un peu polyédriques, d'un diamètre à peu près égal à celui des leucocytes, c'est-à-dire de 0™"',010 à 0""°,015. klles renferment un noyau et souvent deux qui possèdent à peu près les dimensions des hématies ; mais certains de ces noyaux n'atteignent pas plus de 0""",00l à O"",005. Un grand nombre ont des nucléoles alors que les leucocytes n'en possèdent pas dans les conditions habituelles chez les mammifères.
Les noyaux libres sont identiques à ceux qui sont inclus dans les cellules; quelquefois ils sont un peu plus ovoïdes.
Les cellules sont transparentes, grisâtres, à bords pales et nets ; abandonnées à elles-mêmes dans du sérum, les méduliocelles se remplissent de gouttes sareodiques, caractère
FiG. 90. — Éléments de la moelle des 08 pris sur un chien adulte.
Grow. 1/500.
FiG. 91. — Mêmes éléments avec des gouttes sarcodiques.
(1; (ietlc matière organique insoluble est proiinhlement celle qui a été dérouverte par Scheurer-Keslner dans les os fossiles.
170 ÏRAITK d'aNATOMIE CKNKRALE.
(]ui les distingue encore des leucocytes. Les noyaux sont plus foncés (|ue les cellules ; leurs bords sont nettement accusés.
I/acide acétique gonfle un peu les cellules et les dissout à la longue, s'il est concentré. Il n'attaque pas le noyau^ le resserre seulement un peu. 1/acide sulfurique les gonfle, les rend transparentes instantanément puis les dissout. L'eau ne les gonfle que très-peu et ne détermine pas de mouvement brownien dans le corps cellulaire.
Quand le corps cellulaire enveloppe immédiatement le noyau, il en résulte que les; deux surfaces sont à une très-petite distance Tune de 1 autre. Entre elles se trouve une quantité de granulations plus ou moins grande. Ces granulations donnent quelquefois à l'élément une teinlt' brunâtre.
Dans cerlaines circonstances anormales on trouve même des granis d'hémalosine au centre des médullocclles, ce qui a fait croire à certains auteurs à un rôle hrmatopoiétique de la moelle (voy. Hématies).
Le*» noyaux libres et ceux (|ui sont dans les cellules ont une siruclun' identique; ils sont uniformément granuleux et renferment de trois à Imit granulations un peu plus grosses et à contour très-net et foncé. A l'état nonnal le noyau possède quelquefois un nucléole, mais c'est là un fait presque constant dans les tumeurs dérivant des os.
§ 45. iMyéloplaxes. — Les myéloplaxes sont des éléments accessoires de la moelle des os. On les trouve contre la substance osseuse, à la face
interne du canal médullaire. Us sont plus abondants dans le tissu spongieux, les canaux de Ilavers et dans les tumeurs dérivées des os.
Ces éléments sont sphériques, ovoïdes, ou irrégulièrement polyédriques , avec un ou deux noyaux sans nucléole. Ils ont plus ordinairement la forme de lamelle très-grande, uni-
Fii;. iid. ^ Myciopiaxos. armement granuleuse, pourvue de noyaux
semblables à ceux de la variété cellule.
Les dimensions de ces éléments sont pour les plus petits, (|ui ont la forme cellule, d<» ()""",014 à 0'""',027.
Les myéloplaxes qui ont la forme de plaque à noyaux multiples ont de 0' '',03 à 0""',0(). Quelques-unes dans les tumeurs atteignent un dixième de millimètre.
Leur teinte est giMse, leur transparence assez grande. Héunies en a.ssez gi'and nombre, elles ont une couleur rougeàtre. Leîi tumeurs formées par ces éléments ont la teinte et l'aspect des caillots sanguins.
iii.KMESTS nr Tissr ossei'x. 171
L'eau ne les ^'oiide pas, l'acide acétique les [ràlil beaucoup i-l fuil dispnratlri^ leui s gi-nnulationi> : il rend ainsi les noyaux évidents, mais jamais il 110 dissout entièremenl les myéloplaxes. L'atide su]ruri<|ue les pAlil aussi et l'ait disparailrp lous les nnyaiix (;ai sont attaqués plus rapidement que le vesle de l'éléineiil. I.a jiiitivracliun les di'lruil Irrs-vilf. cl leur conseï'valiou esliiiflicile.
Slriielurf. — Les myéloplaxes sont rormées d'une masse uniformément Ki'enue, homn;cène, triis-ii't^êi'ement teiutée en rnupe, pnrsemé«!def!ranulatiiins grisolles très-lines.Klles n'ont pniî de (mroi diMitnle.
Les noyauK sont au minihie do 1 ii ;iO un tO snivaul les individus. La ilislriltutioude c^a iiujaux dans lepaisseur do lélémnnt n'offi-e rien de ivjjulier, Ces no\aux snut o\oïdes, plus un muins allongés, quelquefois sphéi'iqups. Leur contour est rt'pulier, souveiil uu |>cu ileiili'li'. Leur liingnenrest de 0""",IK1T à ll""°,l)|[).
Dans les tumeurs ils peuvent alleiudre n uti n.d' ,i]| t.
Uuelqnt'fuis ils reuferluentunou deux nucléoles plus nu moins In-illanls.
Ces éléments jieuvenl se présenter avec une foule d'aspects difféi'enls dans les tumeurs elles allératiuns des os. ils sont souvent remplisdegranulesjuunes, masquant les noyaux, ou creusés de vai,;uoles, dans lesquelles se iruuve un liquide incolore ou i-ost'.
Dans les tumeurs un en voit qui l'enferment dus amas vnhunineuxd hémalosine, coninu' les médnilocelles.
§. ili. IISTEIIBLASTKS. —
Ces<mtdcse^lluless|>éciuir.i, découvertes par Gegenliaur il la surface des os en voie de développement ,
']•.. 11:1 — U9lé"bln»li.'»
en voie lit ilrvi-luiii"
iwiânblasloit imiMni
il Imurfnci! ài: Iravriti nssoi iLi-nt. — a, oKléoliInsles ; / réi.il it'aili'-opliili't: il, (
formant sans r^rlilage pi-ée\islanl. et aussi
dans les autres ns sur la surface de séparation de l'os et du carlilas'
Leur forme et leurs dimensions sont très-variables ; ils ont en génér«il de 0™"',0i5 à ()""",0!2 et O^^jOS de diamètre. Ils sont polyédriques, souvent allongés et prismatiques.
Leur corps cellulaire est granuleux, et renferme un noyau ovoïde, assez volumineux relativement au reste de la cellule ; souvent ils sont rangés régulièrement à la surface de Tos et, dans ces conditions, Kôlliker leur trouve avec raison une gi^ande analogie d'aspect avec les cellules épithéliales. Ces éléments s'altèrent rapidement après la mort, se remplissent de gouttes sarcodiques; ils possèdent à peu près les mêmes réactions chimiques que les médullocelles.
Les ostéoblastes se transforment directement en cellules osseuses ; pendant l'ossification la matière calcaire se dépose peu à peu autour d'eux, les englobe, et ils paraissent quelque temps dans le tissu osseux primitif avec leur forme de polyèdre. Bientôt la cavilé qui les circonscrit se modifie et se transforme en ostéoplaste.
Les transformations que subissent ces éléments sont donc bien déterminées, mais on ne peut en dire autant de leur origine.
En résumé, nous voyons dans les os et les cartilages un certain nombre d'éléments : cellules cartilagineuses, ostéoplastes, médullocelles, myéloplaxes, cellules osseuses, sur la nature desquels on a fait en histologie toutes sortes d'hypothèses, dont la plupart ont été renversées par l'examen approfondi des faits. Beaucoup d'auteurs ont cru trouver entre ces éléments un lien généalogique direct, mais il a fallu y renoncer. Il est manifeste que la cellule cartilagineuse n'engendre ni l'ostéoblaste, ni le méduUocelle, et que la cellule osseuse dérive de cet élément particulier dont on ne connaît pas l'origine et qu'on a appelé ostéoblaste. Les reLv tions de ce dernier avec le noyau du tissu cellulaire ne sont nullement établies, et ne le seront probablement jamais. Or, chacun de ces groupes d'éléments peut engendrer des tumeurs spéciales dont les caractères sont nettement déterminés, ce qui prouve qu'ils représentent bien des individualités parfaitement distinctes.
Ainsi on verra naître au voisinagede Tos autant de variétés de tumeurs que nous avons reconnu d'espèces d éléments : des tumeurs cartilagi* neusos, des tumeurs à myéloplaxes, à médullocelles, et à ostéoblastes (Bouveret, Thèse de doctorat, 1877).
Or il n est pas admissible qu'un élément se reproduise et se multiplie en masse considérable, atteignant à l'état adulte une structure déterminée et constante , (|u'à cette forme de l'élément corresponde une certaine maladie, une disposition particulière des produits, si cette forme n'a aucun caractère spécifique.
GLËMCNTS NBRVEIX. t85
ilniis les ii-'eFs où se Irouvenl des cylindres d'îixc de tiiùinc dimciisioii. Ln substance ((ui conipo&e le corps de \n cellule esl granuleuse, striée en long dans le sens du prolongemenl. Elle esl Irès-allérable, se décumposanl quelques instants après la mort en donnant des gouttes aarcxMliqucs rongulabies par l'acide nttrji|ue.
Les nerfs des crustacés sont les uns Irés-gi'os, les autres minces; leur volume correspond à celui des cellules dont ils ('manent. Ils offrent une paroi pi-opre, identique it lagalne deSchwann, avec un grand nombre de noyaux disposés sans ordre apparent ; un contenu dont les réactions chimiques, les diiïérenls modes de coloration, la rapidité avec laquelle il s'altère, la striation longitudinale prouvent son identité avec le corps de la cellule nerveuse. Il y a donc entre cet élémentet le contenu des tubes nerveux les mêmes relations cheï les cmstacésquecliez les vertébrés. On peut dire, par conséquent, que les nerfs des articulés sont formés simplement d'un cyliiider axis entouré d'une gaine de Schwann, sans myéline. IJhez les mollusques, la gaine de Schwann disparaît même presque complétemenl; et chez les acéplialcs, le nerf est réduit au cylinderaxis. Il apparaît alors, ca tiliiment grisâtre slrié en long, avec des noyaiiK ovoïdes de distance en distance. Clieï les bryoïoaires, les nerfs sont formés de filaments ti'i's-fms accolés en faisceaux avec des noyaux allongés. En résumé, l'agent de transmission de l'inHux nerveux est toujours un cylindcr axis de dimension ut de composition cliimique à peu près identiques dans toute la série animale. Seules les enveloppes qui l'entourent se simplilient de plus en plus, suivant que l'on considère des êtres moins élevés en organisation. On peut dire par conséquent que la foimule générale exprimant la structure de la partie essentielle des nerfs ne varie que dans d'étroites limites pour chaque cas particulier.
Chez les vertébrés, les centres nerveux envoient vers la périphérie une multitude de tubes séparés les uns des autres jusriu'à leur terminai-
Fii;.Hll.— ÉlBOitnlB nerveux d'un crustaei5 (Maia «guinarfo) : Crosi. 1/18(1. a, cyJïndcr axis; b, gaine Je Sctiwnnn; r., nnjaiix àe I.1 gaine ; r. f, 17. h, rd-
I7(i THAITK U'aN.VTUMIE UÉNÉriALIi.
Le eoi-im irllitlairc csl roimé d'une subslance dont il esl li-ès-iinporlanl de fixer lu ualare, ear elle offre des caractères à peu près identiques à ceux des prolongements que l'on trouve dans les nerfs. Chez les vertébrés c'est une substance granuleuse présentant dans certains points des granules colorés en jaune ou en noir (cellulrs du ioctts nigev, du corpi rhombù'idai du cervelet, etc. ) , slriée Ircslinemenl dans le sens des prolongemenls sans l'emploi d'aucun réactif.
Le nitrale d'argent, ainsi que l'ont nionltr Frommann et Grandry, met en êvtdent-e sur la plupart d'entre elles des stries transver- - sales li-ès-netlt's et ti-ès-i-égulLèrcs, ce {jui " constitue un caraclère important pour dtv inontrer l'identilé de nature de la substance du corps cellulaire, des prolongements cellulaires et des cijlhidrfs d'axe.
Chez le» invertébrés tous les réactifs chimiques donnent les mêmes résultats appliqués sur les corps de cellules, leurs prolongements et sur le contenu des tubes (I).
Les fînesslries longitudinales qui se poursuivent dans leeorpsdo la cellule
Ho. 'J5. -Cillulo iicmi liiiJrts il'axu prtiiarû) Il
(l'urgciil. u. ciJluIeg;
ne semblent avoir, ainsi que Frommann l'avait |>ensé, aucun rap|)ort avec le noyau ou le nuclwle. Le chlomie d'or exagère la sli-iation., mais sur les invertébrés elle est de toute évideure sans aucun réactif. Sur certains gros crustiicécs, ou voit tout le corps de lu cellule ti-aversé par des stries régulières indépendantes du noyau, qui se poursuivent
ré celte jilcnlité, (Uns u:
mai mu.
ELEMENTS Dr TISSU LAMINEUX. 19"
tumeurs diles tumeurs mélaniques. Ces tumeurs sont d'une gravité exceptionnelle; celles au contraire qui sont constituées par des éléments identiques (1), mais ne renfermant pas de pigment, sont d'une bénignité relative. Ainsi colorés par de la matière pigmentaire, ces éléments forment chez les poissons, les batraciens, les annélides : les chromobtastes.
Chromoblaste». — Ces cellules sont répandues dans tout le lissa conjonctif, disséminées sous la peau et dans les parencbymes des batraciens, des mollusques, des annélides, etc., et se présentent sous laspect de taclies d'un noir très-foncé. Dans ces différents tissus leur forme est Irès-iiTégulière; elle ne jpeut être assujettie à aucune description, et on ne saumit mieux les comparer qu'aux ostéoplastcs ou cavités caractéristiques des os.
G. Pouchet a montré que les changements de coloration que présentaient les poissons, colora- fig. io7. — ChromoblasU' lioudue à la présence de ces éléments, étaient sous ''" mésentère de la gro-
' nouille. —Cross. l/3i>0.
la dépendance du système nerveux. Pour lui, ces chromoblastes seraient contractiles et influencés par les nerfs. Les faits qu'il a avancés relativement aux changements de couleur sont très-exacts, mais nous pensons qu'on ne peut, pour le moment, se contenter de Texplication qu'il en a donnée. Il est impossible d'admettre jusqu'ici sans preuves absolument démonstratives que d'autres éléments que les fibres musculaires soient influencés par l'agent nerveux, car se serait là un fait qui bouleverserait toute la physiologie génémie. Peut-être parmi les éléments décrits sous le nom de chromoblastes s'en trouve-t-il qui appartiendraient à deux espèces distinctes : les uns seraient des corps fibro-plastiques, les autres des fibres musculaires lisses. Il est facile de conslater en effet que certains chromoblastes ont une forme absolument fixe. On ne voit jamais ceux du mésentère ou du poumon d(*s batraciens se contracter «ous le microscope.
il) Le pigment, d'après Cli. Robtii, est une matière à Télat de gouttelettes liquides ou demi-liquides, ou bien de granulations solides, douées d'une coloration propre, jaune, verte, rouge ou noire. Le pigment se trouve normalement dans un certain nombre d'élémelTts anatomiques. Il culore en noir les éléments de la choroïde et de riris, ceux de rôpidcrme des ui'gres, les parties brunes de la peau des blancs, com^ie le scrotum et Tauréole du mamelon, les taches mélaniqucs des envies^ etc.
La matière pigmentaire des éléments épidermiqucs choroïdiens, etc., varie du brun au noir h* plus foncé. Cette substance est insoluble dans racidc acétique et dans Tacidesulfurique froi<l, raraclère qui la distingue do riiémalosine, matière colorante dérivée de l'Iiémoglobinr» (voy. page lîllj.
178 TRAITÉ d'aNATOHIE GÉNÉRALE.
brillant. 11 se colore bien plus vivement (jue le corps cellulaire : il est moins attaquable par les acides. Chez les invertélirés il persiste aloi's que la cellule est détruite depuis longtemps ; jusqu'ici on ne possède aucune donnée positive relativement aux connexions du noyau avec les filaments des nerfs.
Mfélocyte». — Les myélocyles (nom donné par Ch. Robin à ces éléments) sont des iioyau\ libres semblables à ceux qui sont inclus dans les B cellules nerveuses ; ou des cel-
* \ A ^ ^ Iules sphériques formées par
'^'is-^r (T "^^ mêmes noyaux sur lesquels
' (^ 1^5 «i ( cellulaire. Pourcertains auteurs & ^i " les noyaux libres n'existeraient
Fm. 97, - Myélocyles : a, du cerveau J'cmbryon pas; il n'y aurait que des cel-
de moiHon de ScenlimÈU^s; ft, de larctin»du Iules. C'est toujours la même discussion renouvelée à propos de chaque groupe d'éléments (voy. Êpithélium et Cellule).
De CCS cellules partent des prolongements très-fios qui sont encore des filaments nerveux. Bien visibles dans la substance grise de la moelle du bœuf et dans la rétine, ils sont en nombre beaucoup moindre que ceux que nous avons vus sur les grosses cellules étudiées précédemment. Les cellules multipolaires en ont par contre un nombre illimité.
Ces noyaux libres et ces cellules sphériques sont des cellules nerveuses rudimentaîres, incomplètement développées; en étudiant leur rormation embryonnaire, nous aurons l'explication des différents aspects sous lesquels ils se présentent. Ch. Hobin considérait primitivement ces cellules comme généralement isolées ; mais leur étude plus complète sur certaines parties des centres nerveux, en pai-ticulier l'étude de la rétine, les recherches de Max Schullze, tendent à faire admettre qu'un gi'and nombre de ces myélocytes sont en rapport soit avec les nerfs, soit avec d'autres cellules nerveuses, par des prolongements d'une extrême finesse.
Les myélocyles se trouvent en abondance dans certaines parties de la substance grise , les circonvolutions cérébrales, cérébelleuses en particulier. Ils forment deux couches dans la rétine. Leur nombre esl d'autant plus considérable dans les circonvolutions que les centres nerveux sont moins développés.
tumeurs dilos tumeurs mélaniques. Ces tumeurs sonl d'une gravité exceptionnelle; celles au contraire qui sonl constituées par des éléments identiques(l), mais ne renfermant pas de pigment, sontd^une bénignité relative. Ainsi colorés par de la matière pigmentaire, ces éléments forment chez les poissons, les batraciens, les annélides : les chromoblastes.
Chromoblaste». — Ces cellules sont répandues dans tout le lissn conjonctif, disséminées sous la peau et dans les parenchymes des batraciens, des mollusques, des annélides, etc., et se présentent sous laspect de taches d'un noir très-foncé. Dans ces différents tissus leur forme est très-iiTégulière ; elle ne peut être assujettie à aucune description, et on ne saurait mieux les comparer qu'aux ostéoplastes ou cavités caractéristiques des os.
G. Pouchet a montré que les changements de coloration que présentaient les poissons, colora- fig. io7. — Chromoblasu* lion due à la présence de ces éléments, étaient sous '*" mésentère de la gre-
' nouille. — Cross. l/3r>0.
la dépendance du système nerveux. Pour lui, ces chromoblastes seraient contractiles et influencés par les nerfs. Les faits c|u'il a avancés relativement aux changements de couleur sont très-exacts, mais nous pensons qu'on ne peut, pour le moment, se contenter de Texplication qu'il en a donnée. Il est impossible d'admettre jusqu'ici sans preuves absolument démonstratives que d'autres éléments que les fibres musculaires soient influencés par l'agent nerveux, car se serait là un fait qui bouleverserait toute la physiologie générale. Peut-être parmi les éléments décrits sous le nom de chromoblastes s'en Irouve-t-il qui appartiendraient h deux espèces distinctes : les uns seraient des corps fibro-plastiques, les autres des fibres musculaires lisses. 11 est facile de constater en effet que certains chromoblastes ont une forme absolument lixe. On ne voit jamais ceux du mésentère ou du poumon d(*s batmciens se contracter «ous le microscope.
(I) Le pigment, d'après Cli. Robin, ost nne matière à l'élut de gouttelettes liquides ou demi-liquides, ou bien de granulations solides, douées d'une coloration propre, jaune, verte, rouge ou noire. Le pigment se trouve normalement dans un certain nombre d'élémelTts anatomiques. Il colore en noir les cléments de la choroïde et de Piris, ceux de Tépidcrme des nègres, les parties brunes de la peau des blancs, coiïmac le scrotum et Tauréole du mamelon, les taches mélaniqucs des envies^ etc.
L.a matière pigmentaire des éléments épidermiqucs choroïdiens, etc., varie du brun au noir le plus foncé. Cette substance est insoluble dans l'acide acétique et dans l'acide sulfurique froiti, raraclère qui la distingue de riiémalosine, matière colorante dérivée de l'Iiémoglnbinf (voy. page 131).
180 TRAITÉ D*ANATOMt£ GÉNÉRALE.
et munies de minces prolongements sont, d'après cela, des éléments qui n'ont atteint qu'un développement incomplet.
Ces éléments nucléaires ou cellulaires sphériques, comme tous ceux de la même forme, sont susceptibles de se multiplier dans certaines circonstances et d'engendrer des tumeurs, fréquentes surtout dans le cerveau et la réline, tumeurs appelées improprement par la plupart des auteurs gliomes de la rétine. Les tumeurs diles tubercules du cerveau sont, d'après Ch. Hobin, composées des mêmes éléments.
La description de chaque variété de cellules nerveuses se trouvera dans la partie du système nerveux correspondant.