‹ Traite d'anatomie generale appliquee a la medicineChapitre 58 sur 101 · DÉVELOPPEMENT DES SPERMATOZOÏDES · texte numérisé non relu

DÉVELOPPEMENT DES SPERMATOZOÏDES

g 03. Les spermatozoïdes se développent dans les conduits testiculaires, aux dépens d'éléments particuliers auxquels on donne le nom de spermatoblastey depuis les recherches de Ebner (1871) et de Neumann (1875) qui ont découvert le véritable mode de développement de ces éléments.

liCs apernmtoblafites se trouvent placés entre les cellules épithéliales du conduit testiculaire. Ils présentent une base polygonale appliquée sur la paroi de ce dernier. Sur cette base repose une sorte de colonne cylindrique qui s'avance plus ou moins dans la cavité du tube. Chez le rat, où ces éléments ont été surtout étudiés, la hauteur de l'élément est deO'""',Ol à O"'»,0.">.

Ution; d'autres aiil iléyi émia de ton^s l>ralongeniunls ; enliii, le» plus développés uni donné lies bourgeons el rrnrcnnenl ilet lilci lie spcrmatoioïdc^.

iis TiniTK ii'AS.vr.miK iiiixtnAi.E.

I.VMii^mil»'' de telle roloiiiie se divise eu proloiigommls plus ou moins

lon^s, tous dirigés dans le même sens. L'eusemble de l'élément a la

forme d'un verr<^ à pied; à la liase du sjicnnaloblaste se trouve un noyau

ovoide de 0""°,0f4 à 0"-,OI8 el muui

d'mi nucléole.

Les spermalublastes apparaissent d'aboixl sous l'aspect d'une cellule alloiifilée, avec uu ou deux, noyaux, l.a partie qui est en rapport avec la paroi du tube s'allonge plus uu moins; souvent elle se transforme en un long cylindre par une de ses extrémités, l'autre cdlé donne les bourgeons.

Les spermatozoïdes se forment dans chacun des pi-olon^menls des spernialoblastes. Les têtes prennent naissance d'abord, toutes au même point »|ui cont-spond à l'extrémité supérieure du pied. Peu à peu la ((ueue se développe aux dépens de l'un des bourgeons et Dolle librement dans lu cavité du lube testiculaire. Il en n>sulte ainsi pour cbaque spermalolUasle un fascicule de spermatozoïdes.

Quand ceux-ci ont atteint un complet développement, ils se détachent et restent encore queliiuc temps adhérents les uns aux autres au moyen d'une petite quantité de la sub.slunce du spermatoblastc qui s'est détachée avec eux. Aussi, chez beaucoup d'animaux, les rais, les squales, trouve-t-on toujours les spermatozoïdes réunisen faisceaux. Les S|>ermal07.oïdos se s<''|Hirenl entiu les uns des autres, entraînant avei^ eux une petite portion de l'élément qui leur a donné naissance, sous forme d'un amas de substance transparente ou légèrement granuleuse.

t'.e mode de développement des spennn- ■ vu d'al>oi-d sur le rat, puis siiccessivemeril sur la plupart

;. m, — Di'velopiieniciit d<-s sprrnnluinïdnt dans li's sperniaLo- ■l;»lc«.- Sur l'une deirtgnr iiHWii< er'lliiliiirc destinée li Tonner .1 queuo esl encore uni lu spcmintoiilatle; si

tuzoTdes a

des mamniifèivs. Enlin, il i avec M. Touniei:\.

i a été donné de le véritier sur riioinmr,

ÉLKMKXTS AXATOMh^UKS. — CONSJDKHATIONS (iÉNKHAKRS. iV)

n'apivs M. Duval, qui a porlé ses recherches sur l'escargol, le développement se ferait de la façon suivante :

Une cellule spéciale donnerait par gemmation un certain nombre d autres cellules disposées comme une grappe à la surliicc de la première, (^e sont ces gemmes aux((uelles il réserve le nom de spermatoblastes ; elles offrent les caraclères d'une véritable cellule et portent un noyau. Ce noyau se diviserait ensuite en deux parties, dont Tune formerait la liMe, l'autre la (|ueue du spermatozoïde. Les ligures que j'ai faites d'après le rat tendent à prouver que chez cet l'animal le développement s'effectue aussi à peu près de la même façon. Sur la ligure 1 ii ou voit bien que la tète se forme d'un côté et que la queue est encore entourée d'une masse cellulaire, et je pourrais presque aflirmer l'existence d'un noyau dans cette dernière partie. Lorsque le spermatozoïde est développé, on y trouve toujours en <*ffel un petit corps réfringent qui parait être un noyau atrophié.

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