‹ Traite d'anatomie generale appliquee a la medicineChapitre 60 sur 101 · DEUXIÈME PARTIE DE L'ANATOMIE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE DE L'ANATOMIE GÉNÉRALE

Dans les chapitres suivants, nous donnerons la description de tous les systèmes anatomiques, el nous ferons voir pour chacun d'eux (|uelles sont ses dispositions générales, ses attributs pbysiologi(|ues, ses alti'ïrations.

Toutes les parties composantes de l'organisme doivent rentrer dans ces descriptions, car il n'en est aucune qui n'appartienne a un ou à plusieurs des svstèmes considérés.

Le système épithélial est de tous le seul qui soit simple, c'est-à-dire (|ui soit formé d'une seule espèce d'éléments : tous les autres sont plus ou moins composés. Ainsi, une muqueuse renferme, en même temps (|u'une couche épilhéliale, des vaisseaux, des nerfs, des glandes, c'està-dire des portions des systèmes capillaire, nerveux, glandulaire, elc. Néanmoins celte membrane représente un organe premier du système muqueux, ayant à ce titre des attributs physiologiques spéciaux et des altérations qui ne se retrouvent que sur elle ou ses homologues. De même, un musde est un assemblage de plusieurs parties de systèmes différents; et si ce muscle, considéré dans son ensemble, offre une textui-Cïdes propriétés et des lésions qui ne se retrouvent pas ailleurs, chacun des systèmes qui contribuent à le former ne cesse pas de manifester jusque dans laj profondeur de l'organe premier ses propriétés caractéristiques.

Chac|ue système représente donc déjà, au point de vue physiologique, une résultante. Les propriétés de Téléinent musculaire d'une part, celleh du tissu conjonctif, des vaisseaux, des nerfs de l'autre, en sont les forces composantes. Ces composantes elles-mêmes résultent : l'une, de la contractilité de la fibre musculaire et de l'élasticité du nivoleranie ; l'autre, de l'inextensibilité de la libre lamineuse, et**. Au point de vue dr la pathologie, certains genres de mahidies frap|)ent le s\st4>me musculaire dans son ensemble <*t lui seul. Mais elles se divisent <»ncore en

27ri't TBAITE D AKaTuJIIE i«E5ERALE.

îualaAU'S df la partie musculaire, ei eu maladies de la partie coujouclive.

Ortairis auteurs de pathologie ramèuenl la lésion élémentaire à Forffane élémentaire, au lieu de la ramener au système simple ou composé. iVf'yyî la une erreur évidente, en opposition avec les principes mêmes de lanat^imie générale.

l/idée de Bichat^de ramener la vie à ses forces composantes, est applicable aussi bien à chaque partie de Torganisme qu'à l'ensemble : Faction de chacun des systèmes considéré en lui-même peut se décomposer rii forcf'H élémentaires. Ainsi, tout phénomène vital est une résultante, do même que tout mouvement dans la nature est un mouvement composé. Nous pouvons, par la |)ensée, supposer qu'un corps se meuve suivant une ligne droite; mais en réalité cctle ligne, qui nous parait droite, est une courine d'une complexité extrême, et résultant d'une foule de mouvements divers. Il en est de même des phénomènes de la vie ; ils ne sont simples (|ue relativement h d'autres composés de plus d'éléments. L'action du système, qui est une et bien définie, résulte de propriétés de chacun des éléments qui le C4>mposent et sont eux-mêmes composés. Ces actions isolées (les systèmes se combinent entre elles pour former des systèmes de plus en plus complexes, mais représentant néanmoins, considén'*s claub leur ensemble, des individualités douées de propriét(3s spéciales.

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