‹ Traite d'anatomie generale appliquee a la medicineChapitre 89 sur 101 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

SYSTÈME LYMPHATIQVE

§ 102. Aperçu historique, — Aselli, le premier, découvrit, en 1022, les chylifères de I inleslin : il pensait que ces vaisseaux se rendaient au foie; Pecquel, eu 1049, trouva le canal Ihoracique et la citerne à laquelle ou a donné son nom et (|ui représente leur véritable embouchure : Olaûs Rudbeck (1051), les lymphatiques généraux; Ruysh, Albinus, Lieberkubn, Monro, Cruikshank, Sœmmering, étudièrent les hmphatiques au moyen des injections au mercure; Mascagni (1787) les injecta par les vaisseaux sanguins el en fit une description générale excellente; Panizza elCruveilhier, en 1830, injectèrent les réseaux par piqûres et en montrèrent ainsi les véritables origines. A partir de Breschet (thèse de concours, 1830), commence la série des hypothèses sur les origines et la nature du système lymphatique. Ce dernier admet sans aucune preuve Torigine de ces vaisseaux dans le tissu cellulaire, hypothèse déjà mise en avant par Mascagni et soutenue par la théorie des absorbants de Bichat, mais un peu oubliée usqu'à cette époque. En 1800, les auteurs allemands, parmi lesquels Virchow, Ludvvig, Recklinghausen, font un corps de doctrine de toutes les hypothèses qui ont cours dans la science sur la nature du tissu conjonctif et des lymphatiques. Ces théories sont généralement admises en France, malgré les protestations et les preuves contraires données par MM. Gh. Robin et Sappey. M. Ranvier, un peu plus tard, ajoute les séreuses au système lymphatique. En 1870, M. Sappey donne des lymphatiques une nouvelle description et met en évidence de très-petits conduits (lacunes et capillicules). Il montre des réseaux plus fins que ceux que Ton décrit généralement. Ces réseaux, pour lui, communiquent avec les capillaires sanguins et lymphatiques par des capillicules.

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