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C. demi-cire

G. de Scarpa

Limaçon

G. spiral (CoiHi)

FiG. 282. — Origines et terminaisons du nerf acoustique.

Figure schématique

[CIIARPY.]

kOk NEVROLOGIE.

Arrivée au Lord antérieur du corps restiforme, elle se dirige en dehors et en arrière, contourne en arc de cercle la face externe de ce corps restiforme et s'engage dans une masse ganglionnaire, le noyait antérieur \ elle s'y divise en une branche ascendante courte et une branche descendante plus longue. Sur tout son trajet, elle est infiltrée de nombreuses cellules nerveuses, fusiformes, isolées ou groupées, qui occupent surtout sa partie externe, au point de la rendre noueuse.

Le territoire terminal de la racine cochléaire est représenté par deux noyaux

principaux, entre lesquels passent des fibres nombreuses en émettant ince^àm-

ment leurs collatérales, le noyau antérieur et le tithey^cule acoustique latéral.

qui en est une dépendance. Un certain nombre de fibi-es radiculaires vont en

trajet direct ou croisé se jeter dans l'olive supérieure et dans le noyau du corps

trapézoïde.

A) Noyau acoustique antérieur. — Ce noyau, dit encore latéral ou ventral ou accessoire ou ganglion acoustique, long de 5 mm., est situé sur la face externe du pédoncule

cérébelleux inférieur. Tout à fait en avant, il est presque en dehors du bullje, appliqué contre la face externe de la racine cochléaire, en dedans du flôcculus, et s'y détache en relief comme un ganglion appendiculé. Il contient des cellules nerveuses arrondies. Ces cellules sont entourées d'une enveloppe analogue aux calices de Ileld du noyau trapézoïde, ce que l'on a interprété tantôt comme une capsule péricellulaire, tantôt commejm appareil terminal de contact des fibres cochléaires.

B) Tubercule acoustique. — Le noyau antérieur étant traversé par la racine cochléaire est par là même divisé en deux parties : une interne et antérieure, c'est celle que nous venons de décrire, une latérale et postérieure, située sur la face externe de la racine et qu'on appelle le tubercule acoustique ou tiéercule latéral. A peine indiqué chez l'homme, il y est à l'état atrophique. Chez certains animaux au contraire, chez le chat notamment, il est saillant, bien développé et son écorce est stratifiée,

Le noyau antérieur, avec son tubercule latéral, est la vraie terminaison du nerf cochéaire, car il s'atrophie soit après la

Fio. 283. Calices acoustiques section du nerf soit après la destruction du limaçon. Arrivée

de Held (d'après Vincenzi). entre les doux parties du noyau, la racine cochléaire se bifurque à angle droit en branches ascendante et descendante à très court trajet ; chaque branche subit des dichotomisations successives qui abandonnent de nombreuses collatérales et se terminent par des arborisations d'une extrême richesse. Les cellules du noyau entrent en contact avec ces plaques terminales du nerf sensoriel, et aussi avec d'autres arborisations qui paraissent venir des stries acoustiques; à leur tour, elles émettent des cylindre-axes qui entrent dans les voies centrales de l'audition. Quant aux stries acoustiques ou barbes du calamus, qui semblent au premier abord continuer quelques-unes des racines postérieures, nous verrons plus loin qu'il n'en est rien et qu'elles émergent du tubercule acoustique lui-même (Voy. fig. 349).

2° Nerf vestibulaire. — La branche vestibulaire du nerf acoustique naît, comme la branche cochléaire, d'un ganglion situé dans l'oreille interne, le ganglion de Scarpa, dont les cellules également bipolaires ont un prolongement périphérique qui se termine dans les taches acoustiques de l'utricule et des canaux demi-circulaires supérieur et horizontal, et un prolongement central qui devient fibre de la branche vestibulaire. Dans la fossette du bulbe, les fibres vestibulaires se séparent du ti-onc commun de l'acoustique, et constituent la racine vestibulaire qui pénètre dans la protubérance. Ces fibres sont plus grosses, et leur gaine de myéline se forme plus tardivement.

La racine vestibulaire, racine antérieure d'un grand nombre d'auteurs, —

racine interne ou profonde, — • racine supériewe parce qu'elle s'engage dans la protubérance et non dans le bulbe, se dirige en arrière et en dedans, passe entre le noyau acoustique antérieur et le pédoncule cérél)elleux inférieur qui sont sur son côté externe, et la racine du trijumeau qui est à son côté interne; elle arrive près du plancher du quatrième ventricule. Là elle se divise en deux branches, une branche ascendante très courte qui de suite s'irradie par arborisations dans les noyaux voisins, le noyau postérieur et celui de Deiters ; une brandie descendante, très longue et compacte, tout à fait comparable à la branche descendante du trijumeau et surtout des nerfs mixtes. Cette branche descendante est la racine ascendante de l'acoustique de Roller et des classiques à sa suite.

Le champ de terminaison du nerf vestibulaire occupe un large espace sur le plancher du ventricule. Il comprend l'aile blanche externe de la partie bulbaire, la fossette antérieure de la partie protubérantielle et entre les deux, au niveau des stries acoustiques, presque toute la largeur du plancher, y compris le tubercule acoustique postérieur, en débordant par-dessus le sommet de l'aile grise. Il n'y a pas un noyau terminal, mais plus encore que pour la racine cochléaire un territoire terminal, qui embrasse plusieurs noyaux. Les observateurs les plus récents, qui ont suivi la méthode de Golgi, sont d'accord pour admettre que ce territoire comprend quatre centres : le iioyaic posté)-ieur, le noyau de Deiters avec le noyau de Bec/iterew qui en est une dépendance, et au-dessous d'eux le noyau de la racine descendante.

Indépendamment de cette racine bulbaire, il existe une racine cérébelleuse, longtemps contestée, aujourd'hui démontrée par différentes méthodes. Elle constitue le faisceau cérébelleux acoustique de Cajal, le faisceau cérébello vestibulaire de Thomas. D'après Cajal, dont les recherches n'ont porté d'ailleurs que sur quelques animaux, ce ne sont pas les fibres radiculaires tout entières qui pénètrent dans le cervelet, mais seulement leur branche ascendante de bifurcation. Ces branches suivent le corps restiforme au milieu de traînées cellulaires et vont se terminer dans le noyau du toit, peut-être aussi dans le corps denté et l'écorce des hémisphères. Nous reviendrons sur ces connexions à propos du cervelet.

Noyau postérieur. — Appelé encore noyau principal ou triangulaire, ce noj'au un peu dilÎLis présente sur la coupe transversale une figure triangulaire dont le sommet mousse regarde en avant, dont la base large occupe le plancher ventriculaire. Cette base ou surface ventriculaire atteint sa plus grande largeur au milieu du plancher, où les stries acoustiques la divisent en deux moitiés; à ce niveau, elle n'est séparée du sillon médian que par le noyau du funiculus teres et se prolonge en dehors jusqu'au pédoncule cérébelleux inférieur. Les cellules de ce noyau sont petites et espacées.

Noyaux de Deiters et de Bechterew. — Le noyau de Deiters, noyau latéral ou externe, noyau à grandes cellules, est situé également sous le plancher, mais en dehors du précédent. Ses cellules multipolaires sont remarquables par leur grande taille.

D'après Thomas (Son. de bioL, 1896), le noyau de Defters envoie des fibres au noyau de la 6" paire homolatérale et au noyau du moteur commun de l'autre côté; cette disposition expliquerait la synergie des yeux dans le regard latéral, et, en cas de destruction d'un noyau de Deiters, leur déviation conjuguée.

En arrière et en dehors de ce noyau, ou en trouve un autre situé à l'angle externe du plancher ventriculaire, qui porte le nom de noyau angulaire ou noyau de Bechterew; Kœlliker le regarde comme n'étant que la partie externe du noyau de Deiters. Il reçoit comme lui une partie des nerfs acoustiques.

Noyau de la racine descendante. — La branche descendante du nerf vestibulaire

[CHARPY.]

406 NEVROLOGIE.

est remarquable par sa longueur et son volume ; aussi Roller l'a-t-il reconnue dès 1880 et lui a donné le nom de racine ascendante du nerf acoustique.

Elle est de tous points comparable à la forte racine descendante du glosso-pharyngien et du pneumo-gastrique, qui constitue le faisceau solitaire. Elle est accompagnée d'une colonne cellulaire, dite le noyau descendant, qui se prolonge jusqu'au niveau du noyau di'. Goll. Ce noyau, composé de cellules de tailles dilférentes, paraît continuer vers le bulbe tout à la fois le noyau de Deiters et le noyau postérieur. 11 reçoit les innombrables collatérales de la racine qui l'accompagne et ses fibres terminales.

Sur les racines et les noj'aux bulbaires de l'acoustique : Roller, Eine aufsteigende Acusticus-wurzel. Arch. f. micr. Anat., 1880; — Bkchtekew, Ueber den achten Hirnnerven. Neurol. Cenlralbl., 1883; et Ueber den Ursprung des Ilœrnerven. NeuroL Centralbl., 1887;

— Sala, Origine de l'acoustique. Arch. ital. de Biologie, 1891; et Arch. f. microsc. Anat., 189:j; — Held, Die Endigungsweise der sensiblen Nerven. Arch. f. Anat., 1892; et Arch. f. Anal., 1893; — Martin, Zur Endigung der Nervus acusticus. Anal. Anzeiger, 189't;

— Cajal, Beilriigc z-itr Studium..., 1890.

VII. NERF FACIAL ET NERF INTERMÉDIAIRE DE WRISBERG. — 7<= paire.

Le ner{ facial, nerf de la septième paire, est un nerf exclusivement moteur destiné aux muscles peauciers de la face et du cou, muscles qui sont surtout expressifs ou mimiques. Mais il est accompagné, depuis son origine bulbaire jusqu'à son coude dans le roclier, par un cordon nerveux, signalé par Wrisberg, cordon qui aboutit au ganglion géniculéet dont la nature sensitive est aujourd'hui hors de doute. La septième paire crânienne constitue donc un nerf nlix te, dans lequel il y a lieu de décrire une grosse portion motrice, le nerf facial, et une petite portion sensitive, le nerf intermédiaire de Wrisberg.

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