‹ Traité d'anatomie humaineChapitre 125 sur 368 · partie ventrale ou partie dorsale ; — 4" entre · texte numérisé non relu

partie ventrale ou partie dorsale ; — 4" entre

les deux noyaux principaux, le noyau mé-

■^•■^ ^-^ dian, ou central, noyau à grandes cellules.

Fia. 293. - Noyaux du nerf moteur ocul. ''"Pa^'", situé sur la ligne médiane, et ac-

commun compagne sur son extrémité par les noyauj-

accessoires de Bechterew, non ligures sur

Figure schématique. ^^ jgggj„

La signification de ces noyaux reste encore incertaine. Les nombreuses recherches expérimentales ou pathologiques poursuivies dans ces dernières années ont conduit aux résultats suivants :

La disposition des noyaux varie suivant les espèces animales, elle n'est pas la même chez le lapin et chez le singe. — Le noyau principal n'est pas divisé en noyaux secondaires anatomiquement distincts : il y a seulement des groupements fonctionnels, qui eux aussi sont très différents suivant l'animal considéré. — 11 est probable (jue chez le singe (Bernheimer), le noyau principal ou grand noyau latéral est le centre des muscles extrinsèques de l'œil, et que le noyau médian avec celui d'Edinger-Westphal innerve les muscles intrinsèques (fibres lisses de la pupille, de l'accommodation).

Quant à l'homme, on peut vraisemblablement lui appliquer les résultats obtenus sur le singe. Par une autre voie, celle de l'élude des paralysies nucléaires, on a essayé de déterminer chez lui le centre de chacun des muscles de l'œil, et Starr (1882) a construit un diagramme (jue nous avons figuré dans notre première édition (p. 516). Ce diagramme, d'ailleurs dilVérent des schémas proposés par d'autres observateurs, est aujourd'hui fortement contesté; tout au plus admet-on que le releveur de la paupière doit occuper la partie antérieure du noyau principal. La question reste donc ouverte.

Synergie binoculaire. — Les mouvements conjugués des deux yeux nécessitent dans certains cas l'action simultanée de muscles antagonistes ; ainsi dans le regard à droite sur le plan de l'horizon, le muscle droit externe de l'œil droit se contracte en même temps que le muscle droit interne de l'œil gauche, chacun de ces muscles ayant un nerf moteur différent, moteur oculaire externe et moteur oculaire commun.

On a imaginé de nombreuses hypothèses anatomiques pour expliquer ces synergies physiologiques; mais ce ne sont que des hypothèses, aucune d'elles ne repose sur des faits établis. Nous avons déjà mentionné (p. 411) l'association que M. Duval croyait avoir constatée entre le noyau d'origine de la 6= et de la 3'= paire, et (p. 403) les relations du noyau de Deiters avec ces mômes nerfs. Au fond tous les mouvements des yeux supposent des actions synergiques et la mise en jeu des trois nerfs moteurs ; le dispositif de ces associations compliquées nous est inconnu.

Sur l'origine du nerf moteur oculaire commun, voy. : Dl;val et Laborde, De l'innervation des mouvements associés des globes oculaires. Journal de VAnatomie, 1880; — DarksciiewiTScn, Ueber den oberen Oculomotoriuskern. Arch. f. Anat., 1889; — Perlia, Die Anatomie des Oculomotorius centrum. Arch. f. Ophthalm., 1889; — Kœluker, Ueber den Ursprun"des Oculomotorius, 1892; — Van Gehl'cuten, Origine du nerf oculomoteur commun. La Cellule, 1892; — Les recherches d'ÉoixGER sont de 1883, celles de Westpiial de 1888.

Pour la bibliographie des travaux nombreux, parus depuis 1893, voy. : Vax Gehuchten, i" édition, et Becuterew, Les voies de conduction, 1900.

Faisceau longitudinal postérieur.

Ce faisceau, appelé aussi bandelette longitudinale postérieure, est connu depuis longtemps. Il s'étend sur toute la longueur du tronc cérébral, depuis l'extrémité supérieure de l'aqueduc de S}^vius jusqu'au collet du bulbe, où il se confond avec la moelle. Il occupe constamment la partie la plus postérieure de la calotte, le long du raphé et du sillon postérieur, juxtaposé au coté opposé.

On le voit en coupe dans les figures 284, 290 et 298.

Son importance est sans doute considérable, car il existe chez tous les vertébrés et sa formation embryologique est très précoce.

C'est une voie d'association qui relie les cornes antérieures de la moelle et ses cellules motrices avec les noyaux moteurs et sensitifs des nerfs crâniens, et ceux-ci entre eux. C'est grâce à lui sans doute que s'accomplissent les mouvements symétriques des yeux, de la tète

POmiER ET CHARPy. — III. 28

[CHARPy.]

N.delacom.

Mot. comm.

T. qii. ant.

T. qu. posl.

Trij. mot.

. Fac.

-Y. mixtes

Ihjpogl.

F. fond. ant.

FiG. 294. — Le faisceau longitudinal postérieur. Figure schématique.

422 NÉVROLOGIE.

et du cou, et certains mouvements d'équilibration en rapport avec les excitations du nerf vestibulaire.

Il est difficile pour le moment d'être plus explicite et les derniers travaux sont loin d'avoir conduit à des résultats concordants, car nous voyons, d'une part, Van Gehuchten le considérer comme une voie descendante, en grande partie motrice, alors que Cajal affirme ({ue c'est un faisceau ascendant uniquement sensitif.

Van Geuuciiïen. Plusieurs mémoires résumés dans son Syst. nerveux, 1900; — Cajal, Beitr. s. Studium clcr Medulla oblongata, 1896.

Voici les principaux faits indiqués par ces auteurs :

1° Le faisceau longitudinal contient des fibres ascendantes et des fibres descendantes, car, d'après les expériences de Thomas, il dégénère dans les deux sens. Les fibres ascendantes sont principalement des fibres croisées, et les descendantes,^ des fibres directes.

2° Ses fibres naissent de plusieurs centres : 1° A son extrémité supérieure, d'un petit noyau qui est, pour Van Gehuchten, un centre spécial, le noyau du faisceau L postérieur, placé au-devant du canal de Sylvius, un peu au-dessus du noyau moteur oc. commun el qui, pour Betcherew, est simplement le noyau de la commissure ou de Darkschewitsch. Pour Cajal, ce sont là des terminaisons et non des origines. — 2" Du noyau vestibulaire de Deiters, origine principale pour Cajal, ce qui lui semble indiquer un rôle dans l'équilibration. Ces fibres sont croisées et ascendantes; elles abandonnent de nombreuses collatérales aux noyaux des nerfs moteurs de l'œil. — 3° Du noyau gélatineux de la racine descendante du trijumeau et plus particulièrement de ses cellules géantes. — 4° Des grandes cellules de la substance réticulée. Ces fibres sont également croisées et ordinairement bifurquées en branches ascendante et descendante.

3° Dans son trajet, le faisceau abandonne de riches collatérales et des fibres terminales aux noyaux moteurs de l'œil (3°, 4° et 6*= paires) et peut-être au facial, à l'hypoglosse et même aux centres moteurs des nerfs mixtes.

4° A son extrémité inférieure, le faisceau longitudinal passe dans le cordon antérieur de la moelle. Il occupe une partie du faisceau marginal antérieur et ses dégénérations se poursuivent jusqu'à la moelle lombaire. Il se termine dans les cornes antérieures au fur et à mesure de son trajet. '

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