ÉVOLUTION DE L'EGORGE CÉRÉBRALE
Nous exposerons à grands traits l'évolution phylogénique, c'est-à-dire celle de la série animale, et l'évolution ontogénique du cerveau humain.
A. Évolution phylogénique. — L'étude de riiémisphère chez les vertébrés nous apprend deux choses, d'abord que la présence d'une écorce cérébrale n'est pas nécessaire à la manifestation des phénomènes psychiques, conscience, volonté, mémoire, puisque cette écorce l'ait défaut chez les vertébrés inférieurs; ensuite que le développement du manteau cortical n'est pas continu, régulièrement progressif se- Manteau Epiph. r.npt. Crrvelet ion les échelons de nos classifications, mais que l'on constate ici des lacunes, là des évolutions divergentes. Il reste pourtant un fait général : la formation et l'extension de l'écorce liémisphérique marchent de pair avec l'accroissement de l'activité cérébrale, et surtout dans cette écorce la cellule pyramidale
ou psychique, qui ne fait jamais défaut, est d'autant plus compliquée dans ses expansions, d'autant plus riche en fibres d'association que l'intelligence est plus élevée. Les poissons seuls n'ont pas de cellules pyramidales, encore en observe-t-on chez certains d'entre eux. L'homme possède les cellules corticales sans comparaison les mieux organisées sur toute rétendue de son manteau, et dans certaines régions de ce manteau elles constituent d'immenses associations, presque personnelles au cerveau humain; telle est la vaste écorce du lobe frontal, siège des phénomènes psychiques supérieurs, et la sphère visuelle du lobe occipital avec ses radiations optiques qu'on ne retrouve que très amoindries chez les autres animaux.
(( Nos recherches comparatives sur les propriétés de la cellule pyramidale nous ont appris que, plus on descend dans l'échelle des vertébrés, moins l'appareil protoplasmique apparaît différencié, et moins nombreuses, longues et ramifiées se montrent les collatérales des cylindre-axes. Ainsi, chez les oiseaux la pyramide manque de tige radiale et de véritable panache externe; chez les reptiles, la tige et le panache périphérique existent, mais les expansions basilaires et latérales sont encore absentes, ou réduites seulement à
Cerveau de poisson osseux.
Bulbe olf.
Œil pin.
Manteau