‹ Traité d'anatomie humaineChapitre 205 sur 368 · NEVROLOCIE · texte numérisé non relu

NEVROLOCIE

Les veines efférenles du réseau que nous avons décrites sous le nom de veines cérébrales s'unissent à leur tour, soit de haut en bas, soit d'avant en arrière par des branches transversales ou longitudinales nombreuses, convergeant surtout vers le commencement de Sylvius, sur la limite des deux territoires; la plus remarquable est la grande anaslomotique de Trolrird. De là un second réseau à mailles beaucoup plus larges, à canaux beaucoup plus volumineux. C'est le grand réseau veineux superllciel. Le système ventriculaire des veines de Galien montre également des anastomoses entre ses gros troncs efïérents, les veines cérébrales internes; il est à son tour mis en communication avec le système cortical par un certain nombre de veines que nous avons indiquées.

Les anastomoses bilatérales des deux moitiés du cerveau sont établies par l'hexagone veineux de la base, à l'aide de son réseau central et de ses deux branches transversales antérieure et postérieure, — par les veines cérébrales internes qui se rendent au tronc unique et impair de la veine de Galien, — par des veines pie-mériennes qui s'anastomosent sur la ligne médiane au niveau du genou du corps calleux, dans le point où la faux est éloignée du corps calleux, et surtout par la veine inlerhémisphérique supérieure. Cette veine volumineuse qui fait suite en avant au sinus long, inférieur, se bifurque un peu on arrière du genou du corps calleux, remonte sur la face interne des deux hémisphères en recueillant le sang du lobe calleux et de F' et va se jeter dans les veines cérébrales ascendantes, tributaires du sinus long, supérieur (Labbé).

Enfin des anastomoses avec la circulation extra-cérébrale ont lieu par des veines, inconstantes du reste, qui vont de la région pariétale à la dure-mère, — à la base du lobe temporal, par les anastomoses entre la veine sylvienne superficielle et les veines méningées, — et par les veinules qui accompagnent les nerfs crâniens dans leurs orifices de sortie.

En résumé, en considérant la disposition fondamentale des veines, indépendantes dans leur territoire d'origine, anastomotiques dans leurs troncs extérieurs, nous voyons que la formule physiologique de la circulation veineuse est au fond identique à celle de la circulation artérielle.

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