DORSALES
Droit supérieur. 1 Droit interne.
1 Droit inférieur.
Petit oblique.
Moteur oculaire commun.
Ophlalmicus profundus.
Grand oblique.
1"^*^ cavité viscérale ou cavité de Tare mandlbulaire.
IV'= paire.
Trijumeau
moins
rophtalmiciis
profundus.
Droit externe.
2" cavité viscérale ou cavité de l'arc
VP paire, i Néant.
Acousticofacial.
Néanl.
hyoïdien.
Néant.
3° cavité viscérale (cavité du l"' arc branchial).
Néant.
IX= paiie.
Néant.
4" cavité viscérale.
Néant.
Muscles allant du
3° cavité viscérale.
> X' paire.
> crâne à la cein-
6° cavité viscérale.
> XI1= paire.
ture scapulaire.
1" cavilé viscérale.
On put croire un instant que le trav^ail de Van Wijhe avait tranché la question et que, suivant l'expression d'Ahlborn, la constatation directe des somites céphaliques « éviterait désormais la peine d'apprécier leur nombre par des moyens indirects ». En réalité il n'en fut rien.
Certes quelques auteurs, comme Wiedersheim et Gegenbaur, adoptèrent les vues de Van Wijhe, et se contentèrent de lui faire subir des modifications de détails; mais un plus grand nombre se refusa à accepter les conclusions de l'anatomiste hollandais. Les uns, comme Beard, continuent à appi'écier indirectement le nombre des somites céphaliques par l'examen de l'appareil branchial. D'autres,
NERFS CRANIENS. 771
comme Miss J. Platt, Uohrn, Killian acceptent l'existence des somites céphaliques, mais en trouvent un nombre beaucoup plus considérable que celui donné par Van Wijhe. Dolirn cbez ïorpedo marmorata n'en déciùt pas moins de douze à quinze, rien que pour la région antérieure de la tète, et Killian en compte dix-sept à dix-huit pour l'extrémité céphalique de Torpédo ocellata. — Mais il est des discordances plus graves encore. Ilatscheck nie que le développement des muscles de l'œil se fasse comme l'a indiqué Van Wijbe; d'après lui, seul le droit externe dériverait des myotomes, les auti-es muscles se rattacheraient à la musculature des arcs branchiaux, c'est-à-dire seraient des dérivés des plaques latérales. — De même Froriep et Rabl arrivent, l'un en étudiant le
Foss. buccale.
Foss. olfaci.
\\ J \ l 111/// ■-■/ Cav. arC: brandi.
\'\ /aV t/ / / I l I l I (plaques lalér.)
Fio. 414. — Représentation schématique de rexlrémité cépluilique et d'un vertébré inférieur. D'après la description de Van Wijhe.
Le mésodernie cûplmliriue (myotomes el plaques latéiMles) est en rouge.
développement de la région occipitale des vertébi'és supérieurs, l'autre en suivant l'évolution du mésoderme céphalique des sélaciens, à des conclusions bien différentes de celles de Van Wijhe ; pour eux, on ne peut parler de métamérie (du moins de métamérie assimilable à la métamérie du tronc) que pour la région postérieure de la tète. — Enfin Ahlborn, Froriep et Rabl nient le parallélisme, jusqu'ici généralement admis, entre la disposition des segments primordiaux {myomérié) et celle des arcs branchiaux (6ra«c/<ioOTene). Si nous ajoutons que d'autres auteurs, comme Zimmermann, cherchent dans la disposition des centres nerveux eux-mêmes (encéphalomérie) la disposition segmentaire si contestée pour le mésoderme céphalique, on sera forcé de convenir qu'à l'heure actuelle le désacord le plus complet règne sur la question.
Cependant en dépit de ce désaccord, d'ailleurs peut-être plus apparent que réel, il est possible de tirer de l'ensemble des travaux que nous venons d'indiquer quelques conclusions générales.
C'est ici le moment de rappeler la division des nerfs crâniens en deux groupes : 1" les nerfs ventraux qui se distribuent aux muscles dérivés des myotomes ; 2*» les nerfs dorsaux dont les fibres motrices se distribuent aux muscles dérivés du méisoderme des arcs viscéraux. Il est évident que la disposition des premiers sera liée à celle des myotomes et que celle des deuxièmes sera subordonnée à l'agencement des arcs viscéraux.
On peut donc envisager séparément la métamérisation des éléuienls de
LES NKHFS.
chacun <le cos deux groupet^. On doit même le i'aire puisque la ([uesllon des rapports de la myomérie et de la branchiomérie n'est pas encore tranchée; bien plus, nous verrons, en étudiant le trijumeau, qu'elle semble devoir être résolue par la négative. Ceci posé, on peut conclure de la façon suivante :
1" En ce qui concerne les nerfs ventraux, l'incertitude dans laquelle nous nous trouvons à l'heure actuelle du nombre exact des somites céphaliques ne permet point de donner une métamérisation précise de ces nerfs. Cependant des recherches assez récentes de Hoffmann confirmant, à peu de chose