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I. BRANCHE OPHTALMIQUE DE WILLIS

Syn. : Première branche du trijumeau, branche supérieure, nerf orbito-frontal, ramus prinius s. ophtahnicus.

La branche ophtalmique de Willis est la plus interne des trois branches principales du ganglion de Gasser.

Trajet et rapports. — Née de la partie interne du ganglion, elle se porte en haut et en dehors, formant avec le nerf maxillaire supérieur un angle aigu ouvert en avant. Elle se place, dès son origine, dans la paroi externe du sinus caverneux. Au niveau de la partie moyenne du sinus, la branche ophtalmique est sous-jacente au pathétique et au moteur oculaire commun qui s'étagent au-dessus d'elle. En dedans se trouvent la carotide et le moteur oculaire externe, le plus souvent libres dans le sinus. Mais ces rapports ne tardent pas à se modifier. Obliquement ascendante, l'ophtalmique croise bientôt le pathétique, dont le trajet est sensiblement horizontal et se place en dehors de lui ; tous deux passent au-dessus du moteur oculaire commun, légèrement descendant. Au moment où elle va pénétrer dans l'oi'bite, la branche ophtalmique se divise en trois branches terminales : le nasal, le frontal et le lacrymal (Voy. fig. 454).

Souvent il n'y a pas Irifurcation, mais bifurcation ; l'ophtalmique se divise en deux branches : l'une forme le nasal; l'autre, tronc commun du frontal et du lacrymal, ne se divise qu'à l'intérieur de l'orbite.

Anastomoses et branches collatérales. — Avant de se trifurquer, l'ophtalmique a reçu des anastomoses et émis des collatérales.

Les anastomoses sont constituées par un ou deux filets très grêles c[ue l'ophtalmique reçoit du plexus caverneux et par les trois rameaux qu'il envoie aux trois nerfs moteurs de l'œil. Empressons-nous d'ajouter que si les premiers sont incontestables, il n'en est pas de môme des deuxièmes. E. BischofïS c[ui a soumis au contrôle du microscope les anastomoses en question, que Yalentin a si minutieusement décrites dans le sinus cavei'neux, a été amené par ce moyen d'investigation à rejeter formellement leur existence.

Les collatérales sont des rameaux méningés. Quelques-uns de ces rameaux, de volume infime, se perdent immédiatement dans la paroi même du sinus caverneux. L'un d'eux, très long, encore que très grêle aussi, mérite une mention spéciale : c'est le nerf récurrent cV Arnold on nerf de la tente du cervelet. Il se détache de l'ophtalmique, au niveau de la jonction des deux tiers postérieurs et du tiers antérieur du sinus caverneux ; dès son origine, il se recourbe brusquement, se porte en arrière et vient se mettre en contact avec le pathétique; ses connexions avec ce nerf sont assez variables; dans quelques cas, le nerf récurrent d'Arnold perfore la 4« paire ; parfois il est perforé par elle ; plus souvent peut-être y a-t-il accotement simple des deux filets. Après avoir croisé

1. E. Bischoff, Mikroskop, Analyse der Anastomosen der Kopfnerven, Miinciien, 1865.

le pathétique, le nerf récurrent continue son trajet et vient s'épanouir par un pinceau délicat dans la tente du cervelet (Voy. fîg. 453).

Branches terminales -. 1" Nerf nasal. — Le nerf nasal, encore appelé nerf naso-ciliaire, est la plus interne des trois branches terminales de l'ophtalmique. Il pénètre dans l'orbite par la partie interne de l'anneau de Zinn en dedans du moteur oculaire commun et de la veine ophtalmique (Voy. fig. 440). Il s'engage sous le droit supérieur, au tendon duquel il adhère parfois assez intimement pour que l'on risque de le briser en rabattant ce muscle. Il croise ainsi l'artère ophtalmique et le nerf optique, puis passe entre le grand oblique

N. opt.

Tige piiuît.

N. moi. oc. com.

N. mot. oc. exl.

. N. recitrr. Avn.

Bulbe.

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