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NERFS DU MEMBRE SUPÉRIEUR, BRANCHES TERMINALES DU PLEXUS BRACHIAL

Syn ■ Nerfs du bras (Armnerven), Valentin, Schwalbe; branches terminales duplexas brachial, auteurs français, Cruveilhier, Sappey, etc. ; une partie des nerfs sous-claviculaires, C. Kr'ause, Quain ; nerfs longs du plexus brachial, Henle.

Dans la classification deFiJrbringer que nous avons adoptée, les nerfs du membre supérieur se divisent en deux groupes : les nerfs brachiaux antérieurs et les ner/!s brachiaux 'postérieurs. Ils sont tous caractérisés par ce fait qu'ils se détachent de l'extrémité externe des troncs secondaires, et qu'ils vont, îx des niveaux variables, se perdre dans le membre supérieur. Leur disposition sur deux plans, l'un antérieur, l'autre postérieur, déjà indiquée pour les troncs secondaires, s'accentue dans leur trajet et dans leur distribution, dès le segment supérieur du membre thoracique. En effet, les nerfs issus des troncs secondaires antérieurs (supérieur et inférieur) se rendent aux muscles et aux téguments situés du côté de la flexion, tandis que la peau et les masses musculaires placés du côté de l'extension reçoivent leurs fibres nerveuses d'un nerf unique qui représente la terminaison du tronc secondaire postérieur. Toutefois, si la limite entre les nerfs destinés aux muscles de la flexion, et ceux qui se rendent aux muscles de l'extension, est nettement marquée, efle l'est beaucoup moins en ce qui concerne l'innervation cutanée, et l'on voit les branches sensitives des nerfs antérieurs empiéter de chaque côté sur les territoires postérieurs, de sorte que seule la peau de la région dorsale médiane est tributaire du nerf postérieur. La prédominance des fléchisseurs sur les extenseurs a provoqué à un moment donné une différenciation plus avancée dans les nerfs qui leur transmettaient l'excitation des centres. Aussi, tandis qu'il n'existait qu'un tronc postérieur unique, il se formait deux nerfs antérieurs, l'un réunissant toutes les fibres destinées aux muscles du côté radial qui sont homodynames, et l'autre o-roupant les fibres motrices des muscles du côté cubital. On conçoit donc facdement qu'il y ait eu primitivement un tronc unique pour la face antérieure de même que pour la face postérieure. C'est ce que montrent certaines anomalies réo-ressives ainsi que des considérations d'anatomie comparée; le médian et le cubital sont fusionnés au bras en un seul tronc, chez les ruminants et chez les carnassiers. Avec les fonctions multiples du membre supérieur une différenciation plus grande s'est établie d'abord entre les muscles, puis entre les nerts. L'extension et la supination sont restées sous la dépendance du nerf postérieur; la flexion avec inclinaison de la main, la pronation, l'opposition exigeant l'action d'un nombre considérable de muscles, ont eu pour conséquence le groupement des fibres nerveuses en plusieurs cordons distincts constituant les nerfs de la couche antérieure. Cette division n'a, d'ailleurs, rien d'arbitraire, car s il est vrai que chaque racine se distribue à un territoire musculaire ou eu ane déterminé, il ne faut pas oublier que chaque nerf périphérique reçoit des fibres de plusieurs racines. Ces fibres de leur côté ont leur origine dans des groupes cellulaires qui ont chacun la valeur d'un centre fonctionne , tout en restant cependant solidaires les uns des autres, mais dont 1 excitation simultanée donne naissance à un mouvement toujours complexe. A mesure que les fonctions deviennent plus nombreuses, elles se pénètrent les unes les autres.

D'après Collins, les groupes originaires des nerfs du plexus brachial sont au nombre de trois, compris entre le 4'' segment cervical et le 1<" segment dorsal. Les groupes cellulaires supérieurs innervent les muscles de la racine du membre, les groupes inférieurs ceux de l'extrémité. Le noyau des fléchisseurs est externe et inférieur par rapport à celui des extenseurs qui est le plus rapproché de la ligne médiane; les groupes cellulaires qui agissent sur les muscles dorsaux sont internes et ventraux dans la corne antérieure. G. Marinesco a pu tout récemment constater l'existence d'un noyau distinct pour le radial et d'un noyau commun pour le médian et le cubital.

Nous allons étudier successivement les nerfs du membre supérieur, d'abord ceux qui constituent le groupe antérieur, nerfs brachiaux antérieurs ou ventraux, puis ceux du groupe postérieur réduits à un seul tronc, le radial.

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