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II. NERFS BRACHIAUX POSTÉRIEURS OU DORSAUX

Les nerfs brachiaux postérieurs sont représentés par un seul cordon nerveux, le radial, qui tire son origine du tronc secondaire postérieur ; il se distribue aux muscles extenseurs du membre supérieur et aux territoires cutanés qui recouvrent ces muscles à la région dorsale du bras, de l'avant-bras et de la main.

NERF RADIAL

Sy7i. : Nerf musculo-spiral des auteurs anglais; nerf radio-digital des anciens anatomistes, Valentin ; Speichennerve des Allemands ; nervus radialis, Anat. Nom.

Origine. — Le nerf radial est le prolongement du tronc secondaire inférieur ; il reçoit des fibres des 6^, 7<= et 8" paires cervicales et de la l'"'^ dorsale. C'est, avec le médian, la branche la plus considérable du plexus brachial, et il n'est pas rare de voir son diamètre l'emporter sur celui de ce dernier nerf; le circonflexe, qui se détache du tronc postérieur en même temps que lui, paraît, en général, être une de ses branches.

Trajet. — Le nerf radial traverse le creux axillaire avec les organes du paquet vasculo-nerveux ; mais, dès la partie supérieure du bras, il s'enfonce dans la région dorsale, vers la face postérieure de l'humérus qu'il contourne pour venir, au niveau du pli du coude, se placer au fond du sillon bicipital externe. Parvenu contre la tête du radius, il se divise en deux branches terminales; l'une postérieure, qui se distribue aux muscles de la 'région dorsale de l'avant-bras, l'autre antérieure, qui descend le long du bord interne de l'avant-bras, pour aller innerver les téguments de la région dorsale et externe de la main.

Rapports. — Nous décrirons les rapports du nerf radial : 1» dans le creux de l'aisselle ; 2° au bras ; 3'^ au niveau du coude.

1° Dans le creux axillaire. — Dès son origine, le radial se porte en bas, en dehors et en arrière; il chemine ainsi, à la partie postérieure du paquet vasculonerveux sur les tendons du sous-scapulaire et du grand dorsal, et passe devant le nerf et les vaisseaux sous-scapulaires. A la base de l'aisselle, il se trouve compris entre le tendon du grand dorsal en arrière, les insertions inférieures du coraco-brachial en dehors, et la courte portion du biceps en avant. Dans le paquet vasculo-nerveux, il est d'abord situé au-dessus, puis en arrière de l'artère axillaire, et enfin il lui devient externe, dès que cette artère a fourni la circonflexe postérieure, en avant et au-dessus de laquelle le nerf radial vient se placer. Le musculo-cutané descend au-dessus et en avant du radial, le cubital au-dessous et en dedans, presque sur le même plan, tandis que le médian en reste séparé par l'artère axillaire ; le nerf circonflexe longe son bord supérieur jusqu'au point où il pénètre avec les vaisseaux homonj^mes dans le trou carré. Le nerf radial commence à donner quelques branches collatérales sur le tendon du grand dorsal.

2° Au bras. — Dès qu'il a cessé d'être en contact avec le tendon du grand dorsal, le nerf change brusquement de direction et se porte en dehors et en arrière. Après avoir perforé la cloison intermusculaire interne, il croise la longue portion du triceps, s'insinue entre elle et les fibres supérieures d'insertion du vaste interne, et vient s'appliquer contre la face postérieure de l'humérus, dans l'intervalle limité par les trois chefs du triceps. Il décrit alors autour de la diaphyse humérale un demi-tour de spire ou plus exactement d'hélice, qui l'amène sur le bord externe de l'humérus; cette disposition lui a valu, de la part des auteurs anglais, le nom de musculo-spiral. On dit, dans les traités classiques, que le radial contourne l'humérus, en passant dans la gouttière de torsion, ce fait n'est pas absolument exact. En effet, Farabeuf (1886) a montré que la gouttière

NERFS RACHIDIENS.

p. rond.

Gr. rond. -IT

Bad.

Dell.

- Cire.

... H. cul.

Longueport.

N. V. int.

Vaste ext.

dite de torsion représente une simple dépression creusée au-dessous des insertions du deltoïde et que le radial passe dans un sillon fruste situé au-dessous de cette dépression sous-deltoïdienne (Voy. Ostéol., page 147, B). Dans cette partie de son trajet le nerf peut être englobé par un cal consécutif à une fracture de l'humérus (cas d'Ollier, etc.). On sait d'autre part que, pendant la contraction musculaii'e du triceps, le radial peut se déplacer de .3 à 4 millimètres, ce qui suffit pour éviter la compression du nerf entre le muscle et l'os. Lorsque ce déplacement devient impossible, la compression peut se produire, ainsi que l'a montré ^- '"'«'^^ "^^ Gérulanos (1897), et on peut observer alors des paralysies radiales consécutives.

Le radial, après avoir contourné l'humérus, et perforé la cloison intermusculaire externe, apparaît à l'union du tiers moyen et du tiers inférieur du bras, sur la face externe de l'os, dans le fond de la gouttière bicipitale ; il est appliqué contre les fibres d'insertion du brachial antérieur, entre le long supinateur en dehors et le biceps en dedans. Dans son trajet spiral, le nerf est accompagné par une branche de l'artère humérale, la collatérale externe, qui, près de son origine, croise la face antérieure du radial pour venir s'accoler à son bord

externe. Derrière l'humérus, la collatérale externe est placée en dehors et audessus du nerf, et elle s'unit, dans la gouttière bicipitale, avec la récurrente radiale antérieure, qui remonte en avant et en dehors du radial. Dans la généralité des cas, la courbe du nerf est parallèle à celle de l'artère et de ses veines satellites et située un peu au-dessous et en dedans ; plus rarement le nerf descend en dehors et au-dessous de l'artère, quelquefois enfin les deux courbes se croisent à angle aigu et le nerf, primitivement e.xterne par rapport aux vaisseaux, leur devient interne.

3" Dans la région du coude. — Le radial chemine en compagnie delà récurrente radiale antérieure, entre le long supinateur et le tendon du biceps, séparé de l'articulation huméro-radiale par les fibres du brachial antérieur. Sa division

Cuh.

FiG. 561.

. L. sup.

Nei'f radial à la face postérieure du bras. D'après Hirschfeld.

I0ii2 LES NERFS.

en deux branches terminales s'opère soit au-dessus, soit au niveau de Tinter ligne articulaire, quelquefois encore contre la tête du radius; la récurrente radiale antérieure passe fréquemment dans l'angle de bifurcation du nerf.

Distribution. — Le radial présente à étudier :

1° Des branches collatérales;

2° Des branches terminales ;

3° Des branches anastomotiques.

1° Branches collatérales- — Ce sont les rameaux moteurs, sensitifs ou articulaires qui naissent du radial : a) à la base du creux axillaire; b) dans le trajet de ce nerf au bras ; c) dans la région du coude.

a) A la base du creux axillaire, ou lorsqu'il passe sur le tendon du grand dorsal, le radial envoie trois rameaux principaux : a) l'un est sensitif, et aboutit aux téguments de la région supéro-interne du bras, c'est le rameau cutané interne; les deux autres sont moteurs et vont innerver deux des chefs du triceps ; ce sont : p) le rameau de la longue portion ; y) les rameaux du vaste interne.

a) Rameau cutané interne. — Bock, Cruveilhier, Sappey. — Syn. : R. cutané interne du bras, Arnold; R. cutané postérieur et supérieur, Henle, Schwalbe; R. cutané postérieur interne, C. Krause ; R. cutané dorsal du bras, Anat. Nom. — Ce rameau nerveux se détache du radial, tantôt isolément, tantôt avec les nerfs musculaires du triceps ; il contourne de dedans en dehors la longue portion du triceps et perfore l'aponévrose brachiale au voisinage de l'union des trois chefs de ce muscle. Il se distribue à la peau de la partie moyenne du bras, en dedans des filets de l'accessoire et de l'intercosto-huméral et au-dessous du rameau cutané de l'épaule, avec lequel il s'anastomose; on peut suivre ses dernières ramifications jusque vers l'olécrâne. Il innerve donc les téguments qui revêtent le vaste interne et la longue portion du triceps.

[3) Rameau de la longue portion du triceps. — R. du long anconé, Henle, Schwalbe. — Ce rameau descend sur le bord interne de la longue portion du triceps, et se divise en un certain nombre de filets qui pénètrent dans la portion charnue du muscle vers sa partie moyenne, et dont on peut suivre certains jusqu'au tendon olécrânien ; ces divers filets peuvent avoir une origine distincte sur le tronc du radial. Cruveilhier signale parmi eux un petit rameau spécial qui naît souvent isolément, et qui se caractérise par son trajet récurrent ; il remonte jusqu'aux insertions scapulaires du triceps et fournit quelques fibres à l'articulation de l'épaule.

y) Rameaux du vaste interne. — R. de l'anconé interne, Henle, Schwalbe. — Ces rameaux sont multiples; les uns, supérieurs, pénètrent directement dans le vaste interne ; les autres, inférieurs, ne s'enfoncent dans le muscle qu'après un trajet superficiel assez long. L'un de ces derniers, signalé depuis longtemps, descend jusqu'au voisinage de l'articulation du coude (Cruveilhier); il a été désigné par C. Krause sous le nom de rameau collatéral cubital du nerf radial, et il peut en imposer, au premier abord, pour une anastomose entre le radial et le cubital. En effet, dès son origine, il longe la face interne de la longue portion du triceps, puis il se porte en dedans et en arrière vers le cubital, à la gaine connective duquel il s'accole pour traverser la cloison intermusculaire interne; il se perd ensuite dans la partie inférieure du vaste interne. Cer-

NERFS RACHIDJENS. lO^iS

tains filets de ce rameau collatéral cubital accompagnent l'artère collatérale interne, et aboutissent à la région interne de l'articulation du coude (Arnold). b) Dans la région du bras. — Dans son parcours autour de l'humérus, le radial donne trois ordres de rameaux : a) des rameaux musculaires, destinés au vaste externe; f) quelques filets périostiques ; y) un rameau sensitif, le rameau cutané externe, qui se porte à la région dorsale de l'avant-bras.

a) Rameaux du vaste externe. — Ces rameaux, au nombre de deux, naissent du radial à l'origine du canal musculo-spiral. L'un, supérieur, se perd dans les insertions du vaste externe qui limitent en haut ce canal. L'autre, inférieur, est un long filet nerveux qui descend d'abord entre le vaste externe et la longue portion du triceps; il s'enfonce ensuite entre les fibres musculaires qui se fixent au tendon olécrànien, leur donne quelques fins [ramuscules, puis il passe sur le bord externe de l'olécràne et se terminent dans l'anconé. On le désigne, en général, sous le nom de rameaic du vaste externe et de l'anconé.

[i) Filets périostiques. — Rauber a signalé quelques filets qui se détachent du radial autour de la diaphyse humérale, et se distribuent au périoste. Dans quelques cas assez rares, le radial fournit un nerf diaphysaire de l'humérus.

y) Rameau cutané externe (Klint, Cruveilhier). — Sy^i. : R. cutané externe de l'avant-bras, Valentin, Krause; nerf cutané externe et supérieur, Bock; nerf cutané postérieur et inférieur, Henle, Schwalbe; nerf cutané dorsal de l'avant-bras, Anat. Nom. — Le rameau cutané externe du radial se sépare de ce nerf lorsqu'il contourne le bord externe de l'humérus, ou même dans la partie supérieure de la gouttière bicipitale externe. Il perfore l'aponévrose un peu au-dessus de l'épicondyle, en dehors de la veine céphalique, et se divise en deux groupes de filets cutanés. Les uns, antérieurs, presque transversaux, se portent sur le bord externe du bras, oii ils s'unissent aux filets descendants du nerf cutané de l'épaule. Les autres, postérieurs et descendants, longent d'abord la veine radiale superficielle, et se distribuent à la face postérieure de l'avant-bras entre les territoires du musculo-cutané et du brachial cutané interne; leurs ramifications terminales peuvent être suivies jusqu'au poignet, oîi elles s'anastomosent avec les filets supérieurs et internes de la branche dorsale du cubital et avec les filets supérieurs et externes de la branche antérieure du radial. Le rameau cutané externe recueille donc les impressions sensitives de la région inféro-externe du bras, ainsi que de la partie médiane et postérieure de l'avantbras et du poignet.

c) Dans la région du coude. — A l'extrémité inférieure de la gouttière bicipitale, le radial donne encore trois ou quatre rameaux, musculaires et articulaires. Les premiers descendent parallèlement au tronc du radial ou à sa branche antérieure et aboutissent, l'un au long supinateur cju'il aborde par sa face interne, l'autre au premier radial externe. Quant aux filets articulaires, ils proviennent soit du radial, soit plus fréquemment d'un des rameaux musculaires, et se répandent dans les ligaments antéro-externes de l'articulation du coude, oii on peut les suivre jusque vers la tête du radius (Rûdinger). Dans certains cas, rares d'ailleurs, le radial fournit encore dans cette région un petit filet nerveux pour le brachial antérieur.

2° Branches terminales. — Des deux branches terminales du radial, l'une postérieure est motrice, l'autre antérieure est sensitive.

a) Branche postérieure (Sappey). — Syn. : Branche profonde ou musculaire Cruveilhier: nerf interosseux postérieur, Quain et auteurs anglais; rameau profond, Anat. Nom. — La branche postérieure du radial, d'abord située au côté externe du tendon du biceps, ne tarde pas à s'enfoncer dans le court supinateur à la face profonde duquel elle se place pour contourner en spirale le col du radius. Elle sort ensuite du court supinateur près de son bord inférieur, et parvient à la région postérieure de l'avant-bras entre la couche musculaire superficielle et la couche profonde. En général, elle s'épanouit presque aussitôt en une série de rameaux secondaires dont l'un (nerf interosseux postérieur), plus volumineux que les autres, peut être considéré comme sa continuation. Avant de pénétrer dans le court supinateur, la branche postérieure donne un filet nerveux qui aboutit au deuxième radial externe. Dans son trajet sous le court supinateur elle lui fournit deux ou trois filets moteurs. La branche postérieure innerve tous les muscles delà région dorsale de l'avant-bras, saufranconé(Voy. p. 104.3) ; elle émet : 1° en dedans, des rameaux destinés aux muscles de la couche superficielle ou postérieure et désignés sous le nom de rameaux postérieurs, 2° en avant, deux séries de rameaux descendants destinés aux muscles de la couche profonde et réunis sous le nom de rameaux antérieurs.

1° Les rameaux postérieurs comprennent : a) un rameau pour le cubital postérieur qui croise en avant l'extenseur commun des doigts ; b) un rameau qui passe sur la face antérieure de l'extenseur commun auquel il se distribue, et qui donne presque constamment un fin filet pour l'extenseur propre du petit doigt. Le rameau de l'extenseur commun est souvent double, et les filets supérieurs qui en naissent sont caractérisés par leur trajet récurrent (Cruveilhier). — 2° Les rameaux antérieurs les plus externes innervent le long abducteur et le court extenseur du pouce, tandis que les plus internes se perdent à la face postérieure du long extenseur du pouce et de l'extenseur propre de l'index. D'après Schwalbe, le nerf de l'extenseur propre de l'index se détache du nerf interosseux postérieur au tiers inférieur de l'avant-bras.

Nerf interosseux postérieur. — Le nerf interosseux postérieur est d'abord placé entre le long extenseur en dedans, le long abducteur et le court extenseur du pouce en dehors; puis, à l'union du tiers moyen et du tiers inférieur de l'avant-bras (Schwalbe), il devient plus profond et s'applique contre le ligament interosseux. Cruveilhier appelle nerf interosseux le tronc commun du nerf que nous décrivons sous ce nom et des rameaux qui aboutissent aux muscles de la couche profonde ; il importe donc de faire remarquer que le nerf interosseux mérite seulement cette appellation lorsqu'il s'applique contre la membrane interosseuse et qu'il descend en dehors des vaisseaux interosseux. Vers la région du poignet, il passe sur l'extrémité inférieure du radius en cheminant dans la gouttière de l'extenseur commun. A ce niveau il présente une série de petites nodosités (Cruveilhier, Hirschfeld), ou bien il s'aplatit (Henle) avant de fournir ses filets terminaux aux articulations de la face dorsale du carpe. Dans son trajet, le nerf interosseux émet une série de fins ramuscules qui se distribuent les uns au périoste du radius et du cubitus (Rûdinger), les autres aux fibres ligamenteuses de la membrane interosseuse; parmi ces derniers, il en est un qui accompagne l'artère interosseuse postérieure, traverse avec elle l'orifice inférieur du ligament interosseux et vient s'anastomoser

NERFS RACHIDIENS. 1045

avec un filet du nerf interosseux antérieur, branche du médian. Les filets terminaux du nerf interosseux postérieur ont été suivis au delà des articulations du carpe par Rauber qui leur a donné le nom de nerfs interosseux dorsaux. Cet auteur les a vus descendre sur la face dorsale des espaces intermétacarpiens à la base desquels ils s'unissent aux rameaux perforants de la branche profonde du cubital (Voy. p. 10.3.3), et parvenir ensuite jusqu'aux articulations métacarpo-phalangiennes qu'ils innervent. Certains filets se perdent dans les téguments de l'espace interdigital ou s'anastomosent avec les rameaux digitaux dorsaux du radial et du cubital. Le nerf interosseux postérieur fournit donc tous les nerfs articulaires ou interosseux de la face dorsale de la main et de la base des doigts. L'interosseux dorsal du 1'^'" espace, plus volumineux que les autres, se divise en sept branches : deux vont en arrière, l'une à l'artère interosseuse correspondante, l'autre aux ligaments dorsaux du carpe; deux autres sont destinées aux ligaments articulaires de la base du pouce et de l'index, la cinquième se distribue au périoste du 1"^' métacarpien, la sixième s'unit au collatéral externe de l'index, la dernière enfin s'unit à la branche profonde du cubital et innerve l'articulation trapézo-métacarpienne.

2" Branche antérieure (Cruveilhier, Sappey). — Syn. : Nerf radio-dorsal, Valentin; branche superficielle ou externe, Ilenle, Schwalbe; nerf radial, Quain et auteurs anglais; rameau superficiel, Anat. Nom. — Bien que, d'après Valentin, la branche antérieure du radial puisse fournir le nerf du 2'^ radial et même des deux radiaux, la plupart des classiques sont d'accord pour la considérer comme exclusivement sensitive. D'abord placée entre le tendon du biceps en dedans, la masse charnue du long supinateur et du 1«'' radial en dehors, le court supinateur en arrière, cette branche chemine avec l'artère récurrente radiale antérieure à son côté postéro-interne jusqu'au point oii le tendon du biceps se porte sur la tubérosité du radius. Elle descend alors en dehors de l'artère radiale et de ses deux veines satellites, en avant du court supinateur, du rond pronateur et du chef externe du fléchisseur superficiel, et en arrière du long supinateur. Le nerf et les vaisseaux sont enfermés dans une gaine distincte de celle du long supinateur. Vers le tiers inférieur de l'avant-bras, lorsque les fibres tendineuses remplacent le corps charnu du long supinateur, le nerf se sépare des vaisseaux pour se porter en dehors et en arrière, d'abord dessous, puis derrière le tendon de ce muscle; il perfore alors l'aponévrose, reçoit une anastomose du musculo-cutané et devient sous-cutané. La branche antérieure du radial parvient ainsi à la face dorsale du poignet où le ligament annulaire du carpe la sépare du tendon du long supinateur en dehors, et de celui du l*^'- radial en dedans. Avant de croiser l'apophyse styloïde du radius (5 centimètres au-dessus d'après Cruveilhier), elle se divise en ses rameaux terminaux qui passent sous les arcades veineuses dorsales du carpe et qui vont se distribuer aux téguments de la région dorsale et externe de la main et des doigts.

Dans son trajet à l'avant-bras, la branche antérieure, à part quelques fins filets destinés à l'artère radiale, n'émet aucune collatérale ; ses rameaux terminaux sont au nombre de trois : a) un externe ; b) un moyen ; c) un interne.

a) Rameau externe, Cruveilhier, Henle. — Rameau palmaire, Klint; R. antérieur, Bock; R. marginal, Arnold, Schwalbe.— Ce rameau, le plus grêle des trois, descend le long de l'apophyse styloïde du radius et atteint l'articulation

Rad.

iceps.

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