‹ Traité d'anatomie humaineChapitre 350 sur 368 · D. CORDON DU SYMPATHIQUE CERVICAL · texte numérisé non relu

D. CORDON DU SYMPATHIQUE CERVICAL

En général, le cordon intermédiaire se présente sous l'aspect d'un petit tronc nerveux de 1 à 2 millimètres et demi de diamètre qui descend dans un dédoublement de l'aponévrose prévertébrale, en arrière de la carotide, et en avant, d'abord du grand droit, puis entre ce muscle et le long du cou sur le bord externe duquel il se place définitivement. Le plus souvent simple, le sympathique cervical est parfois constitué par deux cordons distincts juxtaposés. Lorsqu'il existe un ganglion cervical moyen, il interrompt la chaîne qui unit le ganglion supérieur à l'inférieur. S'il est rare de voir certains rameaux communicants se porter vers lui, il donne fréquemment naissance à quelques nerfs périphériques. D'après Valentin, il envoie constamment des anastomoses au récurrent, au phrénique et à la branche descendante de l'hypoglosse.

L'extrémité inférieure du sympathi(jue cervical montre, en général, une particularité à la description de laquelle s'attachent la plupart des auteurs. Un ou plusieurs lilets se séparent du cordon cervical ou du ganglion moyen un peu au-dessus de la sous-clavière, et passent en avant de celle artère pour venir se jeter dans le ganglion cervical inférieur, constituant ainsi une anse connue sous le nom d'anse de Vieussens {ansa subclavia Vieiissenii, Anat. Nom.). Cette anse est située sur la sous-claviére, tantôt en dedans, tantôt en dehors, tantôt enfin contre l'artère vertébrale (Cruveilhier, Ilenle). Dans la planche XIII de la Description anatoniique des nerfs, Vieussens a lig-uré cette anse nerveuse comme naissant un peu audessus du ganglion moyen, et croisant l'artère sous-clavière en dedans de l'origine de la vertébrale et du nerf cardiaque inférieur; elle aboutit au i"' ganglion thoracique, et émet un petit ramuscule qui se perd dans les parois de la jugulaire interne. Schwalbe interprète l'anse de Meussens comme un dédoublement du cordon cervical dont le rameau le plus court et le plus fort reste postérieur, c'est-à-dire parcourt le trajet normal du sympathique.

Page 1