‹ Traité d'anatomie humaineChapitre 63 sur 368 · LOBES ET LOBULES DU CERVELET · texte numérisé non relu

LOBES ET LOBULES DU CERVELET

Nous avons déjà reconnu dans le cervelet l'existence de trois lobes, d'un lobe médian constitué par les vermis supérieur et inférieur, et de deux lobes latéraux ou bémisphères. Ces derniers sont presque toujours asymétriques, à cause de l'inégalité des sinus latéraux ; la fosse cérébelleuse gauche est ordinairement plus grande que celle de droite. Quelques auteurs décrivent un ti'oisième vermis, le vermis postérieur, qui au fond de l'échancrure postérieure unit les deux autres vermis.

Quelquefois le vermis supérieur est grand et de forme triangulaire à base antérieure, limité sur les côtés par des fissures latérales. Lombroso a signalé la fréquence de cette forme chez les criminels et les faibles d'esprit. Il a montré aussi que chez les criminels on rencontrait, avec une fréquence quatre fois plus grande que chez les sujets sains, un vermis inférieur hypertrophié occupant une fossette occipitale moyenne; disposition qui rappelle le cervelet moyen des rongeurs et celui de riiomme du troisième ou quatrième mois fœtal.

Les lobes sont à leur tour divisés en lobules par des sillons transversaux profonds. Les deux surfaces du cervelet sont parcourues par des sillons curvilignes, concentriques à la grande circonférence, parallèles entre eux d'une manière générale, mais d'une régularité c{ui est loin d'être absolue; fréquemment ils s'entrecoupent et passent de l'un dans l'autre. Ils paraissent tous égaux en profondeur sur un cervelet intact, mais en les écartant après avoir enlevé les membranes et surtout en s'aidant de coupes antéro-postérieures, on voit qu'il en est de deux ordres, des superficiels et des profonds ; les profonds sont ceux Cjui arrivent jusqu'au noyau blanc central, en suivant par conséquent la direction

[CHARPY.]

NEVROLOGIE.

d'un rayon sur la coupe sagittale. Ce sont ces sillons profonds qui servent à délimiter les lobules; les sillons superficiels séparent les lames et les lamelles. Les deux principaux sillons sont le sillon circonférentiel et le grand sillon supérieur.

Le sillon circonférentiel ou grand sillon liorizontaU le plus profond de tous, car il atteint 2 et 3 centimètres, le plus constant, suit la crête de la circonférence dans toute sa longueur et se termine de chaque côté dans une gouttière que présente la face externe du pédoncule cérébelleux moyen. 11 est

FiG. 166. — Cervelet.

Vue latérale (d'après Foville).

parfois dédoublé. A son passage sur le lobe médian, sous le vermis supérieur û est superficiel et peut être partiellement interrompu. - Le grand sillon sitperienr lui est concentrique sur la face supérieure ; il se termine de chaque cote a 1 angle externe de la circonférence. Il divise la face supérieure en deux lobules un antérieur, lobule quadrangulaire, un postérieur que limite en arrière le sillon circonférentiel, lobule semi-lunaire.

Il y a douze ou quinze lobules. Les plus connus, les lobules classiques, sont • la pyramide de Malacame, la luette, les amygdales et le lobule du pneumo-gastrique. lous appartiennent à la face inférieure du cervelet (flg. 168).

La pyramide de Malacame ou pyramide lamineme est la partie postérieure du vermis inférieur, qu'on voit saillir au fond de la scissure médiane excavée en losange. Son extrémité postérieure est arrondie en tubérosité, sa partie

antérieure se prolonge de chaque côté par un bras qui l'unit à l'hémisphère voisin ; un sillon peu apparent la sépare de la luette. Les deux bras latéraux, la luette et la tubérosité postérieure forment quatre prolongements cruciaux partant de la base de la pyramide. En coupe antéro-postérieure, la pyramide apparaît sous la forme d'un triangle, à sommet effilé dirigé en avant vers le noyau central où il se perd, à large base très convexe et annelée tournée en arrière.

La luette (uvula), lobule impair, fait suite à la pyramide en avant. Comprimée latéralement en forme de coin par les lobules de l'amygdale, elle s'élargit d'arrière en avant ; sa partie visible extérieurement, ou base, s'allonge en sens antéro-postérieur par-dessus la voûte du quatrième ventricule, sur une étendue de 1 centimètre; elle fait saillie à la partie antérieure de la scissure médiane. Sa coupe est triangulaire comme celle de la pyramide. Deux pédicules blancs rattachent de chaque côté sa base aux hémisphères cérébelleux ; ses bords sont en rapport avec les valvules de Tarin.

Les amygdales ou fonsilles appartiennent à l'hémisphère dont elles occupent la pai'tie la plus interne et sont paires; elles sont remarquables chez l'homme par leur grand développement. Chaque lobule tonsillaire occupe une niche appelée par Vicq d'Azyr nid de pigeon et plus souvent nid d' hirondelle; c'est un espace creux ouvert en arrière, circonscrit en dehors par le lobule digastrique de l'hémisphère, en haut par l'union de ce lobule avec la pyramide, en bas par le pédoncule cérébelleux inférieur, en dehors par la luette. La valvule de Tarin fait le fond. L'amygdale arrondie et ferme marque son empreinte en dehors sur le lobule digastrique qu'elle excave, en dedans sur la luette qu'elle comprime ; un feuillet blanc l'unit à cette dernière à son extrémité supérieure, tandis que son extrémité inférieure renflée et arrondie, point le plus déclive du cervelet, pend dans le trou occipital et pourrait être atteinte par un instrument enfoncé à travers l'espace occipito-atloïdien (fig. 159); un sillon indique la limite de la partie engagée. Sa face interne, qui dans sa partie supérieure est au contact de la luette, est excavée en bas pour recevoir les corps restiformes du ])ulbe sur lesquels elle se moule. Ses sillons sont dirigés en sens antéro-postérieur, et c'est autour de la tonsille comme d'un centre que, sur la face inférieure de l'hémisphère, les sillons décrivent leurs arcs de cercle parallèles.

Les amygdales de chaque côté, la luette au milieu et entre elles les valvules de Tarin, rappellent la configuration de l'isthme du gosier et en ont tiré leurs dénominations.

Le lobule du pneumogastrique ou flocculus (touffe, flocon), implanté sur le pédoncule cérébelleux moyen sur lequel il s'enroule, à l'entrée du sillon circonférentiel, est une petite touffe proéminente, qui doit son nom au voisinage du pneumogastrique qu'on voit en arrière et en dessous. Il est séparé du corps restiforme par le plexus choroïde du quatrième ventricule qui sort à travers le trou de Luschka. Il a une forme de massue; son jjédoncule médullaii'e reçoit Fexti'émité externe de la valvule de Tarin. Bien que le plus petit des lobules, il est très apparent et constant ; souvent en dehors de lui, sur le pédoncule cérébelleux moyen, on trouve un flocculus accessoire. Son origine embryologique paraît être distincte de celle du reste de l'hémisphère; Cleland a- figuré un encéphale dans lequel le cervelet faisait défaut par suite d'une ventriculo-méningo-

ÏCIIARPV.]

NEVROLOGIE.

cèle, et pourlant le Ilocculus existait et occupait la partie latérale de la voûte (lu ventricule.

On s'est eiïorcô, dans ces dernières années, d'aboutir à une division topograpliique rigoureuse de la surface du cervelet, en déterminant exactement les lobules qui la composent, dette tàclio est dil'llcile. Les anatomistes ont pris comme délimitation les sillons profonds (in (le premier ordre, qui vont juscju'au noyau blanc central. Malheureusement ces sillons ne sont pas les mêmes sur le lobe médian et sur les lobes latéraux; tel sillon profond du vermis n'est plus (ju'une lissure superficielle sur l'hémisphère et inversement. En présence de celte difficulté, il a paru logique de choisir comme type le vermis, qui est le lobe fondamental dans la série, se développe le premier chez l'hounne et montre le premier des sil-

Lob. ocnli-al

Aile

Lnh. quadr.

Sillon Slip.

-■-- Culmen

Sillon civcon/ .

~"'- Lob. sem.-lun. siip - Lob. sem.-lun. inf.

Tube Folium Déclive

FiG. 107. — Lobules du cervelet.

Face supérieure.

Ions qui plus tard s'étendent à l'hémisphère. La classification ainsi obtenue ressemble beaucoup a celle que Kœlliker a tirée de ses recherches embryologiques. L'anatomie comparée fournira probablement un jour des résultats importants; pour le moment on a constate une grande variété de dispositions chez les mammifères, sans loi bien reconnaissable.

Aous donnons ici pour le lobe médian, puis pour les lobes latéraux, la répartition des dillerents lobules admise le plus communément.

Le lobe médian renferme huit lobules, dont quatre pour le vermis supérieur et quatre pour le verrais inférieur. Ce sont d'avant en arrière :

1° La lingula (languette), lobule aplati, appliqué sur la face postérieure de la valvule de N leussens et faisant corps avec elle (hg. 169 et 171). Comme elle aussi, formation cérébelleuse avortée, ce lobule se compose de 4 à 5 lames (2 à 7) disposées transversalement, séparées ordinairement en deux moitiés par un raphé médian ou môme par un sillon antéroposterieur. La pointe peut être bifide transversalement, ou de haut en bas, ce .lui donne leu a deux lingula superposées. StiUing a appelé freins de la lingula deux prolongements Irr^^"" Ij'iangulaires qui naissent de la partie postérieure et se portent à l'hémisphère correspondant, leur pointe s'attache à la face supérieure du pédoncule céréb. moyen.

- Le lobule central très petit, qui surplombe et cache la lingula; deux expansions ou mies \ ont se perdre dans l'extrémité antérieure du lobe quadrangulaire.

de nnmw"''?'"!,? """J""^' P'''"* '' P'"' ^"^""^"^ ^^^ ^'"-"'^ Supérieur; il est composé <ic nombreux feuillets. On y distingue deux parties, le culmen, sommet qui occupe les

..-Lob. grêl

r-Lob. digast.

"• Valv. Tarin

deux tiers antérieurs, et le déclive ou pente, qui descend vers l'écliancrure postérieure du cervelet.

4» Le folium cacuminls, feuillet du sommet, très étroit, composé d'un seule lame visible au fond de Téchancrure postérieure. Son individualité est caractérisée par le passage du grand sillon supérieur en avant, et du sillon circonférentiel en arrière.

Les lobules suivants appartiennent au vermis inférieur :

3° Le tiiher valvulse, renllement valvulaire, composé de 6 à 8 feuillets, à la partie la plus postérieure de Féchancrure. ,

6° La pyramide, qui a de 5 à 6 feuillets, jusqu'à 8; plus haut décrite.

7° La luette, uvula, avec 8 à 12 lames ; également décrite.

8" Le nodule, nodulus, tubercule arrondi, de forme variable qui termine la luette. Il est formé de 3 à G plis gris,

plus gros que ceux de la Tuber Pyram. Lob. sem.-lun. rnf.

luette, unis latéralement à la valvule de Tarin. Le nodule a les plus grandes analogies avec la lingula; do même que celle-ci, partie la plus antérieure du vermis supérieur, est implantée sur la valvule de Vieussens, de même le nodule, partie antérieure du vermis inférieur, est implanté sur la partie moyenne de la valvule de *l'arin qui tapisse sa face antérieure et lui donne un aspect lisse et opalin. Par l'intermédiaire des deux

valvules, il touche la lin- \ , \ A K ^~^'x "-■ -'amygdale

gula, et tous deux forment le sommet de la voûte ven-

triculaire. , >, . ,-, ,

\ Y \ r loccuius

Les lobes latéraux ou hémisphères comprennent 7 lobules, sans compter en avant les freins de la lingula et les ailes du lobule central, (jui font partie de l'hémisphère. Ce sont, en arrière des ailes du lobule central :

1° Le lobule quadrangulaire , très vaste, que l'embryologie a montré être divisé en deux parties, une qui correspond au culmen, l'autre au déclive. Dans son ensemble, il prolonge latéralement le monticulus.

2" Le lobule semi-lunaire supérieur, entre le sillon supérieur en avant et le sillon circonférentiel; il correspond au folium cacuminis.

3° Le lobule semi-lunaire inférieur, qui commence dans l'échancrure par une grosse extrémité arrondie, ce qui était l'inverse pour le lobule précédent; il correspond au tuber.

4° Le lobule grêle, gracilis, répète en partie la forme du lobule précédent.

.jo Le lobule digastrique ou bi venter, qui encadre l'amygdale en dehors. Dans sa partie interne, il figure en coupe un coin à sommet postérieur et supérieur. Avec le lobule grêle, il se soude latéralement à la pyramide.

6° L'amygdale ou tonsille, lobule tonsillaire, décrite plus haut; expansion latérale de la luette.

7» Le flocculus ou lobule du pneumogastrique, également décrit. Par la valvule de Tarin il se relie au nodule.

Le cervelet est, comme nous Tavous vu dans son embryologie, un puissant développement de la voûte du cerveau postérieur. Dans deux points cependant, la formation nerveuse avorte en partie et n'aboutit qu'à une organisation imparfaite; c'est d'abord en avant, à la jonction de la voûte du cerveau postérieur

Luelle

Nodulus

FiG. 168. — Lobules du cervelet.

Face inférieure.

[CHARPY.]

NÉVROLOCIE.

avec celle du cerveau moyen, c'est-à-dire du cervelet avec les tid^ercules quadrijumeaiix, où apparaît la valvule de Vieussens, et en second lieu en arrière à la jonction de la voûte de ce même cerveau postérieur ou cervelet avec l'arrièrecervcau ou bulbe, où se montre la valvule de Tarin. Ces deux valvules sont donc des formations ccrébelleuses atténuées; le terme de valvules qui les désigne fait allusion à un rôle mécanique qu'on leur attribuait autrefois et qui n'existe probablement à aucun titre.

1« Valvule de Vieussens. — Les Allemands la connaissent uniquement

sous le nom de voile ntédullaire antérieur

Tiib. quadrij.

de Tic il

Palhét.

Valv. Vieussen (iingula)

Péd. moy.

ou supérieur. C'est une lame nerveuse, médiane et impaire, mince, se déchirant facilement, C[ui remplit l'espace quadrangulaire intercepté par les pédoncules supérieurs du cervelet, oblique comme eux en haut et un peu en avant. Elle mesure 12 à 13 mm. de long sur 6 à 8 de large. Son extrémité sujjérieure, étroite, s'unit à l'écorce blanche des tubercules c[uadr.

postérieurs; on remarque en avant d'elle un petit faisceaii blanc longitudinal, bi- ou trifurqué à son insertion valvulaire, qui vient du sillon de séparation de ces tubercules, frein de la valvule, et un autre faisceau transversal, visible du moins sur les cerveaux frais, qui est l'entre-croisement des ..... , . ^ •. , .. , . ■ ., , nerfs pathétiques; ces nerfs

Le cervelet a el(! enlevé. On voit la section des trois pédoncules ru'

cérébelleux et une partie du quatrième ventricule. Face postérieure sortent de chaque CÔté du frein, du bulbe et de la protubérance. Tubercules quadrijumeaux. — i i •

(D'après iiirschieid.) séparés de lui par une fossette

vasculaire. Uextrémité inférieure., large, amincie, se continue avec le noyau blanc du vermis supérieur. Les bords se fondent dans les pédoncules céréb. supérieurs. La face postérieure ou supérieure, concave, tapissée par les lames grises de la Iingula qui lui donnent un aspect crénelé, est en rapport avec le lobule inférieur du vermis supérieur. La face antérieure (inférieure de certains auteurs), convexe, forme la partie la plus antérieure de la voûte du quatrième ventricule; le nodule de la luette arrive à son contact.

2° Valvule de Tarin. — C'est le voile médullaire postérieur des auteurs allemands en général, inférieur de quelques-uns. Cette lame nerveuse médullaire est impaire comme la valvule de Vieussens ; mais ses parties latérales étant très développées, sa partie médiane, au contraire, courte et peu apparente, on la décrit souvent comme double, bien qu'elle soit unique et con-

Cordon de Golù

FiG. 109. — Valvule de Vieussens.

2kl

tinue de droite à gauche. Chacune de ses parties latérales (valvules de ïarin droite et gauche) a la forme d'un segment semi-lunaire tendu transversalement et dont le sinus est ouvert en haut et en avant. L'extrémité externe, effilée, se continue avec le pédoncule du lobule du pneumogastrique ou flocculus; l'extrémité interne, sous forme d'une lamelle opaline, couvre la face antérieure du nodule et d'une partie de la luette qui lui adhèrent et se continue avec celle du côté opposé ; elle est au contact de la lamelle semblable de la valvule de Vieussens. Le bord supérieicr, convexe, adhérent, s'unit à la substance blanche du vermis et des hémisphères; le bord inférieur, concave pour embrasser à son coude le pédoncule céréb. inférieur, est libre, et quelquefois mal limité, comme perdu dans la pie-mère. La face antérieure, convexe sur la ligne médiane, sinueuse sur la partie latérale, est large de 7 mm. au plus et appartient à la

Luette Valvules de Tarin.

Vermis inf.

■ Amygdale

Valv. de Tarin

Flocculus

voûte du ventricule; la face postérieure, courbée en sens inverse, présente parfois de légères entailles.

La valvule de Tarin est composée d'une lame médullaire cérébelleuse qui chez l'adulte n'arrive pas jusqu'au bord libre; l'épendyme revêt sa face ventriculaire et à partir du bord inférieur, qui par conséquent n'est pas rigoureusement un bord libre, se continue sous la pie-mère ou toile choroïdienne, sous la forme d'une couche épithéliale.

Conformation intérieure. — Le cervelet comprend : une écorce grise, un noyau blanc central, et dans ce noyau plusieurs centres ganglionnaires de substance grise qui sont le corps dentelé et les noyaux accessoires.

Pour se rendre compte de la disposition de ces parties, il faut pratiquer des coupes antéro-postérieures et des coupes horizontales.

1° Coupe antéro-postérieure médiane (fig. 171). — Cette COupe, qui passe par les vermis et divise le cervelet en deux moitiés égales, nous montre une figure ramifiée ressemblant à une feuille de thuya et à laquelle on a donné le surnom de cet arbre, c'est-à-dire celui d'arbre de vie. La substance blanche

[CHARPY.]

NEVHOLOrilE.

cenli-ale ou noijau cenlr/il (In veriitis, qui représente le tronc de l'arbre, est étroite, courte, allongée d'avant en arrière et de bas en baut; sa surface irrégulière est comparée par les uns à un trapèze (corps trapézoïdal), par les autres à un triangle. Une de ses faces correspond au sommet de la voûte du quatrième ventricule et se continue en avant avec la valvule de Vieussens, en arrière avec celle de Tarin. Le tronc de l'arbre de vie donne naissance à deux grosses branches, l'une ascendante, l'autre horizontale, que sépare le grand sillon supérieur du cervelet; on volt par là que cette seconde branche maî-

Linrjulo L ccnlial MoiittcvU(S

Aoy. centr.

Nodulus

Déclive

-Folhim

Tuber

■ Pjjram.

Ifcmis'ph.

Bulbe

L'uelte

FiG. 171. — Arbre de vie médian du cervelet.

Coupe médiane anléro-postûrieure montrant le noyau blanc central et les lobules du lobe médian ou vermis

tresse fournit tout à la fois au vermis inférieur et au vermis supérieur, ce qui montre combien leur séparation est artificielle. Chacune de ces deux branches principales émet dès son origine des branches secondaires, au nombre de trois pour chacune, que séparent des sillons profonds ou du preuiier ordre; elles sont l'axe des six lobules du lobe médian, auxquels il faut ajouter la lingula et le nodulus qui n'ont pas de tige centrale. La division des branches secondaires en rameaux principaux produit l'axe ou substance blanche des la nies; il y en a en moyenne dix par lobule, soit pour tout le cervelet 60 à 80 lames, appliquées les unes contre les autres à la façon des feuillets d'un livre. Enfin les rameaux subdivisés à leur tour en rameaux secondaires deviennent l'axe des lamelles ou circonvolutions, séparées comme les lames d'ailleurs par des sillons superficiels qui ne vont pas jusqu'au noyau central; ces rameaux secondaires semblent plutôt être la nervure centrale d'une foliole. On compte une niQj-enne de 10 lamelles par lame, soit GOO h' 800 lamelles pour le cervelet,

d'après les estimations^un peu; différentes de plusieurs auteurs (Malacarne,

Chaussier).

Eu résumé, de l'étroit noyau blanc du vermis, tronc central, nous voyons naitre deux branches principales et des branches secondaires, toutes séparées par des sillons profonds, chacune représentant un lobule ; des branches secondaires s'irradient les rameaux principaux ou lames; des rameaux principaux j)artent à angle droit les rameaux secondaires ou lamelles. Un petit renflement de substance blanche marque le point de départ de chaque ramification. Ces divisions ne sont pas d'ailleurs tellement nettes, qu'elles ne puissent en certaines régions être interprétées différemment, de là les variations d'estimation

Protub.

Page 1