C. call
Lob. fasif.
FiG. 223. — Lobe temporaFet lobe occipital. Face interne.
La face inférieure de l'hémisplière est redressée pour permettre de voir .0' et T^. Le lobe occipita cLinéus en bleu foncé, le lobule paracentral en rose.
leu, If
Tassocie à la seconde temporale T- et quelquefois à la pariétale inférieure; elle est séparée de T^ par Vincisure jjréoccipitale, dans laquelle se voit un pli d'union (quatrième pli de passage, deuxième pli temporo-occipital) avec cette circonvolution. Son extrémité antérieure est donc bifurquée en deux plis, un pour rS un pour T^.
Le troisième sillon occipital o'\ ou s. occipital inférieur, qui la borne en dessous, court le long du bord inféro-externe de l'hémisphère, en arrière de l'incisure. Il est inconstant, variable dans sa forme, souvent contourné en S ou coupé par une incisure transversale.
4° Quatrième occipitale 0 ^ — Située sur la face inférieure, elle se continue en avant sans interruption avec la quatrième temporale, T'^; leur limite toute fictive est marquée par la ligne transversale qu'on mène de l'incisure
CIRCONVOLUTIONS CEREBRALES. 327
préoccipitale. Cette fusion des deux circonvolutions, toutes deux effilées à leurs extrémités opposées et soudées par leur base élargie, les a fait réunir sous le nom commun de première c. temporo-occipitale ou lobîi le fusi forme (Huschke). Elle a en dehors d'elle le troisième sillon o"% en dedans le quatrième s. occipital o". Ce dernier est, à l'inverse de o'', remarquable par sa constance, sa profondeur, la précocité de son apparition. A partir du pôle occipital, il se dirige en ondulant vers le lobe temporal et s'y unit au quatrième sillon temporal f' avec lequel il forme la scissure collatérale, des auteurs étrangers.
5" Cinquième occipitale 0^. — Cette circonvolution, située en presque totalité sur la face inférieure, en petite partie sur la face interne, présente une large surface en arrière, tandis qu'en avant elle se rétrécit pour s'unir à la cinquième temporale T^ par un pli assez étroit (pli de passage occipito-hippocampique de Broca). Sa forme lui a valu le nom de lobule lingual. Beaucoup d'auteurs l'ont décrite avec T^ comme ne formant qu'une seule et même circonvolution, deuxième temporo-occipitale. Des incisures longitudinales peuvent la diviser en deux ou trois plis secondaires. Ses limites sont très nettes de chaque côté, car elle est bordée en dehors par o'\ en dedans par la scissure calcarine.
6° Sixième occipitale 0^. — La sixième occipitale, placée tout entière sur !a face interne, est un peu irrégulière en surface, mais nettement triangulaire dans son contour, le sommet du triangle étant dirigé en avant. On l'appelle souvent le cuneus (Burdach) ou coin, lobule cunéiforme. Sa partie postérieure est séparée de la première occipitale par le bord sagittal de l'hémisphère, mais sans sillon notable et constant. Son bord supérieur est marqué par la scissure occipitale ou perpendiculaire interne, que traversent dans la profondeur des plis de passage allant au lobule quadrilatère et à la circonvolution du corps calleux. Son bord inférieur est la scissure calcarine. Sa surface n'est jamais lisse; dans les formes bien développées, elle est découpée par des incisures.
La scissure calcarine K, sillon du petit hippocampe, cinquième sillon occipital 0^, doit son nom de calcarine à sa pénétration dans la corne occipitale du ventricule latéral où elle va former le calcar ou ergot de Morand. Sa constance, sa précocité phjdogénique et ontogénique lui ont fait attribuer la qualification de scissure au lieu de celle de sillon. Elle naît en arrière, à un demicentimètre du pôle occipital, par deux branches, Fune ascendante, l'autre descendante, qui se prolonge sur le pli polaire (Broca) ou lobulus extremus (Ecker); puis elle se porte horizontalement en avant, un peu au-clessus du bord inférieur et interne de l'hémisphère, en suivant un trajet à double llexuosité, reçoit la scissure occipitale, et se coudant légèrement en bas va finir sur le bord externe de la circonvolution du corps calleux.
En s'unissant à la scissure occipitale, la calcarine forme un Y, dont les deux branches obliques circonscrivent le cuneus 0 ". La branche antérieure, tige ou queue de l'Y, semble appartenir à la scissure occipitale dont elle prolonge la direction ; mais elle est en réalité une dépendance de la calcarine, comme le montrent les faits d'anatomie comparée et la présence d'un petit pli de passage, toujours profond et constant, le. pli cunéo-lhnbique , qui barre la scissure occipitale et ne laisse qu'une communication superficielle. Elle est longue de 2 cm. et très profonde; on y voit de nombreux vaisseaux; elle peut être bi- ou
[CHAEPY.]
NEVROLOGIE.
trifurquro ilansla profondoiir, de là les variations d'aspect de l'ergot de Morand. La scissure calcarine se termine par une incisure sur le bord externe du lobe du corps calleux ; quelquefois chez l'homme, en règle générale chez les singes inférieurs, la scissure semble couper en deux la circonvolution calleuse et aboutira la fissure de l'hippocampe, mais presque toujours ce n'est là qu'une apparence et un pli de passage profond unit les deux parties de la circonvolution à travers l'entaille superficielle (Broca).