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TRANSFORMATIONS ANATOMIQUES

La forme du canal de l'épendyme et de la paroi qui

(dap His).

fr, fosse rhomboïdale. — Cm, cerveau moyen. — Cp, cerveau postérieur proprement dit. — Cpp, arrière-cerveau ou moelle allongée. — •!, isthme. — ir, région de transition cérébromédullaire. — ce, ce, ébauche du cervelet.

Vue , dorsale du cerveau rhomboïdal d'un em- le tapisse est pentagonale (lig. 11). L'un des cotés du

bryon humain âgé de pentagone est dorsal ; l'un des angles est ventral. Le côté

trois semaines (d'après , , , <. - i i i / \ •

dorsal est lorme par la plaque recouvrante [pr), qui

atteint une largeur très considérable et en même temps une minceur extrême, dans l'endroit du cerveau postérieur oi^i la cavité épendymaire est dilatée au maximum. Les quatre autres côtés correspondent aux parois latérales du tube nerveux, respectivement à la zone dorsale et à la zone ventrale de la paroi latérale de chaque côté {zd, zv). Contrairement à la voûte du canal, les parois latérales sont très épaisses et proéminent tant vers l'extérieur que dans la cavité épendymaire ; dans chaque paroi latérale la zone dorsale et la zone ventrale sont séparées par un sillon visible sur la face interne et par une arête extérieure. L'angle ventral du pentagone est un sillon profond du canal de l'épendyme, dont le fond est occupé par la plaque basale, qui demeure étroite et relativement jnince. Telle est la forme fondamentale que prend la coupe du tube nerveux dans le cerveau rhomboïdal. Il en existe des variantes selon que la dilatation de la cavité épendymaire est plus ou moins grande. Cette dilatation sera évidemment minima, là où commence et là où finit le cerveau rhomboïdal, c'est-à-dire au voisinage de la moelle et près du cerveau moyen. Dans ces deux régions de transition, le tube nerveux, d'un diamètre moindre que dans les autres parties du cerveau rhomboïdal, a conservé à peu près la forme habituelle: sa cavité est peu spacieuse ; sa paroi dorsale, peu distendue, demeure étroite. Celle de ces régions, par laquelle le cerveau rhomboïdal s'unit à la moelle, n'a pas reçu de

nom particulier (lig. 10, tr). Mais on a désigné sous le nom dlsthone de l'encéphale, brièvement d'istlime, celle qui relie le cerveau postérieur au cerveau moyen; elle forme en effet une partie rétrécie et le trait d'union entre les portions antérieures de l'encéphale d'une part et d'autre part les portions postérieures ainsi que la moelle (i).

Au ^niveau du triangle inférieur et du triangle supérieur de la fosse rhomboïdale, la dilatation sera évidemment d'autant moindre qu'on se rapprochera davantage des sommets de ces deux triangles, c'est-à-dire de la région de transition avec la moelle et de l'isthme de l'encéphale (voy. fig. 10). Le triangle inférieur est nommé région du calanius scriptorii/s ; il fait partie de la moelle allongée, soit de la 5^ vésicule cérébrale. Quant au triangle supérieur, il appartient au cerveau postérieur proprement dit, en d'autres termes à la 4° vésicule

^sj.

FiG. 11. Fig. 12.

Fig. 11 et 12. — Coupes transversales du cerveau rhomboidal d'embryons humains de 9 à 10 mm. de long- (d'après His).

pr, plaque recouvrante. — zd, zv, zones dorsale et ventrale des parois latérales. — sin, septum medullœ. — fi, plaque interne. — ce. couche engainante. — ne, neurosponge. — Ir, lèvre rhomboïdale. — si, se, sillons inlerne et externe de la lèvre rhomboïdale. — is, tracius soUiarius. — hy, fibres du nerf hypoglosse. — v, fibres du nerf vague ou pneumogastrique. — co, ca, rudiment des cordons antérieurs.

cérébrale, et recevra, en raison des formations qui se constitueront à ses dépens, le nom de région du cervelet et du pont de Varole.

Le petit axe du rhombe, correspondant à la base commune des deux triangles inférieur et supérieur, est naturellement l'endroit oi^i le diamètre transversal du canal épendymaire est porté à son maximum ; cette région de largeur niaxima correspond au sommet de la courbure pontique; elle est caractérisée par l'émergence à son niveau d'un gros nerf crânien, le nerf « trijumeau », et par la présence à ses côtés de la « vésicule auditive », ébauche de l'oreille interne.

A mesure que la courbure du pont augmente et que le cerveau rhomboidal s'élargit transversalement en s'aplatissant de haut en bas, les zones dorsales des parois latérales se déjettent en dehors, à tel point que dans la région de largeur maxima elles arrivent à être situées sur le même plan horizontal que les zones ventrales, ou même sur un plan inférieur (fîg. 12). La zone dorsale proémine alors en dehors sous forme d'une protubérance que l'on appelle corps

[PnENANT.]

restiforme: la zone ven traie s'épaissit de iiiènie en une proéminence nommée corps olivâtre; le corps restiforme et le corps olivaire sont séparés par une gouttière peu profonde et large, le sillon restiforme. Dans la région du cervelet et du pont de Varole, les zones dorsales demeurent cependant verticales; de plus elles acquièrent une épaisseur considérable et se développent puissamment pour donner naissance aux ébauches paires du cervelet.

Le retroussement en dehors des zones dorsales ne porte d'ailleurs, comme l'apprennent les coupes transversales, que sur la partie supérieure ou externe, tandis que la portion inférieure ou interne de ces zones conserve sa direction primitive. Il en résulte qu'il se forme aux dépens de la moitié externe ou dorsale des zones dorsales une lèvre rhomboïdalc (fig. 12, Ir). La branche externe de celte lèvre rhomboïdale se continue avec la plaque recouvrante (pr) par l'intermédiaire d'une partie amincie que l'on appelle le tœnia ou ligula. La branche interne est en continuité d'autre part avec la 'partie de la zone dorsale qui demeure en place. La lèvre rhomboïdale est séparée du ttenia par un sillon interne {si), et de l'autre coté elle se délimite par un sillon externe {se) du reste de la zone dorsale.

L'examen d'une vue de profil ou d'une section longitudinale et médiane (sagittale) du cerveau rhomboïdal permet de constater deux faits principaux.

D'abord l'épaississement des zones dorsales qui forme l'ébauche du cervelet se continue en avant et en arrière, par l'intermédiaire d'une partie amincie de la paroi nerveuse, avec la paroi de l'isthme et du cerveau moyen et avec la membrane recouvrante du quatrième ventricule (fig. 28). La lame antérieure d'union porte le nom de voile médullaire antérieur {vrna) ; elle formera la valvule de Vieussens et la lingula. La lame unissante postérieure est le voile médullaire postérieur {vmp) (futures valvules de Tarin). On comprend que les zones dorsales qui forment le cervelet divergeant de plus en plus en arrière,, vers la moelle allongée, convergeant tout au contraire en avant du coté du cerveau moyen (voy. fig. 10), la "lame nerveuse qui les réunit à ces parties cérébrales sera impaire et simple en avant (valvule de Yieussens), double et paire au contraire en arrière (valvule de Tarin).

Le deuxième fait, que permettent de constater des coupes longitudinales ou des vues de profil du cerveau postérieur, est le suivant. Lorsque la courbure politique aura atteint son maximum, les faces dorsales du cervelet et de la moelle allongée s'adosseront, et la plaque recouvrante formera un pli, de forme semi-lunaire, le pli choroïdien (fig. 19, pch), qui pénétrera entre les deux organes précédents. Plus tard, la face postérieure du cervelet se soudera avec le feuillet du pli choroïdien qui lui est contigu; par ce fait, ce pli disparaîtra. En même temps, le cervelet qui, par toute sa face postéro-inférieure, limitait directement la cavité du quatrième ventricule, qui en un mot était intraventriculaire,. cessera presque totalement de prendre part cà cette limitation et deviendra extraventriculaire. A ses deux extrémités, le pli choroïdien développe de petits bourgeons ou villosités éplthéliales.La production de ce pli est due à l'accumulation à son niveau du tissu conjonctif et des vaisseaux, à la formation d'un prolongement vasculo-connectif qui repousse devant lui la paroi nerveuse.

Dans les régions correspondant à la moelle allongée, la lèvre rhomboïdale, elle aussi, forme des villosités. Elle aussi s'invagine en formant deux feuillets

entre lesquels pénètrent également du tissu conjonctif et des vaisseaux. Elle se rejette alors du coté ventriculaire et vient se placer au-dessus de la fosse rhomboïdale. Plus tard, elle se soude avec la face interne de la zone dorsale sousjacente, annihilant de la sorte le sillon interne de la lèvre rhomboïdale. Ce sillon persiste toutefois dans la région de la largeur maxima de la fosse rhomboïdale, en constituant ce que l'on appelle les recessm latéraux du quatrième ventricule. Le sillon extenie de la lèvre rhomboïdale à son tour disparaîtra par suite de la soudure de la lèvre rhomboïdale avec la face externe de la zone dorsale. Dans toute l'étendue où la paroi nerveuse est refoulée par les prolongements choroïdiens, elle devient extrêmement mince et se réduit à une couche épithéliale. L'ensemble de la formation-vasculo-conjonctive qui est ainsi doublée par cet épithélium porte le nom de toile choroïdienne postérieure et plexus choroïdes du, quatrième ventricule.

En somme, on trouve, sur une coupe longitudinale et médiane du cerveau postérieur d'un embryon, la succession des parties suivantes : en avant, la valvule de Vieussens et la lingula, puis la masse du cervelet, se prolongeant du côté ventral ou inférieur par une éminence, la luette ou uvula, prolongée ellemême en un nodule, puis la voûte épithéliale très mince ou la membrane obturante du quatrième ventricule avec la toile choroïdienne.

Une coupe longitudinale et latérale offrirait successivement d'avant en arrière : la valvule de Vieussens et le cervelet, celui-ci se continuant par un prolongement appelé flocon ou lobule dic piiêeumo gastrique, continu à son tour avec la valvule de Tarin, sur laquelle s'insère la membrane obturante du ventricule.

Sur une section transversale de la moelle allongée, il y a de chaque côté la zone dorsale (corps restiforme), la lèvre rhomboïdale, puis le tœnia, et enfui la membrane obturante avec les plexus choroïdes et la toile choroïdienne.

Une vue de face et d'en haut montre que le quatrième ventricule est fermé en haut sur toute son étendue par la membrane obturante ou épithélium du quatrième ventricule, qui a la même forme que le ventricule lui-même, c'està-dire f[ui est de figure losangique; cette membrane est encadrée et reliée au plancher du ventricule par des parties nerveuses plus ou moins épaisses : sur les côtés inférieurs du losange et à son angle inférieur, par la ligule dont la pointe correspondant à l'angle inférieur s'appelle l'o^ex ou verroïc; sur les côtés supérieurs aussi par la ligule; près de l'angle supérieur, par les valvules de Tarin et médiatement par le cervelet.

Nous avons quelques détails à ajouter relativement à l'organogénie du cervelet. Il forme, au moins au début, le toit de cette région dont le pont de Yarolc d'autre part constitue le plancher. Le cervelet apparaît d'abord comme constituant la lame postérieure épaisse d'une sorte de pli de la paroi nerveuse, dont la lame antérieure est employée à la formation du cerveau moyen, et dont le sommet appartient à cette région du cerveau postérieur que nous avons appelée l'isthme. L'ébauche cérébelleuse, devenant prépondérante, se montre bientôt sur les vues de profil du cerveau comme une sorte de crête transversale saillante au dehors. Chez nombi-e de Vertébrés inférieurs le développement du cervelet en reste là. Mais chez les Vertébrés supérieurs et chez l'Homme, cette crête s'épaissit de plus en plus en une masse légèi'ement bilobée (fîg. 23). La partie moyenne de cette masse est le vermts du cervelet ; cette partie demeure prépon-

[PRENANT

28 NÉVHOLOGIE.

dérante chez les Oiseaux, au lieu que chez les Mamuiifères elle prend un développement uioindre que les portions latérales. Ces dernières se développent plus tardivement mais aussi d'une façon heaucoup plus puissante, sous le nom de lohes latéraux du cervelet ou Jiémisphères cérébelleux (fig. 23, ce). La surface du v(u'mis et celle des hémisphères cérébelleux se plissent de honne heure; dans les plis s'enfoncent des prolongements de l'enveloppe connective-vasculaire du cervelet. On donne au fond des plis le nom de sillons ou scissures, et au sommet des plis celui de circonvolutions : c'est ainsi qu'Use forme sur le vermis plusieurs sillons précoces, qui donnent à cette portion annelée du cervelet le nom sous lequel on l'a désigné (voy. fig. 2u). A la face inférieure de chaque hémisphère cérébelleux, il se produit de bonne heure aussi plusieurs sillons ou gyri choroïdes, qui séparent entre autres la paroi des recessus latéraux du quatrième ventricule et de tlocon ou lobule du pneumogastrique, dont il a déjà été question ci-dessus.

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