‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 2)Chapitre 116 sur 194 · IV - NERF PATHÉTIQUE. — 4»= paire · texte numérisé non relu

IV - NERF PATHÉTIQUE. — 4»= paire

Le ut'vï ludliclhiiic. \)('vî h'ochltUdre, nerf ilc la i"" |)aire, est un nerf p.xlTusiveiiieiil laoleiir se ilisi riltiic à un -(Mil muscle, le gi'anil oblique, leipiel porle rcL'Ih'ii inis id eu deliois, el non, (■oianie ou le croyait, eu haut et eu dedans (expression palhéliqne). il appartient, coniine le moteur oc. commun, au cerveau moyen, à la région des pédoncn les réréltraux et des tubercules i|niiilrijnmeau \.

Noyau d'origine. — Son noi/a'i (Tofii/inr. nii\'aii IrneiiliMire, siliii' prés ib' hi ligue méiliani'. esl lasniliMb^ la rolnnne motrice inlerne, ([iii plus hasdunne le novau du moteur oc. exierne el |dns haut celui du moteur ne. commun. Il corres|»oiid à un plan transversal passant par l'extrémité cérébrale des tubercules ipuiilrijumeaux postérieurs ou lestes. Il est en avant, c'est-à-dire eu dessous de l'aqueduc de Svlvius, dans ré|)aissenr de la substance grise centrale ; sa face interne convexe fait saillie dans cette substance, tandis que sa face externe s'enchâsse dans uu angle rentrant du faisceau longitiulinal postérieur. Son extrémité supérieure est contigué à l'extrétiiilé inférieure du nuvau mo-

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teur commun; ces deux noyaux ne forment même qu'une seule masse chez l'embryon (voy. fig. 308).

Hémisphérique, épais de 1 mm. à 1,5 le noyau du pathétique contient des cellules radiculaires multipolaires, légèrement pigmentées enjauneetde moyenne

Tub, quai!, posl.

- • Subst. gr, ceiilr.

TriJ. (rac. cJnJh.)

- N. de Westphal

N. pathétique

'"- -F. t post.

^ ^ ""--Tî. de neil

I'. céreb. sup.

Fig. 305. — Origine du N. palhétique.

Coupe du pédoncule cérébral, passant par les Tub. quadr. postér.

grosseur, de 40 à 30 p. Entre ces cellules est un plexus serré d'arborisations terminale.^ qui représentent peut-être des fibres du faisceau pyramidal et des fibres sensitives.

Nous avons déjà dit, en décrivant le trijumeau, que la racine supérieure de ce nerf était accompagnée de grandes cellules rondes et claires, et que plusieurs auteurs, notamment Deiters et Golgi, rattachaient ces cellules, non au trijumeau, mais au pathétique dont elles seraient une des origines. Il est à remarquer d'ailleurs que, chez certains animaux, le cheval, les rongeurs, la racine descendante ou cérébrale du trijumeau et celle du patliétique sont intimement entrelacées et se traversent réciproquement, ce qui rend plus diUÎcile encore l'attribution îles cellules concordantes. La plupart des auteurs toutefois rapportent ces éléments au trijumeau. Citons entre autres raisons ce fait consigné dans Schwalhe que chez les animaux à vue très réduite, tels que la taupe, les noyaux du moteur commun et du pathétique ont presque complètement disparu, alors que la branche supérieure du trijumeau et les cellules qui l'accompagnent conservent leur plein développement.

Trajet delà racine nerveuse. — La racine efférente du noyau du pathétique suit un trajet intra-cérébral remarquable à plusieurs titres. Le pathétique est le seul nerf crânien qui s'entrecroise complètement avec celui du côté opposé et le seul qui émerge à la face dorsale ou postérieure du tronc cérébral. Ce trajet ressemble à celui du facial, il décrit un fer à cheval dont l'ouverture est en dedans, et non en dehors comme pour le nerf de la septième paire. Le pathétique est donc deux fois coudé et présente trois branches à angle droit les unes sur les autres, deux horizontales et une longitudinale.

1° Branche antérieure. — Cette branche, dile encore branche d'origine, est constituée par les libres qui naissent du côté externe du noyau, et qui se dirigent en dehors, en sens horizontal, el aussi en arrière, en contournant la substance grise centrale ; elles se rassemblent en faisceau, quand elles atteignent

la racine supérieure du Irijuiueau, et se coudeut à augle dioil eu |)assaHl daus la brauclie uioyerme.

Branche moyenne. — (Jelle-ci esl lonyiludiuale, dans l"a\e auléro-|>oslérieur du cerveau uioyeu ; on l'appelle encore la brandie desceudaule. Composée d'un ou de plusieurs fascicules, elle Imige l'aqueduc de Sylvius, eu dedans de la racine su[)érieure du trijumeau dont elle occupe la coucaN'ité. I^lle passe sous les tubercules quadrijumeaux postérieurs, et ai'ri\ée sui lcur liniilc posléricure elle se coude de nouveau à angle droit ])oui' redevenir hurizoulale.

3" Branche postérieure — Tiansversale cnmiuc la |)iemiére, à laijuelle elle est à |>eu près parallèle, el dirigée de (bdiors eu dedans, celte branche traverse la voûte de l'aqueduc de Sylvius qu'elle conslitue d'ailleurs a\('e l'extrémité antérieure de la valvule de \ leusseus, el, décrivant un aie à convexité jxjstérieure, se croise avec la branche du nerf opposé pour sorlii' ù travers la voûte ventriculairc.

Dans tout ce trajet la racine du pathétique se porte de plus en plus en ari'iére, clHupie branche est sur un jilan plus dorsal que la branche précédente et l'émergence se fait en un point bien plus élevé que le noyau d'origine. (]etle émergence a lieu de chaque cùle du

frein de la valvule de Vieus-

... (partie poinlilloei sur la laco postérieure du pédoncule

sens, derrière les lestes. Ou céréijral.

peut sur des cerveaux frais distinguer le croisement dans l'éjiaisseur du soiiuiuM de la valvule.

Le croisement est complet, s(jit chez l'honime, soit chez les mammifères et Iesoiseaux.il n'est pourtant pas impossible que certaines fibres, en nombre minime d'ailleurs, suivent un trajet direct, ainsi que le pensent plusieurs observateurs; cependant l^echtei'ew dit que sur les cerveaux embryonnaires à l'époqueoù le paihétique tranche iieltemcnt sur les parties voisines il n'a observé aucune fibre directe, de mènu! Cramer, et Gudden par ses expériences sur le lapin (méthode des atrophies, arrachement des nerfs moteurs) a constaté que le croisement est total pour le pathéti(jue, partiel pour le moteur commun, et que toutes les fibres du moteur externe sont directes.

I^c iioviiu (kl ]ialliéli(|uc <|iie nous avons déiTit est le noyau classii|ue. Westplial a tlceouvcrl en 1887 un second noyau, à petites celhilex. silui' en arriei-c du noyau précédent, dans l'épaisseur do la substance grise centrale : il s'esl fonilc' sur une observation du paralysie et d'alropliic pour en faire un des noyaux iuofiMu-s du patlnHique. opinion qu'il a lui-même abandonnée aujourd'bui. Ce groupe n'e-t ]U (]lKil)lement qu'un des ganglions à iietites ceUules qu'on rencontre le long de la substance gfise venlriculaii'e.

Plus tard Westplial et Siemerling ont reconnu l'existence d'un troisième noyau, situé également au-dessus, c'est-à-dire en arrière du noyau classique, dans la substance grise, et ayant à peu près les mêmes limites en étendue longitudinale. Ils .se sont basés sur certaines particulariti's anatomiques el sur des observations d'atrophie nuch'^airc pour le considérer comme le noyau pathétique vrai, et l'ont appelé noi/aii Irorh/cii/rc j)riiic//j(i/ : en

•• 'hiailr. (ini.

NÉVROLOGIE

mémo temps ils ratlachaient le noyau classique au territoire du moteur ocul. commun. ]K3ut-(jlre même comme centre du facial supérieur elle désignaient du nom de noijau ventral postérieur du moteur commun.

Les recherches plus récentes de Kauscli sont contraires aux conclusions de Westphal. Pour lui le noyau pathétique des auteurs est bien le centre d'origine de ce nerf, tandis que le noyau de Westphal ne possède aucun caractère moteur : ses cellules sontplutôt petites et de forme ronde, il ne possède pas de plexus intercellulaire, on ne A'oit pas de racines émerger de sa surface.

Voyez : Westphal und Siemerling , Ueber die progr. Lœhmung der Augenmuskeln, Arch. f. Psychiatrie. 1891 : — Kausch, Ueber die Lage des Trochleariskern, 3eMro/. CenfraM/.,

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