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III, — NOYAU LENTICULAIRE

Le noyau lenticulaire est divisé en trois membres ou segments : les deux segments internes constituent le globus pallidus, le segment externe est le putamen. Tous sont striés par des fibres radiées, transversales, étendues de dehors en dedans. Ils contiennent des cellules nerveuses multipolaires, de

STRUCTURE DU CERVEAU

climcasiori moyenne, dos deux types de Golgi ; elles sont plongées dans des réscanx de libres compliqués. Le |)u(ainen est gris-rouge, cnuuiie le noyau caudé dont il a la structure et auquel il est uni par de nombreux ponts de substance grise. Le globus pallidus ])Ossède une couleur ambrée, qu'on a attribuée tantôt au pigment de ses cellules, tant('it à sa substance fondamentale.

I^es trois segments du noyau lenticulaire sont séjiarés par les laines nicdid- /aires externe et interne. Les fibres qui constituent ces lames proviennent soit du noyau caudé, d'où elles descendent en traversant laeapsule interne, soit du globus pallidus et du pulamen.

Relations du noyau lenticulaire. — I^c noyau lonticnlairc est en relation avec lucorce cérébrale, avec le noyau eainU' et avec le tronc cérébral.

1° Union avec l'écorce cérébrale. — Gonunc pour le noyau caudé, il existe un certain nombre de libres irassuciatum relient le noyau, extra-ventriculaire à- l'écorce cérébrale, l'ai'nii ces libres, les unes ilescemlent de la partie supérieure de l'héniisphére, du lobe parii'lal principalement, se mêlent dans la capsule interne aux fibres Icnliculo-caudi'es et pénètrent par les lames médullaires dans les divers segments du corps .strié iiu'elles franchissent, pour aller constituer les radiations de la calotte {Edinger] ; les autres, assez rares, émanées de l'écorce de l'insula, traversent directement l'avant-mur et la capsule externe ; les autres enfin sont des fibres temporales (|iii de la base de l'héniisplière se dirigent sous le putamen et aboutissent au globus pallidus.

2° Union avec le noyau caudé. — Nous avons décrit un peu plus haut ces (ibres lonliculo-caudées.

3» Union avec le tronc cérébral. — ■ Ces relations sont considéraliles. l-^dinger a montré ([u'elles existent bien développées chez tous les vertébrés et font par conséquent partie du plan général du cerveau : elles représentent la soudure du cerveau interméiliairo au cerveau antérieur. Chez les vertébrés non mammifères, les fibres d'union sont groupées en un puissant faisceau : le faisceau basai du cerveau antérieur. Chez les mammifères, il y a lieu de distinguer les fibres strio-thalamicjues et l'anse lenticulaire. L'expérimentation sur le chien a montré à Edinger que ces fibres dégénèrent en sens descomlant, que par suite leur cellule d'origine est dans le corps strié.

Fibres slrio-t/ia/a/niques. — Nous avons déjà signalé ces fibres (jui unissent le noyau lenticulaire à la couche optique eu traversant le bras postérieur de la capsule interne. Les |ilus nombreuses sont celles qui émanent du sommet du globus pallidus (de son membre le plus interne) et qui par le genou de la caiisule vont à la partie antérieure île la couche opti(|ue.

Ansepédouculaire et anse lenticulaire. — Ouand, étudiant un cerveau par sa base, on enlève avec précaution la bandelelte 0[)tique, on met à nu l'extrémité su|)ériouro du pédoncule cérébi'al , et l'on voit qu'au point où il pénétre dans le cerveau pour devenir la capsule interne, représentée ici par son bras postérieur seul, le pédoncule est embrassé [lar une ceinture de substance grise et blancbe, large de 5 mm. environ. Cette ceinture ou écharpe est l'anse pe</oHCi<Za(re de Gratiolet. Elle croise les libres du pédoncule, et sa direction est oblique en bas, en dehors et en arriére; son extrémité interne s'enfonce entre le bord interne du pédoncule et le tuber cinereum et se dirige vers l'extrémité antérieure de la couche 0|)tii|ue ; son extrémité externe contourne le I)ord externe du pédoncule et se fond dans la face inférieure du noyau lenticulaire.

L'anse pédonculaire est formée d'une couche de substance grise, la substance innominé(; de Reichert, traversée en sens horizontal par des libres blanches (jui ap|)artiennent les unes au pédoncule inférieur de la couche optique, les autres à l'anse lenticulaire.

NÉVROLOGIE

Substance innorainée de Reichert. — Ce terme, appliqué par quelques auteurs à l'anse péduuculaire tout entière, désigne une couche grise que l'on voit soit entre les faisceaux médullaires, soit en dessus et en dessous, formant dans ce dernier cas l'écorce même du cerveau. Gratiolet la considérait comme le ganglion de l'anse pédonculaire. C'est au fond la substance corticale de la base du cerveau ; elle se continue en dedans avec la substance grise du troisième ventricule, en dehors avec le noyau amygdalien. Par sa face sujiérieure

jV. lenlic. (put.) -M

Lame m. ext. -

N. caiiii

- .N. caurlé .. Venir.

..Caps. int.

..C. opt.

| .Pédone. inf.

. Alise lentic,

Sith.^t. innuTU.

..l'éil. eéréb.

N amyçjd

Fig. 332. — L'anse pédonculaire.

TTne coupe frontale, un peu oljlique en dehors, montre dans l'anse pédonculaire la superposition eu partie schématisée du pédoncule optique, de l'anse lenticulaire et de la substance innominée de Reichert.

elle se fusionne avec le noyau lenticulaire et la tète du noyau caudé ; par son ])ord antérieur, elle fait suite à la substance grise, également corticale, de l'espace perforé antérieur.

Pédoncule inférieur de la couche optique. — Nous avons déjà décrit ce faisceau de libres, qui, né de l'insulaet des circonvolutions temporales, passe transversalement sous le noyau lenticulaire, croisant sous un angle très aigu l'anse lenticulaire située au-dessus de lui et aborde la couche optique par son bord inférieur et par sa face interne.

Anse lenticulaire. — L'anse lenticulaire est un faisceau constitué essentielle-

STRUCTURE DU CERVEAU

ment par (Itis fibres lenliculées. f^es deux hiiiies nu'ilull.iires exierne et iiileriie, cotiteiiaiit les fibres Jli |)iitaineu et ilii gl()!)iis palliiliis, s'iiilli'chissent à aiiyie droit pour se diriger iiorizontalement en dedans sous la liase du noyau ; elles reeoiventsur leur trajet d'autres fibres directes du globus pallidus, en sorte que l'anse lenticulaire s'accroit constamment de dehors en dedans. Par les lames médullaires arrivent aussi un certain nombre de fibres du noyau caudé ou môme de l'écorce pariétale, qui ne se sont pas épuisées dans le noyau lenticulaire.

L'anse ainsi tonslituée court sous le corps strié, |)arallèlement d'abord au pédoncule optique, puis interséqué avec lui. Ses fibres arrivées dans la région sousoptique, dans la partie antéro-interne de la calotte, se dissocient en petits faisceaux f[ui aboutissent aux divers centres du cerveau intermédiaire, c'est-à-dire : i"à la couche O|)ti([uo ; 2" au corps de Luys ; .3° au noyau rouge et par lui indirectement au cervelet ; 4" à la formation réticulée de la calotte. Flechsig et Bechterew conduisent ainsi jusiju'au noyau lenticulaire le faisceau qu'ils décrivent comme voie centrale de la calotte et qui provient de l'olive bulbaire ; 5° au locus niger de Siemmering par les fibi es du stratum intermédiaire. Edinger a constaté l'atrophie des libres du locus niger chez un chien auquel il avait enlevé les corps sti'iés.

Chez les vertébrés inféi-ieurs l'anse lenticulaire est plus nette, elle n'est pas mélangée de fibres corticales ; c'est elle surtout qui constitue le faisceau, basai du cerveau antérieur, faisceau opto-strié, qui forme la jonction entre le cerveau aniérieur et le tronc cérébral.

Fonction des corps striés. — Gos fonctions sont tout aussi obscures que celles de la couciie optique. On n'est guère plus avancé quand on a dit que les corps striés se eoin]3ortent comme l'écorce cérébrale, qu'ils réagissent comme elle par des excitations psychiques, dos troubles parétiques du système musculaire et de l'hypertlierinie, et que ce sont peut-être des centres psycho-moteurs secondaires. Les expérimentateurs les plus récents ont cependant trouvé les corps striés inexcitables; ils ont, entre autres hypothèses, émis l'idée qu'ils sont peut-être des centres coordinateurs de la marche et de la course.

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