HT. — SYSTÈME DE PRO,IECTION
Meynert considérait l'écorce cérébrale comme une surface sur laquelle se projettent les images des sens et par elles le monde extérieur; à son tour cette surface réfléchit sous forme de mouvements les excitations que lui ont transmises les nerfs sensitifs. Il distinguait donc une surface de projection, l'écorce,
F. seiisitivo-mot.
(lieil et /'. pyr.j
llaii. thalam.
ib)-as ant.)
Genou
Tète caudée (fusion desc. str.)
F. génie.
Fig. 370. — Faisceaux de la capsule interne.
liémisphère gauche vu par la face interne. Le noyau caudé et la couche optique, dont on a marqué le contour, ont été enlevés par grattage. La ligne rouge indique l'étendue du genou. Le faisceau de Meynert, qui est en même temps externe et postérieur, s'infléchit pour aller a la région temporale ; de même le faisceau géniculé, interne et antérieur, pour aborder le bas des cire, roland. Le bras antérieur fait défaut en bas, les corps striés étant fusionnés.
et un système de projection, l'ensemble des fibres qui retient l'écorce au monde extérieur. Dans le système de projection il reconnaissait trois membres : le système de premier ordre, dont les fibres vont de l'écorce aux corps opto-striés; le système de deuxième ordre, étendu des corps opto-striés à la substance grise du tronc cérébral et de la moelle; le système de troisième ordre (nerfs périphériques), du bulbe ou de la moelle aux organes extérieurs. Une disposition ana-
STRUCTURE DU CERVEAU
logiie s'appliquait au cervelet. I^es curjis striés sont aujourd'hui considérés couitiie une partie corticale; quant aux fibres de deuxiéni(> et troisiéuie ordre, elles sont loin de posséder le trajet schématique que leur assignait Meynert.
Le ternie de système de projection a été conservé pour désigner les fibres f|ui unissent l'écorce de l'hémisphère (ou son dérivé, le corj)s strié) aux a\itres parties des centres ner\'eux (c optique, pédoncule, bulbe, moelle). Ces fibres sont de deux ordres : les unes centripètes, sensitives, sont les vraies libres et comme les ligues géométriques ipii projettent sur le miroir cortical les images extérieures, et c'est bien à tort que (pielques auteurs les excluent du système de projection ; les autr'es, centrifuges, rnolrices, sont les rayons l'éfléchis par l'écorce sur les organes musculaires. Cette douljle voie, d'incidence el de réllexion, est f vpique pour les libres sensitivo-motrices ; mais il faut bien reconnaître • pTon est embarrassé sur la signification des fibres cérébelleuses, des fibres du thalamus, du faisceau de Meynert.
Les libres de projection dans le centre ovale constituent par leur ensemble la couron)ie raijoniiante delieil; celle-ci comprend : 1" les fibres de la capsule intern(>, ou fibres ]iédonculaires, cpii arrivent soit du j)ied, soit de la calolte des j)édoncules cérébraux, mélangées à quel(pies fibres de la région sous-o]jli(pie ; 2° les radiations de la couche oj)ti(pie. Hors du centre ovale, elles comprennent le trigone cérébral.
On peut les répartir de la façon suivante :
Radiations de la couche optii]uc;
Faisceau sensilif ;
Faisceau pyi'amidal;
Fibres sensorielles;
Fibres cérébelleuses;
Faisceau de Mevnert :
Trigone cérébral.
1° Radiations de la couche optique. — Nous les avons décrites avec la couche oj>ti(jue (voy. ji. G Kl). Nous avons vu f[u'enlre l'écorce cérébrale el la couche optique s'étendaient un nombre considérable de fibres, formant pai' leur ensemble la couronne rayonnante de la couche optique. Les unes sont disséminées, la plupart sont grou|)ées en faisceaux ou pédoncules. Il y a trois pédoncules : le pédoncule inférieur, (|ui |)asse en dessous du noyau lenticulaire, le pédoncule antérieur qui occupe la plus grande part du bras antérieur de la capsule interne, le pédoncule ])Ostérieur (pii remplit le segment rétro-lenliculaire du bras postérieur el conlient les radiations o|»liques. L'écorce cérébrale pres({ue tout entière est reliée ainsi à la couche o|ilii|ue.
2" Ruban de ReiL — Faisceau sensitif. — Nous avons suivi {ik p. i')2G) le Ruban de Reil, ipii conlicul les lilires s(Misilives, juscpies dans la région sous- 0[)tique, à l'entrée même du cerveau. A ce niveau, il occiij)e toujours sa position dorsale, ])lacé au-dessus du noyau rouge, au-dessous de la couche optique.
Quittant alors la région de la calotte, il se dirige en dehors, passe entre la couche optique (bord inféro-externe) et le corps gen. externe et pénètre dans la capsule inlerne. Il parcourt le bras postérieur ou lenticulo-optique de la cap-
NÉVROLOGIE
suie, en émerge sur son bord postérieur pour faire partie de la couronne rayonnante et traversant le centre ovale en direction à peu près verticale aborde les circonvolutions rolandiques dans lesquelles il se termine.
Dans la capsule interne, le ruban occupe le tiers moyen du bras postérieur. Nous avons dit que ce bras postérieur très long pouvait se diviser en deux segments, un segment antérieur bordé par la couche optique et parle noyau lenticulaire, un segment postérieur ou rélro-lenticulaire, situé en arrière du corps strié, et longé sur son bord interne par l'extrémité postérieure de la couche optique (v. fig. 278). Ce segment rétro-lenticulaire est occupé par les radiations optiques. Le segment antérieur contient dans sa moitié antérieure les fibres pyramidales, dans sa moitié postérieure les fibres sensitives. La généralité des auteurs admettent que les fibres motrices et les fibres sensitives occupent un champ distinct, l'un derrière l'autre; Hœsel, d'après ses observations de dégénération secondaire, soutient que le faisceau pyramidal et le ruban de Reil s'unissent à leur entrée dans la capsule interne, que leurs fibres y sont mélangées, et que le champ antérieur du bras postérieur, jusqu'aux radiations optiques, renferme confondues les fibres sensitives, les fibres cérébelleuses et les fibres motrices. Seulement le faisceau pyramidal dégénère beaucoup plus vite que le ruban de Reil, et il est ordinairement le seul atteint par les lésions corticales.
Sphère sensitive. — La sphère sensitive corticale, c'est-à-dire le territoire terminal du ruban de Reil, est aujourd'hui placée dans les circonvolutions centrales ou rolandiques, et par conséquent est la même que la sphère motrice.
C'est à cette conclusion que Munk était arrivé d'après ses expériences sur les singes et sur les mammifères. La révision soignée d'un grand nombre d'observations de troubles sensitifs par lésion corticale a conduit aussi à identifier les centres moteurs et les centres sensitifs {Lisso, Seppilli). Enfin, plus récemment, des faits probants d'hémiplégie et d'hémianesthésie recueillis par Flechsig et Hœsel et par Déjerine paraissent établir définitivement cette notion fondamentale. Les fibres sensitives et motrices mélangées, peut-être dès leur entrée dans la capsule interne, aboutissent au même territoire, et les centres corticaux sont mixtes, sensitivo-moteurs.
11 est probable que dans l'écorce cérébrale les fibres sensitives sont ces grosses fibres centripètes, à gaine épaisse de myéline, constatées par Cajal. Leur nombre est important. Elles ne suivent pas un trajet régulièrement radié, mais se coudent et se dichotomisent plusieurs fois, en émettant des collatérales qui contribuent il former les fibres tangentielles. On les voit se terminer librement par arborisations, quelques-unes atteigne}! t la couche moléculaire.
Les fibres du ruban de Reil sont toutes des fibres croisées : leur croisement s'opère dans le bulbe et dans la moelle. Nous avons déjà exposé que selon Monakow, Mahaim et d'autres auteurs, la majorité des fibres sont indirectes, en ce sens qu'elles subissent une interruption dans la partie ventrale de la couche optique et qu'elles sont continuées par des neurones thalamiques; Flechsig et Hœsel soutiennent au contraire que la plus grande partie du ruban est directe (ruban cortical) et s'étend sans interruption des noyaux du bulbe à l'écorce cérébrale.
STRUCTLinr: nu cerveau
Outre les ril)ros cérébelleuses (jui lui sont prohableinciil^ mélangées, le faisceau sensilif contient : 1" les libres ou la continuation des fibres sensitives des nerfs racbidiens, nerfs du Ironc et des membres ; 2° les fibres du trijumeau, nerf sensilif de la face ; 3° peut-être les fibres sensitives du nerf vestibulaire et des nerfs mixtes.
3" Faisceau pyramidal. — Le faisceau pyramidal, ensemble des fibres motrices, a pour lon-[\t>\\\' d\ti-iù:\ue (sphère niolrice) les circonvolutions centrales ou rolandiques, c'est-à-dire la frontale et la pariétale ascendantes, avec le lobule paracentral. Ses fibres sont le prolongement cylindraxile des cellules des dill'érentes coucbes, et principalement dos grandes cellules pyramidales. Klles se dirigent vers la capsule inlerne ipTelles parcourent de haut en bas, |)our aborder le pied du pédoncule cérébral, qu'elles constituent presque en lolalilé, et de là descendre le long du (ronc cérébral et de la moelle (v. p. ol9). Le |)lau qu'elles forment dans le centre ovale est nu éventail, dont la base courbe (|ui regarde en haut et en dehors mesure en longueur la dislance qui sépare le bord sagittal de l'hémisphère de la scissure de Sylvius, en largeur le I). transversal des deux circonvolutions rolandiques, tandis que le sommet (|)ied de la couronne) situé en bas et en dedans répond à la capsule inlerne. Ce plan est incliné sur le plan frontal, comme l'est la scissure de llolando, (|ui sépare les deux circonvolutions. Il est traversé obliquement par les libres calleuses et perpendiculairement par les fibres d'association, notamment par le faisceau longitudinal supérieur.
Il est nécessaire de distinguer deux portions : le faisceau pyramidal proprement dit et le faisceau géniculé.
Le faisceau jiyramidal projn'emeni dil ou sjn'nal, faisceau des nerfs rachldiens, a pour centre le tiers moyen et le tiers supérieur des circonvolulions rolandiques. Dans la capsule interne, il occupe le bras ])ostérieur et dans celuici sa partie moyenne, eu arriére du faisceau géniculé, en avant du faisceau sensilif et à [)lus forte raison des radiaiious (qtliques i|ui sont situées dans le segment retro-lenticulaire. Au delà de la capsule inlerne, il lemplit la partie moyenne du pied [tédonculaire, ses doux quarts ou ses trois cinquièmes moyens.
Le faisceau géniculé, faisceau pyramidal géniculé ou des nerfs crânions, a pour origine le tiers inférieur des circonvolutions centrales et f)lus parliculièrement la région de l'opercule rolandique, c'est-à-dire le pied de la frontale ascendanle, de la])ariétale ascendante et celui de la troisième frontale. Il contient les fibres du facial inférieur et de la langue. Il se dirige horizontalement en dedans, un peu incliné en bas et en avant, croise le bord sui)éi'ieur du noyau lenticulaire, et s'engage dans la capsule interne au niveau do son genou. iJu genou qu'il constitue, placé en avant du faisceau pyramidal, il descend à la base du cerveau, jusqu'au pied du pédoncule cérébral ;il en occupe la ])arfie la plus interne et pénètre avec le faisceau pyramidal spinal dans la protubérance annulaire. Il est bon de noter que, dans le sens vertical, le faisceau géniculé n'occupe pas toute la liauleur de la capsule; il n'atteint pas son e.xtrémité supérieure.
NÉVROLOGIE
4° Fibres sensorielles. — Le trajet des fibres sensorielles dans le centre ovale est encore bien mal connu.
1" Fibres olfactives. — Les fibres olfactives connues, celles des racines externe et interne, n'appartiennent pas à proprement parler au centre ovale. Elles rampent dans l'épaisseur de l'écorce de l'espace perforé. Tout au plus la racine externe occupe-t-elle, sur un court espace, la substance blancbe du pôle temporal.
Leur aboutissant est le lobule de l'hippocampe, ou extrémité antérieure de la cinquième temporale, T'^.
2° Fibres gustatives. — On ne possède aucune indication sur le trajet des fibres gustatives, voies centrales des nerfs glosso-pharj'ngien et du nerf de Wrisberg. Si leur centre est, comme on le présume, situé dans la cinquième temporale, en arrière du centre olfactif, elles ne doivent occuper, mélangées ou non au ruban de Reil, que la partie tout à fait inférieure de la capsule interne et la quitter immédiatement pour gagner par la base du cerveau la circonvolution de l'hippocampe T^.
3° Fibres auditives. — Les fibres auditives sont celles de la branche cochléaire du nerf acoustique. Leur territoire terminal est la première temporale T^. Elles se comportent sans doute comme les fibres gustatives, c'est-à-dire qu'elles doivent traverser la partie la plus inférieure de la capsule interne (bras postérieur) pour se porter en dehors, sous le putamen du noyau lenticulaire ou à travers lui, etpénétrer dans le bile étroit de la première temporale.
Les fibres auditives ne proviennent pas du ruban de Reil, mais du faisceau acoustique (voy. p. 5-31). Les unes sont directes, émanées des noyaux terminaux du nerf cochléaire dans le bulbe ; les autres sont indirectes, et ont subi une interruption dans les tubercules quad. postérieurs et dans le corps genouillé interne.
Plusieurs observations ont établi les relations trophiques qui unissent le corps genouillé interne avec l'écorce temporale, ainsi que l'avaient déjà vu Wernicke et Monakow. Zacher a rapporté plusieurs cas dans lesquels une lésion des deux premières temporales avait entraîné une dégénération secondaire du corps gen. interne, de son bras conjonctival et du tuberculequadrijumeau postérieur. Ainsi le tubercule quad. postérieur et le corps genouillé interne appartiennent à la voie acoustique et dépendent de l'écorce temporale, tandis que le tubercule quad. antérieur et le corps genouillé externe font partie de la voie optique et se rattachent à l'écorce occipitale.
4° Fibres optiques. — Seules les voies optiques sont bien connues, et, comme nous f avons montré à plusieurs reprises, les fibres émanées dupulvinaret du corps genouillé externe (radiations optiques) passent par le segment rétro-lenticulaire de la capsule interne, suivent en direction sagittale le centre ovale occipital et se terminent dans les circonvolutions de la face interne (0" et circonvolutions adjacentes).
5° Fibres cérébelleuses. — On ne possède encore que des données incomplètes, incertaines, sur les relations du cerveau avec le cervelet. Mingazzini, ainsi que nous l'avons exposé plus haut (p. 597) conclut soit de ses recherches de dégéné-
STRUCTURE DU CERVEAU
ration exjjérimentalo, soit des ol)servations anafoino-pathologiques commos, f[iie los voies cérébelleuses sont indirectes, (|u'elles siil)issont deux interruptions, une dans le noyau rouge, l'antre dans la couche optique. Les fibres de projection sont des fibres cortico-thalauiiques, qui sont mélangées aux radiations de la couche optique. Hœsel au contraire, s'appuyant d'ailleurs sur un cas unique de dégénération cérébro-cérébelleuse, pense que les fibres cérébelleuses, qui arrivent par le pédoncule céréb. supérieur et le noyau rouge, passent du noyau rouge dans la capsule interne, suivent son bras postérieur confondues avec les libres sensitives de Reil et vont comme ces dernières aboutir aux circonvolutions rolandiques. Ces fibres soutprobableuient en grande partie centrifuges, en partie centripètes. Bechterew, en excitant le champ sensitif cortical, a produit des mouvements de manège, comme dans les lésions du pédonculecérébelleux supérieur (V. M'oigazzïni, Arch. ilal.de Biologie, 189i ; — Ho^sel, Arcb. f. l^sychiatrie, 1892).
Nous avons indiipié aussi une autre espèce de i-elation centrifuge indirecte. Les fibres de projection du faisceau pyramidal se mettent en rapport par leurs collatérales avec les noyaux de la protubérance, dont les prolongements nerveux (Mil rent en contact avec les cellules de l'écorce cérébelleuse.
li" Faisceau de Meynert. — Ce faisceau porte encore d'autres dénominations : fa'di'cau de Ttirck, a|)pelldtion malheureuse puisqu'il y a déjà un faisceau de Tiirck, le pyramidal direct — faisceau occipital, d'après son origine aujourd'hui contestée — faisceau sensitif, à l'époque où on le considérait comme étant la voie sensitive.
Son origine a été cherchée four à tour dans le lobe occipital et dans le lobe temporal seuls ou réunis. Déjerine se fonde sui- des observations précises de dégénération secondaire pour affirmer ce que Flechsig avait déjà entrevu : le faisceau de Meynert nait exclusivement dans le lobe temporal, dans sa portion moyenne qui comprend les deuxième et troisième circonvolutions temjiorales. Les lésions corticales limitées au lobe occipital laissent toujours intact le faisceau de Meynert, tandis que, dans cinq cas d'altération des deuxième et troisième tem|)orales, il était dégénéré.
De la partie moyenne du lobe temporal, ses fibres se dirigent horizontalement sous le noyau lenticulaire et abordent le |)édoncule cérébral à la partie externe de la région sous-0|Ui([ue. Elles ne passent donc que dans la |)artie tout à fait inférieure de la capsule interne. Dans le pédoncule cérébral, elles se placent en dehors du faisceau pyramidal et (K CU|tenl le quart ou le cinquième externe du pied pédonculaire. De là le faisceau s'engage dans la protubéi'ance et se termine dans ses noyaux ganglionnaire ventraux ou antérieurs. Il ne se prolonge directement ni dans la moelle ni dans le cervelet, car sa dégénération ne s'élend ni aux pvramides, ni aux pédoncules cérébelleux moyens.
Les fibres ont pour origine les cellules de l'écorce temporale, suivent un trajet centrifuge, puisque leur dégénération est desciMidanle, et aboutissent par leurs ramifications terminales aux noyaux gris |)rotuliér;mtieIs dont on a dans certains cas constaté l'atrophie, à la suite de lésions anciennes du faisceau. Au reste ce faisceau dégénère rarement, soit parce qu'il est profondément |)Iacé, dansla base du cerveau, à l'abri des causes de destruction, soitparce (ju'ilappar-
NÉVROLOGIE
tient au territoire vasculaire de la cérébrale postérieure (système vertébral), dont les lésions sont plus rares que celles du système carotidien.
Anatomiquement le faisceau de Meynert est un faisceau de projection temporo-protubérantiel. Mais quelle est sa fonction ?' Longtemps avec iMeynert, Charcot et Ballet on crut qu'elle se rapportait à la sensibilité et on l'appelait le faisceau sensitif. On sait aujourd'hui que les voies sensitives passent par la calotte et non par le pied du pédoncule. La section du faisceau de Meynert chez le singe ne produit pas de trouble sensitif (FerrierJ ; dans les observations de Déjerine, il n'y avaitpas d'anesthésie concomitanteàsadégénération. Bechterew le rattache à la voie cérébelleuse ; il apporterait aux noyaux gris du pont les excitations cérébrales, que ces noyaux à leur tour transmettraient au cervelet par les libres du pédoncule moyen. Ce n'est qu'une hypothèse ; en fait nous ne savons rien.
7° Trigone cérébraL — Le trigone cérébral est un assemblage des trois systèmes de Meynert. Il contientdes fibres transversales, la lyre, et des fibres sagittales qui au niveau de la commissure antérieure se divisent en deux portions, une qui passe en avant de la commissure (faisceau olfactif), l'aulre qui passe en arrière et va aux tubercules mamillaires.
La lijre appartient au système commissural; elle unit les deux cornes d'Ammon.
Le faisceau olfactif est un faisceau d'association, qui relie la corne d'Ammon avec le champ olfactif de l'espace perforé, le lobule de l'hippocampe et le bulbe olfactif. Il en est de même du fornix longus des animaux qui, né de la circonvolution de l'hippocampe, passe en arrière du bourrelet du corps calleux, puis traverse perpendiculairementcelui-ci pour se mêler au trigone (A'œ/ii/cer, Ueber die Fornix longus von Forel... Anat. Anzeïger, 1894).
Le faisceau mamillaire, partie non olfactive du trigone, est un faisceau de projection qui s'étend de la corne d'Ammon au cerveau intermédiaire (tubercules mamillaires et indirectement couche optique). Par le pédoncule des corps mamillaires, il se prolonge jusqu'au cerveau moyen (pédoncules cérébraux). Dans les lésions cérébrales il dégénère en sens descendant /Bec/jtereiu/.
Bandelette demi-circulaire. — La signification de la bandelette demi-circulaire, tœnia semicircidaris, n'est pas encore élucidée. On saitbienque par une de ses extrémités elle a son origine dans l'écorce cérébrale, c'est-à-dire dans le noyau amygdalien et dans le lobule de l'hippocampe ; mais on ignore si par son autre extrémité elle se termine dans les corps striés ou dans la couche optique. Dans le premier cas, ce serait un faisceau d'association; dans le second, un faisceau de projection.