‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 2)Chapitre 172 sur 194 · CIRCULATION ARTÉRIELLE DU BULBE · texte numérisé non relu

CIRCULATION ARTÉRIELLE DU BULBE

Les vaisseaux nourriciers du bulbe, issus des vertébrales, des spinales, de la cérébelleuse inférieure et delà partie initiale du tronc basilaire, peuventêtre répartis en quatre groupes : a. radiculaires, a. centrales, a. périphériques, a. choroïdiennes. Toutes ces artères naissent directement des troncs vasculaires ; seules les artères périphériques destinées au.x cordons proviennent surtout du réseau pial qui enveloppe le bulbe; ce réseau est d'ailleurs loin d'être aussi développé que celui de la surface cérébrale ; comme dans toutes les régions où elle recouvre de la substance blanche, la pie-mère est peu vasculaire et les vaisseaux nourriciers du bulbe sont principalement des vaisseaux directs, indépendants du réseau.

Artères radiculaires. — Très fines, de un tiers à un quart de millimètre, elles aijordent les racines nerveuses (hypoglosse, facial, auditif, mot. externe, nerfs mixtes) près de leur émergence et se divisent en deux branches ; une branche externe qui suit en direction centrifuge les filets radiculaires auxquels elle fournil, une br. interne qui remonte le long de la racine, pénètre avec elle dans le bulbe et la suit par trois ou quatre rameaux jusqu'à son noyau cellulaire. Au niveau des fossettes latérales du bulbe, elles forment de véritables buissons de rameaux perforants.

Artères centrales. — Ce sont les a. médianes ou des noyaux, de Duret; elles sont analogues aux a. centrales de la moelle et méritent d'en conserver le nom. Adamkiewicz, comme pourla moelle, lesdécrit sous le nom d'artères dusillon.

Chacune d'elles, très petite, d'i/4 à 1/0 de millim., naît isolément d'un tronc notable, disposition que nous retrou verons à la base du cerveau, s'enfonce immédiatement dans la substance nerveuse et va tout droit, en émettant de rares collatérales, jusqu'au plancher du quatrième ventricule, pour se terminer autour du noyau d'origine de l'hypoglosse en un réseau capillaire serré. Toutes sont sur la ligne médiane, comme pour la moelle ; elles sont donc échelonnées en hauteur et parallèles, et leur trajet est antéro-postérieur. On en reconnaît deux groupes, un groupe supérieur (a. soiis-proiiihérantielles de Duret) qui naît du tronc basilaire à son origine même et pénètre dans les orifices du trou borgne ou fossette interpyramidale, un groupe inférieur qui pro-

VAISSEAUX DR L-ENCEPHALE

vient ilt^s spinales aniérienres cL |)l(in;^i' dans le sillun luiMlian iln liiillx'. I.cs artères de ce dernier gi'onpe sont d'antant plus conrlcs (|u'iin m' i'ii|i|Hiii li(' davantaL^ede l'entrecroisement des pyraniiilcs, el s'air(Men( avant d'avoii- atleiiiL la l'ace postérieiii-i', le plaiirlu-r \'i'ntriciilaire n'cxislanl |)as à ce niveau.

IIi/p. N. iiii.i-lua AcohU. F. su/.

A. ct'iitr. l'i/i-iiut.

Fiy. 380. — Ai'Lùres du Imllie.

Coupe transversale par l'olive. — D'après Adamkie\viC7, — Quelques noyau:: de nerTs crâniens ont ete in(lii|ués. — La terminologie est celle ilu texte.

D'api'és Adanikiewicz, le novau de l'hypoglosse esl aliuienic pia ncipaleinent |)ar la terminaison de l'artère centrale, accessoirement par l'artère du sillon rnètl. j>ostérienr au-dessous du calamus et par la tei-minaison des a. radiculaires.

Artères périphériques ou des cordons. — Ces artères snnt rèparlies sur tmite la pr'iiplicric du hulbe, à re.\ce|>tiûn du plancher ventririilaire. Elles naissent, le plus ^l'and nonihicdu réseau pial, les autres, |)lus rares mais plus fortes, de toutes les artères voisines, notamment des cérébelleuses, desspinales pDsIèrieures avi'c leurs branches ascemlante et descendante. l\il('ssonl di'sllin''(>s aii.K cordons, et au.K masses grises autres i|ue les noyaux moteurs. Il faut mentioniKM" à part celles des novau.v de Ooll et de lîurdach. L'olive reçoit ses A'aisseau.x de plusieurs sources : de rameaux pèriidn'iaqncs ou a. olivaires, de l'a. radii'ulaire de l'Ii vpoglosse, et même de collatérales de l'artèi-e centi'ale.

A. choroïdiennes. — La cérébelleuse inférieure, au moment oi'i elle passe enli'e le hull)i' et le cervelet, donne quatre artérioles distinctes, deux pour les plexus choroïdes, dont l'extrémité renlliMM't libr(^ à la face externe du ci^rvelet

est d'autre part vascularisée par la cérébelleuse moj'enne, et deux pour la toile choroïdienne. Les artères du plexus choroïde éinetteut en outre plusieurs rameaux qui vont au plancher ventriculaire, de même que celles des plexus choroïdes cérébraux fournissent à la couche optique et au corps strié.

Sur les artères cUi bulbe, voyez : Duret, Sur la distribution des artères nourricières du bulbe rachidieu, Arch. de phytiolog 1873; — Adamkiewics, Die Arterien des verlaengerlen Markes, Acad. des se de Vienne, 1890. Ce dernier travail contient de fort belles planches. La terminologie de lauteur est conforme à celle qu'il a adoptée pour la moelle.

J'ai suivi surtout la description de Duret.

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