VEINES CÉRÉBRALES SUPERFICIELLES
Ces veines représentent les artères corticales.
Leurs veines d'origine ou parenchymateuses sont dans la substance blanche du centre ovale et dans la substance grise de l'écorce ; elles naissent des réseaux capillaires de forme variée que nous avons décrits plus haut.
Les veines de la substance blanche ou veines médullaires sont très longues. On en voit de six à huit sur une coupe ordinaire de circonvolution, dont une ou deux sur la crête et quatre à six sur les faces latérales. Elles sont trois fois
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plus grosses que les arlèros correspoiidanl (>s ipu» d'ailloufs elles n'accoiii|)agneiil pas ; ce sont elles surloiit (jiii, sur les cerveaux cougeslioiiiiés, donnent au centre ovale son plijueté earacli''risli(pie. Apros avoir i-eeueilli le sang de la sub-itance blanche et une partie du sang de la substance grise par le réseau de ti-ansition qui est au\ confins des doux substances , elles traversent l'écorce grise (pii ne leur fournil (puMle rarrs cullali'rales et ai'ri\ i'n( au plexus veineux de la pie-nière (Duret).
I^es veines de la substance grise, plus viiluiniueus(>s et moins nombreuses que les artères non rririèies, naissent des tr(jis réseaux capillaires de l'écoice, niais en grande majorité du réseau de transition.
Toutes ces vein(^s d'origine, du centre ovale et de l'écorce grise, sont, comme leurs artères, des veines )H((/cs.c'esl-à-dirc (pi'elles ne s'anastomosent |)as entre elles et ipi'el les rormcnl avec Icui- aricre alFéreuteun s\'stèmt' fermé,
Anicli. vise.
Tissu s aracfi.
l'ig. ;!'.IS. — Ai'Iri'i's ri vi'iiii'^ ilun^ li^s siiiiiiis. Coupe sur la ijartic c'onvexe de l'hémisplièrc. — Ii'aiires nature.
indépendant ; c'est du moins ce qu'affirme Browning. Toutes se rendent dans un réseau veineux, à mailles partout communicantes, le réseau delà pie-mère ; les veines striées ou opti(pies ipii passent jiar les espaces perforés font seules exception et se rendent directement dans les gros troncs de la base.
Le mst'rtH veineux de la pie-mère, réservoir commun auquel aboutissent toutes les veines isolées de l'écorce, est a|i|>liqué à la surface de la pie-mi'ic par des lamelles de tissu sous-aracbnoïdien . Il est sur un plan plus supei lirici (pie le réseau artériel. A son lour il se déverse dans les sinus du crâne pai- un grand nombre de branches (pii sont les ccines cérébrales superficielles proprement dites. Celles-ci disposées d'abord sans orientation fixe, fanlAt au fond des sillons, tantôt sur les crêtes, occupent l'espace sous-aracbnoïdien. baignées |iar le lifpiide qui leur transmet les |Hilsalions artérielles. Klles s'unisseni eu tnuics volumineux, qui sont sitiu's de préférence sur l'arête des cii-convolu lions alors ([ue les artères sont pInU'il dans les sillons, et (pii aUV'clent une direction délerminée, vers les sinus (pii doivent les recevoir.
NEVROLOGIE
Les unes voat au sinus de la voûte, les autres aux sinus de la base. Une ligne horizontale passant sur la face externe par la partie supérieure de la scissure de Sylvius et la scissure sous-frontale sur la face interne limitent les deux territoires de la voûte et de la base. De là la division des veines superficielles en antérieures et postérieures.
i° Veines cérébrales supérieures. — Tributaires du sinus long, supérieur, on en compte douze à quinze de chaque eùLé, plus rarement six à huit et alors plus volumineuses, car elles sont formées par la fusion de deux veines ordinaires. Elles sont disposées par paires, sans être toujours symétriques de droite à gauche. Chaque veine comprend une branche qui vient de la face interne, une autre plus grosse qui vient de la convexité ; ces deux branches, isolées chez le fœtus, s'unissent chez l'adulte sur le bord sagittal de l'hémisphère en un tronc unique ; quelquefois les deux branches ne se fusionnent pas, mais sonl enveloppées d'une gaine commune et s'ouvrent par deux orifices dans le sinus. Ce tronc, simple
l'. cn ebr. uni. S. long. xiip.
Fig. 399. — Veines delà fMco cvterne du cerveau (Rn partie, d'après Poirirr).
ou double, long de 1 à 4 cm., est jeté comme un pont do l'hémisphère au sinus dans l'espace sous-arachnoïdien, où il est libre, revêtu seulement d'un manchon endothélial arachnoïdien signalé par Bichat. L'ensemble de ces veines fendues des hémisphères à la faux constitue pour Leurot un ligament suspenseur qui attache le cerveau en haut du crâne. Dans ce ti-ajet, les veines cérébrales communiquent souvent avec les lacs sanguins par des orifices creusés dans leurs parois, ordinairement sur leur face supérieure qui passe sous le lit de ces espaces veineux.
Les veines antérieures, c'est-à-dire du 1/3 antérieur du sinus, au nombre de trois ou quatre, sont petites ; elles viennent du lobe frontal. Les postérieures, qui appartiennent aux circonvolutions rolandiqucs, sont volumineuses ; colles des circonvolutions pariétales et occipitales sont de nouveau petites. Entre le groupe antérieur et le groupe postérieur, comme aussi entre celui-ci et le pressoir d'Hérophile, existe un espace libre de 4 à a cm. que ne traverse aucune veine.
Le mode d'abouchement des veines dans le sinus 1. supérieur est remarquable. Les antérieures s'y rendent à angle droit et s'ouvrent sur sa face supérieure ou sur sa face latélale par un orifice à l'emportc-pièce ; les plus antérieures même peuvent se diriger obliquement en haut et en arrière et s'aboucher dans le sens du courant sanguin, comme c'est
Gr V. anasi.
[Trolard)
Si/lv. i,upei'l'.