‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 2)Chapitre 184 sur 194 · V. occi/i. ext. S. latér · texte numérisé non relu

V. occi/i. ext. S. latér

VAISSEAUX DR L'ENCÉPHALE

le cas des ramifications veiruMises en j,'i''ni'Tal. Mais dès le liers moyen du cerxean, lus veines tendent ;i obiiquei' en simis inverse, el, cette disposition s'aeeentnc dans la ]iartie postérieure ; c'est-à-diro que, quittant ir lionl sn[ii'ii(?iii' de l'Iii-inisplicre (pi'elles ont abordé transvorsahMnent. elles se diri^'ent en liant d en a\anl. di.'ei'i varil une eoui'ln- a concavité antérieure, s'accolent il la paroi du sinus qu'elles peu\ ent lorigei' sur 1 ou ieni. d'étendue, et s'ouvrent sur la face inférieure du sinus ;ï angle très aigu. IMus rarenienl elles se redressent à angle droit dans leur débouché niènic. De cette insertion a angle aigu, presque parallèle au sinus, résulte la formation d'une valvule ou plutôt d'un éperon ou i-epli valvulo'ide , que Bicliat comparait à la valvule vé'sicale des uretères. Ce i'e|jli n'empéciie pas le rellux du sang du sinus dans les veines, puisqu'il n'arrête pas les injections, ou tout au moins il ne peut être qu'une fermeture iniparfaili'.

La majeure partie des veines cérébrales débouche doue a contreeonrant dans le sinus, fait qui a depuis longtemps intrigué les anatomistes. Brow ning a fait obser\ er que ce n'est point dans le cerveau un cas isolé, puisque les veines de Galien s'ouvrent dan^ le siinis droit en sens opposé au cours du sang, et de même le sinus pétrcux inférieur dans lesinus latéral. Il a montré, en outre, comme ra\'ait entrevu Krause, que c'était probablement une disposition acquise, produite par le grand développement du cerveau humain en arrière, progressant plus vite que le sinus longitudinal, car chez le fœtus humain etchez beaucou() d'animaux les veines sont bien moins obliques que cliez l'homme adulte. Le typi' primitif semble être un type piennifoi'ine ri''gulier à coui'ant concordanl. transformi' par élongation en rameaux discordants.

Toutes les veines supérieures vont au sinus 1 . su]iérioui' : iiiii.'li pies-unes, po nr laid , d après Langer, vont directement aux veines durales et établissent une anastomose importante avec les veines méningées et les veines extérieures. Le sinus reçoit aussi les veines de la face interne qui sont au-dessus de la scissure calloso-marginale ou sous frontale : celles qui sont au-dessous vont aux \'eines du corps calleux. Onebpies ]ielites \eines vont a la partie antérieure du sinus 1. inf(>rienr.

2° 'Veines cérébrales inférieures. — Ces veines montrent une disp(jsilion moins régn- Licre et leurs didioueh(''s sont \-ariês ; elles sont en elfet tributaires des sinus de la base, à peu d'exceptions près. Celles du lobe frontal se rendent tout à l'ait en avant au sinus longitudinal inférieur; la très grande majorité, aux veines sylviennes, et i)our la pai'lie interne (lu lobule orbitaire, aux veines basilaires. Les veines de la r('gion lemporo-pariétalo sont représentées surtout par les veines sylviennes, qu'il faut distinguer enjirol'onde et superlicielle. — La veine iti//rie»ne /iro/'otu/e (v. de l'insulaj Ilédnn), double ipielquel'oisdans sa portion supérieure, occupe le fond de la scissure de Sylvius a\-ec l'a. ci'rébr. moyenne et reçoit par de nomlireux rameaux le sang des circonvolutions marginales et de l'insula de Reil. Elle reçoit aussi quelques veines de l'espace perforé. Sa terminaison a lieu dans les sylviennes superficielles et par elles dans le sinus sphéno-pariétal, ou bien le plus souvent dans la veine basilaire. La veine ophthalmo-méningée de Ilyrtl n'est parfois qu'une syh ienne volumineuse, à trajet postéro-antérieiir, aboutissant au système des veines opiithalmiques. La ceine sijlrienne si/perficie//e, quo l'on voit sous l'arachnoïde dans la direction de la scissure, est surtout une veine anastomotique entre les territoires supérieur et inférieur de la convexité ; nous la décrirons un peu plus loin. — Les veines de la face externe du lobe occipital et de la partie reculée des lobes temporal et pariélals(> dirigentd'avant en arrière, se réunissent en un ou deux gros troncs (v. ncripil. crlcrne ou hilérale) qui traversent la tente du cervelet où elles se fusionnent a\ i;e l(>s ci'>rébelleuses. communiquent parfois dans l'épaisseur de la tente a\-ee des lacs sanguins ipii y sont cn.'usés et se jettent dans la partie horizontale du sinus iat(''i'al. a angle droil, iiarconsi'ipii'nl dan^iin sens défavorable au <'Ours du sang.

Veines anastomotiques. — I-cs deux Icrrildires veineux i|ne niuis voiious (lo (lécrii'e el ressort issenl îles sinus de la x nùle id de la liaso sniil Imii d'être indépendanls ; je ri''seau veini'ux esl |ia rloii I cniiliniMd c'esl pliilùt d'a|irès l'aecroissemeiil pi'nnre.ssir do voliiine el leiii' leriniiiaismi i|iie I'imi |hmiI distinguer les veines supérieure.'^ d'avoe les inlV-rienres. (l'i^sl sur la (laidie saiilanle el large de la face exlorno, an niveaude la pailie initiale de la scissure de Sylvius. que se fait le point de partage des veines ; de ce point les nues ravoiinent vers le liord sagillal, les antres vers la hase, snrioul \i>rs la lin de la scissure de Sylvins. C'esl aussi dans ce point de partage que les anaslonioses enlre les deux

NÉVBOLOGllî

territoires sont les plus grosses et les plus nombreuses. Les deux plus remarquables ont été décrites par Trolard et par Labbé.

1° Veine de Trolard ou Grande anastomotique. — Gruveilhier a décrit sous le nom de grande veine cérébrale supérieure (identique à la cérébrale moyenne deB rowning) unegrosse veine qui part du tronc de lasylvienne superficielle ou d'une de ses braucbes principales, remonte sur la face externe de l'hémisphère, en haut et en arrière, tantôt dans la scissure de Rolando, et alors elle divise l'hémisphère en deux moitiés égales, tantôt dans le sillon pariétal, atteint le bord sagittal et, décrivant une courbe à concavité antérieure, s'accole au sinus 1. supérieur; puis elle chemine dans sa paroi sur un long trajet et s'ouvre à con«tre-courant. Elle est quelquefois double, et représente la deuxième ou troisième paire avant-dernière des veines cérébrales postérieures. Elle s'unit latéralement avec les veines de la convexité.

La grande v. céréb. supér. est donc non seulement un tronc collecteur, mais surtout une anastomose entre le territoire sylvien et le territoire supérieur. Elle est en outre souvent reliée par des branches importantes avec les v. occipitales ext. ou latérales. D'un autre coté la veine sylvienne superficielle, ou les veines superPicielles, après avoir reçu cette anastomose et recueilli le sang des cii'conv^olntions voisines de lascissure, suit cette dépression, arrive à la base du crâne, et s'engage dans l'épaisseur de la dure-mère, qui lui donne un caractère sinusien. Elle va se jeter àfi'éf|uence égale tantôt dans le sinus caverneux, en passant par le sinus sj)héno-pariétal, tantôt dans la partie moyenne du sinus pétreux supérieur, auquel cas elle traverse d'avant en arrière toute la fosse sphéno-temporale de la base du crâne.

On appelle veine de Trolard ou grande anastomotique la réunion delà gr. V. céréb. sup. et de lav. sylvienne superficielle, considérées comme un tronc continu allant du sinus 1. sup. aux sinus de la base. Dans certains cas la continuité n'est pas reconnaissable ; dans d'autres au contraire, qui toutefois ne paraissent pas être la règle, un tronc unique coupe obliquement toute la face externe de l'hémisphère et justifie la description de Trolard; encore voit-on toujours, même dans ces cas, un segment plus mince dans la partie moyenne où se fait le raccord.

2'> Veine de Labbé ou Petite anastomotique. — Les veines syl viennes sont également unies au sinus latéral par des branches constantes qui descendent obliquement d'avant en arrière sur les lobes temporal et occipital pour aboutir au sinus. Il convient de réserver le nom àe petite anastoinotiquc ou veine de Labbé, à une veine inconstante d'ailleurs, fjui n'existe même pas dans la moitié des cas, et que Labbé a signalée en arrière de la veine de Trolard. Elle va du sinus long supérieur au sinus latéral, en décrivant une courbe à convexité antérieure.

2« — VEINES CÉRÉBRALES PROFONDES ou VENTRICULAIRES VEINES DE GALIEN

Aux artères ventriculaires représentées par d'assez grosses branches latérales dans le plexus et de très petites branches médianes dans la toile choroïdienne,

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rorrespoiidonl des veiiips à disposition roiivorsée, on ce sens (|iie les veines lalérales sont accessoires el (|ne ce sont les veines médianes qui sont les troncs collecteurs. En ontre, [)ar une de leurs branches colhilérales, ce son! aussi des veines de la base.

Ce système ou sijslènic delà rrinc de (îiiliot se compose de deux ^ros vaisseaux veineux, appelés veines cérébrales internes ou petites veines de Galien, et du tronc commun qui les réunit, grande veine de Galien. Elles sont situées dans le ventricule moyen, mais plongent dans les ventricules latéraux parleurs racines, et di'bouchent dans le sinus droit derrière le corps calleux. Ce sont donc surtoutdes veines du cerveau inicrmédiaire (c. optiijues et troisième ventricule) ; elles sont pouriaiil loin dNMre limitées aux ventricules, carun de leurs gios aflliu^uts, la veine basilaire, leur <imène le sang de la base du cerveau.

Veines cérébrales internes ou petites veines de Galien. — f>es deux veines c, internes, droite et gain' lie, son ( si I uces cii I rc les deux feu i llets de la toile cbo-

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