‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 2)Chapitre 185 sur 194 · V . c. strîr . V. chnr · texte numérisé non relu

V . c. strîr . V. chnr

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V. ocr. in/. V. 'If fla/ifit Fitr. ino. — I^i's Nciiics r('rr'lirnli's inlrnios et la j,'r;uiil(' veine ,\o (inlii'n. Toile choroïdieiuie et plexus clioroïdcs ilcs vciilricules latéraux et du ventricule moyeu.

roïdienne, dans la vonte du ventricule moyen. Elles se dirigent d'avani en arrière, du trou deMonro aux tubercules (|uadrijnmeaux ; leur volume ({ui va croissant atteint en arrière 3 mm. On leiii' distingue deux poi-lions : une antérieure,^nf/'^i^; di-oitc, ([ui s'étend de l'extrémité antérieure de la coucbe optique à la glande pinéale, les deux veines sont accolées, parallèles ou même superposées ; une postérieure, /)'n-/;(' cou rhc.i\\\\ \'a jiisi|n'au Iniiiccoiniiiiiii, les deux veines s'écartent de ."') a Kl mm. |iiiur circonscrire un ilol central. Hrowning insiste sur cette disliiiclion, à caus(^ de l'origim" des cidlalerales.

Les veines c. inlern(>s rei;iiivenl des branches d'origine et des branches collatérales.

Branches d'origine. — • Suivant la nianièie d'interpréter des dispositions un peu variables, ou admet deux ou trois veines d'origine, ou même un plus grand nombre. Eu général, on considère que la veine est formée par la réunion de trois branches qui convergent au niveau du trou de Monro, au sommet de la toile choroïdienne : la veine choroïdienne, la veine du corps slrié et la veine du septum iucidum.

Branches collatérales. — Ces branches très nombreuses comprennent : la V. de la corne d'Ammon, les veines jumelles, la v. postérieure du corps calleux, la V. basilaire, les veines occipitales internes et la veine cérébelleuse supérieure. La veine basilaire, qui est de beaucoup la plus importante, a pour origine principale la v. sylvienne profonde, au niveau de l'espace perforé antérieur; elle suit la fente de Bichat et contourne le pédoncule cérébral pour se jeter dans la veine cérébrale inlerne. Son territoire comprend toute la partie centrale de la base du cerveau.

Branches d'origine — 1" Velue choroïdienne. Considérée par quelques auteurs (Cruceilliier, B/'otrii ini/} , ronniielsL source directe do la v. cérébrale interne, elle commence à la jonction des cornes temporale et frontale du ventricule, se dirige d'arrière en avant sur le plancher du ventricule latéral, dans le plexus clioroïde dont elle occupe le bord externe, en décrivant dos sinuosités, et s'abouche dans la cérébrale interne en dehors des piliers de la voûte, au niveau du trou de Monro. Elle communique en arrière avec la branche choroïdienne de la veine basilaire et reçoit des rameaux soit tlu plexus choroïde, soit de la couche optique.

2" Veine du corps slrié. — Les uns la consiilèrent comme la continuation même de la V. cérébr. interne, les autres soutiennent qu'elle est liahituellement très courte et defaible \ olume. Dans son complet développement, elle commence à l'extrémité postérieure de la corne frontale du ventricule, marche d'arrière en avant dans le sillon optico-strié, sur la bandelette demi-circulaire et sous la lame cornée, à peu près parallèle à la veine choroïdienne, et contournant l'extrémité antérieure de la couche optique, traverse le trou de Monro pour se jeter dans le tronc principal. On l'a appelée aussi vena lateralis. tena tenniitnlis. Elle reçoit quelques veines de la couche optique, d'autres du centre ovale et de la capsule interne ; mais ses affluents principaux sont les veines striées supérieures qui lui viennent, les longues du noyau lenticulaire, les courtes du noyau caudé. Ces veines striées, veines ganglionnaires comme les branches perforantes de la v. basilaire^ débouchent isolément, ou par une ou deux branches principales.

3° Veine du seplum luciduni. — Dirigée d'avant en arrière le long de la face externe du septum, elle amène à la v. cér. interne le sang de la cloison transparente, du genou du corps calleux, de la tète du noyau caudé et des parties blanches voisines. Assez souvent ce n'est qu'une veine petite et courte, suppléée par des rameaux isolés.

Outre ces trois branches d'origine. Browning décrit encore quatre autres'veines ; v. latérales postérieures, latérales antérieures, médullaires supérieures, v. de la corne antérieure.

Branches collatérales. — Les collatérales vont les unes à la partie droite, les autres à la partie coui'be di? la veine cérébrale interne. Les premières sont grêles et irrégulières ; les secondes sont plus fixes dans leur disposition et plus importantes comme volume.

Les collatérales de la partie droite ou antérieure de la cérébrale interne sont : des veines optiques, les unes naissant inunédiatement des parties adjacentes de la couche optique, les autres profondes se rendant à une veine pédonculaire, qui commence en bas du pédoncule cérébral, se dirige on haut et en dedans et débouche dans la partie moyenne du tronc collecteur — des veinules du bourrelet du corps calleux, et d'autres du trigone. A la partie courbe ou postérieure aboutissent les collatérales suivantes : 1° La veine de la corne d'Ammon. (V. de la corne postér. Brown.] — Cette veine importante arrive do la corne inférieure du ventricule latéral, remonte sous l'épendyme, reçoit la veine de l'ergot de Morand et contourne l'extrémité postérieure de la corne frontale pour atteindre la cérébrale interne. Elle recueille le sang des cornes inférieure et postérieure du ventricule. La corne inférieure possède une autre veine qui se jette dans la basilaire, et dont l'iuqiortanco est complémentaire de celle de la corne d'Ammon.

VAISSEAUX DE L'ENCEPHALE

2'' Les reines jii>iie//rs. — Elles naissent du plexus qui rou\ re les /'quarir. et qui Un même communique a\ cc le plexus do la base. Elles reeoix ent la \pine de ia g!, pinéale, (azygos de 1 epiphyse). Elles se jettent quel [uerois dans la A'oine (•(■rébelleuse super.

3'^ La veine pos/érieiwe du corps cnlleu.v. — Tandis que la veine antérieure, née (lu genou, descend en avant ])Our se rendre à la v. basilaire, la veine postérieure , née delà portion moyenne, descend en arriére le long de la face supérieure, recueille le sang du corps calleux et de la face interne de l'iu-mispliére jusiiu'à la scissure calloso-niarginale. contourne le bourrelet et se jette dansla C('r(djr. interne.

Le corps calleux est donc parcouru par deux \eiiics. l'une anli'rieure, l'autre postérieure, toutes (jeux triliutaires de la veine de (ialien: à i-lles deux, elles correspondent à

Fit?, loi. — Les veines busilaii-i'^. Cerveau vu par sa base.

l'artère cérébrale antérieure : quelquefois un groupi.^ inliM-médiaire sépare ces deux veines. l'Illes ont pour territoire le corps calleux et la face inhume île-; circonvolutions jusqu'à la scissure sous-frontale, ce qui est au-ilessusde celte scissur(> ('tauf du territoire des v. cérébrales supérieures (sinus 1. sup.).

4° Veine basilaire. — La reine /tiisi/aire. ainsi nouuui''e par Uos(>ntlial (1824), v. inférieure de Krause, v. méiliani' inf. riiMire de Cruveilbier. \-. ascendante di^ quelques auteurs, est presque aussi considi''rable qiu' la veini' cérébrale itdei'ni> dont elle semble une bifurcation Elle existe de cliaque fô\r ^ni- l,i |i;irti(^ ceuti-ale île la li.i'^i' du i-erveau. Elle commence au niveau de l'espace perfor.' anté^i'ieur. crdi^r l'Iievairnui' aiir'i'iid et la bandette optique pour se placer profondément dans la frnh' de liieliat cpLil fani ('•carter pdur la voir et avec elle contournant le pédoncule ci''n'diral, curuine l'arliTe cé'i'i'dirali» p(i-^l('Tieure. passe dei'i'iri'e le'r.n pour se jeter dau< hi mmui' (•(■■i-idicili' intrrue, sur le eolc externe de sa partie courbe, quebpiefois d'a])rés Trolard dans le siinis dinil, Assiv siunenl la \'eine basilaire n'accomplit qu'une p.n tie di' son Iraji't : elle ne ciintourui' pas le pé-doncuie et linil dans le sinus cavei'ueux nu dans les \ eine,s lloceulaii e> du ci'rv elel. dispnsilion qui

NÉVROLOGIE

rappelle celle de plusieurs animaux, chez lesquels la v.basilaire aboutit normalement à un sinus de la base.

Les branches d'origine, qui toutes convergent vers la veine basilaire au niveau de la pointe du lobe temporal, sont: i" la veine sylviennc prol'ondc, la plus importante des origines, et qui semble être la continuation même de la basilaire. — l'° Les veines perforantes fie Tespace perforé antérieur. Ces veines indiquées par Browning ont été bien étudiées par Hédon sous le nom de veijies striées inférieures. Ce sont des veines centra/es, homologues de leurs artères. Elles sont modelées sur le type des artères striées. Nées du noyau cauilé, de la capsule interne, et en très petite part de la couche optique, elles flescendent soit par la capsule interne, soit en plus grand nombre par la capsule externe sur la face externe du noyau lenticulaire, et mêlées aux veines de ce ganglion arrivent à la base où elles sortent par les trous de l'espace perforé pour se rendre dans la v. basilaire. Un certain nombre vont en dehors à la veine sylvienne profonde. Elles sont plus grosses que les artères striées et aussi nombreuses, soit de 10 à lo ; souvent elles se réunissent en un ou deux troncs à leur embouchure dans la basilaire. Ces veines sont rectiligncs et non anastomoti([ues. — 3° Les veines inférieures du lobe frontal, d'autres fois tributaires des sylviennes. — 4» La veine du bulbe olfactif. — 5° La veine antérieure du corps calleux. Née du genou d u corps calleux, elle descend vers le chiasma en recueillant le sang des circonvolutions ailjacentes, s'anastomose avec la veine opposée par une branche plus ou moins nette qui rappelle l'a. communicante antérieure et se jette dans la v. basilaire. Parfois les deux veines calleuses antérieures se fusionnent en avant du chiasma et le tronc unique se jette dans une des basilaires droite ou gauche. Cette veine rappelle l'artère cérébrale antérieure, mais elle est beaucoup plus petite, beaucoup moins longue et fait même souvent défaut. En arrière d'elle, on trouve assez rarement sur la partie moyenne du corps calleux des veines intermédiaires qui vont au sinus 1. inférieur.

Les branches collatérales de la veine basilaire sont : lo en dedans, les veinules du chiasma, du tuber cinereum, des tubercules mamillaires et do l'espace perforé postérieur, toutes anastomosées d'un coté à l'autre et couvrant cette partie centrale d'un réseau veineux. Les veines de l'espace perforé sontcomme celles de l'espace antérieur des veines cenù^ales ou ganglionnaires cjui viennent des parois du ventricule moyen et des couches optiques: — 2» en dehors, des veines de la face inférieure du lobe temporal, celles de la bandelette optique, et la veine de la corne inférieure du ventricule latéral. Cette dernière, signalée par Browning, est l'analogue de l'artère choroïdienne ; elle longe la paroi externe de la corne dont elle tire ses origines, s'anastomose avec les v. choroïdiennes, et se jette dans la basilaire. Mentionnons encore plus loin, dans la portion ascendante, de petites veines du pédoncule cérébral et ime veine ilocculaire du cervelet.

I:^n résumé le territoire de la veine basilaire comprend toute la partie centrale de la base du cerveau, les parties de l'hémisphère voisines de ce centre et par les perforantes une grande partie des corps opto-striés. Elle s'anastomose non seulement avec celle du côté opposé, mais du même côté avec la v. sylviennc superficielle ou v. do Trolard, avec la choroïdienne du ventricule latéral, avec les veines de la protubérance par une branche qui longe le bord supérieur du pont, enfin avec les veines cérébelleuses.

0» Veines occipitales internes. — Elles viennent de la face interne et de la face inférieure du lobe occipital, notamment de la scissure calcarinc et de la perpendiculaire interne. Nous avons décrit les autres veines occipitales (latérales ou externes) tributaires du sinus latéral.

6° Veine cérébelleuse supérieure. — Nous l'avons indiquée avec la circulation veineuse du cervelet; elle vient du vermis supérieur et se dirige sous la tente d'arrière en avant.

Ces dernières collatérales, notamment la basilaire et la cérébelleuse, se jettent aussi souvent dans le tronc commun do Galien que dans ses deux veines d'origine.

Grande veine de Galien. — La grande veine de Galien, tronc commun des petites veines de Galien ou v. cérébrales internes, est un vaisseau cylindrique ou d'autres fois dilaté en ampoule, long de I cm., large de 1/2 cm. (8 à 10 mm. de long, sur 5 à 8 de larg.) qui est situé dans la partie moyenne de la fente de Bicliat, entre le corps calleu.x et le cervelet. Sa direction n'est ni horizontale ni dans l'axe du sinus droit. Braune a montré qu'elle est coudée deux fois sur ellemême, pour embrasser, dans une courbe à concavité antérieure, le bourrelet du corps calleux; dans sa portion terminale, elle rampe sous la tente du cervelet, oblique comme elle, et débouche dans le sinus droit, très inclinée sur ce sinus

VAISSEAUX DE L'ENCEPHALE

qui lui ost laiigoiit. Elle s'ouvre un |)cu eu iu-iirre rL'x(r(''iuili'' anli'iicurc du sinus, oxli ruiilé ()CCU|téo par le siuus l. inférieur (jui parfois d'ailleurs fail d(''l'aut ou est à peine indi(|iu''. [^'orifice est une fente étroite, de 5 rnni., f|ui regarde en bas et un peu en avant ; la bandii liganionleuse qui est en avant de lui et(|ui n'est autre ((ue le bord inléi'ieur de la grande faux insérée sur la tente du cervelet, maintient le sinus droit tendu et assure la perniéabililé de roriPice veineux. Il est aisé de conipremlre ipi'au premier aixjid les conditions d'embrancbement et de déboucbé de la veine de Galien sur le sinus droit no paraissent j)as plus favorables que celles des veines cérébrales supérieures dans le sinus longitudinal.

Tantôt la veine de Galien est ininterrompue, tantôt elle reçoit une ou deux collatérales, notamment la basilaire et la cérébelleuse supérieure. Elle peut être

•S.;, stip.

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