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V. tcmp. V. haxil

Fig. 402. — Trnjot riu-vili,:,'ni^ ilr la vi'ino do Galien. Coupe antéro-postéricurc du cerveau sur la ligne médiane.

divisée en deux par une cloison médiane, trace de la fusion imparfaite des deux cérébrales internes, et mèmeon a vu deux troncs distincts dans une même gaine. L'aracbiioïde se replie autour d'elle en cul-de-sac, sur une longueur de quelques millimètres, et lui forme un canal, appelé canal araclinoïdien de Hichat, que nous avons dit ailleurs être un cmiduit borgne à son extrémilé antérieure, contrairement à roi)inion du grand analomiste. Au delàde la gaine araidinoïdienne, le tissu sous-aracbno'fdien se prolonge sur Texlrémifé de la veine et sur l'origine des deux cérébrales internes et constitue leur tuni(|ue adventice.

On peut ainsi résumer le territoire du système de la veine de Galien. « Les .1 veines qui se trouvent dans la masse des liémisplières, la couche corticale « exceptée, et(jui proviennent suit de la substance blancbe(i ouronne rayonnanle, ni 47

NÉVROLOGIE

« corps calleux, capsule interne), soit des masses grises centrales (couche opti- « que, noyau caudé, noyau lenticulaire) vont former sur les parois des ventri- « cules latéraux des troncsplus volumineux qui s'engagenlensuile dansl'épais- « seur de la toile choroïdienne ; là ces troncs forment les deux veines cérébr. « internes qui résumentégaleinent la circulation veineuse des plexuschoroïdes ; « ces deux veines se réunissent enfin en unseultronc, la grande veine de Galien, « aboutissant aux sinus de la voûte du crâne par l'intermédiaire du sinus droit « (Hédon). »

Le système veineux de Galien n'est pas un système fermé, comme le prouvent les injections poussées d'arrière en avant dans le sinus droit. On injecte ainsi non seulement les veinosde Galien, mais une partie des veines cérébrales superficielles, les veines cérébelleuses et de là les grosses veines du cou, jugulaire interne, vertébrale. L'injection passe par les anastomoses qui unissent les branches extérieures de Galien, la cérébelleuse supérieure, les deux calleuses, les occipitales et la basilaire, avec les autres veines du cerveau ou du cervelet. Mais il faut remarquer d'abord que ces anastomoses ne sont point considérables, ensuite qu'elles portent sur des branches très postérieures. Dans la portion antérieure des veines cérébrales internes, dès qu'elles sont dans l'intérieur du ventricule, et surtout dans leur partie droite, les anastomoses avec l'extérieur sont presque nulles, et leurs anastomoses entre elles peu développées. C'est pour cela que des foyers morbides occupant la loge cérébelleuse, où la veine de Galien rampe sous la tente durale, peuvent compromettre le retour du sang veineux et entraîner une hydrocéphalie interne, d'aulant que le mode de débouché delà veine dans le sinus est déjà défavorable. C'est ce que l'on voit dans les tumeurs du cervelet ou des tubercules quadrij., dans les exsudais tuberculeux; à plus forte raison dans les tumeurs du plexus choroïde (tubercules, cysticerques, psaminomes).

Hexagone veineux. — Bien qu'oa ne puisse assimiler la flisposilion îles artères t)u cerveau à celle des veines, cjue les gros troncs artériels occupent la l'ace intérieure ou ventrale de l'encéphale et les gros troncs veineux la face supérieure ou dorsale, ainsi qu'on le voit dans d'autres parties du corps, à la main notamment, il y a cependant à la base du cerveau une certaine analogie dans les deux distributioas vasculaires, analogie superficielle qu'il ne faut pas pousser trop loin et qui tient surtout à la configuration des parties imposant aux vaisseaux un trajet défini. C'est ainsi que Trolard a décrit un hexnfjone veineux ou polygone veineux, qui est adjacent à l'hexagone artériel, le débordant en certains points, débordé par lui dans certains autres. Les deux côtés latéraux, ih'oit et gauche, sont formés par la basilaire et la veine antérieure du corps calleux : le côté antérieur, par l'anastomose qui réunit les deux veines antérieures du corps calleux en avant du chiasma et un peu en arrière de l'a. communie, antérieure ; le côté postérieur, par les anastomoses que s'envoient les deux v. basilaires le long du bord supérieur de la protubérance. En raison de la grande variabilité de ces anastomoses antérieures et postérieures, l'hexagone peut être incomplet ou transformé en cercle.

Caractères généraux des veines cérébrales. — 1° Les veines presque partout sont non satellites des yrtèri'S, luT'un' lorsipi'il y a îles veines doubles comme sur le bord supérieur de l'hémisphère ou dans le système de Galien. Quand ces deux vaisseaux marchent parallèlement, comme c'est le cas pour l'artère et la veine sylvienne, ce n'est que sur un trajet assez court, et leur volume n'est point corrélatif l'un de l'autre. Dans les points où ils se superposent, l'artère est généralement profonde, enfouie dans le sillon, la veine est au contraire superficielle, en situation dorsale, comme est le type général pour le cerveau entier.

2" Les veines sont avahmlaires. On peut les injecter en tous sens. Si l'on ne passe pas toujours facilement du sinus longitudinal dans les veines supérieures, c'est moins à cause

VAISSEAUX DE L'ENCEPHALE

ilu repli valvuloïde qui marque le d(''bouclii'' île cerlaines veines, (juVii raison du trajet, très ciiiidi' (le celles-ci dans leur portion teriiiinali'.

H" Dans leur partie terniinali'. la pla|iarl des veines, toutes celles en tous cas (|ui aboutissent à un sinus, sont enelaviM's il,ins la paroi do ce sinus ou dans la durc-iu(''ro ; leur terminaison csl, siiuisienne, et. leur coupe est béante, rigide comme celle du sinus luim 'me. Un certain nombre, au voisinage de la grande Taux du cerveau el di' la lenle du eer- \eli'l., conuuuni(|uenl avec des cavités (''galemenl rigides, les espaces pai'n^inoid.i u k de IjL'owning, lacs sanguins de ïrolai'd.

4" i'illcs sont dé/)nurnii's de luii/i/iip innscii/airc . Les veines ci'rébrales soid très minces. Leui' gaine ly ruphatiipie est très ib'dicale. « Dans leur adventice le pigment ne se montre « qu'eu petite i pi;i n lit/', contrairement aux arLéi'cs. 11 s'y trouve de la graisse prescpie " dans tous les cer\cau\ ipi'im examine; elle csl di<si'min('e |iar-dcssus sous l'ornji' de " gouttelette. On tniuvc Irès souvent aussi des cellules giMisseuses entières. Les gr'aim- « talions ol les relliiles graisscuses peinent exister isolc'menl, dispersées sur l'adventice, Il ou encore lorioec un anneau continu (pii donne scuiveni l'illusion d'un élai'gissement M tusibirmi^ ilii \ais-eau. C.etli' graisse sur l'aiheul ice des petits vaisseaux est cncoi'e un « di''bris de la [)i ri(jdi' enibi'vounaire (O^ic/'-s'/c/^p;'). » Ni les veines cérébrales ni les veines duiali's ne piis^èdi.'nt de luniipic; nmscidaire ; on m; trouve que quebiues fibres lisses isoliM s, snrliinl sur les grosses veines cérébrales, encore sont-elles contestées par Browning.

Ij'ii bsenei' de luniipu^ muscidaire et de vnh ules |ierniet de penser que la pression doit ('•Ire Irès basse dans li's xi'ines ei'n'dirales, !■! (pi'il sullit des faibles pulsations transmises p ir les artères imjnergi''es dans le liipiidi! sous-araidino'idicn et de l'aspiration par les sinus pour l'aire ciicnli'r li' sang veineux, notamment pour li.'s veines supérieures qui vont conti'c l;i pesanfeui'. La faibli' tension nous e.xiiliqnerail la l'arelé exti'éine des varices céri'brales ; .Moxon (1881), qui a cxamim'' plusieurs milliers d'observations de lésions cérébrales^ n'a j:imais vu uK.'ntionner de varices réelles.

Anastomoses des veines cérébrales. — Comme les artères nourricières, li's veines |i M eiieliymaleuses, c'est-à-dii'c celles ipii sont dans l'épaisseur de la substance nerveuse el nmi à sa surface, pnraisfu'iil être terminales, c'est-à-dire ib''|iour\ues de toute anastoniiise el ilisposi'cs eu |)elils territoires coiiligus mais indépenilants. J'ai dit, prn-ii/sseiit, l iii' ee l'ail aurail besiiiii d'i''!!'!' a|)puyi'' jKir de nmnelle.^ rechcrcbes. Il en est de mi''me des ,-i ii.isldnioses cculro-pr'i'ipbi''riipu's, c'est-à-dii'e enlre les veines corticales et les vi'ines ganglionn.iires du système deGalien. Plusieurs idisi'i'\ati'urs (Eckcr. Dttret, Uéclon) les signalent snil lin us le cenlre o\'ale soit dans les corps strié's ; mais ces faits sont encore bien isolés, el l'on ne s.iii s'ils ne conslituent pas une e\ce|>tion.

Les \('ines parencbymateuses corticales di''bom'bent dans le réseau pial (|ui est un résecMiii' v eineux identiipie au réservoir arti'riel, partout comumnicant. O réseau est sur- Iniil di^M'Iiippi' dans le fond les sillons, ses veines ell'i''renles étant au contraire de préféreiiee -ilui'e> a leur sui lace. Les veines parencbymateuses ganglionnaires (opto-striées) déliiiucbent dii'eel ement . ciiuime les artères centrales, dans les gros troncs veineux de la base ou (les v. ei'i'i'briili.'s iiilernes, et sont en ctmsérpu'uce plus isolées, plus a la mcici I un arrêt cii'cnlalin re.

Les veines ellV'reules du r/seaii pial que nous avons décrites sousle nom de veines cérébi'ales s'unissent à leiii' tnur. smt de haut en bas, soit d'avant en ai'riei-e par des branches I ransversales ou loimilinluiales nnmbi'cuses, conxergeant surtout \ers le couunencemcnt de .Sylvius, sur la limih' des deux territoii-es ; In plus remarqunbli' est la grande anas- Inmiilique de 't'ri iln r. I . De la un second réseau à mailles beaucoup plus larges, ;'i canaux lieniieiiiip pins \ nliiiiiini'ux. L'.'esl le r/rii/i / /■l'sciiii rciiieiu' superficiel. Le système ventriculnire des x eiui's de t;alien nmnli'e l'gniemeid des nnasiomosea entre ses gros troncs etl'éi-euls. les \ eines cer/'bî'ales internes ; et il e-t a ,>ou tour mis en conmiunication avec le système coi'lical par un certain nondire de \einesipie nmis avons indiquées.

Les anastomoses bi/a/fra/cs des deux moiln'^ du cerveau sont établies par l'hexagone veineux de la base, à l'aide de son réseau cenirni et de ses deux bi'anches transversales nulerieure el posté'i'leure — ]iar les veines cérébrales internes ipii se renrlentau Ironcuniqiie el iinp.lir de la \-eiiie de (lalii'u — par des \-eines piales qui s'anastomosent sur la ligne m 'diane au iiive.iu du i^'eiioii du eiirp^ enlIiMix. dans le point où la faux est éloignée du corps ciilleux, el sniloiil pni' la rr/iie hi IcrhfiH /.■</)hf'rii/i/e xupr'rici/re, veine volumineuse qui fnil sude en avnnt au sinus I. inférieur, se bifurque un ]ieu en arrière du genou du corps cnlleiix, reiiKUile sur la laee lîdernc des deux bémisplièi-çs en recueillant le sang du lobe calleux el fie /•'• et \a Se jeter dans les veiiu's ci'rébrale.s ascendantes tributaires du ,-iuiis I , sup. (Lal)ht').

V.nWn des anastomoses nvec la circulation extra-céTcbrale ont lieu par des veines, inconstantes du reste, qui vont de la r.'giiui panctnleà la dure-nu'-re — ;i la base du lobe lenipiM-al, par les anastomoses enlre la x'eiui.' sylvieune superficielle elles veines méningées,

NÉVROLOGIE

enfin par les veinules qui accompagnent les ncrl's crâniens dans leurs orifices de sortie.

En résumé, en considérant la disposition fondamentale des veines, indépendantes dans leur territoire d'origine, anastomotiques dans leurs troncs extérieurs, nous voyons que la formule physiologique de la circulation veineuse est au fond identique à celle delà circulation artérielle.

m. — VOIES LYMPHATIQUES

Nous retrouvons ici le? mêmes obscurités que pour la moelle. Malgré les affirmatious catégoriques de quelques auteurs, les deux questions suivantes ne sont pas définitivement résolues: existe-l-il de véritables lymphatiques dans la pie-mère ou l'arachnoïde '? les vaisseaux du cerveau ont-ils une ou deux gaines lymphatiques?

On a décrit dans le cerveau doux sortes de voies lymphatiques : les espaces lymphatiques intra-adventitiels et les espaces péri-adventitiels.

r Espaces lymphatiques adventitiels ou intra-adventitiels ; espaces de Virchow-Robiii. — Comme nous l'avons vu plus haut, les vaisseaux sanguins de

Arac/i. vise.

Esp. s. aracli.

Ecorcc- grise

Entonn.vasc.

Fig. 403. — Gaine lymphatique des artères. — Schéma.

la pie-mère et du cerveau sont entourés d'une gaine adventitielle creuse, en manchon endolhélial cloisonné; elle est plus marquée que sur les vaisseaux de la moelle, et large surtout autour des artères. L'espace annulaire qui s'étend autour du vaisseau entre les deux faces endothéliales est l'espace intra-adventitiel, appelé encore espace de Virchow-Robin, du nom des deux histologisles qui ont découvert la gaine lymphatique (1859). La lym|ihe (|ui baigne les éléments nerveux pénétrerait [)ar osmose à travers la jtaroi externe, inversement le plasma du sang filtrant dans la gaine transsuderait pour atteindre les éléments cellulaires; l'espace serait donc un milieu d'échange, avec courants d'aller et de retour. Comme la gaine lymphalique s'ouvre dans l'espace sousarachnoïdien , dont son endothélium est une émanation, le li(|uidf' qu'eliecharrie s'v déverse et se mêle au li(|uide céphalo-rachidien dont il représente luimême la partie interstitielle ou intra-cérébrale.

VAISSEAUX DE L ENCÉPHALE

2" Espaceslymphatiques péri-adventitiels on périvasculaires ; espaces de Ilis. — Dans l'opiaioii de His (1805), o[)iiiioii aceriie et dével()|i|)ée par d'autres observateurs, il existe autour de la gaine lympliatique classiijue un second manchon à paroi très mince, probablement même uniquement endotliélial. Cette seconde gaine s'est donc formée en dehors de l'adventice du vaisseau, peut-être n'en est-elle que la couche la plus externe modifiée, ou hien faut-il, avec l{auber, y voir un reste des fentes lymphatiques primitives de l'embryon, de ces fentes nerveuses dans lesquelles s'engagent ultérieurement les vaisseaux. Entre les deux gaines, celle de Robinet celle de Ilis, est l'espace péri-advenlitiel ou de Ilis. Pour les uns, c'est le principal milieu lymphatique, il est au contact plus immédiat des éléments auxquels il sert de réservoir nutritif et de coussinet protecteur; pour d'autres, c'est une cavité secondaire, virtuelle, qui sert de voiede décharge à l'espace intra-advenlitiel, voie normale, régulière, et lonctioiinesurlout quand celui-ci est obsli'ué.

L'espace de Ilis reçoit par des fentes étroites et ramifiées la Ivmpbe qui haigne les cellules nerveuses et les cellules de névroglie, séparées des autres éléments par un certain intervalle (es|)aces péricellulaires et péiigliaires). Il aceompagno les vaisseaux sanguins ([u'il entoure jusf[u'ii la surface cérébrale ;]à il finit ens'ouvranl dans un intervalle libre qui sépare la pie-mère de l'écorce du cerveau, espace épicérébral. De l'espace épicérébral, qui lui sert (>n quelque sorte de réservoir, le lii|iii(le s'engage dans un riciie réseau de lyjnpliatiques ([iie renferme la pie-mère, et par ce réseau dans les troncs elTérents qu'on a injectés le long des gros vaisseaux.

La gaine et l'espace intra-adventiliels sont universellement adoptés, leur origine et leur terminaison étant d'ailleurs encore mal élucidées. Quant à l'espace péri-adventiliel il est mis en doute ou même nié par un grand nombre d'observateurs, (pii le considèrent comme une production artificielle (retrait de la pièce, décollement par injection. ..) 11 en est de même des espaces péri-cellulaires. Dans certaines imprégnations par la méthode de Golgi, les cellules nerveuses se détachent en blanc sur fond brun ; ce fond imprégné n'est pas un vide lymphatique, mais le ciment homogène, non granuleux qui occupe toute la substance grise et dans lequel sont plongées les cellules nerveuses; il paraît être disposé en cloisons continues commes celles d'un rayon de miel (Cajal).

Indépendamment de ces espaces, il existe certainement de véiitables vaisseaux lymphatiques, ainsi (]ue nous l'avons déjà indiqué à propos des méninges (p. 108 et 123). Poirier a vu nettement et par deux fois, dans la scissure de Svivius, un tronc lymphatique qu'il ;ivait injeclé au mercure. Fr. Arnold (ISiîS) a injeclé un gros lymphatique qui, dans la toile choroïdienne, marchait ])arallèlement à la veine de Galien. On présume (|ue ces gros vaisseaux passent par les canaux vasculaires de la base du crâne, pour aboutir aux ganglions cervicaux.

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