‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 2)Chapitre 20 sur 194 · II. — ESPACE SOUS-ARAGIINOIUIEN · texte numérisé non relu

II. — ESPACE SOUS-ARAGIINOIUIEN

Entre l'aracliiioule viscérale et la pie-mèro, taiitôl éloignées fanlùt rapprochées Fiine (1(^ raulre, est disposé un tissu aréolairc, le tissa soits-araclinoïdien ; ses aréoles forment une sorte d'éponge creusée de cavités partout communicantes dont l'ensemble constitue {'espace sous-arachnoïdien ; celui-ci contient un

Fig. Oii. — Espace sous-araclmoïilion ou cavilé de la nii'iiinge molle (d'après Poii\ii;i;,

A. Key, et Retzius)

L'espace sous-arachnoïdien du cerveau a été injecté par l'espace sous-arachnoïdien de la moelle. — Coupe transversale d'un sillon avec les parties voisines. — On voit la nK'ninRe molle avec ses trois couches. — injection de l'espace sous-arachnoïdien {lisp. s. arachn.) du cerveau humain fait par l'espace arachnoïdien de la moelle. — Coupe transversale d'un sillon avec les parties voisines. — On y voit la méninge molle [Me'n. Molle) avec ses trois couches : lame externe ou feuillet viscéral de l'arachnoïde (F. vise, arac/i.), la lame interne ou la piale) (Pie mcre) et la couche intermédiaire formant le tissu ou espace sous-arachnoïdien [Esp. s. nrac/i. dont les trabecules [Trab.) très serrées autour des grosses veines où elles forment un réseau traheculaire périveineux (.ftt'«. trab.p. u.) entourent les artères et limitent ailleurs des espaces lacunaires ou areolaires. La masse a injection (gélatine et bleu de Prusse) a été enlevée ; mais elle a coloré fortement les trabecules ; elle s'est inliltrée jusque dans les gaines que la pie-mere (yaine p. m.) envoie autour des artérioles (Artériole) qui pénètrent dans l'écorce des circonvolutions (Ecorce céréb.)

liquide qui s'écoule en partie quand on extrait le cerveau, pour peu qu'on entame l'arachnoïde, c'est \p liquide céphalo-rachidien.

Le tissu sous-arachnoïdien se voit bien jtar l'insufllalion (|ui distend ses aréoles; llenle l'ajustement comparé au tissu cellulaire sous-cutané dans l'œdème. Les aréoles sont de grandeurs très diverses ; sur les parties saillantes de

NÉVROLOGIE

l'hémisphère, les cloisons incomplètes qui séparent les mailles sont étroites et serrées ; au niveau du bulbe et de la protubérance, ce sont des filaments rougeàtres, résistants ; dans les confluents, ils deviennent très longs et se condensent autour des vaisseaux. Les gros vaisseaux, tels que l'hexagone de Willis et les artères qui rampent à la surface, sont contenus dans le tissu sous-araclinoïdien et fixés par des travées qui s'attachent sur leur paroi externe, tandis que les petits vaisseaux, disposés en l'éseau étalé et non plus en troncs allongés, sont appliqués à la surface externe de la pie-mère au cerveau et entre les deux couches de la pie-mère à la moelle.

Malgré de longues recherches, la structure du tissu sous-arachnoïdien est encore mal connue. 11 est constitué par un réseau trabéculaire, dont les filaments se fixent à la face profonde de l'arachnoïde viscérale et à la face externe de la pie-mère, reliant ainsi ces deux membranes qui semblent leur servir de limitantes. Les trabécules se présentent sous les deux formes de cordons ou de lamelles ; elles sont formées de minces faisceaux conjonctifs, tapissées par le même endothélium qui revêt la face interne de l'arachnoïde et la face opposée de la pie-mère.

L'espace cloisonné ainsi délimité, espace sous-arachnoïdien, peut être assimilé à une cavité lymphatique, car il est partout endothélial et il communique par des voies encore discutées avec des vaisseaux et des ganglions lymphatiques, notamment avec ceux du cou ; toutefois si on appelle lymphe le liquide qu'il contient, c'est à la condition de donner à ce mot un sens très général.

La disposition de cet espace est différent sur l'encéphale et sur la moelle.

1° Espace sous-arachnoïdien de l'encéphale. — Autour de l'encéphale, la couche liquide est irrégulière ; dans certains points elle n'a pas 1 mm. d'épaisseur, dans d'autres elle atteint 1 cm. Elle se dispose en nappes, en canaux et en confluents.

Elle est en nappe mince sur les parties saillantes des circonvolutions cérébrales et sur les hémisphères du cervelet. Le réseau qui cloisonne l'espace est étroit et serré ; aussi le liquide passe-t-il difficilement d'un côté à l'autre, et l'on voit souvent ces parties se détacher comme des îlots intacts dans les injections expérimentales ou dans les infiltrations purulentes.

Les canaux sont les espaces allongés qui correspondent aux dépressions de la surface. Leur forme est ordinairement celle d'un prisme à section triangulaire, les bords du triangle sont curvilignes à convexité intérieure. Les trabécules y sont longues et espacées. On distingue des canaux grands, moyens et petits. Les grands canaux ont été appelés fleuves par Duret, citernes par Retzius ; les plus remarquables sont ceux des grandes scissures, de Sylvius surtout, ceux qui contournent les pédoncules cérébraux, canaux circumpédonculaires, et ceux de la protubérance. Le large espace qui s'étend en avant de la protubérance est divisé en trois canaux parallèles, un médian qui contient l'artère basilaire et deux latéraux. Le canal sylvien est légèrement déprimé à sa base par les bords libres des petites ailes du sphénoïde.

Les confluents (Magendie) ont reçu des noms variés: sinus arachnoïdiens, espaces sous-arachnoïdiens (Cruveilhier), citernes (Retzius), lacs (Duvet)- Ce sont des réservoirs situés sur la ligne médiane antéro-postérieure, impairs par

ESPACES OU CAVITÉS LYMPHATIQUES

conséquent, constitués par le passage en pont de l'arachnoïde sur les grandes inflexions du cerveau ; ils re('oivent le débouché des grands canaux. Leur profondeur est toujours notable, elle atteint et dépasse un centimètre; comme celle des canaux, elle augmente avec l'âge et l'atrophie cérébrale. Le réseau qui les cloisonne est à grandes mailles ; ils contiennent tous de gros vaisseaux, surtout

Fig. 0(5. — Conlluenls sous-araclinnïiliens, vus sur uno coupe antrro-postérieurc des

centres nerveux.

Les confluents et les canaux sont injectés en l)Ieu. — (Figure imitée de Retzius).

artériels. Ce sont naturrllement des points d'élection pour l'accumulation du lii|uide ou des exsudais dans les hémorrhagies, les méningites purulentes ou lui)i'rculeuses, les œdèmes cérébraux.

Ou distingue quatre coniluents : antérieur, postérieur, supérieur, inférieur.

1 " Le confluent antérieur est situé sur la face inférieure des hémisphères frontaux ; il est précliiasmatiijue. Sa forme est celle d'un triangle dont la base dirigée (Ml arrière est indiquée par le bord anlérieurdu chiasmaetles deux nerfs opliiiues, et les bords par les lèvres de jilus en plus rapiirochées de la scissure interbémisphérique ; le sommet correspond au bec du corps calleux. Il contient les deux artères cérébrales antérieures avec leurs rameaux perforants. A son

NÉVROLOGIE

angle antérieur débouche le canal sous-arachnoïdien du C07ys calleux qui résuite de l'éioignement de la faux du cerveau et de l'arachnoïde en avant et qui contourne le genou du corps calleux. Ses angles postérieurs communiquent avec les canaux sylviens et s'ouvrent dans le vaste confluent inférieur.

2° Confluent inférieur. — Le confluent inférieur ou central (sinus basai, espace s. arachnoïdien antérieur do Cruveilhier) situé immédiatement en arrière du précédent, est cet espace quadrilatère qui occupe le centre même de la base de l'encéphale. Il est limité en avant par le bord antérieur du chiasma, en arrière par le bord antérieur de la protubérance, de chaque côté par le bord

- Chiasma

- Carotide

• Communie.

■ Confl- ant.

.. Céréb. jiost.

- Pédoncule

■ Arachn,

. Tissu sous-arach.

Page 1