V. de Galien
Cul-de-sac arach.
Fig. 101. — Disposition de l'araclinoïdc sur la veine de Galion.
Une injection bleue remplit les espaces s. arachnoïd. du corps calleux, du cerveau et du confluent supérieur, et entre dans le S« ventricule entre les deux feuillets de la toile choroïdienne. La cavité arachnoidienne (noire) s'enfonce en cul de-sac autour de la veine de Galien, mais ne communique pas avec les espaces sous-arachn. ou ventricul. (bleu). Imité de Retzius.
OU moins profond, de 5 à 6'""^ de long, mais ce repli, cette gaine est un cul-desac qui ne mène nulle part ; au delà la veine de Galien est engainée par le tissu sous-arachnoïdien (mais non par l'arachnoïde) qui lui sert d'adventice et se fond peu à peu dans le tissu cellulaire de la toile choroïdienne.
On aurait tort toutefois de rejeter d'une façon absolue et définitive les orifices de communication par la partie moyenne et les parties latérales de la fente de Bichat; je veux dire par là que ces communications peuvent n'être pas la règle et ne correspondre qu'à une minorité de cas. On ne peut pas en tout cas invoquer l'invraisemblance anatomique, car nous allons voir qu'aux trois angles du quatrième ventricule, superposables aux points en question des ventricules
LIQUIDE CITIIALO-RACIIIDIEN
cérébraux, la paroi venlriculairo et la pio-mrro so résorljonl el so Irnuciil sur presque tous les sujets.
3° Trou de Magendie. — Ilaller et Colugno admettaient la communication des liquides extra et intra-ventriculaii'es, mais sans pouvoir localiser le lieu de jiassage. f"c fut Magendie f[ui découvrit à l'angle postérieur du quatrième ventricule un orifice liiettant en relation la cavité de ce ventricule avec le conllueni ])0stérieur sous-arachnoïdien. On a depuis lors publié de nombreux travaux sur cette question et jilusieurs fois contesté l'exislence même de l'orifice. Un des plus importants est celui de Iless (Das foramen Magendil, Morph. Jahrb., 188.'j) qui a étudié trente cerveaux d'adultes, dix de nouveau-nés et 7 d'em-
bryons, extraits avec un soin minutieux el durcis au liquide de Muller |)our permet I re des cou])es fines.
Le lro\i de Magendie est un orifice naturel percé dans le sommet de la toile clioroïdienne inférieure, au niveau du bec du calamus qui occupe l'angle postérieur du plancber ventriculair(\ Pour le bien voir, il faut inciser et détacher l'arachnoïde qui ferme en arriére le coniluent ])ostérieur et observer la partie antérieure de ce même confluent en soulevant doucement le cervelet ou le bulbe. On aperçoit alors sur la ligne médiane, à la naissance do la pie-mère qui s'élève du bulbe vers le cervelet (feuillet inférieur de la toile choroïdienne) , une lacune circonscrite par la pie-nière et plus en dehors par des filaments sousaracbnoïdicns. Tantôt c'est un véritable trou ovalaire, net, un cintre fibreux ayant de 4 à 8""", que Sappey compare à un bec d'oiseau ouvert; lant(M, et c'est
NÉVROLOGIE
le cas le plus fréquent, la pie-mère est fenétrée, grillagée, avec un trou plus grand, dont les bords peuvent être formés par des faisceaux de tissu sous-araclinoïdien. C'est ce caractère lacéré des bords et cette fénestration de la pie-mère qui ont longtemps fait penser à une déchirure artificielle. A travers l'extrémité antérieure de l'orifice sortent les plexus choroïdes médians qui vont se perdre sur le cervelet.
Le trou de Magendie existe chez le chien, le chat, le beuf; mais il fait défaut chez le plus grand nombre des animaux, et est alors suppléé par les trous de Luschka. Chez le cheval notamment, la pie-mère rétro-bulbaire est d'une solidité insolite et résiste à une injection de mercure poussée par l'aqueduc de Sylvius (^Renault). Chez l'homme adulte, il est constant; il ne manquait sur aucun des trente cerveaux de Iless; Cruveilhier l'a vu cependant faire défaut cinq ou six fois sur des sujets dont les centres nerveux étaient d'ailleurs parfaitement normaux. Une manquait qu'une foissurdix nouveau-nés ;desembryons au cinquième mois avaient déjà leur pie-mère largement trouée.
La formation de cet état lacunaire est due à une atrophie de la voûte ventriculaire et de sa pie-mère. Hess attribue cette atrophie, très précoce comme nous venons de le voir, à ce que chez l'homme et chez d'autres animaux, le cervelet s'éloigne fortement du bulbe et laisse la pie- mère intermédiaire sans vaisseaux, mais surtout à ce que la voûte, au lieu de s'épaissir en substance nerveuse, avorte presque complètement. Quoi qu'il en soit de ces explications, l'atrophie de la piemère et de sa paroi épithéliale entraîne un état lacunaire ou réticulé, qui est la forme commune du trou de Magendie chez l'adulte, ou bien un orifice unique et net, forme plus rare.
4" Trous de Luschka. Bochdalek le premier (1849) reconnut que les plexus choroïdes latéraux du quatrième ventricule sortaient par le diverticule latéral [recessus lateralis de Reichert). Luschka décrivit plus exactement les orifices de sortie que Hess a réétudiés récemment dans son travail cité plus haut.
Le trou de Luschka est un orifice semi-lunaire, qu'on voit sur la face inférieure du cervelet et par lequel sort le plexus choroïde latéral du quatrième ventricule (lig. 10.3). Uj en a un de chaque côté. Chacun d'eux a son grand axe, de 4à 6 mm., en direction antéro-postérieure. Pour le voir, il faut rejeter en dedans les racines des nerfs mixtes qui le croisent et reconnaître le plexus choroïde qu'on écarte en dehors avec précaution. On observe alors que cette fente est limitée en dedans parle bord libre et concave d'une lamelle nerveuse (tœnia ou ligula antérieure), en haut et en avant par le lobule du pneumo-gastrique qui couvre en partie le plexus, en arrière par le lobe latéral du cervelet. Elle correspond du côté du bulbe à l'angle latéral du ventricule, du côté du crâne à la dépression du temporal qui loge le sac endolymphatique,et elle laisse passer sur son côté externe l'extrémité du plexus choroïde.
Le trou de Luschka établit une communication directe entre la cavité du ventricule et l'espace sous-arachnoïdien. 11 n'est pas cependant constant, il manquait trois fois sur cinquante-quatre cerveaux examinés par Hess, et était fermé par la pie-mère intacte. Comme pour le trou de Magendie, c'est tantôt un orifice unique et net, tantôt une fénestration de la pie-mère plus ou moins atrophiée et lacunaire. Le tissu sous-arachnoïdien qui unit la pie-mère à l'ara-