MÉTHODES D'INVESTIGATION
ralo lies animaux noiivcaii-ni'S se l'ait romaripiiT ]r,iv sa l'orlo alpalosccnce, clic no s'acidilic pas comme celle des animaux adultes (V. Neurolog. Centralb., ISSo).
Poids spécifique. — Le poids spécifique, qui nous sert à estimer la densité, a été évalué par dillércutes méthodes : la méthode du Oacon, l'aréomètre de Nicholson, la balance hydrostatique. Nous ne donnerons ici que les résultats généraux : on trouvera à chaque organe les chiffres particuliers indiqués par les observateurs. Le poids spécifique du cerveau entier est de 1035 on moyenne, avec variations de 1030 à 1040; celui de la moelle épinicre sensiblement le même. Mêmes chiffres encore pour le ganglion cervical supérieur, 1 037; les nerfs périphériques, 1034 à 1038. Cette densité est un peu inférieure à colle des muscles et des glandes salivaires: elle se rapproche beaucoup de celle du thymus (1020 à 103.O). La substance grise du cerveau a un poids moindre (1020 à 1035) que la substance blanche (1027 à 1040).
Les différences sexuelles ne sont pas très accusées; il semble pourtant que les chiffres soient un peu plus élevés chez l'iiomme. Dans les deux sexes, le maximum est atteint à l'âge adulte; puis le poids baisse au commencement de la vieillesse pour se relever dans un âge avancé.
11 faut bien observer que ces chiffres nous représentent une densité totale, c'est-à-dire celle d'un organe nerveux ou d'un fragment d'organe, avec son parenchyme, son tissu conjonctif et ses vaisseaux. La densité rlu sang étant de 1053 en moyenne, c'est-à-dire supérieure à celle du tissu nerveux, les résultats varieront suivant la réplétion vasculaire ; la congestion élève le poids spécifique, l'anémie l'abaisse. De même une infiltration fibreuse fera trouver un chiffre au-dessus de la moyenne.
Tandis que l'anatomie de presque tous les autres organes a pu être constituée par l'observation directe du sujet, colle des centres nerveux a dû faire appel à des méthodes de recherches très différentes les unes des autres. La raison en est moins dans la complexité do structure, dont on serait venu à bout avec de la patience, que dans la ténuité des éléments, libres et cellules, invisibles à l'œil nu, invisibles même dans leurs groupements; tant de mécanismes précis, tant de croisements de fils rigoureusement orientés, ne nous présentent sans le microscope qu'une masse pâteuse, d'apparence amorphe, et déroutent le micrographe lui-même par la longueur de leur trajet et la multiplicité de leurs destinations.
Schwalbe a réparti on trois groupes les méthodes employées en nourographie ; il les distingue en morphologiques, physiologiques et pathologiques. Je suivrai sa classification, en la modifiant sur certains" points ; les procédés d'observations seront groupés de la layon suivante :
1° Anatomie humaine. — L'anatomie à l'ii'il nu ne nous révèle que les formes des centres nerveux, mais non leur agencement. Cette étude a commencé avec les anatomistcs de l'antiquité, pour atteindre déjà à la fin du siècle dernier, avec Vicq-d'Azyr, un haut degré de précision. On doit à Burdach, dont les travaux ont paru de 1819 à 1825, une grande partie de la terminologie actuelle, souvent assez malheureuse. La morphologie des circonvolutions et la topographie crànio-cérébrale sont des conquêtes récentes ; de mémo la connaissance approfondie des méninges et du système vasculaire. — L'histologie, à son tour, est restée longtemps impuissante, même après que Deiters eut découvert le prolongement cylindraxile des cellules nerveuses ; on connaissait les éléments isolés, mais non les rapports exacts. Stilling, on 1859, a inauguré pour la moelle les coupes en së>'ie, aujourd'hui si faciles avec les microtomes perfectionnés, et il a ébauché les origines des nerfs crâniens. Dans ces dernières années, de grands progrès ont été réalisés par les nouvelles méthodes do coloration de Golgiotde Weigort, Golgi (1 881 ) a découvertla coloratinn noire, c'est-à-dire l'imprégnation des cellules nerveuses et des cylindre-axes par le chromate d'ar-