‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 2)Chapitre 28 sur 194 · II. — MÉTHODES D'INVESTIGATION · texte numérisé non relu

II. — MÉTHODES D'INVESTIGATION

/. Méthodes anatomiques

1° Anatomie humaine.

2"^ Anatomie comparée.

3iJ Embryologie.

//. Méthodes physiologiques, ni. Méthodes pathologiques

NÉVROLOGIE

gent ; Ramôn y Cajal a perfectionné sa technique et l'a rendue rapide. Weigert (1884) a obtenu la coloration violette des fibres à myéline par l'hématoxyline ; Pal y a porté de notables améliorations. Ces deux grandes méthodes de coloration, dont l'une s'adresse au cylindre-axe et l'autre à son enveloppe protectrice, sont aujourd'hui la base de presque toutes les recherches histologiques sur le système nerveux ; elles se complètent réciproquement, car celle de Golgi ne s'applique qu'aux organes embryonnaires, avant leur myélinisation, et celle de Weigert aux tissus achevés, prêts à fonctionner, dont les fibres se sont entourées de leur gaine de myéline. Elle sont trouvé un contrôle précieux dans la méthode plus récente d'Ehrlich (1886) qui, par des injections intra-veineuses de bleu de méthylène, est parvenu à colorer le système nerveux en bleu sur l'animal vivant.

2o Anatomie'comparée. — On doit à l'anatomie comparée de savoir ce qu'il y a de vraiment liuinain dans notre cerveau si différencié, d'en déterminer les caractères de perperfectionnement et de supériorité. C'est grâce à ses lumières que Gratiolet a pu aborder l'étude des circonvolutions etBroca celle de l'appareil olfactif si rétrogradé chez nous. C'est à elle surtout cju'ont eu recours Meynert et Edinger. On lui doit encore la signification des

renflements de la moelle, la distinction de plusieurs faisceaux, et la découverte inattendue de la nature de la glande pinéale, œil atrophié, conservé encore à l'état plus ou moins imparfait chez les vertébrés inférieurs.

3o Embryologie. — Pendant longtemps les connaissances embryologiques sont restées sans application à la structure des centres nerveux.

C'est en 1876 que P. Flechsig a montré que la formation des gaines de myéline, cette couche isolante qui entoure le cylindre-axe, est une formation systématique, qu'elle apparaît chez l'embryon ou chez l'enfant à une époque déterminée pour chaque faisceau de fibres semblables, et que dès lors il suffisait d'établir la chronologie rigoureuse de la myélinisation de chaque partie pour distinguer des voies en apparence confondues. C'est aujourd'hui le moyen le plus délicat que nous possédions pour l'analyse des faisceaux des centres nerveux. Nous devons encore à l'embryogénie, qui dans ses phases transitoires rappelle les phases définitives de la série des vertébrés, de contrôler les résultats de l'anatomie comparée et de hiérarchiser en quelque sorte les parties constitutives du système nerveux

■io Méthode physiologique. —

Autant l'expérimentation physiolo-

Part. ilég.

.Part. dég.

Fig. 103. — Schémas de dégénération.

Uégénérations ascendante à gauche, descendante à „„ nmnprHnt nar oxpitatinn

droite, de fibres nerveuses séparées de leurs cellules S'I'^^- '^^ piocedant par excitation d origine. — La partie dégénérée est en noir. ou par section, a rendu de services

dans le débrouillement des nerfs périphériques, autant elle est restée longtemps impuissante quand elle s'est adressée aux centres nerveux. On lui doit pourtant une grande découverte. Hitzig, en parvenant à exciter l'écorce cérébrale (1877), généralisait la découverte de Broca, et révélait dans l'écorce cérébrale, en apparence homogène, des territoires distincts, des centres de mouvements et de sensations, où aboutissent les nerfs des organes périphériques. Cette donnée capitale a conduit les anatomistes à rechercher le trajet intra-cérébral des nerfs, et grâce à l'embryologie et à l'étude des dégénérations secondaires, des résultats précis sont acquis dès maintenant.

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