‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 2)Chapitre 44 sur 194 · Constitution du cordon de Goll · texte numérisé non relu

Constitution du cordon de Goll

Moelle vue par la face postérieure.

A gauche, le cordon de (joll ombré.

A droite le dessin schématique montre que le cordon de Goll est formé par les longues fibres des racines postérieures, et que dans ce cordon les fibres sont d'autant plus internes et plus postérieures qu'elles viennent de plus bas.

GROUPEMENT DES FIBRES

On no saurait, encore fixer nnc réparlition plus précise. Il est bien probable d'ailleurs qu'il existe iriuipurlantes variations inilividuelles soit sur le nombre îles fibres longues d'une paire rachidicnne, soit sur le niveau où ces fibres entrent dans la région de Goll, et les limites de ce cordon sont elles-mêmes souvent incertaines.

11 suit de là que presque t(iu(,es les attributions iibysiologifjues et patliologiques faites au cordon postérieur doi\'enl (''Ire reportées aux racines postéiMeurcs elles-mêmes et à leurs collatérales. Pierrot a signalé ilans la sclérose du cordon de Goll l'incertitude de la station, la tendance au recul ou à la propulsion, des parésies et des anesthési(?s dos membres inférieurs; il s'agit de lésion des libres radiculaires longues De même des sections ou des compressions de la queue de cbeval, c'est-à-dire des dernières racines postérieures lombaires proiluisent la dégénérescence tie Goll jusqu'au bulbe. La lésion du tabès constituée parla sclérose du faisceau de Burdacb, lésion qui, d'après FIccbsig, est localisée primitivement à un groupe cmbryogénique de ce faisceau, est une altération dans le domaine des voies moyennes des racines postérieures. Il est d'ailleurs possible que toutes les fibres radiculaires n'aient pas la même signification, et que par exemple les fibres courtes, moyennes et longues, aient cliacune leur spécialité fonctionnelle et leur a.ptitude pathologique. Lissauer a montré que dans la majoiité des cas le tabès débutait non par le groupe interne des racines postérieui'çs, mais par la zone marginale, qui contient les libres fines du groupe latéral.

Les cordons postérieurs n'ont pas la simplicité de structure qui semblerait résulter do l'exposé précédent; c'est-à-dire qu'ils ne sont pas uniquement un assemblage de longues libres radiculaires centripètes se refoulant exccntriquement dans leur ascension vers le cerveau. D'abord ils renferment les branches descendantes des racines postérieures, branches cjui, d'après quelques observations de dégénération, paraissent occuper la partie cen- Irale de Burdacb. En second lieu, les branches ascendantes ont une extension très variable: s'il en est de toute longueur, qui vont du renflement lombaire jusqu'au bulbe, il en est d'autres même dans le cordon de Goll qui s'arrêtent on chemin, car ce cordon n'augmente pas proportionnellement et d'une façon ininterrompue, et sa dégénération ascendante va toujours s'atténuant. Il y a dans le faisceau de Burdacb des fibres à court trajet qui n'arrivent jamais dans le cordon do Goll.

Enfin il existe presque sûrement dans le cordon postérieur des fibres rnmiiussiwales courtes non radiculaires. Cajal et Bechtorcw alfirment avoir vu pénétrer dans le faisceau do Burdacb et dans celui de Goll des cylindre-axes provenant des cellules nerveuses de la ti''te de la corne postérieure, principalement dos cellules rolandiques. L'étude dos flégénérations expérimentales a conduit les observateurs à des conclusions semblables. Ces libres de cordon, fibres commissuralcs, seraient situées sur la périphérie de la substance grise, dans la partie la plus antérieure de Goll et la plus externe de Burdacb.

Ce sont elles que Van Gehuchten décrit sous le nom de faisceau ventral ou fundamental du cordon postérieur, voie courte analogue aux f. fondam. antér. et latéral profoml du cordon anléro-latéral. Kœlliker fait remarquer que ces fibres sont respectées dans l'ataxic locomotrice.

Page 1