IL — CAPILLAIRES ET VEINES
Les capillaires qui unissent les artères aux veines de la moelle forment des systèmes sinqiles que ne conqiliquent point des subdivisions et des léunions répétées. Leurs réseaux se modèlent sur les éléments nerveux qu'ils entourent.
La disposition des veines rappelle celle des artères dans ses traits fondamentaux, mais en dilTère sur plusieurs points importants. Il y a bien des veines centrales et des x'eines péri[)hériques ; mais tandis que les artères centrales représentent la plus grosse jKirt des vaisseaux afférents, situés ainsi sur la face ventrale, les veines centrales sont petites et la majeure partie du sang s'en va par les veines périphériques, surtout par celles de laface postérieure. En second lieu, sauf pour la veine médiane antérieure, les veines ne sont pas en général satellites des artères et appartiennent idu((M au type des veines solitaires, à trajet indépendant.
Capillaires de la substance blanche. — Les capillaires distendus par l'injection ont im 1). lie 0 mm. 007 à 0,01 : leurs mailles très grandes s'étendent dans le sens vertical le long des faisceaux nerveux sur lesquels elles s'appliquent ou qu'elles contournent en spirale. Elles sont plus serrées dans le cordon do Goll et encore plus étroites dans la formation réticulairo qui est d'ailleurs un mélange do substance grise et blanche. Leur direction est transversale seulement dans la commissure blanche, où elles naissent des réseaux de la pii^-niére.
G. des substances gélatineuses. — C'est là que le réseau est le plus serré ; sa direction est longitudinali' soil dans la substance centrale, soit dans la substance de Rolando. Dans celte dernière les capillaires sont volumineux et très rapprochés; ils proviennent des artères qui entourent en éventail la téte de la corne postérieure et aussi de la terminaison dos plus longues branches des a. centrales.
C. de la substance grise. — Les capillaires y sont très fins 0 mm. 007 et laissent à peine passer un globule rouge. Leurs mailles serrées sont si irrégulières qu'il est difficile do leur
NÉVROLOGIE
assigner une forme ou une direction ;leur direction est toutefois plutôt longitudinale au niveau des colonnes cellulaires et leur étroitesse est d'autant plus grande que les cellules nerveuses sont plus agglomérées, comme dans la colonne de Clarke. Les capillaires passent autour des faisceaux nerveux ou des groupes cellulaires en trajets coudés et tortueux. Ainsi queGoll l'avaitdéjà remarqué, il n'y a aucun rapport de forme ou de grandeurentre les cellules nerveuses ; ce n'est C[u'accidentellement qu'un élément nerveux semble reposer dans une couronne ou une maille vasculaire pas plus qu'il n'est placé dans une maille de névroglie ; il peut être tout à fait au contact ou très éloigné du capillaire le plus voisin.
Adamkiewicz décrit dans la corne antérieure et dans la partie lombaire et sacrée de la corne postérieure un réseau capillaire à type carré ; dans la corne postérieure des parties dorsale et cervicale un réseau serré à type conique, en buisson naissant du sommet des artères. Il y a cinq ou sept, de ces buissons sur un cent, de hauteur. Cette disposition caractérise la tête et le col ; à la base de la corne, le type carré reparait.
Ya-t-il entre les artères et les veines d'autres communications que celles des capillaires? Un certain nombre d'anatomistes etd'histologistes ont décrit dans différents organes, dans le cerveau notamment, des anastomoses directes entre ces deux genres de vaisseaux par des branches analogues aux canaux dérivatifs de Sucquet. On ne sait s'il en existe dans la moelle. Kadyi dit avoir rencontré, entre les artères et les veines, des vaisseaux d'union qu'il croit normaux, dont le D. dépassait trois ou quatre fois celui des capillaires ordinaires .
Le sang des capillaires sort de la moelle par le système transversal des veines centrales et des veines périphériques, qui le conduisent aux veines longitudinales péri-médullaires ; de là il est pris par les veines radiculaires antérieures et postérieures et avec elles aboutit aux plexus extra-rachidiens des trous de conjugaison.
1° 'Veines inlra-médullaires. — Elles comprennent, comme pour les artères, les veines centrales et les veines périphériques.
Les veines centrales ont la disposition des artères homonymes, mais elles sont deux fois plus nombreuses, et beaucoup plus petites, la somme de leur seclion égale à peine la moitié de celle des artères; leur territoire est conséquemment plusrestreint, malgré la richesse de leurs ramifications. Au fond du sillon antérieur, les troncs droit et gauche s'anastomosent et vont ensuite se jeter isolément dans la veine médiane antérieure.
Beaucoup d'auteurs décrivent sous le nom de veines centrales ou veines de CAarke deux gros vaisseaux longitudinaux qui suivent toute la longueur de la moelle, à côté du canal de l'épendyme, et finissent au cône terminal en se résolvant en un plexus veineux. Pour Kadyi ces veines n'existent pas; non seulement toutes les coupes ne montrent pas la lumière de ces canaux d'ailleurs vides ou en montrent au contraire plusieurs; mais les orifices que l'on voit ne sont que la section des branches ascendante et descendante de chaque artère centrale et la paroi conjonctive qui les limite est la tunique adventice de ces vaisseaux.
Les veines périphériques sont moins nombreuses que les artères correspondantes, mais beaucoup plus grosses; elles servent d'émissaires à la substance blanche et de plus à une partie notable de la substance grise où ne s'étendent pas les veines centrales. Elles partent de la substance grise, de sa zone périphérique et suivent, comme les artères, mais non à côté d'elles, les cloisons conjonctives irradiées.
Parmi les veines périphériques constantes, à disposition régulière, il faut citer: 10 Les V. du sillon médian postérieur, moins nombreuses mais plus grosses que les artères, plus longues aussi, car elles viennent de la commissure postérieure où elles avoisinent les branches des v. centrales. Elles se jettent dans la v. médiane postérieure.
VAISSEAUX DE LA MOELLE
2» Les V. du sillon intermédiaire postérieur ou interfuniculaires, qui oITrent les mêmes particularités. Elles sont situées entre les faisceaux de GoU et rte Burdach.
doLesv. de la corne postérieure. Ces veines importantes, de 0 mm. 1, qui emmènent le sang de presque toute la corne postérieure y compris la colonne de Clarke et la formation réticulée, sont la voie efférente la plus considérable de la moelle. Dans la substance de Rolando, elles prennent une disposition en éventail verticalement déployé, et de là, mêlées aux l'acines, suivent le sillon collatéral postérieur pour arriver à la surface.
40 Les V. des lancines antérieures également importantes suivent les cloisons que parcourent dans la moelle les racines antérieures et leurs petites artères.
50 La V. du cordon latéral est assez constante et vient de la corne latérale où elle se confond avec les rameaux extrêmes des v. centrales. Elle traverse un peu obliquement le cordon latéral.
Les veines intra-médullaires comiiiuniquent-elles entre elles, contrairement à leurs artères d'origine ? Kadyi l'affirme, et soutient que les artères seules sont terminales, les veines sont anastomotiques, disposition qui prévient toute stagnation du sang dans la moelle. Mais il est bien invraisemblable que les veines delà moelle soient construites surun autre type que celles du cerveau, lesquelles ne communiquent pas entre elles, tant qu'elles sont dans l'épaisseur de la substance nerveuse. Leur aspect est le même sur les coupes, et je n'ai jamais vu d'anastomoses entre deux branches. Sans être tout à fait affirmatif, car mes injections étaient peut-être imparfaites, je dirai : les veines de la moelle sont comme les artères médullaires et comme les veines du cerveau : anastomotiques à l'exlérieur, lerniinales à l'intérieur.
Veines périmédullaires. — Los veines périmédullaires sont, comme les arlcres, contenues dans l'épaisseur de la pie-mère. Elles constituent des troncs longitudinaux et un réseau anastomotique. Parmi les troncs longitudinaux on distingue :
10 La veine médiane antérieure, sclUàUIo do l'artère spinale antérieure. C'est bien une veine véritable à parois propres, et non comme on l'a dit un sinus creusé dans la pie-mère ; car si sa coupe est triangulaire à l'état vide à cause de la forme en V des lèvres du sillon, elle est cirrulairo à l'état de plénitude. Unique à la région lombaire, le plus souvent double ou trqile a ta région cervicale et dorsale et alors coupée d'anastomoses en échelons, elle ondule à l'entrée du sillon médian, placée derrière l'artère c'est-à-dire plus profondément, ou à ses côtés si elle est dédoublée. Elle recueille les veines centrales, les veines des parois du sillon médian et les veines du cordon antéro-Iatéral, et se déverse dansles radiculaires antérieures.
A la partie supérieure, la v. médiane antérieure se fond dans les plexus veineux du Pont do Varole. Elle finit en bas par la veine terminale, qui est sa continuation directe. La i\ terminale lie volume très variable, quelquefois large de 1mm., longe le fllum terminale dans lequel elle est plongée avec l'artère homonyme au milieu d'un tissu cellulo-adipeux qu'en\ eloppela pie-mère, et perfore le cul-de-sac durai pour se perdre on ne sait où. Le sang y suit un trajet descendant. Cette veine est sujette à de nombreuses anomalies ; elle peut faire défaut et être reuiplacée par un plexus, ou bien aller en s'amincissant, de sorte que le cours du sang y est alors probablement ascendant.
2° La V. médiane postérieure. Cette veine n'a pas d'artère homologue. Large de 1 à 2 mm., manquant rarement, bien qu'à la région dorsale elle puisse être remplacée par des réseaux, elle commence au cône terminal, suit le sillon m. postér. et se jette au collet du bulbe dans la première v. radiculaire. Elle reçoit le sang du sillon méd. postér. et des cordons de Goll et le déverse par des branches transversales dans les v. radicul. postér.
3° Les V. antéro-latérales. Ces v. longent la ligne postérieure d'insertion des racines antérieures ; elles reçoivent le sang des veines comitantes des racines antérieures dans la moelle et des faces latérales, et se déchargent soit dans les radicul. antér., soit dans la v. médiane. Adamkiewicz admet aussi des v. postéro-latérales en avant des racines postérieures. Ces chaînes latérales sont très irrégulières et discontinues.
4° Plexus de la pie-mére. Ce plexus est formé par les troncs longitudinaux des veines précédentes unis entre eux a l'aide rte branches transversales elles-mêmes ramifiées et subdivisées. Les plus riches réseaux sont ceux qui recouvrent les cordons postérieurs de la moelle et qui formcntavec le v. iihnI. postér. et les veines latérales un lacis vasculaire qui
NÉVROLOGIE
se déverse dans les radicul. postérieures. Assez souvent les veines de la pic-mère sont variqueuses, chez les vieillards surtout.
Veines radiculaires. — Du réseau de la pie-mère et des grosses veines médianes antérieures et postérieures, le sang passe dans les veines radiculaires homologues des artères, mais plus nombreuses qu'elles, en moyenne 38 pour 60 nerfs, et quelquefois bien davantage.
Les veines radiculaires antérieures sont nombreuses, mais elles sont petites et n'emmènent que peu de sang, celui des troncs médians antérieurs et des réseaux. On trouve ordinairement une grosse veine radiculaire entre le onzième nerf dorsal et le troisième lombaire, et une fois sur deux un vaisseau
Art. du sill. méd. post.
Art. du sill. interm,
line. post.
Spinale post.
... liad. post.
Art. margin.
Ilarlic. ant.
Artère cent. Spinale ante'r.
Fig. 166. — Artères et veines de la moelle. Disposition des vaisseaux schématisée sur une coupe transversale de la moelle tlioraciquc.
assez important au premier ou au deuxième nerf sacré. — Les veines radiculaires postérieures sont moins nombreuses, la région cervicale exceptée, mais volumineuses, contrairement aux artères homonymes; c'est qu'elles emportent le sang de la partie postérieure, source principale du courant eiïérent de la moelle, notamment du plexus périmédullaire postérieur. Une d'entre elles est quelquefois très développée vers le troisième nerf lombaire. La région lombaire a donc les plus grosses veines.
Les veines radiculaires ne sont pas valvulées, puisqu'on les injecte à contrecourant ; il n'en est pas de même hors du sac durai, car l'injection poussée de dehors en dedans ne peut traverser la dure-mère, ce qui suppose des valvules.
VAISSEAUX DE LA MOELLE
Les veines radiciilaires antérieures et postérieures se réunissent oriliiiairenient en uneseule veine (veine médullaire) i\m perfore la dure-mère aveu les racines, ou bien en un plexus qui peut sortir entre deux paires nerveuses. La veine médullaire se jette dans le gros plexus péri- ganglionnaire qui occupe le trou de conjugaison et par lui dans les veines intercostales ou leurs analogues.
§ 111. — SYSTÈME LYMPIIATIOU'E DE LxV .MOELLE
Le système lymphatique de la moelle est représenté par deuxespècesde voies : les vaisseaux lymplialiqucs et les espaces lym[diatiques.
1" Vaisseaux lymphatiques. — Les vaisseaux lymphatiques de la moelle et (le tous les ci'iilres uers eux oui uneconformation tout à fait particulière. Au lieu d'être des canaux indépendants comme dans les autres organes, ils sont dis|»osés en manchon continu autour des vaisseaux, d"où leur nom de gaines lymphatiques ; une disposition semblable existe dans les vaisseaux du mésentère delà grenouille. Virchow avait déjà observé ([ue l'adventice des vaisseaux des centres nerveux présentait une forme spéciale et qu'elle se laissait distendre comme un sac par les infiltrations de sang ou de sérosité ; Robin reconnut sa disposition canaliculée et sa nature lympbati([ne. La gaine lymphatique enveloppe tous les vaisseaux, artères, veines et capillaii'es ; sur ces derniers elle semble ap]iliquée sur la paroi même et sans espace vide; elle est plus marquée sur les artères que sur les veines. Sa paroi externe n'est autre que la tunique adventice, ce qui la fait désigner comme gaine lymphatique adventitielle, et sa paroi interne est la tunique musculaire du vaisseau ; les faces op|iosées de l'es- |)ace vide ainsi interce[)té sont ta|)issées [)ar rendotbélium festonné caractéristique, et dans l'espace lui-même circule de la lym|)he avec des globules blancs et des granulalioiis. L(^ canalicule est continu, cloisomn'' [lar places par de jietites travées conjonctives (jiii vont d'une face à l'antre et s(jnt elles aussi à revêtement endothélial ; do là une C(M-taine disposition spongieuse qui doit ralentir le cours de la lyui|)lie. Ces gaines commencent et finissent dans l'espace sousarachnoïdien, et sont facilement injectables par là. An moment où nue artériole s'enfonce dans la pie-mère, elle traverse la couche cndothéliale interne de res])ace sous-aracbnoïdien etentraun» avec elh' un |ii'ul(iiigeu)ent do celte couche qui va constituer sa gaine, et de même quand la veinule sort de la pie-mère, son revête tiient lymphatique se fond dans l'endothélium de l'arachnoïtle et l'espace péri-vascu lai re s'ouvre par conséquent dans l'espace sous-arachnoïdien. line débouche donc |)as dans des ganglions, et on n'a pas réussi à injecter des troncs lymphatiques le long des racines nerveuses où ils devraient passer.
2» Espaces lymphatiques. —Outre les canaux inlra-adventitiels, on a dcefit dans l(w centres nerveux des espaces lymphatiques variés, dont l'existence est des plus contestables.
llis a conclu d'injections faites par piqûre dans la substance do la moelle qu'il existait autour des vaisseaux, en dehors do leur gaine lymphatique et ne comnumic[uant pas avec elle, un réseau do canalicules endothéliaux, ramifiés comme les vaisseaux qu'ils accompagnent, dilatés et tlexueux par place, et constituant les expares poricasculaires ou />éri-adveiitil/efs ; à la surface ils débouchent dans un système lacunaire situé entre la pic-mère et la moelle, espace épisp/im/. Cet espace ne communiquant pas avec les vaisseaux
NÉVROLOGIE
de la pie-mère, la lymphe qu'il contient se déverserait par flltration dans le réservoir soiisaraclmoïdien ou bien remonterait jusque dans les espaces épicérébraux de l'encéphale qui sont eux en relatian avec des lymphatiques de la méninge vasculaire. Bien que la question ne soit peut-être pas tranchée à fond, cependant le plus grand nombre des observateurs considèrent les espaces périvasculaires et épispinaux de His comme des productions artificielles. Les injections poussées dans les espaces réels, comme le sous-arachnoïdien, ne s'y engagent pas ; et dans les œdèmes, les inflammations, les globules rouges ou blancs extravasés s'accumulent toujours dans la gaine lymphatique adventitielle et non dans un espace en dehors d'elle. Rauber en donne une autre interprétation. Il admet un système lymphatique primitif, existant chez l'embryon antérieurement aux véritables vaisseaux, et constitué par les fentes qui séparent les feuillets blastodermiques et leurs plissements. Quand apparaissent les vaisseaux du système lymphatique secondaire ou définitif, ces vaisseaux entourés de tissu conjonctif s'enfoncent dans les fentes lymphatiques primitives et les comblent plus ou moins, en sorte que les espaces libres qu'on peut rencontrer ou à la surface de la moelle ou à la surface des fissures intra-méduUaires sont les restes de la disposition embryonnaire, complètement éclipsés par la disposition définitive (gaines lymphatiques intra-adventitielles), mais peut-être encore utiles au cours de la lymphe.
Rossbach et Sehrwald se fondant sur ce que le précipité d'argent par la méthode de Golgi se ferait non sur les éléments eux-mêmes mais autour d'eux, admettent outre les espaces de His des espaces encore plus fins, espaces péricellulaires, entourant les cellules, leurs prolongements protoplasmiques et leur cylindre-axe. Mais leur point de départ est erroné; ce sont bien les éléments eux-mêmes et non des espaces autour d'eux qui fixent le chromate d'argent dans la méthode de Golgi.
Kadyi a vu une fois l'injection poussée par les veines pénétrer dans un système de canaux ramifiés placés verticalement à côté du canal de l'épendyrne. Il présume qu'il s'agit là de canaux lymphatiques, mais sans l'affirmer, le cas étant isolé et l'injection pouvant s'être frayé une voie artificielle.
Enfin il ne faut pas oublier que le canal de l'épendyme remplit peut-être les fonctions d'une voie lymphatique.
En résumé, la circulation lymphatique est étroitement unie à la circulation sanguine, au double point de vue du mécanisme de la progression des liquides et des échanges nutritifs; on peut supposer que cette disposition engainante régularise la tension et protège les éléments nerveux contre les chocs ou les variations de pression des vaisseaux sanguins. La lymphe exsudée de la gaine pôri-artérielle se répand dans les espaces conjonctifs, à. travers les cellules et les prolongements névrogliques ; ime certaine partie doit même passer directement par osmose le long des fibres névrogliques qui sont fixées aux parois vasculaires; elle baigne les éléments nerveux et elle est reprise par la tunique lymphatique des veines. Ces conditions sont du reste les mêmes pour le cerveau.
Remarque bibliographique. — Il existe sur les vaisseaux de la moelle deux travaux étendus ; 1" celui d'Adamkiewicz. Die Blutgefœsse des menschlichen Jîûckenmarkes, in G. R. Académie des sciences de Vienne, 1882; il repose sur l'étude de douze moelles injectées; — 2" celui de Kadyi qui a injecté vingt-neuf moelles. Uber die Blutgefœsse des menschlichen Rûckenmarkes. Lemberg, 1889. Ce dernier travail diffère de celui d'Adamkiewicz sur plusieurs points importants. On trouvera dans ces auteurs l'indication détaillée de la technique à suivre.