V. vesico-o»i/j
Vessie
Fi}.
La \ eine de lUirow du fœtus.
Schéma l'onstruit par His d'après la description de Burow.
dans le Bulletin de l'Académie de médec, '18o9 ; — 2" P. Baumgarten, Ueber das olïcnbl... in Centralb. f. med. Wiss., 1877, et surtout son second travail: Ueber das Nabelvene des Menschen avec pl., in Arbeiten von Tiibingen, 1891
Voyez aussi : Luschka, Anatoraie, 1. II, 1863: — Braune, Das Venensystem, 1884 ; — Werl/ieimer, Journal de l'Anat., 1886; — Calori, Sulle communicazioni délia vena porta. Bologna, 1888 ; — Brigidi, Lo Sperimentale, 1888 ; — Mariait, Recherches sur la veine porte, Th. de Lyon, 1893 ; — His, Anat. Nonienclatur. 1895.
Anastomoses œsophagiennes. — Les anastomoses entre les branches cardiaques de la v. coron, stomachique et les œsophagiennes sont normalement très grêles. Elles ont lieu par la communication des plexus sous-muqueux de l'œsophage avec ceux du cardia [Duret, Kundval). et aussi par des branches directes, mais inconstantes, allant delà coronaire à la phrénique gauche. On a vu maintes fois des cirrhoses entraîner la dilatation variqueuse des veines de l'œsophage, qui forment alors de gros cordons longitudinaux, llexueux, et qui, érodées ou ulcérées, déterminent des hématémèses redoutables, souvent mortelles. Mais il reste encore bien des points obscurs dans la genèse des varices œsophagiennes ; on n'a pas expliqué leur rareté relative, leur apparition dans des cirrhoses peu avancées, leur siège quelquefois éloigné, sur la partie moyenne ou supérieure de l'œsophage, l'intégrité de la coronaire stomachique et même des veines cardiaques plusieurs fois constatée, l'absence possible de varices sous-cutanées ou même d'hémorrhoïdes malgré d'énormes dilatations des troncs œsophagiens.
(V. les observations consignées dans la Société anat, 187.'), 76, 80: — Dusaussey, Th. de Paris, 1877 ; — Durel, Arch. de médec, 1 879 : — W. Berger (Sem.méd., 1885) ; — Kundrat (ibid., 1886: — Litten, Trier (ibid., 1890.)
Anastomoses rectales.' — La question de ces anastomoses porto-caves a été exposée en détail par Jonnesco à propos de l'anatomie du rectum. Je rappellerai seulement que d'après mes recherches : 1° les branches portes (héniorrh. sup.) couvrent la totalité du rectum, y compris la zone lisse de l'anus, jusqu'à la limite de la peau : toutes les hémorrhoïdes, externe ou interne, appartiennent au territoire porte ; — 2" il y a deux espèces d'anastomoses entre les veines du rectum et les veines du bassin : des anastomoses périphériques, qui se font à l'aide de réseaux, autour de l'anus, entre les origines des hémorrh. sup. et celles des hémorrh. inférieures, et des anastomoses latérales qui se font par des branches directes allant des grosses branches du rectum aux troncs veineux du petit bassin, surtout aux hémorrhoïrlales moyennes.
Les anastomoses périphériques sont toujours grêles et représentent une voie accessoire: elles justifient cependant les émissions sanguines à l'anus, d'autant plus qu'on doit souvent agir sur les radicules portes elles-mêmes qui descendent très bas Les anastomoses latérales ou directes sont la voie principale. Leurs branches partent de la face antérieure ou des bords du rectum sur l'ampoule, passent le long du cul-de-sac de Douglas, par conséquent à S ou 6 cm. au-dessus de l'anus et aboutissent aux hémorrhoïdalos moyennes, troncs efîércnts des plexus prostatiques ou vaginaux, ou même à ces plexus.
Les anatomistes savent qu'on injecte indifféremment les plexus génito-urinaires par les V. rectales, ou celles-ci par les plexus. Cette voie dérivative peut suffire à elle seule ; aussi n'est-il pas prouvé que les hémorrhoïdes soient plus fréquentes dans la cirrhose et on connaît des observations de cirrhose avec varices œsophagiennes considérables sans concomitence d'hémorrhoïdes.
(V. Charpy, les Veines du rectum. Midi médical, 1893.)
Anastomoses pèritonéales ; système de Retzius. — Ces veines décrites par A. Retzius (Arch. génér. de médecine, 183o), mais déjà indiquées par Haller sous le nom de veines ruyschiennes, consistent essentiellement en des vaisseaux qui vont de l'intestin aux branches de la v. cave, et non aux branches portes. Retzius lésa constatées en injectant des enfants de S ans. Elles sont très petites, mais très nombreuses. Elles apparaissent, dans les organes qu'elles occupent (duodénum, colons lombaires), sous forme de plexvs snus-péritonéaux, superficiels, alors que dans les mêmes points les plexus portes sont profonds, sous-muqueux. Jacobson les a observées chez plusieurs mammifères. Leurs anastomoses avec les veines du péritoine pariétal et de celles-ci avec les tégumenteuses légitimentl'application des sangsues sur la paroi abdominale dans les péritonites, les entérites.
Ch. Robin a noté plusieurs fois leur dilatation dans des cas de tumeur abdominale. Mariau a ^'u une fois des veines retziennes aller de la face postérieure de l'estomac aux V. capsulaires, en passant par le cardia. Lejars a constaté également au niveau des fosses iliaques 5 ou 6 troncs, qui de la séreuse du colon se portaient en dedans, pour s'ouvrir dans les v. utéro-ovariennes et dans le plexus du ligament large ; plus haut, des veines retziennes débouchaient dans lef; rénales.
VEINES SUS-HÉFATIQUES
A iKialoiiuisi'x (iiKiriiKiles fin de Srltinidel . — Ces anasloinoses duiil Scliiiiidcl (ITll) a signalo un ccrlain nombre, et que beaucoup d'autres observateurs ont indiquées à leur tour, se font par des brandies directes, relativement volumineuses : mais elles sont inconstantes, plusieurs n'ont été vues qu'une fois, et logiquement on devrait les reporter au chapitre des anomalies.
Citons dans le domaine de l'estomac : les anastomoses de la coronaire stomachique avec les veines pliréniques et avec l'azygos, — do la gaslro-épiploique gaucho avec la v. rénale gauche, — des vasa breviora avec les pliréniques, — de la veine pylorique avec la phrénique droite, — des duodénales avec la veine cave inférieure.
Dans le domaine de la splénique : les communications de la v. splénique avec l'azygos, avec les phréniques, avec la rénale. Leur gros volume a été plusieurs fois noté dans des cas de cirrhose.
Dans la région des colons : l'union do la grande niésaraique avec la rénale gauche, des coli([ues gauches avec la spormatique et la rénale gaucho, des coliques tiroites ot gauches avec les veines adipeuses du rein (v. capsulo-mésaraïques) et avec le tronc de la v. rénale. Ces dernières seraient nombreuses et constantes d'après Lejars. Haller dit que par ces anastomoses, malgrt'; leur gracilité, Ruysch avait injecté tout le système porte.
Dans le petit bassin : les hémorrhoïdales supérieures avec l'hémorrhoïdale moyenne ou avec les plexus prostatiques, séminaux ou vaginaux. Toutes ces voies dérivativos, portorénales, porto-azygos, etc.. peuvent être utilisées, comme voies dérivatives, dans la s\ircharge de la veine porte.
(V. Lejars, Snpp/rance de la circii/ii/. parle. Progrès médic. 1888.)
Variétés et anomalies. — 1" Tronc de la veine porte. — On a ^ u chez des f<Jotus monstrueux la v. porte se jeter dans l'oreillette droite, dans la veine cave ascendante, dans la veine ombilicale, t^hez des sujets ayant survécu des mois ou des années, la v. porte s'abouchait dans la veine cave ou dans l'azygos dilatée: chez d'autres, elle l'ecevait une \'. pulmon. droite, et, dans 3 ou G observations, une branche considérable qui partant de l'iliaque externe remontait ou sous la peau ou sous le péritoine et par le ligament suspenseur arrivait au sinus porte. La plupart de ces cas sont explicahiles ou par la persistance de la V. de Burow (v. fœtale de la paroi abdomin. antér. allant à la v. ombilicale) ou par un phénomène réversif ; car chez les vertébrés inférieurs, les veines des extrémités postérieures, de la queue et des reins forment un tronc qui se jette dans la v. porte hépatic(ue.
2" Grande ntésenlérit/ne. — Heçoit une splénii|ue accessoire.
30 Petite mésenlér/i/ue. — Se jette dans la v. cave (Calori, chez un anencépliale). — • Sur 44 sujets examinés, s'ouvrait 26 f. dans la splénique, 18 fois dans la mésentérique supérieure. Sur 3.3 cas d'ouverture dans la splénique, 29 fois à 12 ou 23 mm. de sa terminaison dans le tronc porto, les autres plus près; sur 22 cas d'ouverture dans la mésentér. sup., 19 fois de 6 à 12 mm. de l'embouchure splénique (J. of Anat., 1890).
4° Splénique. — Double ou triple — 1 branche accessoiie. — La spliMii([ue s'ouvi'e dans l'azygos, sur fœtus monstrueux.
3° Coronaire stomachique. — Très grêle, suppléée par la v. pylorii|ue. — Sur 73 sujets examinés systématiquement, s'ouvrait 30 fois dans la v. porte, 23 fois tlans la splénique. Peut déboucliiu' anormalement tians une v. pylorique volumineuse, dans la branche gauche de la v. porto hépatique ou dans un île ses rameaux, ou directement dans le lobe gauche du foie.
G" Veine ombilicale. — Exceptionnellement oblitérée sur toute sa longuiuir. — Très rarement perméable et largo sui' tout son trajet : la plupart des observations de persistance de la V. ombilicale chez l'adulte, antérieures aux travaux de Sappey. sont contestables. — S'ouvre dans roroillello droite. — S'ouvre dans le foie, indépendamment de la V. porte qui en est isolée. — S'ouvre dans la branche droite du sinus porte dans certains cas de transposition gauche do la vésicule biliaire (l/ochslelli'r. Xvch. f. .\nat.. 188G',. — Reçoit une grosse branche de l'iliaque externe,
7" Canal ceineu.v. — A été vu complètement fermé à la naissance. — Ivst ordinairement simplement rétréci chez l'adulte. — Quelquefois assez large, reçoit des petites veines sus-hépatiques et communique avec la v. cave.
8" V. omphalo-ynésentérique. — Disparait chez l'homme au 3' mois embryonnaire, mais peut encore à la naissance s'injecter par le cœur chez les carnassiers qui naissent aveugles (chien, chat), d'après Luschka. — Sa persistance avec pérméabilité a été observée dans un cas probablement unique. — Peut persister à l'état de cordon fibreux flottant dans la cavité abdominale ou attaché à l'ombilic, tantôt seul, tantôt accompagné d'un (li verticulum intestinal, et peut alors être la cause d'un étranglement interne.
9" Hcmorrhoïdale super. — Reçoit une veine utéro-vaginale.
10" Colique t/anclie. — Recuit une v. uréférique.
SY.'ïTÈME VEINEUX
11» Pancréatico-duodénale . — S'ouvre dans la grande mésentérique. Luschka dit s'être assuré que son embouchure ordinaire est dans le tronc porte. — S'ouvre dans la v. porte hépatique (cas normal de quelques mammifères).
12" Gnsiro-épiploïfjue droite. — Va directement au tronc porte. — S'unit souvent à la colique droite supér. pour former la i'. gastro-colique.
13° Pijlorique. — Se jette dans la v, porte hépatique, ou directement dans le foie, — dans la mésentérique supér.
Veines sus-hépatiques. — Plusieurs branches indépendantes s'ouvrent dans la v. cave. — Un des ti oiics principaux, le droit le plus souvent, accompagné ou non de branches accessoires, se jette dans la partie thoracique de la veine cave, ou même dansToreillette droite. — Une veine hépatique accessoire, volumineuse, débouche dans la base du ventricule droit, avec trois valvules ostiales (cas de Rothe). — Les veines sus-hépatiques réunies en un seul tronc, v. hépatique commune, traversent le diaphragme avec la veine cave et se jettent à côté d'elle dans l'oreillette. On connaît 4 ou 5 exemples de cette anomalie, qui peut faire croire à une v. cave inférieure double (V. Pangrat:, Th.de Kœnigsberg, 1894). — La veine cave inférieure fait défaut : les v. sus-hépatiques passent par l'orifice quadrilatère du diaphragme et vont à l'oreillette (une huitaine de cas cités par Krause).
VEINES ILIAQUES
La disposition des veines iliaques rappelle tout à fait celle des troncs brachiocéphaliqiies. Les veines jugvilaire interne et sous-clavière se réunissent pour former les troncs veineu.x brachio-céphaliques, ou veines innominées, qui à leur tour en se fusionnant constituent la veine cave supérieure ; de même les deux veines iliaques externe et interne donnent naissance par leur jonction aux veines iliaques primitives, et celles-ci à la veine cave inférieure. Les deux figures sont semblables et se regardent ; en outre celle des veines iliaques est idenli(iue à la disposilion des artères iliaques.
L — VELNES ILIAQUES PRIMITIVES
L&veine iliaque primitive (iliaque commune, innominée iliaque) est un tronc, unique de chaque côté, qui occupe la partie supérieure du bassin et la partie inférieure de la région lombaire. Elle a pour origine la réunion à angle aigu de la veine iliaque externe avec la veine iliaque interne ou hypogastrique ; cette réunion correspond à la partie supérieure de la symphyse sacro-iliaque. Elle se termine en se confondant, encore à angle aigu, avec celle du côté opposé sur le bord droit de la colonne vertébrale, au niveau du disque qui relie la avec la 5' lombaire; cette fusion marque l'origine de la v. cave inférieui'e.
Comme pour la veine innominée droile, la v. iliaque primitive droite est plus courte et plus verticale que la gauche ; sa longueur est de 5 cm. Le D. de ces veines mesure 16 mm.
Elles sont situées entre les artères iliaques et la colonne vertébrale. Celle du côté droit est d'abord en arrière de l'artère correspondante et plus haut se place en dehors d'elle. Celle du côté gauche, plus longue et plus oblique, monte parallèlement à l'artère iliaque gauche, dont elle longe le bord interne, et près de sa terminaison est croisée perpendiculairement par l'artère iliaque primitive droite. On a attribué la tendance plus grande du membre inférieur gauche à l'œdème,
VEINES ILIAQUES
à ce double fait ([iic la N-ciiic iliaque gauche est riicouverle i)ar l'ailère et, plus eu dehors, par l'S iliaque souvent rempli de matière.
La seule collatérale est la veine sacrée moyenne, qui se rend à la veine iliaque primitive gauche et que nous décrirons avec les v. racliidiennes. Chacune des
Fi". .ïl'i. — Veines iliaques (d'après Bonainy et Beau).
deux veines comiiiuniqu(^ souvent avec les v. lombaireset surlout a\ee la v. lombaire ascendante. Un n'v rencontre» àpeu présjamaisde valvules. Sur 18.") sujets, Friedreich n'en a constaté f[ue dans la proportion de I/i- |)Our 100; à savoir 1 fois des 2 côtés, 2 fois à droite seulement, et I fois à gauche.