‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 3)Chapitre 111 sur 190 · II. VFJNR ILIAQUE EXTERXR · texte numérisé non relu

II. VFJNR ILIAQUE EXTERXR

La N'einc iliaque exlei'iie s'étend de la \'eine fémorale (|u'elle continue à la veine iliaque primitive dont elle e>t une des origines. Sa limite inférieure est à l'arcade crurale ; sa limite supérieure, à la pai'tie la plus élev ée de l'articulation sacro-iliaque. Son D. est de 12 à I i mm.

Dans son trajet obliquement ascendant en haut et en dedans, elle occupe le point de jonction du grand et du petit bassin, le long du détroit supérieur qu'elle contribue à rétrécir. Elle est située sur le bord interne du psoas, en dedans de l'artère iliaque externe. \ son origine, près de l'arcade crurale, elle est franchement interne par rapport à l'artère ; plus haut, elle est interne et postérieure.

SYSTÈME VEINEUX

Du côté gauche, l'artère hvpogastriqvie croise à angle droit la partie terminale de la veine iliaque externe qu'elle recouvre ; du côté droit, cette même artère la côtoie et la croise à angle aigu.

La veine iliaque externe s'anastomose souvent avec l'obturatrice par une grosse branche qui descend en arrière de la branche horizontale du pubis.

Elle possède une valvule dans le tiers des cas environ. Cette valvule est assez souvent située au-dessous de l'embouchure dans la v. hypogasirique. Elle est fréquemment insuffisante (Friedreich).

Les branches collatérales sont : la v. circonflexe iliaque, lai;, épigastrique et d'après Sappey la v. principale du ligament rond chez la femme, veine qui se jette quelquefois dans l'épigastrique.

1° V. circonflexe iliaque Lesdeux branches qui la constituent et ((ui enlacent l'artère circonflexe de leurs anastomoses se réunissent en un seul tronc ([ui croise l'artère iliaque externe, en passant en avant ou en arrière d'elle, et se jette dans l'épigastrique, quelquefois dans la v. fémorale. Les valvules dirigent le sang de dehors en dedans.

2° Veine épigastrique. — D'abord double, puis unique à sa terminaison, la v.

Arcaile {Dougl.)

Fig. 515. — Veine épigastrique (en partie d'après Braune).

épigastrique commence au-dessus de l'ombilic dans l'épaisseur du muscle grand droit, puis descend en bas et en dehors, en se plaçant au-dessous du muscle, en avant du feuillet postérieur de sa gaine, et s'ouvre dans la partie interne de la V. iliaque externe. Elle est du reste satellite de l'artère. Elle ramène surtout le sang des muscles droits et accessoirement celui des obliques. Elle reçoit près de sa terminaison les v. funiculaires ou spermatiques postérieures. Ses valvules conduisent le sang de haut en bas, par conséquent dans le sens de la pesan-

VKINES ILIAQUKS 1023

tciii', (■(' (((li iiKiiilrc ([lie les NiiU iilcs oiil iiii autre rùlc (|n(' de liillci' cuiilrc celle l'oi'ce. D'iipi'ès IJi'aiiiie. la parlie siis-oiiibilicale est a\al\ iilaire et le sang fjui v pénètre peut dans certains cas prendre un lraj(!t ascendant.

Ses anastomoses sont des plus iniporlaiiles par les \'oies collatérales qu'elles élahlissent tians les obstacles de la circulation |)rofonile. Klle communique : 1° avec les origines de la v. ma m mai ic interne, |)ar suite avec la \'einecave supérieure, à l'aide de rameaux grêles ; 2" avec les w sous-cutanées de l'abdomen et a\ ec les Nciiies sous-péritonéales, jiar des rameaux |ierfiirants (|ui tra\'ersent les uns le feuillet antérieur d(î la gaine du muscle tiroit, les autres son feuillet postérieur : de là riniluenco des émissions sanguines locales dans la péritonite ; 3° avec les 1'. l'ésico-ombU.icales (|ui l'emontent le long de l'ouraque et avec la v. parovtihllirale qui se jette dans la v. ombilicale ; et par leur inl(MMnédiaire a\ec la \enie porte dont elle de\ ient dans cei'tains cas une \ (iie dériv a ti\'e ; i" avec la \ i'iiie obturati'ice, par un r<ini.r<iu ^ns-iniliieii (pu pjisse Iransvei'salemenI sur ou dei'l'ière la brandie liori/.i m ta le du pubis et descend à la y. obturatrice; tandis qu'une autre portnin se piirte le lonu delà ss'uipbvse et s'a nastomosc a\ec la x'oine du côté opposé. (leranuMU |)i-ii\ ient (pielquefois de la \ . iliaque externe ou encore les deux anastomoses coexistent : il communiiiue ordlnair(Muent avec les veines spei'matiqut-s.

m. - vKixK iiYi»(H;.\sTiîion] or wank imaoi r i.ntkrxk

l.a velite hijpogusl r'uini- nu i'. 'il'unjue 'interne i^si un ironcgi'oset eourt(.'i à î) cm. de long sur 1 cm. de !).) i|ui r(q)résente l'artère de même nom. Klle est située en dedans et en ai-i ièi'e de l'artéi'e. en avant de l'articulation sacro-iliaque, du muscle pv iamidal et du |)lexus saci'é. Une lame fibreuse mince ra|)pli(pie contre la jiaroi du bassin. Un y ob.^erve une valvule 1 fois Mir 0 (Houxé).

S(^^ brandies d'or'njlne sont les veines satellites des branclies ai'téi'ielles dont elles ri'pétent la disposition. Il faut en (wcepler les artères ombilicales qui du bassin à l'ombilic ne sont accompagnées par aucune veine. Klles possèdent généralement à leur entré(> dans le bassin une ou |)lusieurs paires valvulaires qui empèclient au sang de i-elluer dans les fesses, les membres ou les organes génitaux (Fenwick) ; il imi est de mènu" aux points où une \{'ine viscérale entre dans les plexus. Mais la plus gi'iinde partie du trajet est a\'alvulaire.

Le tronc terminal l'st ordinairement uni(pi(!.

On divise les bianclies d'origine eu jiariétales et viscérales. Les branches /Kfi-Jfïrt/cs sont : les r. obtxrntriees, fesaiêres. ischiatiqnes, iléo-lon}baires el saerées-lalérah's. L(!s brandies viscéralci^ sont : h's v. vésiccdes, hémorrlwidales )noi/ennes. honteuses hiternes, utérines et vafi'niales. Ces deux dernières sont propres à la femme.

I i li A N ( ; 1 1 K S PARI KT A l E S

l 'Veine obturatrice. — Le tronc est ordinairement unique, mais les branches de bifurcation sont doubles. La v. obturatrice a pour origines les deux branches satellites de l'artère, branches cpii se forment dans la région des adducteurs de

SYSTÈME VEINEUX

la cuisse ; la branche exlerne est très grosse et reçoit les v. articulaii'es qui sortent par l'échancrure cotyloïdienne ; elle reçoit aussi les veines du plexus obturateur qui s'étale sur les deux faces de la membrane obturatrice. Dans le canal sous-pubien, son tronc est énorme et béant. Elle longe la face interne du bassin ; à ce niveau, comme dans le canal sous-pubien, la veine occupe dans le paquet vasculo-nerveux la position la plus inférieure; le nerf est en haut, l'artère au milieu.

Ses anastomoses sont des plus importantes. Elle est anastomosée: 1° avec la circonflexe interne ou postérieure, branche de la fémorale profonde ou de la fémorale elle-même; de là une voie collatérale capitale pour la circulation veineuse de la cuisse ; 2° avec les honteuses externes profondes ; 3° avec le plexus de Santorini, c'est-à-dire avec les plexus vésico-prostatiques qui peuvent se déverser dans le tronc obturateur; 4" avec l'épigastrique ou avec l'iliaque externe, derrière la branche horizontale du pubis.

2" V. fessière ou fessière supérieure. — Les doubles veines satellites des deux branches de l'artère fessière se réunissent, au sommet de l'échancrure sciatif{ue, point classique de la ligature, en deux gros troncs anastomosés par des rameaux transversaux. Plus rarement on observe un tronc unique et court. Ces troncs recouvrent l'artère sous-jacente et sont comme elle englobés dans une gaine cellulo-fibreuse résistante, émanation de l'aponévrose obturatrice ; toutes circonstances qui peuvent rendre très difficile l'isolement de l'artère. A ce niveau les veines sont béantes, comme l'obturatrice dans le canal sous-pubien, et possèdent d'après Ilouzé une triple paire valvulaire.

3° V. ischiatique ou fessière inférieure. — Cette grosse veine se fait remarquer : par la branche importante qu'elle fournit au nerf sciatique, branche descendante qui s'épanouit dans le nerf en ramifications que l'on a vues quelquefois atteintes de varices, et par ses larges anastomoses en arcade avec deux branches de la v. fémorale, la circonflexe interne et la première perforante de la fémorale profonde. Cette voie collatérale ischiatique est aussi importante que la voie obturatrice.

Il V a pour chaque branche artérielle une double veine satellite. Les rameaux de la branche postérieure se dirigent vers le coccyx et s'anastomosent avec les veines sous-cutanées. Sur le ligament sacro-sciatique, la veine ischiatique est énorme et recouvre l'artère sous-jacente [Morestin).

i° et 5° V. iléo-lombaire et v. sacrée latérale. — Nous décrirons ces veines avec les veines extra-racliidiennes.

BRAiS'CHES VISCKP.ALKS

Les branches viscérales sont les émissaires d'une des plus riches provinces veineuses de l'économie. Elles ont leur origine dans des plexus qui entourent les viscères, urèthre, prostate, vessie, utérus et vagin, et qui sont constitués par des vaisseaux à nombreuses et courtes anastomoses. Ces réservoirs veineux, partout communicants, soit du même côté soit de droite à gauche, rendent solidaires les circulations veineuses de chacun de ces organes et les associent dans

VEINES ILIAQUES

leurs Ibncliniis cuimnc dans Iciii's maladies, f.eiir riMe ne si^ ra[)[)orte jias seulement aux échanges organifiui^s. niais encore à la l'onction génitale ; peut-être aussi servent-ils d(> reni|)liss;ige comme les plexus intermusculaires. Logés dans l'épaisseur des gaines lihreuses viscérales, ils possèdent à l'intérieur de leurs vaisseaux une structure trabéculaire, qui les l'iiit ressembler au sinus caverneux et qui a sans doule pour but do retarder l'écoulement du sang veineux dans Téreclioii. Ces Irabécules qui se prolongent dans les veines émissaires sont en giMiide parlie formées de fibi'es niusculair(>s lisses. Les plexus sont avah ulaires ; tout au moins n'y trouve-t-on que des valvules rares et insufllsanles ; ils s'injectent avec la plus grande l'acilité. Comme l(!s sinus, il sont ])éants sni' la coupe; de là, (juand ils sont ouverts, une condition favorable à la production d'IuMuorrbagies graves et à l'infection purulente.

Les veines émissaires des plexus sont de gros troncs logés dans l'épaisseur des aponévroses périnéales et [tar suil(^ béants sur la coupe ; telles sont la veine honteuse interne dans l'aponévrose moyenne, les veines utérines et vaginales dans l'aponévrose supérieure. .J'ai décrit et figuré les gaines de ces derniers vaisseaux à la base du ligament large (v. Anatomie des organes géniio-urin., I8'.)0). La paroi interne des veines émissaires présente également une structure aréolaire, mais seulement dans la partie intra-pelvienne de ces veines. Elles possèdent des a|>pareils x'ah'ulaires.

\° V. honteuse interne. — La i'. liovdeuse irderne est l'émissaire du plexus de Santorini ou plexus prostatique de l'homme, plexus urethral de la femme.

Le plexus de Santorini ou labyrinthe de Santorini, décrit par cet anatomisle en 17j9, appelé encore plexus pudendalis, plexus pubio-vésical, pl. pubiens im])ar, et que nous étudierons d'abord chez l'homme, est essentiellement le plexus prostatique . Beaucoup d'auteurs y adjoignent les veines vésicales etpour eux h> terme de plexus de Santorini désigne les plexus vésico-prostatiques que nous crovons devoir séparer l'un de l'antre, comme les sépare d'ailleurs l'aponévrose périnéale su[)érieure.

Il entoure en demi-couroniu^ la face anti'rieure et h^s faces latérales de la prostate ; la face [>ostérienre de cet organe ne présente que des veinules insignifiantes. (7est à la partie antérieure qu'il est le ])lus dévelo|)pé (Voyez dans la Splaiichn. de Sappev la lig. 87if). 11 est silui'' au-dessus de l'a pon(''\i'ose moyenne, au-dessous des ligaments pu bio-vésicaux, en arriére du bord inférieur de la svmphvse |Hibienne et du ligament sous-pubien, en avant de la ])rostale. De chaque ci'ih' rap(Miévrose latérale de la prostate le si'pare du releveni* de l'anus. Il est com[)osé d'un lacis de veines grosses et [letitcs, flexueuses et anastomosées, dont la direction est surtout antéro-postérieure.

A ce plexus viennent aboutir: 1" la v. dors«/e jJi'o/'oîide de la verge qui est peut-être sa [nMiicipale origine; 2"^ les v. antérieures et médianes de la vessie ; 3° les V. rétro-pubiennes ; ces veines descendan les proviennent du plexus rétropubien loi'ini' en grande parlie jiar des rame lux anastomotiques et transversaux de la V. oblnralrice ; 4° les veines de la proslale et de l'urètlire postérieur ; 5" une |iarlie des v. bulbeuses et des v. caveriieuses ou v. profondes de la verge, les autres allant dii'et'tement à la \'. honteuse iulerne.

Il est largeineni uni au plexus xésiral (|iii est au-dessus de lui, à l'aide do

SYSTÈME VEINEUX

courtes branches verticales ; — en arrière, au plexus hémorrhoïdal du rectum, surtout par l'inlermédiaire de la v. hémorrhoïdale moyenne. Par 1 ou 2 branches, communicante obturatrice, il s'anastomose avec la v. obturatrice ou avec le plexus obturateur interne.

La V. dorsale profonde de la verge, qui est un de ses principaux affluents, est un gros tronc unique et médian, large de 4 à 5 mm., à parois très épaisses, qui chemine sur le dos de la verge, dans la gouttière des corps caverneux, entre les

Fig. 516. — Veines du bassin chez l'homme (d'après Henle), l^a vessie est raljattue et le rectum a été enlevé.

deux artères dorsales. Elle est située sous le fascia pénis qui la sépare de la v. dorsale superficielle et assure sa fixité. Souvent elle est dédoublée par place. Dans son trajet d'avant en arrière, elle perfore l'aponévrose périnéale mo3'enne entre le ligament sous-pubien et le ligament transverse, et devenue inlra-pelvienne,se prolonge sur la ligne médiane jusqu'au col de la vessie, en travei'sant le plexus de Santorini au milieu duquel elle garde son individualité. Cette portion profonde, souvent dédoublée, communique par de grosses branches latérales avec les v. honteuses internes et le plexus de Santorini- et contourne le col de la vessie pour s'épuiser dans le plexus vésical ; c'est en somme la honteuse interne qui emmène la plus grande part de son sang.

La V. dorsale profonde naît à la partie antérieure de la verge par deux branches qui embrassent en couronne la base du gland et auxquelles aboutissent les

VRlNliS ILIAUUKS 1027

IKMuliri'liscs \ lies ('111,1 liées (le \;\ l'are i ii len ic d u ^ la l ni . I",lle recoil daiis sdil irajet: 1° les v. perforantes o\\ émissairo^ supérieures rlos coi-ps eax eniciix qui Iraverseni ralbiiginée sur la face dorsale de ces organes ; 2" les v. perforantes ou émissaires i)ifériettres, dites encore v. circonflexes, qui sorleni du sillon interposé enlre le corps spongieux et le corps civerneux et remontent en demiliéliceauldur du cni'ps ca\erneux. ('es\-eines émissaires ontdes valvules ostiales ; elles sui\('nl parfois à leur lerminaison un lraj(^t |»arallèle au i roue collecteur.

I.a \'. dorsale sajtc rfcieilr, brandie de la s i|ilu''ne inlerne. est anastomosée avec la dorsale pidlonde d'ahoi'd à ses origines, eu arriére de la coui'onne du gland, puis ordiiiaireiiienl \'ers son coude, en avaiil de la svmpin se du pubis. D'après Iloiizé. les vah ules de l'anasbimose aiiléi'ieiire couduisenf le sang de la v. profonde à la \'. su |)erlicielle.

La dorsale profonde est \al\ulée. ]']ile possède, surlmil en a\,iiil du ligaii;ent siMis pii!)ieii. plusieurs paires \ al\'ii la ires ( ! à i!. et jns(pi"à ."j ) Irés résista nies.

Chez la l'emme. la |)roslale faisant défanl. le phwus de Sanbn'ini esl un plexus iiréthral. silué eu avant et sur les côtés de i'urètbre (|ui est rédiiil à sa portiini in ti'a-pel vieil lie. I/absence de prostate et la petitesse des veines cliloridiiMines tout i|u'il est bien moins important que chez rhomme. Il reçoit la v. dorsale du cliloris el coinmnniqne en arriére avec les plexus vaginaux.

Les v. cl I II ind leii lies ou I la II KMiie disposition ([ ne les V. péi n'en nés de 1" boni me, La v. dorsale profonde, née du gland, recoil aussi des perl'orantes siqiérieures el infiM'ienres. Son tronc ne mesure qu"l mm. de I) ; il est souvent |)a rtudlemeut (liiiible. 11 se compoiie d'ailleurs comme la \ . dm'sale de la veruc.

La r. honteuse liilerne esl le principal I roue collecleiir de ces plexus. I^lle est X'olumiiieuse. double et eiilonre l'arlére boinon\ iiie deses aiiasiomoses jdexifornies. I II dédoublenieii 1 de l'a poné\"ros(^ obluralrice l'apiiliipie coiil rc la bramdie isidiio-piibienne l'I la iiiaililieiil bi''aiile. .\ ce ni\eau. on Iroiivi' de baiileii Iris l'arlere. la veine, le iieiT. Sur la face exienie de l'épine ^cialiipie. la xi'iiie esl presipie loiiiniirs double: l'a il I érieu re evi \ i il ii m i lieu se ; la postérieure, siluée immédialemeiil derrière l'arlére. est très pel ile ( .I/o/tn/ i;; ).

La \. bonleiise iiileriie commence derrière la s\ nipli\se du pubis oii elle s'anashunose avec celle du c('ile opposé. Elle a une double origine : le plexus de Sanloriiii. ])ar desranH^aux émanés de sa ])artie exleriie el iiifiu ieiire. el surtout

la t'orle brandie latérale qu'idle reçoit de la \ . dnr^alede la vcrg i du cliloris.

Lcdoiig dida braiicbe isidiio-piilueiine ipr("lle l'unloiiriie en anse à cmicavilé sniiérieure. l'ile recoil les \'. colla lérales siii\ a ii les : I " une pii lie des r. caverneuses ou r. profoniles des corps ca\eriieux ; 2" le^ r. Initlieuscs. xciiies iioinbreuses (pii émanent du bulbe spongieux de l'iiomiiie, du bulbe du \agin die/, la femme. Ces dernières sont très grosses ; leur ru|)lure esl une des ])rincipales sources du tbrimibus de la vulve; .'!" la périnéale superficielle : r. hérnorrltoïdalc inféricurcow r. anale. Celle-ci pru\ ienl sui lont du s|)liinclei exleriiederaiiiis Ellecommuiiique avec la lerminaismi des v. Iiémoi'i'boïdales supérieures (>l conslilne une des anastomoses entre la \eiii(> cave et la \ eiue |iorte. Ses oi igines se font sur la |iartie antérieure de l'anus [lar des rameaux grêles qui divergent en patte d'oie. Son tronc, renfermé dans une gaine commune avec l'arlére homonyme et le nerf anal cutané on hémorrhoïdal. se dirige en

SYSTÈME VEINEUX

dehors et en arrière vers l'épine sciatiqiie, en traversant la masse adipeuse du creux ischio-rectal.

La V. périnéale superficielle, satellite de l'artère, a pour origine les v. scrotales postérieures chez l'homme, labiales postérieures chez la femme, veines qui, par leurs ramifications et leurs communications avec les veines hulbeuses, forment le plexus périnéal superficiel. Elles s'anastomosent avec les scrotales et labiales antérieures, qui appartiennent aux v. honteuses externes ; avec les V. spermaliijues chez l'homme et la terminaison des v. funiculaires chez la feinnie.

La v. honteuse interne envoie, entre le grand trochanter et l'ischion, une anastomose à la v. ischiatique ou encore à la circonflexe interne. Elle possède plusieui's valvules.

2" V. vésicales. — Les v. vésicules émanent en nombre variable des parties latérales de la vessie pour se jeler dans la v. hypogastriqiie. Elles emmènent le sang du plexus vésieal.

Le j)lexus vésieal, séparé du plexus prostatique par l'aponévrose périnéale supérieure, occupe les parties latérales de la vessie dont il contourne la base ; à la partie antérieure, il est remplacé par la bifurcation en arcade de la V. dorsale de la verge, et au-dessous d'elle par la portion médiane du plexus de Santorini. Les veines qui le composent sont de gros calibre ; elles se dilatent fortement chez les vieillards et dans les maladies chroniques de la vessie. On y rencontre quelquefois des concrélions calcaii'es ou phlébolithes. Le plexus vésieal est plus petitchezla femme, la v. clitoridienne qui est un de ses affluents étant plus grêle que la v. pénienne dorsale.

Sur la face postérieure de la vessie, il se modifie pour former le plexus séminal, réseau fin et serré qui s'étale en deux nappes ou couches sur les vésicules séminales, une couche antérieure, qui reçoit des veines du bas-fond vésieal, une couche postérieure qui communique avec les plexus hémorrhoïdaux. il reçoit les V. déférentielles. Les plus grosses branches occupent le hile du bord externe. Le plexus séminal se vide non seulement par les v. A'ésicales, mais encore par les V. héinorroïdales moyennes.

Au plexus vésieal aboutissent : 1" la v. dorsale profonde de la verge ou du clitoris, par une exti'émité ordinairement bifurquée ; — 2" les v. vésicales. Celles-ci, habituellement valvulées, suivent en général une direction méridienne descendante, et présentent souvent des formes en Y droit ou renversé, ou en H. Elles forment dans la vessie un triple réseau : inlra-muqueux, intra-musculaire et sous-péritonéal. Ce sont les grosses veines de ce dernier réseau que l'on voit par transparence sous le péritoine et plus bas sous le fascia vésieal. On les divise en trois groupes: 1" V. vésicales antérieures. Plongées dans une atmosphère adipeuse, elles descendent à l'arcade de la v. dorsale et se continuent souvent directement avec les v. du plexus de Santorini et par lui avec la v. honteuse interne ; 2° V. vésicales latérales, gros groupe qui descend au plexus et dont certaines branchespeuvent se rendre directement à l'hypogastrique ; 3° V. vésicales postérieures. Elles aboutissent en partie au plexus vésieal, eu partie aussi au plexus séminal chez l'homme, vaginal chez la femme. Elles communiquent avec les v. déférentielles et urétéralcs; — 3° la v.vésico-ombilicale. On désigne sous

VEINES ILIAQUES

co nom une ou plusieurs \oiiics prrips, similaires pnr Buro\\" clioz le finlus. sur le Irajet de l'ouraque. Nées dans le tissu sous-cutané de la région ombilicale, el anasloriiosées à ce niveau nxcc les veines épim''aslrif[ues el les origines do la v. parombilicale, elles descendent le long de l'ouraque, dans le tissu cellulaii'c qui l'entoure, el se jellenl dans les veines antérieures de la vessie. Leurs valvules conduisent le sang de haut en ])as, de l'ombilic à la vessie, ("est une des voies collatérales dans les obstructions porles. Ouelques auteurs leur donnent le

Fig. 517. — \'iMiics (le lii vessie cliez la l'eininc, vues par la l'ai'e anlérieure (D'après Farabeuf).

L'épingle sépai-e les deux courants, celui des v. vésicales et celui de la v. Iionteuse interne.

nom de reinci^ de lUiroir. nom (|iie d'anires ri'serviMil aux \. parombilicales. (V. la fig. :il3.)

I.e |)lexus vé^il•al est anastomosé par île rourlos lu'anobes descendanles. Ilexueuses. moniliformes, avec le jileNiis de Saiilurini : leur ensemble constitue le plexus véiïco-pyoslallqiie de rhominc, )f/r7/i ro-rJsica/ de la femme. 11 est également relié eu arr ère au ple.Kus liémorrhoïdal et au plexus utéro-vuginal.

SYSTÈME VEINEUX

3" V. hémorrhoïdale moyenne. — Ses origines sont mixtes. Une de ses branches provient du releveur de l'anus dont elle reçoit les rameaux musculaires ; l'autre du rectum, delà partie supérieure de l'ampoule, sur laquelle elle s'anastomose avec l'hémorrhoïdale supérieure ; une troisième, la plus grosse peut-être, des vésicules séminales et de la vessie chez l'homme, du vagin chez la femme. Le tronc unique ou double se jette dans l'hypogastrique ou dans une de ses branches (V. tube digestif, p. 387).

La v. hémorrhoïdale moyenne est une voie émissaire accessoire des j)lexus hémorrhoïdaux qui dépendent surtout de la v. hémorrhoïdale supérieure. Llle associe les organes digestifs (rectum) aux organes génito-urinaires, en même temps qu'elle représente une importante anastomose entre le système porte et le système cave.

4" V. Utérines et v. vaginales. — Ces veines sont les émissaires du plexus utéro-vaginal, dont les deux parties utérine et vaginale sont étroitement unies.

Vlex. ut.

Fig. 518. — Plexus utéro-vaginal (D'après Rouget). On a enlevé à droite les lames conjonctivo-musculaires qui recouvrent ce plexus.

he flexus utéro-vaginal, latéral et symétrique, s'étend sur toute la hauteur du bord externe de l'utérus et du vagin, sous forme d'un long triangle dont la base s'appuie sur les viscères, dont le sommet correspondant au col de l'utérus est figuré par les troncs émissaires. Il est en partie intra-viscéral, c'est-à-dire incrusté dans le tissu même du vagin et de Pulérus auquel il donne un aspect

VEINES ILIAQUES

caverneux [sinun ulërliis), en parlie exlérieui' cl libre. Celle partie libre est ciivelojipée par une lame fibreuse, émanation de l'aponévrose supérieure du ])ériiiée, i|ui si' pi'cjlonye sur les faces du \'ayin et de l'utérus et de gaine vasculaire devieni gaine viscérale. La partie utérine du ]ilexus est en outre conlciiue dans le ligaïueuL large; elle est ti'aversée par l'uretère.

Les veines constitutives sont plongées dans une gangue libro-adipeiise, mélangée de libres lisses, qui les tient eu parlie béantes et rend leur isolement très difficile. Lllos-iuênies renferment peu de libres musculaires dans leur par oi , formée surtout de fibres élastiques el con jonclives. Klles ne possèdent que de rares valvules. Les vaisseaux de gros et moyen calibre ont à l'intérieur une structure trabéculaire ; les travées peu vent atteindre 1 à 2 mm. de large sur 1 o de long.

Le plexus utéro-vaginal a puur origiu(> de riini tes veines interstitielles et des veines transversales (jue l'on muI s'cclielonner assez régulièrement en deux plans, l'un sui'Iaface antérieure, l'autre sur la face postérieure de l'organe. On reinar(pie surtout les grosses veines ([ui entourent l'entrée du vagin, et auxquelles |)rennent part des v. bulbeuses (bulbe du vagin) ; ces dernières s'unissent parfois sur la face ])ostérieure en un gros tronc ascendant, v. a:ygosdi( vagin ou v. médiane, satellite d'une ai'tère semblable que peut constituer la fusion des br;inches transversales. Souvent aussi l'islbme de l'utérus est entouré par une veiiu' dite v. coronaire ou circulaire, plus marquée sur la ])artie antérieure. Elle est simple ou double, et peut atteiiulic mm. de iJ. dans la grossesse {Hoinig, Virclmw's Arrb. liS7.'|).

Les anastomoses du plexus (uil lieu : I" a\ec le plexus niiHliro-vésical en avant; 2" avec le plexus béinorrliuïdal eu arrière, par l'intermédiaire des v. bémorrboïdales moyenne et mèuu^ infi'rieure ([ui ont un territoire mixte, el |)ar d(! courtes braiiebes (|iii dans la cldison reelo-vaginale se poiienl directement de la paroi postérieure du vagin à la paroi antérieure du recluiii ; .3" avec le plexus painpiniforme des veines ovariennes.

Les veines émissaires comprenneni : les veines ulériiies et vaginales poui' la plus grande parlie du plexus, la veine oxarienne ou utéro-ovarienne jiour la partie su|)érieure qui répond au fond de l'utérus, la v. bémorrboïdale moyenne dans la juirlie mo\i'nne du vagin, enlin la bonleiise inlerne par les branclics nu les anastomoses (ju'elle reçoit au niveau de l'oritice inférieur.

Les ('. vagi)iales sont longues et asceiulantes ; les v. utérines sont descendantes. Ces deux groupes se réunissent au iii\ eau du col ; au nombre de 3 ou '( troncs ils se dirigent transversalement en debors et en arrière, dans la base du ligament large, pour aller s'ouvrir dans la v. bypogastrique ou dans une de ses branches.

Au moment de la puberté, pendant la menstruation, mais surtout pendant la grossesse, le plexus utéro-vaginal s'areroit comme les urganes qu'il dessert. Sui' l'utérus en gestation, lesveiiiQs s'allongent et sedibilent ; leurs parois augmentent par néoformalion de libres musculaires, en mi'ine temps qu'un tissu conjonctif rigide leur sert d'adven tice el les unit à la paroi utérine. C'est alors surtout qu'elles sont béantes et se transforment en sinus. Cel étal caxi'rneux atteint tout son développement dans la partie de l'utérus qui corres|iond à l'insertion placentaire ; cette partie est ordinairement le loiul, et -on territoire ap|)arlicnt presque entièrement ii la v. ovarienne.

.\/taiomie n 67

SYSTÈME VEINEUX

Injection. — Les v. iliaques peuvent le plus souvent s'injecter de liaut en bas, par le tronc de la v. cave inférieure. Toutefois riiypogastrir|ue ne se remplit que partiellement à cause des valvules de ses branches. Il faut utiliser ses anastomoses avec les veines du membre inférieur et injecter de bas en haut parla v. poplitée ou par la partie inférieure de la V. fémorale.

Les plexus du bassin se remplissent par la v. dorsale profonde de la verge ou du clitoris: le plexus utéro-\'aginal, jjar les v. ovariennes ou par le bulbe du vagin.

V. iliaque primitive. — ( lu a vu 2 fois une formation insulaire sur la v. primitive droite. — La V. droite manque et les deux iliaques externe ctinterne se jettent séparément dans la v. cave inférieure {Theile) : — la v, primitive gaucijc reçoit la v. liypogastrique droite {Cruv.)

La fusion tardive des deux v. iliaques primitives, avec ou sans anastomose inférieure, appartient aux cas de duplicité de la v. cave inférieure.

V. iliaque externe. — La v. iliaqueexterne gauche passe en dehorsdel'artére (1 cas). — L'iliaque externe droite s'ouvre directement dans la v. cave et l'hypogastrique dans la \ . primitive gauche (1 cas). — L'iliaque droite communique avec la v. ondjilicale par une large anastomose (plusieurs cas.

Valvules. — Friedroich, qui a étudié ISo sujets, a constaté 41 fois des valvulesdes deux côtés, presque symétriques, et 48 fois d'un seul côté (36 à droite. 12 à gauche). La veine iliaque externe possède donc une valvule dans 35 0/0 des cas. Une seule fois il y avait dans la même veine deux paires ^-alvulaires, l'une des deux étant d'ailleurs rudimentaire. Dans 34 0/0 des veines valvulées, la paire \'alvulaire est insuffisante.

V. épigastrique. — Les deux branches du tronc qui encadrent l'artère se réunissent très ha.5, parfois à quelques mm. seulement de l'embouchure. La branche interne est la plus grosse. J'ai injecté la v. épigastrique à contre-courant, ce qui montre l'insuflisance de ses ^•ah ules.

l'eut être unique, placée en dehors de l'artère : — passer par l'anneau crural.

3" "V. hypogastrique. — Exceptionnellement : double sur tout son parcours, — ou forme un îlot que traverse l'artère, — ou remplacée par un large plexus.

La V. hypogastrique droite s'ouvre dans la v. primitive gauche ; — s'unit à l'iliaque externe gaucho (cas unique).

Assez souvent reçoit par un tronc commun plusieurs de ses branches d'origine, honte iso interne, obturatrice, fessière, ischialique.

V. obturatrice. — Assez souvent et plus fréquemment que l'artère remonte suris pubis pour sejeter dans l'iliaque externe. Cette anomalie coïncide ou non avec une disposition semblable de l'artère obturatrice. — Dans ce cas, elle peut former un tronc conuiiunavoc la V. épigastrique. — On l'a vue communiquer avec la v, fémorale parune branche aberrante qui s'ouvrait près de la saphène interne.

V. fessière. — Le tronc terminal de la v. fessière est le plus souvent double, au moins en dehors du bassin, dans la grande échancrure sciatique. La v. antérieure, la plus petite ordinairement, se jette ou dans la v. postérieure ou dans l'hypogastrique ou encore dans une des veines voisines, honteuse interne, ischiatiquc. Le nerf fessier, ou sa grosse branche antérieure, passe en avant d'elle. La r. jiostérieiire, habituellement la plus volumineuse et aussi la plus fidèlement satellite de l'artère, reçoit dans le bassin la grosse veine du premier trou sacré antérieur, veine qui marque son empreinte sur la lèvre supérieure de cet orifice. Avant de sejeter dans la v. hypogastricjue, elle croise le nerf lombo-sacré. {Morestin, Th. de Paris, 1894.)

"V. ischiatique. — La v. ischiatiquc reçoit une v. coccijgienne latérale. Cette veinule, née près ilu coccyx, chemine entre le releveur de l'anus et le grand fessier, dans la partie la plus postérieure du creux ischio-rectal et pénètre dans l'épaisseur du grand ligament s. sciatique avant de se jeter dans l'ischiatique. Elle représente la grosse veine caudale latérale des mammifères à cjueue (Morestin).

Plexus intra-pelviens. — Sanlorini connaissait déjà la structure aréolaire du plexus ou labyrinthe qu'il avait décrit, et son rôle probable de ralentir le cours du sang dans l'érection. Langer l'a étudiée en détail (Ueber das Gefa'ssystem... C. R. Ac. Se. de Vienne, 1863). Les travées qui tapissent la face interne des canaux veineux sont en général longitudinales, coupées de courtes branches transversales. A l'embouchure des ^'cines dans le plexus, elles rayonnent en éventail et forment des sortes de sphincters. Cette

VEINES DU MEMISIU-: INFÉlilEUl!

ilis|iosil,ioii Irabéfiilairc |>ai'ait aiigiiiciidM' av i'i' l'Aijc. Elli' existe (■gaiement dans Icsplexus iili'To-vaginaux. Sur les veines émissaires, elle se ]")oiirsiiil dans la v. lionteuso interne iiisi|u'au trou iseliialiquo ; dans la ]i;irlie inl ra-pelviennc de la v. drirsale do la verge; 'lie cesse dans les hranelies anaslnmoli(|iies de l'oiitiiratriee.

La description des plexus vésicaux et prostatiques cstassez confuse. Ils s'enelievètrent. de telle façon que leur délimitation est en partie conventionnelle; la terminologie varie aussi suivant les auteurs. Outre les classiques, on pourra consulterles travaux suivants ; Gillelte, Recherches sur les veines de la vessie. Journal de l'Anatojnie, d8(i9; — Feiiwirli. Venons System id' liladilei'. .Journ. of Anat., dS.Si ; — 7'nclunis.toir Z. Frage von den Venongellecliten... Arcli. f. Aiiat. lS,S."i : — • /icf/lcr. Circulât. \ein. de la prostate. Thèse de liordeaux, IX'.Kl: — L. Cerf, Li's Vaisseaux sanguins du in'rini'e. Th. de Paris, ISIIG.

VELNES DE MEMJlPiE EM'ÉIIIEUU

Les xcines du moiiiliri^ i ii féi'ii'ii r so divisoiil ou veines |trol'uiuIes p| \eines siiperlicielles. Comme au menilu-e su pi'i'ieu r. les veiues su |}er(iciel les représeulenl les veiues priuiilives el soul solitaires, les veines profondes sont d'origine secomlaire el sont salellil(vs d'arlères. Si'ulement ici, l)ien plus encore rpie dans le uieiiihi'e I li(U'açiipie, les veiues profondes soul (le\enues les veines pi'iucipales eu l'aisdu du |)uissaul développemenl des masses musculaires.

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