‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 3)Chapitre 112 sur 190 · VKLNES l'J{( (FONDES · texte numérisé non relu

VKLNES l'J{( (FONDES

Les veines profondes soul en noinhre doulde de Tarière i[u'(dles aceompaguenl, el cela pour loules les l)ra U(du's tie 2' el de •'> ordre, el p(jur les gros troncs au-dessous du geuou ; seules la poplitee el la IV'nuu'ale sont uniques.

'paroi est eu géni'ral l'paisse; le \'aisseau esl demi-lu'a nt sur la coujie et ressemble presque à une artère. Cette (''|iaissour tient avaiil Inul à la forte musculature de leur tnni(|ue moxeune, dans laquelle Eherth a d(''crit: trois couches musculaires, une circulaire (uiire deux longitudinales ; lleule admet seulement deux plans, nu longitudinal externe, un circulaire inlern(\

Tontes sont valvitlées. Les \-al\'ules sont surtout nombreuses dans le segment le ])liis déclive, c'esl-à-dii'c au pieil et à la jambe ; idies siègent de préférence an-dessous de l'embouchure di's cidlalérales ou des anastomoses transversales. Tontes les collatérales sont poui-\ iies de vaK iili^s osliales. l)'aj)rès Houzé. dans h^s veines |)rofondes du jiied el de la jambe, dans les veines musculaires, la dislance movenne ([ui sépare deux paires valvulaires esl de 22 mm., alors qu'elle atteint 40 pour les veines superlicielles. Toutefois ces dillérencts sont surtout mar(|nées cdiez l'eufaiil : car (diez l'adulte il y a de grandes variations individuelles.

Les a]i((Slomoscs lraiis\ ersales sont fi(''(|iH'nles entre les veiues salelliles. Les \-eiues liliiales et ]»éronières présenteul dans leur jiléiiilnde le Ivjie eu échelle (lu mèuu" des inlricalious ])lexifoi-mes. Il est également fréquent de voir sur ces nu'uies veiues nu canal coUalcral (|ui donne lieu à trois \eiues jiaralleles sui' un trajet plus au moins long.

l?eaucou|) de gros Iroucs veineux passent |tar des o/v'/Zccs fibreux. Ainsi la I ibiale .inli'iieure Iraverse le ligament iuteiossenx ; la lilnale |Mislérienre. l'an-

SYSTÈME VEINEUX

neau du soléaiie ; la péroiiièie, l'arcade du fléchisseur propre du gros orteil; la fémorale, l'anueau du 3"^ adducleur. On a pu penser que ces orifices tendus par les muscles étranglaient les veines et prédisposaient aux varices ; mais la plupart sont plutôt des canaux ou gouttières, ils sont plus larges que les vaisseaux qui les traversent, et ceux-ci y cheminent obliquement, en sorte qu'on doit v voir au contraire des organes de protection pour les veines dans la contraction des muscles.

Les veines miiscidaires possèdent une double disposition (Ledenlii) : l"La disposition longitudinale en grands canaux, dans laquelle deux veines parallèles, encadrant une artère, suivent un trajet longitudinal, et se terminent dilîéremment, l'une s'épuisant dans le muscle, l'autre perforant l'aponévrose ])o;ir s'anastomoser avec les veines superiicielles. D'autres fois les deux veines SI- ramifient dans le muscle et fournissent toutes deux des rameaux anastomotiques {B)'aune). Ce type se voit surtout dans le triceps sural, les muscles péroniers, le long fléchisseur du pouce, le libial antérieur. — 2" La disposition en arcades. Le? veines émergent transversalement du tronc principal, au nombre de plusieurs branches superposées qui s'unissant entre elles par des rameaux ascendants et descendants constituent des arcades anastomoliques. C'est ce que l'on voit dans le soléaire, le jambier antérieur, les extenseurs commun et propre. Nous ajouterons c^u'aucun de ces modes n'est propre à un muscle, qu'ils peuvent en outre se combiner en un type mixte, et enfin qu'on observe quelquefois des dispositions pleviformes qui sont peut-être pathologiques.

Veines profondes du pied. — l>es veines profondes du pied répètent la disposition des artères qu'elles accompagnent en nombre double, en les enlaçant de leurs anastomoses transversales. Il y a une double veine pedtense, une double plantaire externe, une double plantaire interne, dont les principaux affluents sont des branches musculaires et périostiques. Nous signalerons seulement les caractères suivants :

1° La t'. collatérale profonde des orteils est unique et très petite dans son tronc comme dans ses réseaux. Les v. interossenscs profondes soit dorsales soit plantaires sont également grêles. 2° Les v. plantaires reçoivent les v. adipeuses du pannicule graisseux sous-cutané, très épais au talon et sur la partie antérieure de la plante. Ces veinules, nées dans le coussinet adipeux interposé entre la peau et l'aponévrose plantaire, perforent cette aponévrose en dedans et en dehors du court fléchisseur commun et se jettent dans les veines profondes qu'elles font communiquer avec le réseau superficiel sous-cutané. 3° Les veines profondes se déversent en partie dans les veines superficielles du dos du pied par des anastomoses qui contournent les bords du pied. La v. plantaire externe est unie à la portion pédieuse de In v. saphène externe par 2 ou ?» branches, dont la plus grosse et la plus constante passe derrière l'apophyse du ii" métatarsien ; la v. plantaire interne, à l'origine de la saphène interne par .") ou 6 brancbes qui traversent les anneaux fibreux de l'adducteur du gros orteil {Lejars).

Les v. profondes de la plante et du dos du pied communiquent entre elles par les v. perforantes antérieures et postérieures qui traversent les espaces métatarsiens.

VF,INES on MHMBlil', INFl-IUEm

Veines profondes de la jambe. — ('.!• -.nwi los v. liliialc imlrricmc, lilii.ilf [losli'ricu II' cl |iL'i'<)nii'i'(' ; Iniilcs sdiil douljh's.

1° f.a V. tihiale antcrieuro traverse en liuul, l(; liii;ain('ii( iiiterosseux pour se rendre au Irmic tibio-péronier et consliluer avec lui l'di iyiuc de la veine popli- Lée. l'^lli' coinuiuiiique avec les v. péronières et jiar .'! (tu i branches avec les tibial(>s pDsIi'i ieures. Les échelons anasl(uuutii|ues de ses deux troncs sont lies ra j)pr()i ii(''s. ,i ou '1 cm. Isile |)(is.scde (mi ni(ivenn(> II valvules.

2" I'. libiale pof^lt'r'ienfr traverse à sa partie su pt-i-icu l'c l'anneau du soléaire, anneau i|ui est jilutùt un canal et s"unità la \. peroniére. (loninie cette (b^rnière, elle est souveni acconipai; n(M> d'un canal collatéral (|ni la l'ait paraîtrM^ triple, ou bien il v a ré(dlcuienl huis tnuics l'usionnés par |dace. Mlle contient une (juinzaine de valvules (S ii 2(t). llou/.é a indi([né dans les v. tihiale postérieure et péronière la présence constante de brides membraneuses lisses, f|ui peuvent atteindre '■\ à 4 cm. de Inuf^iieiir et cloisonnent, le vaisseau en deux chambres.

•'{'' I^a ('. pcronii't'c est ciuitenue dans le loni;- lléchisseur propre du gros oi teil et traverse l'anneau libreux tentlu entre ce muscle et le jambier postérieur. Elle s'anastomose avec la v. tihiale antérieui'e et par plusieurs branches transversales avec la v. tihiale postérieure, notamment par une grosse branche inférieure (|ni passe sous le tendon d'.Vi lulii'. (".unirairement à ce (|ui exislf^ pour les artères, les v. péronières sont oi'tlinairement bi'auctiup |)lus grosses (pie les V. libiales postérieures, car elles reçoivent la plupart des branches musculaires postiM-ieures et externes, notamment celles tlu s(déaire externe qui sont tiès volii mineus(^s. Ce gros Ccilihr(> est surtout marqué dans la partie charnue du mollet. Dans une injection modér(''e, j'ai vu les veines péronières mesurer 7 et 8 mm. de contre I et )') pcuir les tiljiales posléiieures. On y trouve N à Kl valvules.

'i" Tronc v('i)iei(x tibio-pcronicr. — Les deux veines péronières, l'usionnées (Ml un seul tronc, s'unissent au tronc uiiicjue dans lequel se résolvent également les v. tibiales piist(''i'ieu res et coiislitiient le tronc tibio-péronier. Celui-ci reçoit plus haut le troue simple de la v. tihiale antérieure et devient la veine popl itéi>. Il contient 2 valvules. Cet te disposition éliMiien taire et t\'pique est fréfjueminenl modifiée ; ici, comme au pli du coude, (ui observe les combinaisons les plus variées et souvent une sorte de lacis inextricable, 'plexus sitral de Braniie.

VEINE l'OPI.lTÉE

La r. popUt('C e9,{ un tronc uni(juedc 7 mm. de I). à peine [ilus gros que Tarière. I"'lle a un aspect artérioïde ; sa paroi est épaisse, blanche, et elle reste licante sur la coupe. Contenue dans la même gaine vasculaire (]ne l'artère poplitée, elle lui adhère assez fortement pour qu'on l'isole avec quchpu» dll'liciilté. Llle croise en X le tronc artériel, en décrivant autour de lui un demitour de s[)ire ; c'est-à-dire (|u'à sa |)arlie Mi|)érieure, au soi'tir de l'anneau du .■'('■ adducteur, elle est située en dehors de l'artère et sur le même [)lan ; à la partie moyenne, qui est le lieu classique de la ligature, elle est en arrière ; à la partie inférieure, elle se i)lace en dedans, tout en restant un peu postérieure, lloiizé a compté de I à valvuh^s sur smi trajet; ('rin'eilhier en indique i ;

SYSTÈME VEINEUX

tandis que Bardleben sur 9 sujets et qu'une valvule pour une longueur d( La V. poi)iitée reçoit les branches

Fig. SI 9. — Veine popliléc (d'après Bonaniy et Beau.

qui favorise l'appel du sang dans la

môme sur des enfants n'a jamais observé :20 cm.

homologues des collatérales artérielles, c'est-à-dire les articulaires supérieures, moyennes et inférieures, les veines jumelles, et en plus la v. sapliène externe qui l'aborde au milieu du creux poplité. Les articulaires moyennes reçoivent de nombreux rameaux osseux des condyles du fémur et du tibia. Les v. jumelles, très variables d'aspect, tantôt uniques par branche artérielle, tantôt dédoublées en un volumineux faisceau, possèdent de nombreuses valvules et communiquent par des perforantes avec les veines sous-cutanées postérieures.

On observe souvent une branche ascendante qui émane de la v. poplitée et va se jeter dans la fémorale ou dans la fémorale profonde.

Le creux poplité est, comme le pli du coude, l'aisselle, le pli de l'aine, un type de confluent veineux : là se donnent rendez-vous et convergent les veines tibiales, péronières et les collatérales de la V. poplitée. Les mouvements de flexion et d'extension du genou, suivant qu'ils tendent ou relâchent l'aponévrose poplitée, compriment le plan veineux ou au contraire créent autour de lui une atmosphère de faible pression veine principale.

VEINE FÉMORALE

La veine fémorale ou v. crurale est un tronc unique qui s'étend de l'arcade crurale à l'orifice inférieur du canal des adducteursi Son trajet est celui de l'artère. Située à la partie supérieure de la cuisse en dedans de l'artère fémorale, elle lui est postérieure à la partie moyenne et sur la plus grande partie de son trajet; en bas, elle se place à son côté externe. Une même gaine, avec cloison de séparation, enveloppe les deux vaisseaux. Au niveau de l'anneau crural, la veine est tout à la fois en dedans et en arrière de l'artère, appliquée comme elle contre le bord interne du psoas, dont elle est séj)arée par la bandelette iléo-pectinée ; c'est sur son côté interne que passe l'intestin dans la hernie ci'urale.

Les branches collatérales sont celles de l'artère correspondante : les v. mus-

VEINES DU MRMIiRE INFÉHIEUIA

(■((/«(y'fs, Ici ('. finnorale profonde, la v. grande anaslomol'iquc , les v. nourricières du fémur; ces dernières, au nombre de 2 par artère, possèdent des valvules à leur émergence de l'os. Klle rei:oit en plus à sa partie supérieure la V. sapliène interne. Vai revanche, elle ne reçoit pas directement les v. honteuses externes et les sous-cutanées abdominales, (jui sejeKent dans la saphéne interne. D'après Cru\eilhier, on observe sur la v. fémorale, au ni\eau de rembouchnre de la sapliène, une dilatation am{)ullaire qui peut dans certains cas simuler une hernie.

La V. fémorale profo)idc mérite une mention spéciale. l'resque aussi grosse que la fémorale sn|jerlicielle, et l'orniée par l'union des veines -perforantes avec les veines circonflexes externe et inlei iie, elle monte en haut et en avant et se jette dans la fémorale à 4 ou 5 cm. au-dessous de l'arcade crurale, quelquefois il 2 ou 3 cm. seulement. (Juelques auteurs ap])ellent fémorale commune le Ironc qui résulte de la fusion de la lémorale piofonde a\'ec la IV'miu-ale |)rincipale ; ce tronc mesure [)ar consé(juent de 3 à o cm. On trouve dans la fémorale profonde de 1 à 5 valvules pariétales, sans compter -sa valvule ostiale qui est à peu près constante. Par une de ses grosses branches d'origine, la v. circonflexe interne, elle s'anastomose avec les v. iscliiatique et obturatrice, veines affluentes de l'hypogastri^jne ; c'est là une voie collatérale d'une grande importance dans les oblitérations de la v. fémorale à la région crurale.

Dans sa partie inférieure, la w cruiale piésente souvent un canal collatéral, quelquefois même deux, ijui nail de son tronc même pour y retourner ou bien d'une branche musculaire. Ce canal, riehe en valvules, re(;r)it des v. musculaires et des anastomoses de la saphéne interne.

On compte eu moyenne 4 valvules pariétales (de 1 à 5) sur le trajet de la veine. La paire valvulaire la plus constante siège à la partie supérieure, dans les ;) cm. les plus élevés; elle existe dans Ies4'3 des cas, et se montre sulfisanle 9 lois sur 10; elle commande toute la circulation du membre inférieur, car elle siège ordinairement au-dessus tie l'embom bu i e de la sa|iliène interne.

il. — VKIXES SUI'KUKICIELLES

Les veines superficielles du membre inférieur constituent un réseau à larges mailles allongées en sens vertical, excepté sur la face antérieure du genou où leur direction est plulnt transxci'sale. Ici, comme sur le reste de la surface du cnr|)s, elles rei;oivent les vei)ies cutanées, \eines plus su|)erficielles et plus grêles, mais [)lus nombi euses, (]ui sont situées au-dessus du fascia su])erficialis cl pi-o\ iennent de la peau et du ])aiinicule adipeux. Les troncs collecteuis du réseau sont des veines longitudinales, représentées par les deux r. sapliènes interne et externe, et leurs branches afl'érentes; toutes deux se jettent ilans les veines profondes, l'une au pli de l'aine, l'autre au creux poplité.

La paroi des veines superficielles renferme une double couche musculaire, une longitudinale externe, une circulaire interne. Elle est en généial un peu plus épaisse que celle des veines du membre supérieur; les chifTres de Kiclliker montrent fpie cette différence n'est pas très sensible.

Veines superficielles du pied. — La disposition des veines superficielles

SYSTEME VEINEUX

(In pied est semblable à celle de la main el n'en diffère que par quelques détails. Toutes aboutissent finalement, à l'exception de quelques veinules postérieures, au réseau dorsal qui lui-même a pour émissaires les deux v. saphènes, externe et interne.

Nous décrirons successivement les veines des orteils, les veines plantaires

et les veines dorsales superficielles.

1" y. des orteAls. — Les V. superficielles des orteils, i'.

digitales, beaucoup plus importantes que les v. profondes qui sont rudimentaires, comprennent : des V. dorsales, qui naissent principalement du réseau sous-nngiiéal, circonscrit lui-même par l'arcade périanguéale ; des v. plantaires, dont le réseau est surtout serré dans la pulpe de la dernière phalange; et des v. latérales, obliques et moins nomln'euses.

Toutes sont valvnlées. Les v.

dorsales et les V. latérales aboutissent aux veines dorsales du métatarse, les v. plantaires à l'arcade plantaire sous-cutanée.

Un certain nombre de troncs se rendent aux y. interdigitales ou s'anastomosent avec elles.

2" V. plantaires. — Rourceret a découvert à la plante du |)ied un réseau veineux extrêmement superficiel, sous et intra-dermique, incrusté dans les alvéoles du derme contre

Fis. o20. - Veines plantaires superncielles : sché- '*^'iu<^l l'applique une lamelle

fibreuse. Cette semelle vasculaire, comme il l'appelle, bien différente du réseau lâche et grêle de la paume de la main, est formée de veines flexueuses de 0 mm. 5 à 1 mm.; elle remplit probablement un rôle calorifique et sécréteur (sécrétion sudorale). La partie moyenne du réseau plantaire se déverse par toutesa périphérie dans les veines voisines, mais surtout dans les veines dorsales (portion pédieuse des v. saphènes), par une série de branches obliques qui contournent les bords du pied. Les plus grosses de ces branches occupent la partie excavée du bord interne. La partie postérieure ou talonnière a ses émissaires dirigées en arrière, vers l'extrémité inférieure du tendon d'.Xchille. Enfin la partie anté-

j20. — Veines plantaires superficielles: schématisées d'après le dessin de Braune.

Les flèches indiquent le sens du (/ourant.

VRINES 1)1 .mi:mi5i;f. iM iiiuiiui;

rl(Mire, lit plus iinportanto, ijui coi'rps])on(l au (alon auh'j iiMir, se rpiid par plusieurs ti'oncs à direction postéro-anlrrieure dans l'arcade plnnlaire sousculanée.

1.0 réseau |daiilaire coniuiuni([ue avec les v. profondes, soit sur les I)ords du pied par les anastomoses des \-. planlaires pi'ofnndes a\ec les origines des saphénes, soit |)ar l'intermédiaire des veines i(dipei(i>es perforantes f|ni sont ellesmêmes des aflluents des y. profondes du pied et que nous avons signalées avec celles-ci.

\/areinle plantaire >toa!< enla)iée iliraune) est un gros tronc, simple on partiellement dédoulilé. logé dans le sillon courbe fnii sépare les orteils du bourrelet nu'dalarsien . Elle est analogue à celle de la paume de la main. Ses extrémités se continuent avec celles de l'arcade dorsale ; il se foinie ainsi autour du métatarse un cercle complet pins ou moins bien marqué. Elle reçoit par son bord jiostérieur concax c les \eines aniérienrcs dn lé'seau [danlaire et des V. adipeuses du boni'relet ; [lar son i)ord antérieur ou convexe, les v. planlaires des orteils. Fdle se déverse entièremeni dans les veines dorsales par >cs d(^nx (wtrémités et sur les divers segments de son Ira jel par les\-. inlerdi!;ifalcs.

Les i'. interâicjitales sont de grosses branches qui occupenl l'espace inlerdigital de chaque orteil. Nées de l'arcade ])lanlaire sous-cutanée par une extrémité souNcul hifnrquée, elles montent d'abord verlicalenienl. jtuis se dirigent obliquement en arrièi-e sur le dos du pied pour constituer les origines de l'arcade dorsale. Elles i-eçoivent une partie des veines des orIfMis.

y. dorsales. — Ici comme à la main les grosses v. dorsales se disposent lantiiten larges mailles allongées, reseau dorsal, tanl('it el [)lns souvent en une arcade à cimvexilé antérieure, arcade dorsale siiperfieielle du pied, dette arcade applii[uée sur l'aponévrose occupe la région uu'lalarsienne, à un niveau assez variable; son sommet peut atteindre les articulations métalarso-phalangiennes. Son bord antérieur ou convexe re<:oit de chaque côté la terminais*ui de l'arcade plantaire sons-cutanée et sur sa partie moyenne les v. dorsales des orteils et les v. interdigitales, qui lui amènent la plus grande partie du sang de la région |ilantaire antérieure et des orteils. Ùrdinairemenl les v. interdigilales arrivées sur le dos du pied reçoivent elles-mêmes les v. dorsales des orteils et constituent alors les V. métacarpiennes on interosseases superficielles. L'extrémité externe de l'arcade veineuse se continue avec la v, saphène exierne ; l'exl rémité interne avec la w saphène interne.

VEINE SAPHÈNE IMEUNE

La V. saphène interne ou grande saphène, branche afférente de la v. fémorale, est une veine superficielle qui occupe le côté interne du pied et fie la jambe et la face antérieure de la cuisse.

Sa longueur moyenne est de 80 cm. en suivant ses contours. Modéiément injectée, elle présente un D. de 4 à o mm. près de la malléole, de H à 7 près de son embouchure.

Origine, Trajet, Terminaison. — Elle a pour origine l'extrémité interne de l'arcade dorsale du pied, à laquelle aboutissent surtout les veines de la ré!?ion

SYSTÈME VEINEUX

A. tili. ant.

Sapli, int.

Sapli. e.i:t.

Dors. int.

du gros orteil. Quelques auteurs lui reconnaissent une double racine : une racine superficielle qui est l'arcade dorsale, et une racine profonde représentée par sa grosse anastomose avec la v. plantaire interne.

Son trajet légèrement onduleux décrit un grand arc à concavité antérieure.

Il comprend une portion pédieuse, une portion jambière et une portion fémorale. La portion pédieuse, horizontale [v.

dorsale interne de Cruveiihier ; v. marginale interne de Lejars) se dirige d'avant en arrière sur le bord interne du pied, mais plus près de la face supérieure que la V. saphène externe. Elle se réfléchit de bas en haut, en avant de la malléole interne qui la reçoit dans une dépression ; à ce niveau elle est très apparente et accessible à la saignée. Dans sa portion jambière, la veine croise d'abord obliquement la face interne du tibia, puis monte verticalement le long du bord postérieur de cet os, dans l'angle qui sépare ce bord des muscles du mollet.

Elle embrasse en arc la tubérosité interne du tibia et le condyle interne du fémur, entre celui-ci et le bord antérieur du couturier. La portion fémorale, après avoir contourné le condyle interne, devient antérieure et monte parallèlement aux -vaisseaux profonds, suivant le bord antérieur du couturier, puis croise ce muscle et le moyen adducteur et arrive au triangle crural.

Elle se termine à 4 cm. au-dessous de l'arcade crurale, quelquefois à 2 cm. seulement, en décrivant une anse à concavité inférieure par laquelle elle per-

Dors. ext

Péd.

Arc. dors.

met.

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