V.interdig
Fig. o21.
- Veines dorsales du pied. — Origines des saphônes (d'après Bourgeryj.
VTilNKS 1)1' MEMBRE IM'KRIECI!
,S. cul. ahil.
F i-mor.
Siiph. itcc.
Sap/i. iiit.
l'ure le fascia crihri l'urniis. h'.lle s'(iu\ i'i' diiiis lii paroi aiilrricMifc cl iiilei'iio de la veine l'éiiiorale. (lelle ixtrlion l'ecourbée s'appelle aussi la crosse de la saphène et rap|Kdle celle de la veine cépliali(iue à son eiiibi)uchiii'e dans l'axiliaire. I''lle est (irdinairenient renllée ; on connail une vingtaine d'observations de dilatation ani|»iill;iiri' ([ui ont pu donner lieu à des ei'reurs de diagnostic.
Rapports. — I.a v. sapbùne interne est sous-cutanée dans tout son trajel. J'jlle occupe une sorte de canal ([ui lui est formé par l'aponévi'ose d'enveloppe du membre en dessous, le fascia superRcialis en dessus, et sur les c(">lés par des traclus cellnleu.K (|ui unissent le fascia et l'aponévrose. Klle est accompagnée par le groupe [)rincipal des vaisseaux ly mplialiiiues, et du genou à la malli''(de, par le nci'l' sapliène interne qui émerge au-dessous du condyle du tibiaetse place à côté et un peu en arrière de la veine. Nous avons indif[ué SCSI-apports prol'ondsavec la malléole interne, la l'ace interne du (ibia, le bord interne du triceps sural, le condyle interne du iémur et les tendons de la patte d'oie, enlin le couturier et le moyen adducteur. Dans la légion inguiim-crurale, la veine est accompagnée de ganglions Ivmpliatifjuos ; elle perfore le fascia cribriformis à l'extrémité inférieure de la dé|)i'ession connue sous le nmn de fosse ovale, fosse ib'O-peclinée, (Ml embi-assant dans son anse ou crosse la corne inférieure du falciforme tendineux qui limite cette fosse en dehors et en bas. Son embouchure est, comme nous l'avons dit,
située à i on cm. do l'arcade crurale.
Canaux collai cra,\i..c. — Dans sa portion jambière, la saphène interne est sou vent accompagnée par un canal pjg. collatéral, volumineux, plus superficiel, situé à I ou 2 cm. à cùl('' d'elle. 11
est ordinairement situé en arrière et rei'oit des perforantes niusctilaires et des anastomoses de la saphène externe. De même à la cuisse, l'anastomose supéri(Mire ou ascendante de la sapliène externe qui l'accompagne peut se prolonger juscjue près de son (Mnhoucbnre.
tnn. coll.
. — N'enio sapliène intoi'ne à la cuisse (il'après Bonaniy et Beaul.
Branches collatérales. — Les branches collatérales ou alTérentes sont :
l" Les branches internes du réseau dorsal du pied et les v. superficielles
SYSTÈME VEINEUX
plantaires internes. On a indiqué comme assez constant un rameau antérieur qui monte en avant de l'articulation tibio-tarsienne et s'ouvre dans le tronc principal à la jambe, quelquefois au genou seulement; et un rameau sousmalléolaire qui, né au-dessous de la malléole interne, s'élève également à la partie antérieure.
2" La plupart des v. superficielles de la jambe. Mentionnons aussi lesr. nourricières du tibia, les v. perforantes musculaires, et la v. calcanëenne interne, souvent importante, qui monte derrière la malléole, parallèlement à la saphène externe et peut s'élever jusqu'au genou.
3° Toutes les v. sous-cutanées de la cuisse. Fréquemment les veines postérieures forment un tronc unique qui se jette à un niveau variable delà saphène après l'avoir côto3'ée. C'est la v. saphène postérieure ou accessoire, de Cruveiihier.
4" Les veines honteuses externes. Elles se divisent, comme les artères, en v. superficielles et v. profondes ou sous-aponévrotiques. Elles ont pour origine chez l'homme les i.'. scrotales antérieui'es et externes (les v. scrotales postérieures se rendent dans la honteuse interne), chez la femme les v. labiales correspondantes. Elles se jettent dans la crosse de la saphène. Quelquefois toutes les V. honteuses externes, et plus souvent les honteuses profondes seules, von t directement à la veine fémorale. J'ai vu les superficielles remplacées par un réseau.
Les V. honteuses externes ont d'importantes anastomoses : avec les périnéales superficielles, la dorsale superficielle de la verge, les honteuses externes du côté opposé tout autour de la racine de la verge, les sous-cutanées abdominales, les V. spermatiques chez l'homme, les v. du ligament rond chez la femme qui viennent s'épanouir en partie dans le haut de la grande lèvre. La communication avec les v. spermatiques fait comprendre fapplication de sangsues dans les orchites.
5' La veine dorsale superficielle de la verge. — Bien distincte de la v. dorsale profonde qui est située sous le fascia pénis et se rend au plexus de Santorini, la v. dorsale superficielle, v. tégumenteuse visible sous la peau, occupe le tissu cellulaire sous-cutané. Composée d'un tronc unique ou de deux ou trois troncs juxtaposés et anastomosés, elle marche d'avant en arrière sur le dos de la verge, se réiléchit à angle droit en avant de la symphyse et se dirige en dehors pour s'ouvrir dans le coude lerminal de la saphène interne. En avant de la symphyse, elle reçoit la v. circonflexe du pénis et quelquefois des veines médianes superficielles de l'abdomen. Elle communique avec la v. profonde de la verge en avant, autour de la couronne du gland, et en arrière à la racine des corps caverneux ; par le réseau veineux prépubien, avec les v. scrotales, sous-cutanées abdominales, spermatiques; enfin avec les v. obturatrices par les honteuses externes profondes. A la base de la verge, elle envoie souvent un rameau profond qui traverse l'aponévrose moyenne et se rend au plexus de Santorini ; plusieurs auteurs indiquent même comme fréquente la terminaison totale de la veine dans ce plexus, mais c'est sûrement une anomalie rare {Sappey, Périer).
Chez la femme, la disposition est la même. La v. dorsale superficielle du clitoris est seulement beaucoup plus petite et plus courte; elle communique avec les v. du ligament rond.
VEINES DU MEMBlil'] IM EHIEL'R
li" Les vei)ics sohs-ckUdiccs ahduiiihiales. — Cos veines, dites l'iicore v. tégiiiiieiiteuses, \'. (''j)iL;;islrii|ties sujierliciel les. coniprenneiil : 1" le Iroiic simple ou double, salellile de l'cirlére sous-culanée abdoniiiiale ; 2" des veines accessoires qui suivent un trajet indé|iendant et rayonnent de la face antérieure de l"al)d(inien à la réiiion crurale. Les v. salelliles se jettent par un ti tiiK iini(iue dans i'e.x I réin i lé do la sa|dién(' interne; les antres s'v rcndeni par .'i ou 4
FiiC. — Vcliie> >oil--('iilMnccs n iHlnniiii.ili's (iraprrs Saiiiic> ).
Iiranclies. (luni i|ui'li|U("--uii('s penx'i'ut alinulii' aux iKUiteuse.-- externes, à la v. l'énioralc mhmiic nn pour 1rs nn'iliancs a la di ir-a le su jiei'liciel de la \'erge. I"',lles coni ni u n ii| nen I de dniile à nanclie pai' un un jilusieui's rameaux trans- Ncrsaux ; elles sont ('■i;alenu'nt anastomosées a\i'i- la v. i''jiii2aslrl(|ue par des rameaux perforants, avec la veine |tarom]iilicale ariluenl de la v. ombilicale, avec les v. honteuses externes et la dorsale superficielle de la verge.
Leui's valvules regardent lo pli de l'aine ot dirigent le sang de haut en bas pour l'amener à la saphéne.
lOii
SYSTÈME VEINEUX
Les branches longiludinales des v. sous-culanées s'anaslomosent par des l)ranches transversales qui forment le réseau abdominal sous-ciUané, (\ui hiiinème sur le bord intérieur du thorax se continue avec le réseau tlioraciquc, tributaire de la veine cave supérieure, par les v. intercostales, mammaire interne et thoracique inférieure. Ce réseau devient énorme et variqueux dans les obstructions de la veine porte ; une partie du sang du foie reflue par les veines parombilicales, et de là par les v. épigastriques et les sous-culanées abdominales, pour se déverser dans la v. fémorale et la v. iliaque externe.
Anastomoses. — La saphène interne est anastomosée au pied et à la jambe avec la saphène externe, soit par l'intermédiaire du réseau sous-cutané, soit par des branches directes ordinairement valvulées qui unissent les deux troncs ou leurs canaux collatéraux. A la cuisse, une anastomose à peu près constante, dite anastomose supérieure ou ascendante et que nous décrirons avec la v. saph. externe, unit les deux vaisseaux.
Les anastomoses avec les veines profondes ont une grande importance jiour comprendre lacirculation veineuse du membre inférieur. Disonsd'abord qu'elles se font à l'aide de v. perforantes^ qu'elles sont directes ou indirectes, c'est-àdire qu'elles se rendent aux gros troncs sous-jacenls ou seulement à des veines musculaires, afférentes de ces gros troncs ; enfin que parmi ces veines pertorantes, les unes n'ont pas de val vulesel sont des voies neutres, les au 1res par leurs valvules conduisent le sang de la surface à la profondeur ; d'autres enfin, moins noml)reuses, je crois, également valvulées, dirigent le sang des veines profondes aux v. superficielles. Ces anastomoses ont lieu au pied : 1 "avec les v. pédieuses ; 2° avec l'arcade dorsale profonde, par la perforante postérieure du premier espace ; 3" avec lav. plantaire interne, par plusieurs branches dont la plus grosse et la plus constante est située en avant de la malléole et conduit le sang de la plante du pied dans la saphène; — à la jambe : 4° avec la tibiale antérieure par o ou 6 veinules, ordinairement grêles et difficiles à injecter, qui perforent l'aponévrose en avant des péroniers (v. saphéno-tibiales antérieures de lîraune) ; les deux plus constantes sont, l'une en avant de l'articulation tibio-tarsienne, provenant habituellement du rameau sous-malléolaire, l'autre au-dessous du genou ; cette dernière peut se rendre à l'articulaire inférieure ; b" avec la tibiale postérieure (u. saphéno-tibiales postérieures) par 3 branches en moyenne, l'une au-dessus de la malléole, l'autre à la partie moyenne de la jambe à travers les insertions libiales du soléaire, la troisième au-dessous du condyle interne. La plus grosse et la plus commune me paraît être une v. perforante en arcade qui contourne l'insertion inférieure du poplité, au 1/3 supérieur de la jambe ; ses valvules ont des orientations variables; — à la cuisse : 6" avec lav. fémorale ou une de ses branches par une seule perforante ; quelquefois il n'y a aucune veine communicante.
Valvules. — La saphène interne possède en moyenne 12 paires valvulaires suffisantes, et réparties à peu près également entre ses divers segments, c'està-dire qu'on en compte 4 pour chacune de ses portions pédieuse, jambière et fémorale. Il y a une valvule ostiale constante.
Territoire. — Son territoire comprend la moitié interne au moins du dus et de la plante du pied dans leur partie superficielle, et une parlie de la circula-
VEINES DU .mi:mi;i;I': im-i:hieui! io4;j
liiin |iriiriii)(l(' |i,ir 1rs ini.isldiiinscs avec Ifs v. |>Ia ii I d i rcs iiilcinrs; — la l'aer aiiloi'O iiilcrnc dr la jaiiilH'. — IdiiIc la rénimi sii|i(mTici('II(' do la cuisse, — les piiv('l(i|i|M's (les (ir^aiics géii i la pxlcriics, — la n'^imi sdiis-oiiiliilicalc Mijiri-ficicllc (II* l'a 'hilniiu'H .
Liisclika (lil la saigiiôo de la saj)lR'n(' inlcnic an nivcaii dr la iiialIcMilc doinio peu dcsan^;, soit parce qu'elle n'a encore rei ii (|n"nn pelil nombre de l)ranches, soil parce (jne la compression n'agit j)as snr les veines prol'ondes.
VEINE SAPHÈNE EXTERNE
l.a ve'uw saplivne exlernc ou petite saplilnte est une ijranche collatérale de la V. |)oplilée, sitnéc snr la j)artie cxlei iio cln piod et la face postérieure de la jambe, l'aile a une longueur moyenne de ."i."') cm. (sa]:iliène interne, <S0), un I). de 4 mm. à l'élat (le dislension modéiée. L'épaisseur d(> sa paroi est de 281 au niveau du lendon d'Acliiile (A'(r//i/.-er). 'iap''-
Origine, Trajet, Terminaison.
— Mlle a [lour nrir/iiir l'exlrémité exlerne do l'arcade doi'sale du |)iod.
Oiielques auteurs lui reconnaissent u no (lou])le origi ne, u no su perlicielle formée par l'arcade dorsale, une profonde re|irésenlép par les grosses anastomoses de sa |)orli()ii |)édieuse avec la v. ])!anlaire e.xlerne. Son trajet comprend une portion pédiouseet une portion jambière. Dans S I portion |iédieuso, c|ni ])orte encore le nom de v. dorsale externe {Crtive'tllih'r), v. mai'ginale exteiaie {Lejars). la veine est liorizontale ; elle se dirige d'avant en arrière le long du bord (wlei'ne du j)ied, ])uis contourne roxlrémit('' inférieure et le bord postérieur de la malléole cNlorne. Dans sa jxn tion jambière, elle est asreudanl(\ D'abord oblique, cl le gagne le c(')té extei'nodu tendon d'Achille, puis le croise, pour de- pig. h-i. - Winc sai,lR.n,. cxtrrnr : rùlr ,I,„U venir médiane et \'(M'ticalo entre les (il'nprrs llirsclif(>l(l. inodilii'),
cor|)s cbaïaiiis des jumeaux et dans
le creux piqdilc. Cri le portion poplitée est ordinaii oiuenl assez longue et tloxueuse, sans doute pour s'adajilor aux mouvement^ du "onou.
Sap/t. m.
SYSTÈME VEINEUX
Sa terminaison a lieu dans la partie supérieure de la v. poj)litée, sur la face postérieure de cette veine, entre les insertions des jumeaux et les deux divisions du nerf sciatique. Elle se fait par une ou deux branches.
Rapports. — Au pied et dans la moitié inférieure de la jambe, la v.saphène externe est sous-cutanée, sus-aponévrotique ; elle est sous-aponévrolique dans la moitié supérieure. Perforant l'aponévrose jambière sur la ligne médiane, elle chemine entre les deux jumeaux sous ce plan fibreux et sous l'aponévrose poplitée; dans le creux poplité, elle traverse l'aponévrose profonde ou intermusculaire pour se jeter dans son tronc collecteur. L'aponévrose jambière lui fournit sur sa partie profonde une sorte de canal, tantôt bien net, tantôt formé seulement par les adhérences de l'aponévrose avec la gaine des jumeaux.
Dans sa portion jambière, la saphène externe est en rapport : 1" avec 2 ou 3 troncs lymphatiques qui se rendent aux ganglions poplités (Sappey) ; 2° avec une artériole longue et grêle que l'on suit jusqu'au tendon d'Achille; 3" avec les nerfs cutanés. Le nerf saphène externe, branche du sciatique f)oplité interne, est dans toute la portion charnue du mollet situé en avant, c'est-à-dire en dessous de la veine; il est contenu dans un canal triangulaire distinct du canal veineux, canal que lui forme la gaine d'enveloppe des jumeaux sur la ligne médiane et que parcourent avec lui l'artériole que nous avons signalée ainsi que des veinules issues des v. jumelles. A l'origine de iaportion tendineuse, le nerf émerge de son canal, et se place alors à côté de la veine saphène, à son côté interne, puis la croise par dessous vers la pointe de la malléole et l'accompagne sur le bord externe du pied. Dans sa partie supérieure, la v. saphène externe a pour satellite véritable la branche sous-aponévrotique du petit nerf sciatique, qui se place en dedans d'elle dans sa même gaine. Elle est donc accompagnée en haut par une branche du petit sciatique, en bas par le saphène externe. Enfin le nei'f saj)hène péronier, à disposition très variable, peut la croiser et l'enlacer ou même la suivre sur une certaine longueur.
Branches collatérales. — La v. saphène externe reçoit : l" sur le bord du |)i('J, une pai'tie des c. plantaires ; les unes, grêles et nombreuses, proviennent du réseau plantaire superficiel ; les autres, au nombre de 2 ou 3, parmi les- ([uelles on remarque celle qui passe derrière l'apophyse du 5*^ métatarsien, sont des anastomoses de la v. plantaire externe profonde, dans lesquelles les valvules dirigent le sang vers la saphène ; — 2° la v. calcanéenne externe, souvent volumineuse, qui vient de la face externe du calcanéum et communique avec les branches postérieures du réseau plantaire ; — 3" les v. du réseau superficiel de la face postérieure de la jambe et du creux poplité ; — 4" la v. souscalanée postérieure de la cuisse {fémoro-'po'plitée de quelques auteurs), qui descend de la partie inférieure de la cuisse, sur la ligne médiane. Cette veine ppui, être rom|)lacée ])ar une v. iirol'onde sous-aponévrotique.
Anastomoses. — La saphène externe contracte d'importantes anastomoses avec la saphène iiitei iie et avec les v. profondes.
Elle est unie à la saphène interne par plusieurs bi'anches dont les trois plus constantes sont situées : à la partie inférieure de la jambe, à la partie moyenne au-dessous des jumeaux, et a la partie supérieure. V anastomose supérieure
VEINES DU MEMBRE INFÉRIEUR
ou ascendante, presque constante, est une branche volumineuse, qui part de la saphène externe un peu avant son eml)ouchurc, remonte sur la face postérieure de la cuisse, le long du demi-niem])ianeux, puis se dirige en avant et s'accole à la sa])hène interne à la façon d'un canal collatéral ; elle s'y ouvre à une hauteur variable, quehjuefois à la partie supérieure de la cuisse. D'abord sous-aponévrotique, elle est ensuite sous-cutanée.
Avec les v. profondes nous mentionnerons les anastomoses suivantes ou ve\nes perforantes : 1° sur le |)ied, avec les v. pédieuses et avec les plantaires, ces dernières constituant plutôt une origine profonde; 2° à la jambe, derrière la malléole externe, avec les v. j)éronières [v. saphéno-péronières de Rraune). IMus haut, on n'en trouve guère que de 1 à 3, ordinairement peu volumineuses, qui se rendent aux v. jumelles ou aux arcades musculaires du jumeau ou du soléaire {v. saphéno-surales); aussi injecte-t-on difficilement la saphène externe en poussant par les v. profondes.
'Valvules. — La saphène externe possède une douzaine de valvules, dont 2 ou 3 j)our sa portion pédieuse, et 9 ou 10 pour sa porlion jambière.
Territoire. — Son territoire comprend la ])artie externe du dos du pied, la partie externe de la région superficielle de la plante et une partie même des plans profonds par ses anastomoses avec les v. plantaires ; la région superficielle et postérieure de la jambe, du creux poplilé et de la partie inférieure de la cuisse.
Injection. — On remplit ilu nn'iiic couples v. pi'ofontles el superficielles en poussant par les deux extrémités de l'arcade dorsale du pied. Il est bonde lier la v. fémorale à l'arcade crurale.
Le pied est très dilficile à injecter dans ses veines plantaires et ses veines des orteils. On essaye de placer de fines canules dans les veines des orteils, de préférence dans celles du gros orteil. Bourceret et Lejars ont employé la tiouble injection cjuc l'on pousse par les artères.
"Veine poplitée. — L'épaisseur de sa paroi est de 338 fj-, égale il celle de la v. sousclavière ; celle de la v. crurale est de 293 (t-, el celle de la v. iliaque de 2S8 (Kœlliker).
L'artère poplitée, indépendamment de sa veine principale, est accompagnée de deux petites veines satellites. L,a satellite externe nait des v. tibio-péronièrcs, surtout de la tibiale antérieure, monte sur le côté externe el se jette dans la veine poplitée un peu audessus do l'interligne articulaire. La satellite interne provient de l'articulaire inférieure interne el s'ouvre dans le tronc principal, au niveau de l'anneau de l'adducteur. Aucune n'a par conséquent la longueur de la v. poplitée ; mais au niveau de l'interligne on peut rencontrer trois veines sur la coupe, car l'origine de l'une chevauche la terminaison de l'autre. Elles s'unissent entre elles par des anastomoses préartéricUes et reçoivent un nombre variable des collatérales delà v. poplitée : articulaires, jumelles et musculaires (V. Laufjer,\\^\Qn. mcdic. Wochenschr., 1867, et Braune, Das Venensyslem).
Anomalies. — Passe en avant de l'artère poplitée ; — l'cmontc en arrière le long du n. sciatique et s'engage par l'anneau de la v. fé-morale profonde, pendant qu'une petite veine accompagne l'artère fémorale sur son côté antérieur; — ou même remonte jus- ([uo dans le bassin avec le nerf sciatique; la fémorale petite nait dans la région de la cuisse. Tous ces cas sont exceptionnels.
Forme un ou plusieurs ilôts que peut traverser une arlèrc jumelle; — ou un plexus autour de l'artère. — Est double inférieurement ou totalement. Les deux branches satellites sont l'une externe, l'autre interne ou même antérieure et postérieure. La satellite externe s'anastomose par un gros tronc avec la fémorale profonde ou par une grosse arcade inférieure avec la branche externe. — La duplicité se poursuit jusqu'à la partie supi'i'ieure de la v. fémorale.
Est Irès courte et se bifurque on tibiales à la hauteur de l'interligne. — Connnunii|uc avec la fémorale profonde par une large anastomose qui semble une bifurcation (1 fois Anatotnie U 68
'lOiS
SYSTÈME VEINEUX
sur 2, (l'aprt'S Houzé qui signale cette voie collatérale; mentionnée plusieurs l'ois par Giaconiini) .
Veine fémorale. — L'épaisseiii' des parois de la v. fémorale a été trouvée de 293 p (KœUiker), de 500 i>. [Henle).
Les valvules fémorales sont paires ; exceptionnellement on en a vu de triples, ou bien une seule mais alors très large et très haute. Dans la région supérieure, c'est-à-diro dans les 5 cm. au-dessous de l'arcade crurale, Friedreich surlSSsujets d'ûgeetdesexedifférents a constaté J37 fois des valvules des deu.x cotés (74 0/0) et 26 fois d'un seul coté ; soit une paire valvulaire dans 81 0/0 des cas. Dans 19 0/0 des cas, elle manque des deux côtés. Dans 8 0/0, l'appareil valvulaire était notoirement insuffisant, ce qui revient à dire que 74 0/0 la v. fémorale possède à sa partie supérieure une paire valvulaire à fonctionnement régulier. Quand les valvules manquent à ce niveau, on en trouve habituellement une un peu plus bas. Enfin celle qui est immédiatement au-dessus de l'embouchure de la V. fémorale profonde (il s'agit, je suppose, de la valvule ostiale) est constante et presque toujours suffisante. {Friedreich, Ueber das Verhalten der Klappen inden Cruralvenen, Morphol. Jahrb. 1882).
D'après Langer, l'artère fémorale possède, outre la veine principale, 2 ou 3 petites veinex mtellites externe et interne, qui, nées d'un réseau dans le canal des adducteurs, remontent dans la gaine vasculaire et s'ouvrent dans le tronc principal, au-dessous de la fémorale profonde, l'externe plus haut que l'interne. Elles reçoivent des branches collatérales de la \. fémorale, ou bien forment des chaînes anastoniotiques entre ces collatérales et la veine principale.
Les u. r/?'con/7ej:'e.'î externe etinterne se jettentsouvent danslafémorale même etnondans sa branche profonde. Braune a décrit les anastomoses des circonflexes internes avec la v. obturatrice et la v. ischiatique sous le nom de cercles veineux obturateirr et ischiatique. Selon lui, les extrémités de ces cercles ou mieux de ces arcs sont valvulées en sens inverse avec un segment intermédiaire neuti-e, avalvulaire. Ces arcs ne peuvent donc servir de voies de décliarge pour la veine fémorale oblitérée. Nous verrons plus loin que cette interprétation est erronée ; car à supposer que l'arc ne plit être franchi d'un bout à l'autre, sa partie obturatrice ou ischiatique n'en est pas moins utilisée comme voie collatérale, ainsi que le montrent les injections.
Anomalies. — La v. fémorale est antérieure à l'artère sur un assez long trajet ; sur 2oO sujets, 5 fois à la partie moyenne, 2 fois à la partie inférieure (./l/a;'C. Z>)/ra/). Peut alors contourner l'artère en spirale. — 'SjSi externe , par rapporta l'artère, à la partie inférieure (4 f. sur 230), ou sur tout le trajet : passe ordinairement en arrière pour redevenir interne à la partie supérieure. — Décrit une grande arcade à convexité interne qui l'éloigné sensiblement de l'artère (3 cas).
Traverse le grand adducteur et devient postérieure à des niveaux variables : près de l'artère, ou avec la 3" perforante ; ou avec la fémorale profonde, ou même à la hauteur du petit trochanter.
Assez souvent, une ou deux formations insulaires, de longueurs très variables. — Quelquefois double, les deux satellites sont alors externe et interne, mais peuvent être toutes deux postérieures.
Reçoit des v. aberrantes formant un plexus périartériel ; — une v. accessoire qui accompagne le nerf saphène interne ; — une articulaire commune qui réunit toutes les v. articulaires de lapoplitée; — 2 ou 3 canaux collatéraux à la partie inférieure, ce qui fait qu'on peut trouver 3 ou 4 v. satellites.
"Veines superficielles du pied. — Ces veines ont été récemment l'objet de plusieurs travaux importants. Voyez Bourceret, C. R. Acad. des Sciences, 1885; — Braune, Die Venen dos Fusses, 1889; — Lejars, les Veines de la plante du pied, Arch. de physiol.,
La terminologie n'est pas la même selon les auteurs. — Lejars a constaté une disposition semblable, en coussinet vasculaire, chez plusieurs animaux, autruche, éléphant, kangourou, chien, cheval, cobaye. Le dessin qu'il donne des veines plantaires chez l'homme parait s'appliquer à. des veines variqueuses ou au moins surdistendues ; il n'est pas le même que celui de Braune. La pâleur de la peau sur le vivant, la vacuité du réseau sur le cadavre, les fortes pressions que subit la plante du pied dans la station et la marche, semblent indiquer que ces veines ne doivent avoir normalement qu'un assez faible calibre.
Veine saphène interne. — D'après Hyrtl, le terme de sap/îène ne dérive pas du mol grec analogue qui veut dire manifeste, mais au contraire d'un mot arabe qui signifie
VEINES DU MEMBRE INFÉRIEUIÎ
caché, la v. saphène interne se ilérobant à la vue et aussi à la saignée, sur tout son parcoui's, cxeeplé au niveau de la malléole. — Un trouve aussi en alleinaml le nom de veine de la femme, sans doute à eause de la fréquence des varices puerpérales.
Viinen.sions. — La longueur de la v. saphène interne vai'ie de 73 à 84 cm. Son calibre ne croit pas régulièrement ; je l'ai vue souvent plus grêle à la partie intérieure de la cuisse qu'au milieu de la jambe. Sur lo sapliènes mesurées à l'état vide, soit extérieurement soit intérieurement, d'abord au niveau de la malléole, puis au-dessous de la crosse terminale, Lestrade a trouvé que 11 l'ois le calibre près de l'embouchure était supérieur lie 1 k '2 mm. seulement à celui de la portion malléolaire ; 4' l'ois il y avait presque égalité. Ceci me parait montrer qu'une partie notable du sang de la saphène s'écoule dans les veines profondes delajambe. grâce aux nombreuses communications qui les unissent depuis la malléole jusqu'au genou.
Epaisseur. — La gi'ande variabilité dans l'épaisseur delà jiaroi nous est démontrée par ce fait que trois auteurs donnent, pour une même partie correspondant à son embouchure, les chilîres suivants : 14G fx (A'(p//iker] : ;j82 (Wah/gre/i) : 800 (//c/j/e;. Au niveau lie la malléole, Kicllikcr indique olii [x.
Situalioii de l'embouchure. — 11 peut y avoir intérêt, soit pour la ligature de la veine, soit pour les opérations que l'on pratique dans la région crurale, à connailre la situation exacte de l'embouchure de la saphène interne, c'est-à-dire la distance qui la sépare de l'arcade crurale. J'ai fait à ce sujet quelques recherches. Sur OSniembrcs examinés, cette distance était 14 fois de 2'o à 35 mm., et 3!) fois de 40 a 50 mm. Une seule fois elle s'est abaissée à 10 mm., une seule foisaussi elle s'est élevée à 70 mm. D'un côté à l'autre, sur 27 sujets, il y avait égalité, à 5 mm. près, 12 fois; 5 fois le côté ilroit était plus près de l'arcade, et 10 fois le coté gauche. LadilTérence bilatérale variait de 5 à 15 mm. La taille et le sexe n'ont pas d'inlluence sur la distance crurale. Dans un cas l'embouchure était double.
Valvules. — On sait que d'une part Bardleben a montré qu'un certain nombre de valvules subissaient dès l'époque fi-ctale une atrophie régressive qui les rendait de plus en plus insuriisanlcs, et que d'autre part Trcndelonburg, considérant que la dilatation variqueuse de la saphène interne était duc à l'insullîsance tic ses valvules, a été conduit à pratiquer la ligature et par suite l'oblitération de la veine dans le cas de varice, opération qui a donné d'heureux résultats. Pour ce chirurgien, les valvules de la saphène étant atrophiées et insuHisantes, le poids de la colonne sanguine pèse contre les parois de la veine depuis le cœur droit jusqu'à la n)alléole, en formant une charge ininterrompue (l'auteur oublie les valvules de la fémorale au niveau de l'arcade de Fallope et celles lie la v. iliaque externe).
Quoi (|u'il en soit, il est éviilent que la régression valvulaire prédispose puissamment aux varices. Bardleben, sur 9 membres d'adultes et 5 membres d'enfant de 0 à 1 an, trouve une moyenne de 10,7 valvules chezl'adulte, de 13,6 chez l'enfant. IsAoVi {l'ntersuch. ûber dieVena saplwna Arch. f. .\nal. 1887) conclut de recherches portant sur 7 adultes, 2 nouveau-nés et 2 fœtus, que chez le nouveau-né toutes les valvules sont suffisantes (ce qui est une erreur) : à 25 ans, 17 0/0 des valvules sont déjà atrophiées et msuffisantes : à 48 ans, 29 0/0 ; à 54 ans, 40 0/0 : à 70 ans, 81 0/0. Sur un homme de 44 ans très variqueux, la saphène ne possédait que sa valvule terminale et une autre un peu au-dessus de la malléole.
Ces chilTres ne sont pas suiïisants pour fixer la proportion des valvules normales et atrophiées. 11 y a de grandes variations individuelles. Parmi les sujets do Bardleben, le nombre des valvules oscille de 4 à 14 chez l'adulte, de 11 à 10 chez l'enfant. Sur 10 nouveaunés examinés par un de mes prosecteurs, Lestrade, la saphène interne, de l'aine à lamalli'ole. contenait de 6 à 9 valvules suffisantes et de 3 à 4 valvules insuffiisantes plus ou moins atrophiées; le tiers des valvules ne fonctionne déjà plus à la naissance. Sur un enfant d'un an, je trouve d'un coté 2 valvules seulement suHisantes contre 5 atrophiées, et do l'autre coté 7 suffisantes contre 1 à l'état de liseré. Ces chiffres nous montrent que l'atrophie valvulaire est très précoce, qu'elle varie suivant les individus, et que sur le même sujet elle peut être très dilTérente d'un membre à l'autre.
Homologie. — D'après Bardleben. la saphène interne est homologue à la r. piinripale du bras île l'embryon (v. radio-basilique) que nous avonsdécrite p. 922. Elle est chez l'embryon plus près du creux popliti; que chez l'adulte et reçoit la v. saphène externe. La céphalique du bras est représentée par la v. fémoro-poplitée ou v. postérieure delà cuisse, qui descend àlav. poplitéc. Ilochstetter (Morphol. Jabrb. 1891) pense au contraire que les V. saphènes sont déjà des formations secondaires et non des v. primitives, que la saphène externe est l'homologue de la v. cubitale superficielle, et t[ueriiomologie de la saphène interne est tout à fait incertaine.
SYSTÈME VEINEUX
Réseau abdoininal sous -cutané. — On iloit à Braiine une étude approfondie des veines de la paroi abdominale et de leur dilatation variqueuse, varices abdominales, tête de méduse {Braune,\i\e Venen der vorderen Rumpfwand, 1884). En voici les points principaux. Le réseau sous-cutané, à mailles carrées sur la poitrine, allongées sur l'abdomen, unit les veines de l'aisselle et du cou aux veines de la cuisse. Il est pourvu de nombreuses valvules, principalement ostiales, qui en rendent l'injection très difficile, au moins dans le jeune âge. Les troncs collecteurs les plus constants et les mieux différenciés sont, pour le réseau abdominal : 1° les v. sous-cutanées ou tér/umenteuses abdominales ; 2° la v. circonflexe iliaque sous-cutanée , quelquefois double et accompagnée d'une artériole, qui contourne la crête iliaque et se jette dans la v. fémorale ; 3° la r. tlioraco-épigastriqtie souscutanée, longue veine constante qui unit la v. fémorale à l'axillaire; elle descend sur le coté externe de l'abdomen, le long des flancs et s'ouvre dans la fémorale ou dans la tégu menteuse abdominale et en tous cas communique toujours avec cette dernière. Sur le rebord du thorax, elle s'anastomose à plein canal avec la v. tboracique inférieure ou mammaire externe, branche de l'axillaire ; 4" la r. médiane .riphoïdienne sous-cutanée; née autour de l'ombilic où elle s'anastomose avec la v. parombilicale, par une branche qui traverse la ligne blanche et présente ses valvules dirigées vers la cavité abdominale, cette veine, formée d'un seul tronc ou de plusieurs vaisseaux parallèles, monte près de la ligne médiane dans la région épigastrique et s'ouvre dans la v. transverse xiphoïdienne. Le cours du sang y est ascendant.
Le réseau sous-cutané communique avec les veines profondes (épigastriques, lombaires), par des veines perforantes beaucoup plus rares que sur la poitrine; ces perforantes par leurs valvules conduisent le sang de la surface à la profondeur. Dans tout le réseau abdominal sous-ombilical, la circulation est descendante à cause de l'orientation des valvules et se dirige vers le pli de l'aine ; dans le réseau thoracique, elle est ascendante et remonte par la tboracique inférieure, la mammaire interne dans les v. axillaire et sous-clavière ; enfln entre ces deux systèmes est une région neutre, sur la limite de la poitrine et du ventre, dans laquelle les veines avalvulaires peuvent conduire indifféremment le sang dans le système thoracique ou dans le système abdominal.
Anomalies. — Traverse l'aponévrose fémorale à un niveau variable. — Est accompagnée à la cuisse ou à la jambe par une artère saphéne, normale chez quelques primates (4 ou 5 cas chez l'homme).
Fait défaut au pied ; la v. dorsale interne petite se jette dans la saphène externe, — ou à la jambe, et alors remplacée par un plexus veineux (non rare).
Formation insulaire fréquente à la jambe ou à la cuisse, surtout au ni\-eau du genou dont le condyle interne est embrassé par une ellipse allongée. — Quelquefois double sur tout son trajet; ordinairement une branche plus petite et plus superlicielle. Triple à la cuisse par interposition d'un canal collatéral entre deux branches égales de dédoublement (Charpy).
Reco'ii irrégvd'd'remeni : une saphéne antérieure, née delà région rolulienne et montant sur la partie antérieure delà cuisse; — robturatricenaissantavecl'épigastrique ; — la circonflexe iliaque.
Veine saphène externe. — Anastomose supérieure. — Cette branche manque rarement : elle peut être sous-cutanée dans tout son trajet, et s'ouvrir dans une des collatérales de la saphène interne. Elle reçoit quelques veines musculaires. Luschka l'a vue de 3 mm. de D. Ses valvules empêchent que le sang y reflue de la saphène interne.
Anomalies. — Longe la face interne de la v. poplitée ou le bord interne du sciatique poplité interne, dans le creux poplité. — Reçoit des v. articulaires, des veines du court chef du biceps, une v. jumelle.
Son mode de terminaison supérieure offre les plus grandes variétés. Elle peut s'ouvrir soit uniquement, soit en même temps que dans la poplitée : dans l'articulaire sup. externe, la fémorale, la fémorale profonde, les veines perforantes. Hochstetter appelle l'attention sur sa terminaison élerée, rappelant l'état primitif d'une v. ischiatique embryonnaire dont la partie fémorale disparait, tandis que la portion jambière persistante constitue lav. saphène externe. On voit dans une série d'étapes d'anomalies, la v. saphène externe s'ou- A'rir : dans l'extrémité supérieure de la v. poplitée. dans une perforante de la cuisse, ou même remonter tout le long de la cuisse, recevoir l'ischiatique et pénétrer dans le bassin par la grande échancrure sciatique (2 cas).
La saphène externe peut aussi déboucher dans la saphène interne, en ne donnant qu'une petite branche à la poplitée.
VEINES DU MEMBRE INFÉRIEUR