‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 3)Chapitre 136 sur 190 · CX · texte numérisé non relu

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mvi''line; elle se dégage de l'endolbélium sous

(;. .")!."). — Coupe Ir.'iiisversaii' (lu rnunl tliorai-ique de cliien.

— l/;\(lventice se continue avec le l'issu celluio-j;i'aisseu.\ iunbinul : à la partie moyenne, se trouvent coupc's deux Aasavasonuii.

l'orme d(> boules qui paraissent lioniogènes lors-

i|u'elles sont jtelites. Plus grosses, elles montrent un centre (dair et une envelo|)pe i(''rringenle. l'^Jb^s finissent par se fusionner et leur ensemble figure un réseau h lra\"êes librillaires. I^e picrocartnin les laisse incolores ou les teinte eu jaune jiàle tandis qu'il colore Téléidine en rouge vif.

L'enveloppe conjonctive est l'aile de lissu lâche et de fibres longitudinales assez puissantes. Chez le (dieval et i lie/, l'àne, Henaut a vu les cellides conjonclix'es, imprégnées négativement |)ar le nilrale d'argent, donner sous l'endotbéliuui de bidles figures de Laugbans entrecroisées dans tous les sens. Cette cou( be ( (uijonclive sous-endof héliale est très réduite chez le chien et chez riiomnie. l->n dtdiors, la timique conjonchxc se continue, sans démarcalion précise, avec le tissu cellido-adipeux médiastinal. Souvent la paroi lvmj)ba- Tupie est pénélrée par quelipies cellules graisseuses. Cette continuité avec le tissu ambiant est un des trails les |)lus fombunenlaux de la sirucitire des vaisseaux blancs. Chez le chien, on trouve ([uebpies cellules d'Ehrlich autoiu' et dans la paroi même du canal thoracique. — Dans les petits troncs, le tissu est là(du' (>t sans grandies fibres longi ludinales [Henaut).

[(;. UELA.MMŒ.]

LES LYMPHATIQUES

FiG. 546. — Coupe transversale d'un groupe vasculonerveux du mésentère de chien; remarquer l'épaisseur et les dimensions relatives de l'artère, de la veine et du lymphatique.

A côté des fibres conjonctives se trouvent des fibres élastiques très fines qui constituent un délicat réseau sous-endothélial. Dans cette trame conjonctivoélastique, et surtout à sa partie moyenne, sont disséminées les fibres musculaires lisses. Chez le chien, elles sont, pour la plupart, transversales; quelques-unes cependant sont obliques. Chez l'homme, il en est de longitudinales, d'obliques et de transversales ; ces dei'nières prédominent toujours.

Ici la tunique musculaire est plus développée, sans doute, à cause de la station verticale qui force la lymphe à vaincre, pour progresser, l'action de la pesanteur (Ranvier).

C'est au niveau des renflements supravalvulaires , nombreux sur les petits collecteurs, que prédominent les fibres obliques. Elles s'y entrecroisent sous les incidences les plus variées et forment de riches plexus. Ainsi, les renflements supravalvulaires, véritables poches contractiles, rappellent les cœurs lymphatiques des batraciens.

La présence des trois éléments conjonctif, élastique et musculaire explique les propriétés physiques de la paroi Ivmphatique qu résistante, extensible et rétractile. Sa résistance est assez considérable puisqu'elle supporte, sans rupture, la pression d'une colonne mercurielle de 30 à 40 centimètres et, parfois même, celle d'une colonne de 60 à 80 centimètres (Sappey). Injectés, les vaisseaux lymphatiques se dilatent plus que les artères et moins que les veines (Sappey).

La paroi des troncs lymphatiques est riche en vaisseaux et en nerfs. Chaque

lymphatique pulmonaire, par exemple, est enlacé d'un réseau sanguin à grandes mailles longitudinales (Sappey).

De Timofejew et Dogiel ont vu des réseaux nerveux entourer les lymphatiques du cordon, du prépuce et de la vésicule biliaire. Smirnow a trouvé des terminaisons sensitives et motrices sur les absorbants du cordon. Dans le canal thoracique du chien, Quénu et Darier ont vu des fibres, toutes amyéliniques, former un plexus adventitiel, dépourvu de cellules ganglionnaires, l^e ses re-

malgré sa minceur, est

FiG. 547.

- Nerfs du canal thoracique (mètliode au bleu de mélhj lène), d'après Kytmanoll.

AXATdMIK (IKNHIIAI.E.

cherches poursuivies par i;\ inclliode d'i^hrlicli, Kylinanoll' conclut que les nerfs des lymphatiques, formés siirtoTit par des filtres de i^emak, contiennent aussi quelques fihres à myéfine. Il décrit des plexus adventitiel, supramusculaire et sous-endothi''lial. Les fines fihres variqueuses de ce dernier plexus ressemhlent ;i celles des vaisseaux artériels. Il y a des terminaisons motrices dans les fihres nuisculaires. Les terminaisons sensitives des tuniques externe et moyenne sont tantôt lihres et tantôt en petits houquets, en huissons ou en arhrisseaux.

Par leurs fihres musculaires en anneau (Reckllnghausen), par leurs nerfs sous-endothéliaux (Kytnianoll), les troncs lymphatiques ressemhlent aux artères; pai' la minceur de leur paroi, par leur endothélium (Ranvier) et par leurs xalvuics, ils rappellent hien davanla^e les veines.

Capillaires. — La paroi des capillaires lymphatiques se réduit à une simple assise de cellules endotliéliales directement appliquées sur les travées conjonctives. Os vaisseaux ont la forme et le calihre que leur impose la texture du tissu conjonctif dans lequel ils sont plongés. Ainsi s'explique leur polymorphie. Souvent, les faisceaux connectifs voisins, rapprochés les uns des autres, dépriment la memhrane souple du lymphatique et font complètement disparaître sa lumière. Le vaisseau ne se manifeste plus que par un amas de noyaux analogues à ceux des cellules plates, placées ailleurs entre les faisceaux (lu tissu conjonctif. Il est impossihle de le reconnaître. La même difficulté se présente lors(]ue les hasards de la coupe Font qu'un ou deux noyaux pariétaux seulement sont visihles.

Ivlein et Hurdon Sanderson ax aient remarqué que, sur les coupes, les cellules endotliéliales étaient plus saillantes et d'asjK'ct plus trouhie que celles des vaisseaux sanguins. Leurs noyaux font saillie dans la cavité vasculaire, qui senihle, dit Ilenaut, être hordée par une rangée de petites perles. Cette saillie est variahle : minime si le vaisseau est distendu, elle est plus marquée dans le cas contrain\

Ce noyau, à peu près ovoïde, présente parfois une incisure marginale; il est ponctué de granulations chromatiniennes très fines tantôt dispersées dans toute son étendue, tantôt disposées eu séries linéaires et parallèles, soit encore groupées à la périphérie.

Il n'est pas rare de trouver ([uelques-unes de ces cellules en voie de dégénérescence : leur protoplasme se vacuolise et leur noyau se ratatine ou essaime sa chromatine.

On voit parfois les cellules (Midothéliales des capillaires lymphatiques du ganglion expulser non seulement des particules chromatiniennes, mais encore (le petites sphérules aihuminoïdes, teintées par certains colorants acides (lichtgriin, éosine).

Les capillaires lymphatiques s'imprègnent plus facilement par le nitrate d'argent que les capillaires sanguins (Ranvier). Nitratées, les cellules endo- Ihéliales, qui mesurent .SO à 40 a suivant leur grand axe, apparaissent limitées par des lignes noires, sinueuses comme les sutures par engrenage des os de la voûte crânienne (iMathias Duval). Il est classique de dire que les hords de ces c(dlules sont découpés comme ceux d'une feuille de chêne ou d'une pièce de jeu de patience.

r^;. OELAMABE.]

LES LYMPHATIQUES

De place en place, se trouvent encore quelques petites aires protoplasmiques dénuées de noyaux et décrites par Auerbach sous le nom de Schaltplatten. Suivant Renaut, ces surfaces intercalaires indiquent qu'à un moment donné de son développement, le capillaire lymphatique a dû être formé d'une lame protoplasmique indivise, semée de noyaux.

Le diamètre des capillaires lymphatiques oscille entre .30 et 60 ; il est donc très supérieur à celui des capillaires sanguins, qui peut descendre à 7 ij. (Mathias Duval).

11 est une autre différence entre les capillaires sanguins et lymphatiques. Si l'on fait abstraction des capillaires du ganglion lymphatique, on voit que les capillaires blancs, au lieu d'être intermédiaires aux voies d'apport et à celles de retour comme les capillaires rouges, se trouvent à l'extrémité périphérique, à l'origine môme du système lymphatique.

Origine des lymphatiques. — Nous savons combien de controverses et

de théories a fait naître cette question de l'origine des lymphatiques.

La plupart des théories, fondées sur des erreurs d'observation ou sur des hypothèses, depuis infirmées, ne présentent plus qu'un intérêt de

FiG. 548. — Orifïine des vaisseaux Iymphali(iues d'une papille de la main (d'après Sappcy). (Ci'tti^ figure est donnée a titre de document liislorique.)

A. Vaisseaux lymphatiiiues d'une papille de la paume de la main. 1 1,1,1. Deux ramuscules lymphatiques, composés de cinq lacunes se continuant entre elles; ils occupent le siiniiuèl de l.i p:i|.ille et donnent naissance en se réunissant au troncule central. — •>. Un ramuscule curvdigne qui s ouvi e il.nis la partie la plus élevée de ce troncule. — 3, 3. Deux autres ramuscules plus longs qui se réunissent poui tomuT un rameau, lequel se jette presque aussitôt dans le troncule central de la papille. — 4 Ramuscule Miuiaiil par ses deux extrémités dans ce troncule, et communiquant dans son trajet avec les lacunes et . apillicules (|ui l'entourent. — 3, 3,5. Trois ramuscules qui s'étendent comme autant d'anastomoses longitudinales d'un point de ce troncule à une partie plus intérieure. — 6, 6. Troncule central. — 7, 7, 7, 7. Lacune se continuant avec les capiUicules environnantes. - 8, 8. Capillicules se continuant entre eux et avec les lacunes voisines.

B. Vaisseaux Iv

1,1,1,1,1. Lacunes isoléedes ramuscules. — 4. Tronrn

plialiques d'une papille des paupières.

:.ipilliciiles. — 3, 3, 3, 3. Lacunes se continuant entre elles et formant 1 \ieiinent s'ouvrir ces ramuscules.

curiosité historique. Il est maintenant bien certain que les capillicules de

ANATOMIE CKNKRALF-:. 1129

15.11'lliiiliii, (IWi'iiiild et (le Sa|n»('\', jiiL('i'iin''(liairi's aux arlrrcs et aux l\ iii|il)atl(]U('s, ircxisiciil: i)as plus 1rs canaux du suc de liccklinpiiaiiscu cL (|U(' les vaisseaux séreux de Bu'rliaxe. ConLi'aireiueiit à l'aueienne oj)iiiioii de Mascafiiii, de lîiclial., d'al)0rd adoptée par I^anvier, il pai'ait à p(Hi près certain que les lvuipliall(|iies lie s'ouvrent pas dans les mailles du (issu conjonclil'. Si de ttdles coinuiiinicalions existaient, l'injection des capillaires 1\ in|)lialiques serait, à couj) sur, suivie d'ex! ravasations ; or il n'en est rien ( Arloinj^). Il est bien vraiseud)alile (pie les injcclioiis iirterstiticlles pénètrent dans les lynipliati([ues parce ([ue la |)oiiite de l'aiguille déchire leur fragile endotliéiiuni.

iMilin, personne n'a jamais vu ces prétendus oi'ilices. et presipie ious les liislolog'istes contem])orains sont unanimes à constalcr (pie die/, l'adulte, comme chez le l'o'tus, les cnpillair(^s Ivmphatiques se terminent par des culsde-sacs ((b^oliniicnl '■/(*.-<.

l^a forme de ces cnls-tle-sacs est variable ; tant('it am|»u]laii'es ou renni''s en massue, ils présentent on non des bosselures latérales; ailleurs, ils sont coni(]ues. dii^ilil'orincs ou mi'me jxniilus, et, ])arl'ois eiicoi'e, ils rappelleni un anneau (le cli'l'.

I )"ailleurs , maigri'' la |ir(''seiice d'im en- (loi ludiiini coiilinu, les ra|iporls i-csiciil iii- Imies euli-e la caNili' \-asculaire et les es- |)aces conjonci ils. Les migrations ci'llulaires, les (''changes osmoti(pies sont toujours |)ossibles cl les (•a|iilla 1 res rem |i 1 i ssi'iit leurs ri'iles de

(Iraiiis el peiil-èire même, si les observations de lieiiaut se conlirmenl, de ilniiiis ('■Ircli/U. En ellel, de ses éludes sur les caj)illaires lym])hati(pies du tissu coiiionclir lâche de la marmotte, Renaut croit pouvoir conclure que ces \'aisseaux ne reurermeiil ni globules blancs, ni plasma albiimiiu^ux. Leur contenu licpiide serait uniquement l'ormé d'eau et de cristailoïdes, incolorables pai' l'acide osmique. Seuls, les lymphatiques valvuli''s contiendraient des leucocxies et des albiiminoïdes.

^Maintenant, les capillaires lymphatiques ne conimuniquenl-ils pas jdus conslaminenl el directement avec les séreuses ou les veines qu'avec le tissu conjonclir? .1 [irhin, ce (juc nous savons de la perméabilité de l'endothélium lvm|diati(pie nous permet de comprendre (ju'il soit traversé par des substances venues du péritoine ou du sang, alors qu'il ne présente aucun orifice béant.

l'io. — lî('s(\-ui lyiiipliiili(|u(^ (le la siiiis-iiiiuiiipiise g-astri([ue (lu l,i|iin : aiiipoulcs cl(jsos ; polil cililiir des branches anasliiiiiiilii|(i('s ; (lilatalidii des coiilliicnls. (Injection vasculaire sani:iiine de nilrale ifariient).

[r,. TlKl.AMARF.]

LES LYMPHATIQUES

L'expérience de Recklinghausen, deLudwig et de Schweigger-Seidel n'implique pas nécessairement l'existence de canaux ou d'orifices intermédiaires au péritoine et aux lymphatiques. De même, la possibilité d'injecter les lymphatiques par les artères, la présence d'hématies dans la lymphe, peuvent s'explir quer autrement que par une continuité péi'iphérique quelconque entre les deux ordres de vaisseaux.

Et ces inductions théoriques sont confirmées par les données de l'observation directe qui montre : 1" que les puits lymphatiques du diaphragme sont loin de représenter des voies de communication, toujours ouvertes, entre la séreuse et les vaisseaux; 2" que les capillicules artériolymphatiques n'existent pas.

En somme, les capillaires lymphatiques, toujours absolument clos, ne communiquent directement ni avec le tissu conjonctif, ni avec les séreuses, ni avec les vaisseaux sanguins. Ils n'en ont pas moins des rapports physiologiques intimes avec ces diverses formations, rapports démontrés par la physiologie normale et pathologique.

Développement. — Les vaisseaux lymphatiques embryonnaires ne sont pas susceptibles d'être imprégnés par le nitrate d'argent. Il faut, pour les mettre en évidence, recourir soit à l'injection interstitielle d'une matière colorée, soit à l'acide osmique qui brunit leurs contours. Les difficultés techniques considérables présentées par leur étude à ce moment expliquent la rareté des travaux parus sur cette question.

Kœlliker crut voir dans la queue du têtard les pointes latérales des lymphatiques embryonnaires se continuer avec les cellules conjonctives. De cette ancienne observation, il n'y a rien à garder, dit Ranvier.

Breschet fit une constatation plus exacte lorsqu'il remarqua que, toujours, les vaisseaux lymphatiques se développaient avant les ganglions. Vérifiée depuis par Ranvier, cette notion est intéressante, car, dans la série animale, les lymphatiques apparaissent alors que les ganglions n'existent pas encore.

Ranvier a constaté l'absence des lymphatiques chez les embryons de porc qui ont moins de 9 centimètres du sinciput à la naissance de la queue. Chez ceux qui ont 10 centimètres, le canal thoracique existe et ses valvules sont parfaitement suffisantes.

D'emblée, les troncs se distinguent des capillaires; les premiers présentent très tôt leurs valvules et se développent aux dépens de bourgeons primitivement pleins; les seconds se forment au moyen de bourgeons primitivement creux et dépourvus de valvules.

Les cellules des bourgeons pleins ne tardent pas à sécréter un liquide dont l'accumulation distend la cavité vasculaire et repousse l'endothéliuiii du col. Cet endothélium refoulé, véritable collerette, est la première ébauche valvulaire. La gaine musculo-conjonctive n'apparaît que plus tard.

La végétation lymphatique initiale, d'abord très active, est parfois suivie de phénomènes régressifs étudiés par Ranvier sur l'épiploon du chat nouveau-né. Là se trouvent des lymphatiques dont le cul-de-sac terminal est replié et glomérulé comme celui des glandes sudoripares. Dans d'autres, la lymphe est retenue par une paire de valvules dont le jeu est renversé. Puis, ce sont encore des vésicules closes allongées ou même effilées en pointe ; elles représentent despor-

ANATOMIE (lÈNÈRALE

lions du système lymphatique isolées j)ar suite de ralropliie des segments intermédiaires. De même, chez le porc, on peul liiuncr des vésicules qui tantôt sont reliées par un pédicule canaliculé à un segment valvulaire complètement fermé et qui tantôt sont isolées. Elles sont susceptihles de constituer le point de départ de cerlalnes formations kystiques.

Ranvier a également constaté f]ue parlctut où l(\s Iymphati([ues sont au contact les uns des autres dans un tissu lâche, ils tendent à coniluer, à devenir

sacclformes. Tl compare le dévelop-

pement des lympliatlques à celui des glandes; le système lymphatique serait une iuimense glande (|ul, née des veines, y déverserait son produit de secr(''ll(ni, la Ivmphe.

Sala a suh 1 la formation du canal tlinracl([ue che/.le poulet. Sa première ébauche apparaît un peu plus tard

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Fri. ."i.jll.

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