I.vi
ili.ilii|iH's on ii'f; rossiou : vi'î^iculc lyiiipli.iliiiiii' l'ii voisin: vésicule isolée (d'il près nviei).
iiilinuile avec le lioiic
que celle des C(eurs lvmphall([ues, dans la seconde mdiln'' du huillème juur. On ti'ouve là ce momiMii. depuis l'origine du trc^nc l)i a( lil(i-c(''pliali(pie jus(|u";i la jonction du conduit (1(> Hotal gauche et de Taorte. des amas de cellules mésenchymaleuses arrcnidles. à gros noyaux riches en clnoniaHiie. Ces éléments constituent un cordon jilcln (|ul. s'excavant, figure r(''l)aiiclie du canal thoracique. 11 se ci'cuse plus \ile dans la partie thoraci(]U(' que dans la cervicale. La comuuiuicaHon axcc les veines ne se lait (|iie plus tard. I^'injecllmi du canal lhoi'aci(|ne par [tnp'ire du conu' lvmphahi[ne n'est possilde ([u'au douzième jour.
Pour cet auteur, les co'urs lymphaliques apparaissent ;i la dlx-luil llème heure du sixième jour comme des fissures irrégulières du mésenchvme. La paroi est uniquement formée par des cellules mésenchymateuses allongées; les plus internes s'a])laiisseiil pour constiluer l endothélium.
Les espaces lymphaliques apparaissent tous sous forme de fentes mésenchymateuses dans les dernières heures du neuvième jour. Les recherches de
LES LYMPHATIQUES
Sala confirment donc celles de Bonnet, de Gulland, de Saxer; elles montrent bien que les vaisseaux lymphatiques se forment dans les mailles du tissu conjonctif, dans des fentes extra-cellulaires, contrairement à l'opinion de Klein (1873) et à celle de Retterer (1902); pour ces derniers auteurs, la lumière des radicules lymphatiques se creuserait dans les cellules mésenchymateuses elles-mêmes.
Aperçu des vaisseaux lymphatiques dans la série animale. — Les vaisseaux lymphatiques ne se montrent qu'à une période relalivemenl assez tardive de l'ontog-enèse, bien après les artères et les veines. Il en est de même au cours de la pliylogenèse. Là, ils n'apparaissent avec certitude que clie/ les Téléostéens. Cari Vogt et Yung décrivent le système lymphatique de la perche comme formé de deux canaux longitudinaux situés sous la peau du milieu des lianes et aboutissant à une poche logée dans le voisinage de la dernière vertèbre. En avant, ces canaux communiiiuent, par quelques anastomoses, avec le système veineux.
Les lymplialiques prennent un développement plus considérable chez les Batraciens anoures. Au déhut. ce sont, dans la membrane interdigilale, des capillaires, tels absolument qu'on les trouve chez les mammifères. Ces capillaires aboutissent à d'énormes sacs, considérés autrefois comme des séreuses ou des espaces conjonctifs. Ce sont, en réalité, des capillaires lymphatiques qui, ayant conflué, sont devenus sacciformes et ont atteint ces proportions inusitées. Des sacs culanés, la lymphe passe dans les cœurs qui la déversent dans le sj'stème veineux. La grenouille possède 4 cœurs lymphatiques, un à la racine de chaque membre. Les cœurs antérieurs sont situés sous l'omoplate et communiquent avec la veine sous-scapulaire. Les postérieurs, gros comme une tète d'épingle, sont sous-jacenls à la peau de chaque côté du coccyx.
Ils sont formés d'un endothélium doublé extérieuremenl d'un réseau de fibres musculaires striées dont les travées les plus épaisses limitent des aréoles peu profondes. Au niveau de l'orifice veineux, il existe deux valvules semi-lunaires qui empêchent les reflux de la lymphe. On trouve dans les cœurs de la grenouille un grand nombre de faisceaux musculaires striés, dépourvus de noyaux dans leur intérieur; mais possédant, à leur surl'ace des amas protoplasmiques multinucléés. Ces faisceaux sont de dimensions variables et se divisent ou s'anastomosent à la manière des fibres du cœur sanguin; ce ne sont pas des cellules soudées bout à bout (Ranvier). Les cœurs possèdent un riche réseau de capillaires sanguins à mailles arrondies et irrégulières très dilférentes de celles observées dans les muscles ordinaires.
11 n'y a pas de cellules nerveuses; par contre, on y trouve beaucoup de nerfs à myéline. Ces nerfs se terminent, comme dans les muscles volontaires, par des éminences et des arborisations nombreuses (Ranvier).
Chez les reptiles, il y a deux cœurs lymphatiques de chaque côté du corps, au-dessus du cloaque. Us entrent en régression chez les oiseaux (Gadow). Pour Budge, ils existent chez l'embryon du poulet mais disparaissent avec l'allantoide. Sala en a trouvé des traces chez le poulet de 35 jours, lis semblent disparaître complètement chez les mammifères. En réalité, ils sont encore représentés ici par les renflements supra-valvulaires.
Dans le mésentère de la grenouille, les capillaires lymphati()ues forment des gaines périvasculaires, véritables séreuses.
On retrouve de semblables gaines autour de l'artère i>ulmonaire du bœuf (Renaut). Ailleurs, ce sont les gaines périfoUiculaires qui IraduisenI, chez tous les mammifères, l'ancienne tendance qu'otit les capillaires blancs à se disposer autour des organes à la manière des séreuses.
Cette dernière propriété complète la série des caractères communs à ces deux formations. Nous avons déjà dit qu'en confluant, les lymphatiques formaient dévastes poches endothéliales très semblables aux grandes cavités séreuses; Budge et Sala ont montré que les espaces lymphatiques se formaient aux dépens de simples fissures mésenchymateuses.
Enfin, des recherches de Sala, il résulte qu'il n'y a aucune difl'érence originelle entre les endolhéliums vasculaires et séreux. L'embryologie et l'analomie comparée prouvent que les formations musculaires sont secondaires, surajoutées.
La ressemblance est donc frappante entre le capillaire blanc et la séreuse viscérale; cette ressemblance morphologique est-elle une véritable identité? On l'admit longtemps, aussi longtemps que les esprits, impressionnés par la célèbre expérience de Recklinghausen, crurent à la permanence des communications lymphatico-périlonéales. Depuis, au contraire, Jrappés de la contingence de ces communications, la plupart des auteurs se sont efl"orcés de trouver des caractères distinctifs enlre les capillaires et les séreuses. Les uns, s'adres-
s;inl aux parois, sig'nalcnl ([ucl(|ues dinÏMcnccs sliLicliirales entre les deux endotliéliuiiis iloiil nous savons la coinniuue ori;;ine; les autres, étudiant le cnnlenu, constatent (jue la composition liistociiimi(|uc de la sérosité n'est pas idenlii|uc à celle de la lym|ilie. Le l'ait esl exact, mais, eu réalité, il y a moins de dilli'rence chimii|ue entre cette sérosité et la lymphe périphérique ipi'entre celle-ci et le chyle. Il est doue inadmissible d'écrire ipie «( riiomolofiie enire séreuse el capillaire ne saurail être maintenue à moins d'admellre que la lym|)he varie de conslilulion avec les jioinls oij l'on étudie. Pareille hypothèse n'a pa.s encore re(;u le contrôle de l'expérience ». (Voy. ce Trailé, t. IV, p. lOSn.)
En soMuue. de ces faits il résulte que le système des vaisseaux lymi)hati(pies est fondaineulalenient identique chez les Ralracieus et les mammifères. Toutes les formations obser- \ çes chez, les jjremiers se letrouvent au luoius à l'élat vestigial chez les seconds. Les seules (iilléreuces importantes sont les suivantes ; les lymphatiques, chez les Batraciens et les Amphil)iens se jettent dans le sysiènie veineux sans ])asser par l'inlermédiaire ganglionnaire. On sait que les ganglions n'apparaissent (juc chez les oiseaux, et encore, semble-l-il, uniquement dans la région cervicale. La loi de ^lascagni n'est donc vraie (jue pour les lymi)haliques des mammirères. Eulin, chez les Ualracieus, et même chez l'embryon d'oiseau, les poiuls d'ahouchemenl des lymphatiipies dans les veines sont multiples : les deux systèmes cum uuin i(pu^u t au niveau de chacun des i|ualic cii'urs lymphati(pies.
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