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I.VMI'IIATIOUES DE LA TÈTE ET Di: GOl

traversent à ce niveau la jtaroi pharyngée. Ils se portent alors en dehors en cheminant dans l'épaisseur de l'aponévrose péri pharyngée et se terminent dans les ganglions rétro-pharyngés, placés, comme nous l'avons vu, à la jonction de la l'ace postérieure et des l'aces latérales du pharynx, en dedans des aponévroses sagittales de cet organe. Sur leur trajet, ces vaisseaux peuvent présenter de ])etits nodules ganglionnaires interrupteurs, plus ou moins rapprochés de la ligiu' médiane et qu'il ne faut pas confondre avec les véritables ganglions régionnaires, toujours latéraux.

Certains collecteurs peuvent a\oir une disposition dillV'reute de celle que nous venons d'indiquer. C'est ainsi que quelques-uns d'eaire eux peuvent éviter le relai rélro-pharyngien et gagner directement les ganglions supérieurs et movens de la chaîne jugulaire interne, en passant obliquement en arrière du grand synqiatlilque et du paquet vasculo-nerveux. Certains de ces vaisseaux passent en arrière du grand droit antérieur, entre ce dernier et la ct)lonne vertébrale (voy. fig. 040).

Enfin, certains collecteurs, au lieu d'émerger au niveau de la ligne médiane postérieure, perforent la paroi pharyngée à la jonction de la face postérieure et des faces latérales du pharynx, et se jettent immédiatement dans les ganglions rétro-pharyngés. INIais ce trajet raccourci constitue l'exception, et Most insiste avec raison sur l'émergence médiane habituelle des collecteurs de la partie supérieure du pharynx (voy. fig. 040).

2) Les collecteurs moijens naissent de la région amygdalienne et de la muqueuse des parties adjacentes. Ces vaisseaux perforent la tunique musculaire un peu au-dessus de la grande corne d(> l'os hyoïde. Ils se terminent dans des gangliiHis, plar('s sur la jugulaire interne, imuK'diatement au-dessous du ventre ])t)stérieur tlu digastrique.

3) Les collecteurs inféricfii'^i naissent de toute la moitié inférieure du pharynx. Ils convergent vers la partie moyenne des gouttières pharyngo-laryngées (sinus pyriformis), en cheminant au-dessous de la nmqueuse. A ce niveau, ils s'unissent aux lynq)luiti([ues qui constituent le pédicule supérieur du larynx et partagent la terminaison de ces vaisseaux. Ils se jettent donc dans 4 ou 5 ganglions de la chaîne jugulaire interne étagés sur ce vaisseau, ou immédiatement en arrière de lui depuis le ventre postérieur du digastrique jusqu'à la partie moyenne du corjts thyroïde. Ces collecteurs présentent ordinairement sur leur trajet de petits nodules ganglionnaires interrupteurs placés sur la face externe de la membrane thyro-hyoïdienne (vov- fig- 042).

En résumé, les lymphatiques du pharynx aboutissent soit aux ganglions rétro-pharyngiens, soit aux ganglions de la chaîne jugulaire interne. Les ganglions de cette chaîne c[ui reçoivent des lymphatiques du pharynx appartiennent tous au groupe interne des ganglions sous-sterno-niastoïdiens (voy. p. 1277).

Sur les lyinphatii|iics du pliaryux, \oy. : Mnsr. l'ubor deii Lyniplif;ef;issapparat von Xa-r uiul Hai-hcu. Arrh. f. Anut. uiul i>hij.<:.\ Aual. Abtii., lUOI. p. 7'i.

Lymphatiques de la portion cervicale de l'œsophage. — Les lym-

])hatiqu('s de la portiim cervicale de l'd'sopliage naissent de deux réseaux, l'un uuiqucux. l'autre musculaire. Comme nous l'avons vu. le réseau mu-

[l'OiiUKii i:r ccxiio.]

ÉTUDE SPÉCIALE DES LYMPHATIQUES

queux est relativement indépendant à sa partie supérieure du réseau homologue du pharynx. Les collecteurs issus de ces deux réseaux se terminent dans les ganglions sous-sterno-mastoïdiens et dans les ganglions de la chaîne récurrentielle.

IV, — LYMPHATIQUES DE LA PORTION FACIO CERVICALE DES VOIES RESPIRATOIRES

Lymphatiques des fosses nasales. — Réseau d'origine. — Les lymphatiques des fosses nasales naissent d'un réseau continu, placé dans la partie la plus superficielle du chorion de la muqueuse. L'aspect de ce réseau varie beaucoup suivant les points considérés. C'est au niveau de l'extrémité postérieure ou queue du cornet postérieur que ce réseau lymphatique présente son maximum de développement. C'est en ce point qu'il faut tout d'abord tenter de l'injecter. Il présente également des mailles assez serrées sur la paroi inférieure des fosses nasales et au niveau des cornets et des méats inférieurs et moyens. Par contre, les ramuscules qui le constituent deviennent d'une finesse extrême sur le cornet supérieur et sur toute l'étendue de la paroi interne. Aussi, en ces points, leur injection présente-t-elle d'assez grandes difficultés. Il en est de même lorsqu'on se rapproche de l'orifice antérieur des fosses nasales. D'une façon générale, la richesse du réseau et la facilité de son injection sont, ici comme partout, en raison directe de l'épaisseur de la muqueuse.

Ce réseau d'origine fait suite en avant au réseau cutané du vestibule des fosses nasales. En arrière, il se continue avec celui du pharynx et de la paroi supérieure du voile du palais. Au niveau du bord postérieur de la cloison, il y a continuité entre les réseaux des deux fosses nasales; aussi une piqûre unilatérale de la cloison peut-elle injecter les collecteurs de la fosse nasale du côté opposé.

Dans la région olfactive de la muqueuse des fosses nasales, il existe, à côté du réseau des lymphatiques proprement dits, des formations jusqu'à un certain point comparables; ce sont les gaines méningées des filets de la première paire. Or, lorsqu'on injecte ces gaines par l'espace sous-arachnoïdien, on arrive parfois à remplir en même temps les lympliatiques de la muqueuse nasale (voy. t. 111, p. 777, fig-. 421). Axel Key et Hetzius, qui ont, pour la première fois, signalé ce fait, n'ont cependant jamais vu de communications directes entre les gaines périolfactives et les lymphatiques de la muqueuse. L'injection passait dans ceux-ci par l'intermédiaire de fins canaux qui traversaient les trous de la lame criblée en même temps que les filets olfactifs tout en restant indépendants des gaines lymphati([ues de ces derniers. Il y aurait donc, d'après Key et Retzius, communication directe entre l'espace sousarachnoïdien et les lymphatiques de la pituitaire. Nous avouons ne pas être absolument convaincus de la réalité de cette communication. Nous pensons qu'en raison de l'intérêt pratique qui s'attache à cette question au point de vue de la pathogénie de certains accidents cérébraux consécutifs ii des infections nasales, il y aurait lieu de reprendre ce point particulier de l'anatomie des lymphatiques de la pituitaire.

Troncs collecteurs. — Les collecteurs du réseau des fosses nasales forment deux groupes : l'un antérieur, fautre postérieur.

a) Les troncs antéiieurs, de beaucoup les moins importants, ne peuvent être injectés que par des piqûres, portant sur le tiers antérieur de la muqueuse des fosses nasales. En nombre variable, ils passent soit dans le sillon qui sépare la charpente cartilagineuse du nez de l'orifice osseux sur lequel elle s'implante, soit entre les différents cartilages, soit même en avant de ces derniers. Ils arrivent ainsi dans le tissu cellulo-adipeux sous-cutané. Ils se ré-

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