SYSTÈME DE L'ARTÈRE AORTE AORTE
L'aorte est le tronc originel de toutes les artères du corps. Xée du ventricule gauche, elle s'élève, décrit autour du pédicule du poumon gauche une courbe, n 42
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puis descend, verticalement appliquée sur la colonne vertébrale, passe à trave
Sous-clae. g, Intercos. sup.
Tr. Ir.-céph.
Car. prim. y.
Cross, aort.
/ntercost.
Aorte thorac.
Diaphrag. inf.
Tronc cœlia.
Gra, inésent.
llniq, prit)!.
Sacrée moy.
flii(</. exl.
Fig. 377. — Vue générale du système aortiqiie.
DES AHÏI^RES
le (liapluaj^ine l'I péiiclrc dans la cavité aiidoim iiak'. J^JIe parcourl ainsi successivement In région thoracirjiie ot la région abdominale. iJans cette dernière, elle donne deux branches que l'on décrit comme branches terminales, les artères iliaques primilivcs, et, très réduite, descend au-devant du sacrum, sous le nom de sacrée moiienyie.
Ce long vaisseau peut être divisé en li'ois segments : — 1° portion f(ui contourne le bile, ou crosse de l'aorle; — 2° portion descendanle dans le thorax, ou aorte dcscemlarilc I lioraciqiie : — .'>" portion abdominale ou aorle abdominale.
CHOSSF. DU i/aOUTH
Un donne ce nom au premier segment de l'aorte, en raison de iasaNle courbe que décrit le vaisseau autour du bile pulmonaire gauche.
Limites. — l^a crosse de l'aorte commence au niveau de l'oiilice du ventricule gauche; elle Hnità la (|uatriéme vertèbre dorsale, là où l'artère change de direction pour descendre verticalement dans le thorax. Cette limite est toute conventionnelle. — Dans sa première partie, cette crosse monte d'abord obli- ([uement, puis verticalement ; dans sa deuxième partie, elle se dii'ige horizonlalement de droite à gauche et d'avant en arrière (voy. flg. 378).
Calibre. — [^a crosse de l'aorle forme un cylindre incurvé sur lui-même. Le diamètre de ce cylindre est d'environ 27 mm. Son calibre n'est pas absolument régulier; il décroit à ])artir du point où le tronc émet des grosses branches. Toutefois, cette diminuticui n'est pas en rapport avec le volume de ces branches, si bien qu'à sa terminaison la crosse de l'aorte mesure encore 18 à '20 mut.
Staliel a décrit sur la crosse de l'aoï'lo un rélrécisseinent siégeant iiiiméiliatement en aval de l'origine de la sous-clavière gaiiclic. D'après cet auteur, ce rétrécissement ne serait pas dù à ce que la crosse vient d'émettre trois brandies très volumineuses, innis serait la conséquence du changement de direction du vaisseau (Voyez généralités, p. (131).
De i)lus, la crosse aorlique présente des dilatations: les shîh.s Je Vidsalvfj et le grand sinus de l'aorle.
Sinus de Valsalva. — On donne ce nom à trois saillies qui se remar(|uent à l'origine du vaisseau, et répondent, comme forme et situation, aux valvules sigmoïdes (voir fig, 323) : il y a donc un sinus postérieur et deux sinus latéraux, l'un droit, l'autre gauche. C'est au niveau de ces sinus, ou à quelques millimètres au-dessus d'eux, qu'émergent les artères coronaires.
Grand sinus de l'aorte. — On nomme ainsi une dilatation que l'on observe au niveau de l'union des portions ascendante et horizontah; de la crosse de l'aorte. Cette dilatation est constante ; on ne peut donc pas la regarder comme un fait pathologique ; cependant elle est d'autant plus marquée ([ue l'âge est jilus avancé.
Trajet. — Direction. — Imi sortant du ventricule gauche, l'aorte se dirige en haut, en avant et adroite, obliquement ascendante. Après un trajet de 3 à ") cm., elle se redresse légèrement et prend une direction verlicalemoit ascen~ danle. Puis, elle se recourbe, devient horizontale et se dirige ainsi d'avant eu
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arrière et un peu de droite à gauche jusque sur le flanc gauche de la quatrième vertèbre dorsale.
Cette portion horizontale n'est pas rectiligne : comme le montre la fig. 378, elle décrit une courbe à concavité droite et postérieure embrassant la trachée
ri'ricarilc
Fig. 378. — Coupa lionzonlalo du llioi-ax, d'après Bourgery.
et l'œsophage. — Kn résumé, nous voyons que la crosse de l'aorte décrit un arc de cerch- très fermé, dont les deux extrémités sont distantes de 4 à 7 cm.
Rapports. — Les rapports de la crosse de l'aorte doivent être étudiés : I " dans sa portion ascendante, 2° dans sa portion horizontale.
DES ARTÈRES
1" Portion ascendante. — L'aorte, dans son trajet ascendant, est logée dans le péricarde. Elle entre en rapport direct avec les organes situés dans cette enveloppe et, par l'interniédiaii'e de celle-ci, elle confine à d'autres parties. Le feuillet séreux du péiicarde forme à l'aorte une gaine qui lui estcommune avec l'artère pulmonaire (voyez péricarde, p. (323) ; ces connexions de l'aorte avec le tronc de l'artère pulmonaire méritent de fixer l'attention. L'artère pulmonaire, née en avant de l'aorte, se termine en arrière de sa portion verticalement ascendante ; elle la contourne en passant sur son coté gauche. Tandis ([uc l'artère pulmonaire se dirige en haut, en arrière et à droite, l'aorte se dirige en haut, en avant et à gauche; ainsi, les deux vaisseaux adossés adaptent leur courhure en pas de vis. — De la graisse remplit de chaque côté l'interstice des al tères ; lorsque cette graisse manque, comme cela arrive chez l'enfant, le péricarde séreux se déprime de charjue cùté entre les vaisseaux. Entre le |)éricarde et le tronc aortique rampent de nomhreux rameaux nerveux.
A gauche, l'aorte est en rapport, à ce niveau, avec l'auricule g;niche qui contourne le vaisseau et s'avance sur sa face antérieure; le contact n'est pas immédiat, car le feuillet séreux s'insinue entre l'aorte et l'auricule. — A droite, elle est en rapport avec l'auricule droite. — En arrière, l'aorte est en rapport avec la face antérieure des oreillettes, surtout l'oreillette gauche, mais elle en est séparée par le circuit séreux dit canal de Theile.
Au-delà du péricarde séreux, l'aorte, toujours ascendante, est entourée l)ar le feuillet fibreux du péricarde et elle est en rapport : en avant avec une masse cellulo-adi|)euse, plus ou moins abondante, qui la sépare de la face postérieure du sternum; dans cet espace descend le thymus, très réduit chez l'adulte. — A droite, elle est en rapport avec la veine cave supérieure qui descend verticalement, mais sui' un plan un peu postérieur.
2o Portion horizontale. — La direction en arrière et à gauche de cette portion f.iit que sa face latérale gauche regarde en avant, tandis que sa face latérale droite regarde en arrière (voy. fig. 378).
Sa l'ace antérieure et gauche adhère, dans sa partie antérieure, au péricarde fibreux, par un tissu dense qui rend sa dissection difficile. Au-devant d'elle, descendent dans la graisse cjui la séparent du sternum les vaisseaux diaphragmatiques supérieurs gauches et le phrénique, les nerfs cardiaques antérieurs et le nerf pneumogastrique. Comme le montre la fig. 379, ces organes sont étagés dans l'ordre suivant : en avant, le phrénique qui n'est jias en contact direct avec la crosse de l'aorte ; plus en arrière, les nerfs cardia([ues et le pneumogastrique ; ce dernier croise la crosse au niveau de l'origine de la sous-clavière gauche. Nerfs cardiaques et pneumogastriques sont directement a|qjliqués sur le vaisseau.
Plus en arrière, dans sa portion postérieure ou pleurale, la face antérieure ou gauche de la crosse de l'aorte est recouverte par la plèvre. Le vaisseau, saillant sous la plèvre, marque son empreinte sur la face médiastinale du lobe supérieur du poumon gauche. Au-dessus de cette saillie, la plèvre se déprime en uiic large fosse triangulaire que l'on pourrait appeler fosse pleurale siisaor tique. (]ette fosse est limitée en avant par la saillie, toujours très appréciable, de l'artère sous-clavière gauche; son fond ré|iond à la |)aroi vertéhro-costale. — Des filets du sympathi(|ue allant au |»lexus cardiaque et pul-
ANGÉIOLOGIE
monaire descendent 'entre la plèvre et cette portion postérieure de la crosse de l'aorte.
i" côte.
Sotis-clav. g.
Pneumog.
Car. prim. g.
Nerfs cardia.