‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 3)Chapitre 28 sur 190 · Les carotiJes, la sous-elavière pt ses lirnnelie · texte numérisé non relu

Les carotiJes, la sous-elavière pt ses lirnnelie

Vieussens et a l'artère thyroïdienne inférieure, qui la croise perpendiculairement; — en arrière, elle répond à la terminaison de la veine jugulaire posn iG

ANGÉIOLOGIE

iérieure, au ganglion de Neubauer et à la branche antérieure de la première paire dorsale et de la septième cervicale; — en dehors, elle est en rapport avec le muscle transverso-pleural (Sébileau); — en dedans, elle répond à la jugulaire interne, à la carotide primitive et au tronc du pneumogastrique, situés sur un plan antérieur et, profondément, au muscle long du cou.

Dans son trajet par le canal mi-osseux, mi-musculaire, que forment les trous des apophyses transverses réunies par les muscles intertransversaires, anlél'ieurs et postérieurs, la vertébrale est entourée d'un plexus veineux (plexus vertébral) et accompagnée d'un tronc nerveux (nerf vertébral de François Franck); elle croise les nerfs cervicaux en passant au-devant d'eux.

Entre l'atlas et l'axis, elle entre en rapport, en arrière, avec le muscle grand oblique. — Entre l'atlas et l'occipital, elle répond en arrière au petit oblique, en avant à la gouttière osseuse de la face postérieure des masses latérales. — .\près avoir perforé la dure-mère rachidienne et l'arachnoïde, elle pénètre dans la cavité crânienne et chemine d'abord entre la face interne des masses latérales de l'occipital et la face latérale du bulbe, puis entre la face antérieure du bulbe et la gouttière basilaire.

Au niveau du bord inférieur de la protubérance, elle s'unit à celle du côté opposé pour donner naissance au tronc basilaire. Celui-ci, impair et médian, chemine entre la face antérieure delà protubérance et la gouttière basilaire; arrivé au niveau du bord supérieur de la protubérance, il se divise en deux branches terminales, les deux artères cérébrales postérieures.

Branches collatérales. — La vertébrale fournit de nombreuses collatérales. On peut les diviser en trois groupes : branches naissant de la portion cervicale de la vertébrale; branches naissant de sa portion intra-crâniennc ; branches naissant du tronc basilaire.

Branches naissant de la portion cervicale. — Au niveau du cou, la verté- J)rale ne fournit que quelques rameaux insignillanls. En passant entre les apophyses transverses, elle émet quatre ou cinq rameaux peu volumineux : ce sont les rameaux spinaux, qui pénètrent avec les nerfs rachidiens dans la cavité vertébrale où ils se comportent comme les rameaux spinaux des artères intercostales. La vertébrale cervicale fournit encore quelques rameaux musculaires, de nombre et de volume très variables, qui se distribuent aux muscles prévertébraux, aux muscles spinaux et aux muscles intertransversaires. Enfin, elle fournit quelques branches grêles aux articulations des apophvses articulaires et aux articulations unci-vertébrales.

Branches naissant de laportion intra-crânie}ine. — Dans le crâne, la vertébrale fournit quatre branches.

1* \Jartère méningée postérieure (occipito méningienne de Chaussier). —

Cette branche se détache de la vertébrale, aussitôt après que celle-ci a traversé la dure-mère rachidienne; elle se dirige en haut et en dehors, cheminant dans la fosse cérébelleuse; au niveau de la tente du cervelet, elle se recourbe et se ramifie sur la face inférieure de l'organe.

2" IJartère spinale postérieure. — On appelle ainsi, bien à tort, une branche très grêle qui naît de la vertébrale peu après que cette artère a traversé la dure-mère, contourne les faces latérales du bulbe, passe entre les fibres radi-

DKS AUI ÈIŒS

culciires du sjniial cl ai'ii\e sur la fuee iioslérieurc Je la niocllc, où flic se divise en deux l'ameaux : l'un ascendant ou voitricidaire gagne la partie latérale du qualriènie veniricule; l'aulre, dcf^centhint ou spinal, représente la continnalion de l'artère.

Ce rameau spinal eheniine, tiès llexneux, sur les cotés de la face postérieure de la n)oelle, où il se subdivise en deux arlérioles, qui descendent l'une en avant, l'antre en arrière des racines postérieures des nerfs spinaux. Celle

artère spinale postérieure, émanée de la vertébrale, s'cpiiixc bientôt; mais, elle est continuée par des rameaux venus des Itrancbes s|)inales cervicales, dorsales et lomliaires qui, s'anastomosant entre eux par leuis bran(bes Piédullaires, les unes ascendantes, les antres descendantes, constituent Varlère spinale postérieure vraie ■ Voyez à ce sujet la descri]ition de Cbarpv, in tome 111, page et la reproduction des belles ligures de Kadyi à la même page).

3" h' artère spinale antérieure, plus volumineuse tpie la |)récédenle, se détache de la vertébrale an-dessus de la postérieure, tout près du tronc basilaire

ANGÉIOLOGIE

dont elle peut aussi provenir ; elle se porte aussitôt en bas et un peu én dedans, au-devant du bulbe, et s'anastomose avec l'artère spinale antérieure du côté opposé, pour constituer un tronc médian antérieur ; ce tronc renforcé par les artères radiculaires antérieures cervicales, dorsales et lombaires, constitue Vartère spinale antérieure proprement dite, qui descend jusqu'à la partie terminale de la moelle, en suivant à peu près le sillon médian antérieur de celleci (Voyez toine Ul, page 252, la reproduction de la figure de Kadyi).

i" Artère cérébelleuse. — (Cérébelleuse inférieure et postérieure; vertébrocérébelieuse). — L'artère cérébelleuse naît du côté externe de la vertébrale, en regard de la précédente (voyez fig. 378, t. IV). Son calibre, parfois inégal d'un côté à l'autre, est toujours assez considérable (grande cérébelleuse inférieure. Cbaussier); elle contourne les faces latérales du bulbe, passant entre les filels radiculairesdu grand hypoglosse, conlourne ou traverse les racines du pneumogastrique et du glosso-pharyngien, croise le corps restiforme et gagne ainsi les côtés du quatrième ventricule; là, elle s'enfonce vers la scissure interhémispliérique du cervelet et s'épuise sur le lobe médian, envoyant une ou deux branches en dehors sur la face inférieure des lobes latéraux.

Branches collatérales du tronc basilaire. — Le tronc basilaire qui a été décrit (tome IV, pages 681-G82 et re])résenté ibid., fig. 378 et 379) fournit : I" les branches protubérantielles qui, très nombreuses et très grêles, s'enfoncent dans la protubérance annulaire à laquelle elles se distribuent.

2" \-.'art'ere auditive interne, qui accompagne le nerf auditif dans le conduit audilif interne et se distribue à l'oreille interne.

3" {j artère cérébelleuse JUO/yenne(artèrecérébelleuseinférieui'ect antérieure) petite, qui se dirige en dehors, vers le lobule du pneumogastrique et se distribue à la face antérieure du cervelet.

i" L'artère cérébelleuse supérieure, qui naît du tronc basilaire, tout près de sa bifurcation, et se distribue à la face supérieure du cervelet. Elle suit dans son parcours le tronc du moteur oculaire commun dans le sillon sus-protubérantiel et se distribue à la face supérieure du cervelet (voyez t. IV, p. 682, 683 et fig. 378, 379).

Branches terminales du tronc basilaire. — Au niveau du bord supérieur de la protubérance et un peu au-dessous du bord supérieur du plan basilaire, le tronc basilaire se divise en deux branches terminales : les artères cérébrales postérieures, l'une droite, l'autre gauche. Chacune d'elles contourne le pédoncule cérébral jusqu'aux tubercules quadrijumeaux, de là, elle se porte en arrière et en dehors sur le lobe occipital, où elle se divise en ses branches terminales.

L'artère cérébrale postérieure reçoit, à 5 ou 12 mm. de son origine basilaire, la communicante postérieure, qui anastomose le système de la vertébrale avec celui de la carotide interne. Elle donne des collatérales à la protubérance, au ventricule moyen, etc., etc.; ses branches terminales, d'ordinaire au nombre de trois, se rendent à la face inférieure du lobe temporal et au lobe occipital (voyez t. IV, pages 698, 099 et fig. 386, 387).

Variétés. — L"art,ère vertébrale peut naître de la sous-clavièro par un tronc commun avec L'une ipielconqiie des branolies de eelle-ci ; mais, cette oi'igine est d'autant plus raie

DKs Aivn:iu-s

([lie l'un cunsiilci-e une branc.lie plus ; (iii oIisi.tvu assez! soiueiil uni.' \ iTlfbrali-

naissant avec la lliyroïdienne ou la cervicale ascendante, exceptionnellement avec la scapulaire postérieure. — La vertébrale pont naiti'e d'un tronc autre que la sous-claviére : 1" du tronc brachio-céphalique, soit prés de sa bifurcation, soit dés son origine ; 2" île la crosse de l'aorte, à une hauteur variable ; 3o de la sous-claviérc gauche : dans ce cas, elle passi! en arrière de l'œsophage (StruthersdIyrtI) ; — 1" delà carotide pi'iniitive ou même de la ciirotide externe, par un tronc commun axec l'occipitale. Quain l'a vue naitre par deux rameaux bientôt l'usionni:s en un seul tronc.

La longueur, la complexité du trajet de la vcrtéin'ale peiiiiettent tie comprendre les variétés qu'elle peut présenter. ICUc passe quelquefois par le tri>u de la se|)liéme apophyse ti'ansverse. Klle peut ne pénétrer que dans le cinquième, le quatrième ou même le deuxième trou transversairo. Un l'a vue sortir du canal pour y rentrer ensuite (Homaglia). N. Batuzclf (.\nat. anz. mai iSS'J) a vu le tronc basilaire mampier. Ce tronc était remplacé par une artère naissant de la carotide interne, un peu avant cpic celle-ci pénètre dans le canal ea.rotidien. tleltc' branche anormale entrait dans le crâne par le trou condylien anté'rieur gauche, gagnait le plan basilaire et se comportait comme l'aurait fait un tronc basilaire normal. Les deux vertébrales étaient atrophiées.

lirancliea sur/iiiméraires. — La vertébrale peut fournir l'artère thyroïdienne inférieure, l'intercostale supérieure, la cervicale profonde, l'artère occipitale (Grun); par contre, elle peut perdre quelques-unes de ses branches normales. — Les anomalies de ses branches iiitra-cràniennes sont étudiées, t. III, p. (193.

TiUlXC rilVKf»-Hl(:KI{VI(;()-S(;AlM I..\llll': (FarabouD.

Syn. : Tronc thyro-scapii lairc . 'rruiiciis tliyreo-cervicalis (At. Allemands).

.Il' décris, sou.s cette déiioiniiiation hoiireuse, le tronc qui se détache de la suiisrlavière et donne naissance à la tiiyro'i'dienne inférienre, à la cervicale ascendante, à la cervicale transverse superficielle et à la scapnlaire supérieure. Nos classiques décrivent ces ijualie branches cointue naissant, à l'ordinaire, directement de la soiis-claviére, alors qu'une (elle disposition est plutôt exce|)lionnclle. Les Allemands (Meule, [.uschkci, etc.) décrivent le tronc commun aux quatre branches sous le nom de Iriincus thyreo-cervicalis, tronc Ihvro-cervical de Sebileau.

Toujours très volumineux, ce Ironc se détache de la partie antéro-supérieure de la sous-clavière, à i|uel(jues millimètres en dehors de la naissance de la mammaire interne el du tronc cervico-intercostal. Dès son origine, il se porte fil haut et un peu en avant, et, après un trajet très court vai'iant entre 2 el 10 mm., il se divise en (juatre branches : Ihjiroidiciinc inférieure, cervicale ((ncendante, cervicale transverse superjicieUe cl scapnlaire supérieure. Dans un certain nombre de cas, le tronc thyro-scapulaire donne simultanément ces quatre branches; le plus souveni, il se divise en deux branches : I'uih' inlerne (|iii donne naissance à la thyro'idienne inférieure et à la cervicale ascendante; l'a\itre, externe, qui se divise en ceivicale transverse su[)erliciellc fl "Il scapnlaire supérieure. C'est ce qui explique pourquoi la plupart de mis elassiques décrivent la cervicale ascendante ci^mme branche de la llivro'idienin' infcrieure et la cervicale transverse su])erncielle, comme branche de la sca|)ulaire supérieure. Il est assez rare de \oir l'une de ces quatre branches naître isolément du tronc de la sous-clavière, et plus rare encore de voir les (|iiati(' se détacher séparément de ce Ironc.

'Variétés. — Le tinnc tbyin-i ervicul pciil manquer : se> ipiatic branche,- naissent iso- Iriuent de la smis-clavière ; il est beaucoiq) plus fréciuent de le voir se scinder en deux troncs, l'un donnant naissance à la tliyroiilienne inférieure et à la cervicale ascendante, l'autre il la scapnlaire supi'rieuie et m la cervicnle transversc superficielle. — I,p tronc tiiyn..

ANGÉtOLOGIE

cervical peut naître en dehors du scalène antérieur (Quain), ou entre les scalènes. Dans un cas où le tronc Ihyro-cervical naissait entre les scalènes, Gruber l'a vu perforer le scalène antérieur. — Le nombre des branches du tronc thyro-cervical peut être porté à cinq par l'adjonction aut quatre brandies normales d'une branche surnuméraire comme la vertébrale, la mim niire inlei'ne, la cervicale profonde, l'intercostale supérieure.

thyroïdienne inférieure

La tliyro'i'dienue iaféiieure est la plus interne des branches du tronc T. B. S. Son cilibre, toujours considérable, est en raison inverse de celui de l'artère thyroïdienne supérieure du même côté.

Dès S3n origine, elle se porte verticalement en haut, jusqu'au niveau de l'apophyse transverse de la cinquième cervicale ; là, elle s'infléchit brusquement, redevient descendante, puis transversale et enfin de nouveau ascendante, pour gagner l'extrémilé inférieure du lobe latéral du corps thyro'ide, où elle se divise en deux branches terminales. Elle décrit ainsi deux courbes, l'une, externe et profonde, dont la concavité regarde en bas et un peu en avant, l'autre, interne el moins profonde, dont la concavité regarde en haut et un peu en arrière.

La thyro'idienne inférieure alîecte les rapports suivants. — En arrière, elle répond aux apophyses transverses des sixième etcinquième vertèbres cervicales, dont elle est séparée par le long du cou, par l'aponévrose prévertébrale et par l'artère et la vein3 vertébrales qui, d'abird placées au-devant de la thyi'o'idienne inférieure, passent ensuite en arrière d'elle; — en avant, elle répond à la carolide primitive, à la jugulaire interne, au pneumogastrique et au sympathi(|ue, qui la croisent perpendiculairement et qu'elle embrasse dans la concavité de sa courbure externe; — en dehors, la partie initiale ascendante de la thyro'i'dienne longe le bird externe du scalène antérieur ; — en dedans, sa partie terminale,égiilement ascendante, longe la trachée et l'cesophage et entre en rap](ort avec le récurrent (voy. t. IV, ji. 181 et 182).

Branches collatérales — Dans tout ce trajet, la thyro'idienne inférieure fournit des rameaux musculaires aux muscles long du cou, cléido-hyo'i'dien, sterno-thvro'i'dien ; des rameaux oesophagiens et trachéaux. La plus importante de ses collatérales est ïartère laryngée postérieure. Celte artère, qui se détache souvent de l'une des branches terminales de la thyroïdienne inférieure, monte verticalement à côté du nerf récurrent, se termine sur la face postérieure du larynx dans les muscles crico-ary ténoïdien postérieur et ary-aryténoïdien, et dans la muqueuse de la |)aroi postérieure du larynx.

Branches terminales. — Ces branches sont au nombre de trois : 1° une branche inférieure, qui longe le bord inférieur de l'isthme du corps thyro'ide et s'anastomose à plein canal avec celle du côté opposé ; — 2° une branche postérieure, qui monte verticalement le long du bord postérieur des lobes latéraux et s'anastomose avec la branche homologue de la thyro'idienne supérieure ; — .'!" une branche profonde, qui s'insinue entre la trachée et la glande, dans la parlie postérieure de laquelle elle se distribue.

Variétés. — L'ai-tèro thyroïilicnno inl'i'ricurr' peut inaniincr : i.'lli' i\-;t suppléée alors ])av

DES Ali TÈlSES

7lo

l'une (1rs auli-O-s tli yroïilieimes ou \t;iv iuk.' lliyi-iiïtliiMiiii' suniuiiicraii-e (■oiuiiit^ la lliy roïdicuiie (le Ncubaiier. — Il est rare de lavoir naiire (l'nii autre tronc que la sous-eIavi(!'re, comme la carotide ])riniitive, le tronc ljraciiio<x'pliali(iue, la crosse de l'aorte, et m('nie de la carotide ou de la sous-clavi('re du cMé opposii. Dans un cas où la thyroïdienne inf(jrieure gauche naissait de la sous-clavi(;'re droite. Barclay et Burns ont vu cette art(''re passer devant la trachée. Par contre, dans un cas de Luschka. la na'mc artère, naissant de la carotide droite, gagnait le lobe gauche du corps thyroïde par un trajet ri'tro-lrachi^'al. L'artère thyroïdienne inférieure i)cut fournir anormalement un rameau annstomoticfue pour l'artère vertébrale, une thyroïdea ima accessoire, l'artère crico -thyroïdienne, une ou plusieurs artères broiichi((ues Hc.

ArxTKRI", CEKVIUALK ASCENDANTE Syii. : Branche cervicale (le la tliyroidieiiiie siip ('■rieure. — Cerviealis asecndens.

iJeu.xièiiie brandie du Injiic T. B. S., la corvicale asceiidaiile se porte dès son origine vertifaicnienl en hatil ; elle repose d'abord sur lescalène antérieur, longée en debors par le nerf pbréniqne, recouverte par le muscle onioplatolivo'idien et l'aponévrose moyenne. Elle vient ensuite se j)Iacer sur les tubercules antérieurs des apopbyses transverses des vertèbres cervicales, elcbemine là entre les insertions du scalène antérieur en debors, du long du cou et du droit antérieur eu dedans. Elle se termine ordinairement ;iu niveau de la troisième vertèbre cervicale. Dans son trajet, elle donne des rameaux yniiscnlaires et des rameaux spidoitx. Les [)remiers se distribuent au long du cou, au grand droit antérieur et au scalène antérieur. Les rameaux spinaux s'engagent dans la gouttière des apopbyses transverses, passent en avant des nerfs cervicaux, en ari'ière de l'artère vert(''I)r(ile, cl |i(''nèlrenl par les Irons de conjugaison d.ins la cavité racbidienne.

Variétés. — Elle peut nian([uer ou iircseider un vdluiuc auoi'mal et remplacer alors en lolalit(' ou en partie la cervicale profonde: elle iicul. donner naissance à la niajuniairc inlerne ou à l'occipitale.

ARTÈiiE tiEKVir.AEE TR.\NSvi:asi; sfpi:HF[r;ip:ixE

A. eervicalis ,superlif;ialis ; tiraiii-hc trapé/.i eniie de la scapiilaire supérieure.

Ti'oisième brandie du tronc T. 15. S., la i^crvicalc Iransvorse superficielle s(> porte, dès son origine, on bas cl en debors, Iravcrse la partie inférieure du creux sus- clavI(Milaire (d s'engage sous |(> ( rapèzc dans le(iu('l elle se lermitie.

Recouverte d'abord |)ar \e slei'no-(déido-masloïdien, ]iuis par l'aponévrose cervicale su perlicielle, elle croise successixement le nerf pbrénicjue, lescalène antérieur et le ventre |)Oslérienr de Eomoplalo-liyoïd ien (jui la sépare du ple.xus bracbial. Elle diemine à une distance moyenne de 2"» mm. au-dessus de la clavicule et de la sus-scapulaire qui lui est parallèle, mais a un irajei rétro-claviculaire. La cervicale Iransverse superlicielle fournil ([uebjues rameaux aux ganglions sus-claviculaires et à la nappe graisseuse sous-aponévrolitpie. Sous le trapèze, elle se divise en plusieurs rameaux terminaux : les uns, ascendants, s'anastomosent avec les rameaux trapéziens de l'occipitale et de l'artère cervicale profonde; les autres, ilescendanls, s'anastomoseni avec les rameaux de la scapulaire postérieure.

Son absence ou son dédoublenienl ont été' souvent observes. — ■ La cervicale transvcr>e supérieure peut naiire de la S('ap. posl.. ou donner une \erhd3rale accessoire (ItyrtI).

ANGÉIOLOGIE

ARTÈRE SUAPULAIRE SUPÉRIEURE Sus-scapulaire : — transverse du scapuUim; — rétro-claviculaire CFarabeuf).

- Uiiatrième branche du tronc T. B. S., la scapulaire supérieure se dirige, dès SOI) origine, en bas et en dehors, et vient se placer derrière la clavicule dont elle longe le bord postérieur. Elle traverse ainsi le creux sus-claviculaire et

Fig. 411. — • l^es arlores scapalaires d'après Tiedeiiiaiiii.

arrive au niveau du bjrd supérieur du scapuluiu. ]>à, elle se recourbe en arrière et passe au-dessus du ligament qui clùt l'écbancrure coracoïdienne, pour descendre dans la fosse sus-épineuse, qu'elle traverse, et jusque dans la fosse sous-épiiiouse, en croisant le bord concave de l'épine de l'omoplate.

Rapports. — Dans le creux sus-claviculaire, elle j'épond en avaul au bord postérieur de la clavicule; en arrière, elle croise successivement le nerf phrénique,

DES ARTÈRES

le scalèno aiilériour. la veine et l'aiiére .soiis-elavière et les cordons du ])lexiis bi'acliial. — An nive.ni du hord supérieur du scapuiiini, elle passe au-dessus du liganuMit qui li^anslorme on trou l'échancrure coracoïdieiine ; le nei f suss('a|nilaire, accolé à l'artère depuis le point où celle-ci a croisé le jtlexus bi'acliial, l'abandonne à ce niveau jiour |)asser avec les veines sous-scajiulaires au-dessous du ligament.. I"]nliii, dans les fosses sus- et sous-épineuses, rarlère chemine entre les muscles et le périoste.

Branches collatérales. — IJaus son trajet, tdle fnurnit de iiombreuses collalérales. Ce sont : I" un raiiwan Ihoriin'iqnc, qui se détache de la partir initiale de la sus-s( apiilaire, passe eu ari iére de la veine sous-claviére, plus rarement en avant, et se ramilie d;ins le muscle sous-clavier; souvent il traverse ce muscle et vient s'anastouuiser au-dessous de lui avec les bi'anches thoraciques de l'axillaire: L'° plusieurs rameaux mu»citlaircs. pour le scaléne antérieur, le tra])èze et le sous-sca[)ulaire ; le lameau de ce dernier muscle se ilélache de la scapulaire supérieure, au moment où cette artère va croiser le hovd sn|)érieur de l'omoplate ; il descend entre le muscle et l'os et s'anastomose avec la volumineuse branche (|ue donne au sous-scapulaire la scapulaire inférieure, branche de l'axillaire ; - .3° des rameaux jiour le muscle susépineux et pour le |>érioste de la fosse sus-épineuse.

Branches terminales. — • Dans la fosse sous-é|tineuse, l'ai lère fournil des rameaux périosli(jues, osseux, musculaires. Elle s'anastomose en arcade avec la scaj)ulaire in térieure, branche de l'axillaire, et donni' un rameau ([ui suit le bord axillaire de l'omoplate et va s'anastomoser axcc un rameau de la scapulair(^ postérieure.

Variétés — llllc poul luaiiiiacr cl ùlre reiiiplacéc par l'une des <leMx autres scapulaire.-. I'.IIp pi'ul fiiuniir une artère slerno-cleido-uiastoïdienne accessoire (iJnlirueii).iinc tliy roïdea irna (Xiiliii), l'ai'léro cervicale profonde (Ivrau.^e).

At(ii;iit-; .\i \M.\i.\iKi': intekne

Syii. : lhoraeii|iie iiilrnie ■. — niaininaria iuteriia, iiiiierc lirLi.-lpuUailcr.

L'artère mammaire inlei iic. il'un l alibre infcrieur a celui de la vertébrale, est remar(iuable par l'étendue du trajet ipTelle parcourt et i)ar la multiplicité de ses branches; elle naît de la face antérieure de la sous-claviére, à ou 4 mm. en dehors de la vertébrale. Dès son origine, elle se porte en bas, en avant et un peu en dedans et atteint ainsi la face postérieure du premier carlilag(^ costal; là. elle devient verticale, croise perpendiculairement la face postérieure des six premiers cai'tilages costaux, et, au niveau de l'extrémité sternale du sixième esi)ace intercostal, se divise en deux branches terminales, l'une inlerne, l'autre externe.

Rapports. — .4)( nircaii du cou, la mammaire interne, qui répond a l'ex- Irémilé interne de la clavicule, chemine entie le dOme plmral sur le versant antérieur du(|uel elle est a])plii|uée et la face inféi'ieure de la veine sous-cla- N icre. A ce niveau, elle est ci'oisée par le uerf phréni(|ue qui, d'abord situe

ANGÉIOLOGIE

en avanl el eu dehors de raiiére, passe en arriére el en dedans d'elle, contournant sa face interne (voy. (ig. 400). — Dans le thorax, la mammaire interne est en rapport en arrière avec le feuillet pariétal de la plèvre, dont elle est séparée à partir de la troisième côte par le muscle triangulaire du sternum ; en avant elle répond à la face postérieure des six premiers cartilages costaux et aux' muscles intercostaux internes. Elle longe le bord du sternum aune distance qui varie suivant les auteurs.

Sappey l'évalue à 8 ou dO inm., Cruveilhier, à 5 mm. seulement. Récemment, Delorme et Mignon (loc. cit.). ont étudié cotte tlistance sur trente sujets : comme le montrent les chiffres suivants, celle distance est des plus variables. Au niveau du premier espace, la distance oscille entre 6 et 20 mm. ; — au niveau du deuxième, elle varie entre 10 et 20 mm, ; — au niveau du troisième, entre 10 et 21 mm. : — au niveau du quatrième, entre 8 et 23 mm.; — au niveau du cinquième, entre 7 et 3.'i mm. ; — • au niveau du sixième enfin, entre 6 et 45 mm.

La mammaire est accompagnée de deux veines et d'une chaîne de ganglions lymphatiques. Les deux veines ne sont pas toujours en contact avec l'artère; chez certains sujets, Delorme et Mignon ont vu l'ensemble formé par les trois vaisseaux atteindre une largeur de 1 cm.

Branches collatérales. — Dans son trajet, la mammaire interne fournit de nombreuses branches collatérales. On peut les diviser en postérieures, externes et aniérieures.

Les branches postérieures sont des artères tliymiques, qui se distribuent au thymus ou à la graisse qui le remplace, des m^eves ■pérïcardiques qui se rendent sur la face antérieure du péricarde et une artère ]ilus importante, Varlère diaphragmatlque supérieure. Celte artère se porte en arrière et en bas et va rejoindre le nerf phrénique, sur le côté interne duquel elle se place. De calibre assez réduit, elle descend avec le nerf entre la plèvre et le péricardi^ jusqu'à la face supérieure du diaphragme, dans lequel elle se termine en s'anastomosant avec la diaphragmatique inférieure. Dans son trajet, elle fournit quelques rameaux très grêles à la plèvre médiasfine, au thymus, au nerf phrénique et au péricarde.

Les brandies internes sont les artères intercostales antérieures ; au nombre de deux pour cha{[ue espace, l'une supérieure, l'autre inférieure, ces artères se dirigent obliquement en bas et en dehors, car elles naissent un peu audessus de l'espace auquel elles se rendent. D'abord situées entre le triangulaire et l'intercostal interne, elles perforent ce dernier muscle el se placent en avant de lui. Elles se terminent en s'anastomosant à plein canal avec la partie terminale des intercostales aortiques. — Le volume de ces artères est des plus variables; il n'est pas rare de voir une on plusieurs d'entre elles faire défaut.

Les branches antérieures, encore appelées brandies perforantes, sont en nombre égal à celui des espaces intercostaux que croise la mammaire interne. Elles perforent la partie la plus interne de l'espace intercostal et se distribuent au muscle grand pectoral, à la glande mammaire et à la peau. Chez la femme, surtout chez la femme enceinte, les branches qui se rendent à la glande mammaire deviennent très flexueuses et prennent un grand volume; Cruveilhier les a vues atteindre le calibre d'une radiale.

DES ARTÈRES

Branches terminales. — I>i';iik'Iip^ liM'minalcs sonl iiii iiiiinl)i(' de deux : l'iino e.cl eiuic tliDraciijKr. l'aulro 'inirrric nu rinisciilo-pli /■(•ni(iiie.

Ijd branche e.elcriie IhorKciijiic se dinpi' eu bas cl ou dcliurs, f ii'iiiaiil avec le Iroiic dp la iiiaiiiiiiairi' iiilcnie un angle ohliis oiivoii on haut ol en d( linr--. Jilllc clieiiiiiiiMiii in'vpau dos inserlioiis du diaphragme, on an'icre du i(d)ui(l cartilagineux de l'ouverlure inférieure du lliorax. An niveau de cluujiie espace iiilercoslal, eli(^ dnnne une ou deux hranclies (|ui uH'rcnl la même disposiliori que les branches inlercoslales venues du Ironc de l'artère mammaire interne. l'Ile l'ournil de nomijreux rameaux au diaphragme et se termine en général au niveau du dixième es|)ace, raremeni du douzième.

I^a ijrancbe interne nu abdoniinale, d'ordinaire moins volumineuse (|ue l'externe, coulinue la direction du tronc principal, sort de la cavité ihoraci- (|ue on passant dans l'inlerslice celluleux (|ui sépare les l'.iisceaux siernaux des fiiisceaux costaux du dia|ihragme et pénètre dans la gaine du muscle droil. Avant de pénétrer' dans cette gaine, elle émet un pelit rameau qui se dirige I ransvei'saiemen I en d(>ilans, snil eu a\anl, soit en arrière de l'appendice xyplioïde et s'anasiomose fu niveau do la ligne médiane a\i'c un rameau analogue du côté opjiosé. l'arvenue dans la gaine du grand droit, elle chemine d'abord euti'o cette enveloppi^ apduévi'olKjue et le coi'jis charnu du muscle cl se termine (mi s'anasio nosaul a\ee l'éjiigaslrique, vei's la région oml)ilicale. — Les mammaires internes, leurs branches abdominales et les épigaslri(|ucs constilueni, dans la pai'oi anlérioui'(> du lliorax et de l'abdomen, une double anaslomose veiiicale enire le syslènu- aorlique su|)éi'ieur el l'inférieui'. De [dus, les iatercoslales Iboraciques el lombaires, s'unissaiil aux inlercoslales mammaires, formenl aulanl de li'ails d'union entre la gramle anaslomose cl le syslènn- aorti(|ue.

Variétés. — Il cvlivinean'ul rare ((iie la iicuuiiciii'i; nilcrai; lasse i-ui]i|ilrli'r]iciil (irlaut., iiiai.s on pjul la \"oir considérablenionl réduite de voluim'. — I'>lli.' est quclqiicrols iliiuble lie chaque cùli;. — Les variété? d'origine sont niultiples : elle liait rn^qucniiiieiil de la sous-clavière avec l'une des autres branches do celle arlcre : en l'a vue naître encore lie l'aorte, du tronc brachio-céphalique et même de l'axillaire. — llyi ll l'a vue sortir du Ihorax par un espace intercostal el y rentrer par l'espace sous-jaeenl.

Mammaire interne accessoire . — On donne ce nom ;l uul' artère qui descend sous la plèvre, parallèlement ;i la mammaire interne. Signalée pour la première fois par Otto i|ui l'appela « ramus costalis lateralis sivo intercostalis », elle a été observée par Tiederiian, Hodges, Henlc qui l'appelle mammaire interne latérale. IlyrtI qui lui donne le nom d'artère intercostale médiane, l'ius réceuuneni, llielfel eu a (discr\ é uu cas : Tarière, née de la sous-clavière. s'étendait jusqu'au [uatrième espace iuli.'rrijstal. dli' (biunait ties branidies antérieures et postérieures à chnipie espace. SiMjlij,'ou\ (Ib. l'ai-is. I.Sdl. p. '?,) n ég<Tlciueut ili'crit un cas ilr ninmmairi.' iiilerne accessuii'e.

T H( i.N( : ( :K R V I C( )- 1 XT KIK ;oSTA I .

I^e tronc cervico-inlercoslal se délaebiî de la face poslérieure de la sous-clavière au même niveau que la mammaire interne. Il se j)orte en bas et en arriènet pénètre dans la fossette sus-rélro-ideurale (Sebileau), fossette limitée en dedans par la bandelette verlébro-pleurale, en dehors par le muscle pleuiu-lraiisversaire(d le ligament costo-pleural ; il passe en dehors du ganglion de Xeubaucr (jiii oi l Ujie la partie la plus inlerne de celle fossetle et,a|)rès unparcouis

ANGÉIOLOGIE

de 8 à 10 mm. environ, se divis« en deux branches terminales. Ces deux br;inclies sont : Vintercostale supérieure et la cervicale profonde.

ARTÈRE INTt:Rr;()STALlî SUt»KRlEURE Syii. : A. intei'costalis supreiiia. — A. intercostalis prima.

Brantlie de bifurcation inférieure du Irouc cervico-intercusial, l'artère intercostale supérieure se porte verticalement en bas, jusqu'au troisième os|)ace intercostal au niveau duquel elle se termine. Dans ce trajet descendant elle répond : en avant, à la plèvre pariétale ; en arrière, au col de la première et de la deuxième côte et aux deux premiers nerfs dorsaux qu'elle croise perl)endicnlairement ; en dedans, au Ironc du sympalliique qui lui est parallèle (voy. fig. 379).

Au niveau de chaque espace intercostal qu'elle croise, elle l'ournit : I" un rameau dorao -spinal, qui a la même distribution que les rameaux doi'so-spinaiix des intercostales aortiques ; — 2° un rameau intercostal proprement, f/it, qui se comporte comme les intercostales aortiques et vient s'anastomoser en avant avec les intercostales antérieures, fournies par la mammaire interne. Ce rameau intercostal fournit des branches perforantes qui s'anastomosent avec les branches thoraciques de l'axillaire.

Le volume de l'intercostale supérieure est des |)lus variables ; quelquefois elle est réduite à un ramuscule très grêle et les intercostales des premiers espaces sont fournis par l'aorte thoracique. L'intercostale suj)êrieure peut se terminer dans le deuxièmeespace; plus rarement elle descend jusqu'au quatrième.

Variétés. — Son volume peut être plus considérable : clic peut descendre jusqu'aux cinquieiiie ou sixième espace intercostal. Quain l'a vue passer par le trou de l'apophyso transverse de la septième vertèbre cervicale. L'artère intercostale peut fournir une artère bronchique, une artère pour le canal vertébral (Quain). une mammaire interne accessoire CBlandin).

ARTÈRE CERVICALE l^ROl-'ONDE

Syn. : cervicalis proTuada oervicalis post.

Branche de bifurcation supérieure du tronc cervico-intercostal, l'artère cervicale se porte dès son origine en haut et en arrière. Elle passe au-dessus du huitième nerf cervical, s'engage entre le col de la première côte et l'apophyse transverse de la septième vertèbre cervicale, puis monte verticalement entre le transversaire épineux et le grand complexus, dans lesquels elle s'éjjuise.

Au moment oii l'artère cervicale profonde vient de contourner Iccol delà ju'pmière côte, elle donne un rameau descendant qui va s'anastomoser avec la scapulaire i)ostérieure. Dans sa portion verticale, elle donne de nombreux rameaux qui se dirigent en dehors, se distribuent au petitcomj)lexus, au splenius et à l'angulaire de l'omoplate.

Variétés. — Elle peut être très réduite ; elle est alors suppléée par les rameaux cervicaux de la vertébrale, par la scapulaire postérieure ou par une branche anormale de l;i thyroïdienne inférieure ou de la cervicale ascendante. — Elle peut passer entre les apo- |)liyses transverses de la septième et de la sixième; ou même de la sixième et de la cinquième cervicales. On l'a vnn donner une artère vertébrale accessoire.

DES AKTEIŒS

AUTHRi; SCAl'lJLAIRI' IHtSTKRlKURK

Traiisversa coUi, cervicale transverse.

l/arli're scapiilaire |josU''rir'ure p.>I la plus exleriic des branches de la sousclavièi'e. Elle naît ordinaii'eineiil eiilre les sealènes, quelquefois même un [)eu en dehors d'eux. Dans la grande majorité des cas, elle se détache isolément de la sous-clavière ; exceptionnellement, elle nail du (ronc T. B. S. ou du tronc cervico-intercostiil.

Son volume moins considi'-ralile que celui de la vertébrale, de la thyroïdienne inférieure et de la niamin iire interne, dépasse celui des autres branches de la sous-claviéie : il est d'ailleursen raison inverse de celui des autres scapulaires.

Dès son origine, la sciipulaire |)oslérienre se |)orte en haut; puis, elle change de dii-ection et (hn'ient horizontale ; elle se dirige alors en dehors, en décrivant de nombreuses llexuosités, traverse les cordons du plexus brachial et arrive au niveau de l'angle supérieur du scapulum. \A, elle descend le long du boril s|n'nal de !'oniO|)late, jusf|u'à l'angle inférieur de cet os an niveau duquel clic se termine.

Rapports. — Dans sa portion horïzo)Uali' ou cervicale, la scaj)ulaire |)Ost('l'ieure repose sur lep/c,c((s hrachlul (|u'elle traverse entre le sixième et le sepliènie nerf cervical, plus rarement entre le septième et le luiitiéme, et sui' la saillie du scalène moven et du scalène postérieur. — En aiYOif, elle répond d'abord à l'aponévrose moyenne et à Tmiioplato-hyoïdien, puis elle s'engage sons le trapèze et enfin sous l'angulaire de l'omoplate. — Dans sa portion verlicaJe ou scapulaire, elle chemine parallèlement au bord spinal de l'omoplate, en arrière du dentelé postérieur et supérieur surleqnel elle re|)nse, en avant ilu r homboïde ipii la recouvie.

Branches collatérales. — Dans sa portion cervicale, la scapulaire postérieure donne |dnsieurs rameaux assez grêles aux scalènes, au sterno-cléido-mastoïdien, au peaucier, aux téguments et aux nerfs du plexus brachial. Elle peu! aussi fournir l'artère scalénique (voj'. page 722). — En atteignant le bord antérieur du trapèze, elle fournit une artère volumineuse qui chemineentre l'angulaire de l'omoplate et le tra[)éze et se distribue à ces deux muscles, ainsi qu'an spléniuset au sus-épineux. Ce rameau artère trapézienne, s'anastomose avee les branches postérieures de l'artère vertébrale, avec l'artère cervicale profonde el la cervicale Iransverse su|)erficielle. — Dans sa portion verticale, l'artère donne des vdmeiiux pofitérica r^^ pour le rhomboïde, le trapèze et les téguments lin dos; des l'anieaux anlérieiirs pour le pi^lit dentelé supérieur ; des rameaux tnleriies qui vont à la masse commune et s'anastomosent avec les rameaux dorsaux des intercostales, et des rameaux externe!^ qui se distribuent au graml liiMitelé, au soiis-scapulaire et au sous-épineux en s'anastomosant avecles deux autres scapulaires.

La partie terminale de la scapulaire postérieure se pei'd ilans le grand doi'sal eu s'anastomose au niveau de l'angle inférieur du scapulum avec les scapulaires supérieure et inférieure.

Variétés. — L'artère scapulaire postérieure peut être très grèle ; elle est suppli'ée alors

ANGÉIOLOGIE

par les scapulaires supérieure et inférieure. Elle peut croiser le plexus bracàisl sans le traverser (Marcellin Dus-al), fournir la cervicale superficielle, la scapulairo supérieure, et la cervicale profonde.

En plus de ces branches principales, la sous-clavière fournit quelques rameaux innominés au thymus, à l'œsophage, à différents muscles du cou et aux ganglions lymphatiques du creux sus-claviculaire.

En 1886, Stahel (loc. cit.) a décrit sous le nom d'ca-tère scalénîque une petite artériole qui naît de la face supérieure de la sous-clavière entre les scalènes, monte verticalement en avant du plexus brachial et se perd à une hauteur variable dans les scalènes moyen et postérieur. Elle s'anastomose toujours par un rameau transversal avec la scapulaire postérieure ; dans quelques cas l'artère scalénique se détache de cette artère scapulaire.

Si j'en crois mes recherches, cette dernière disposition serait très fré(|uente, car je l'ai constatée quatre fois sur dix.

ARTÈRE AXILLAIRK

Syn. : axillaris, — Acliselpulsader.

L'artère axillaire s'étend du milieu du bord postérieur de la clavicule, oi'i elle fait suite à la sous-clavière, au bord inférieur du tendon du grand pectoral, où elle change de nom et prend celui d'humérale. Elle est donc constituée par la portion du grand tronc du membre supérieur qui répond à la cavité axillaire.— J'évite de répéter qu'elle traverse en diagonale la cavité axillaire ; rien n'est plus faux : l'artère suit la paroi antérieure de l'aisselle.

Lorsque le bras est pendant le long du corps, l'artère se rapproche beaucoup de la verticale, présentant seulement une faible obliquité en bas, en avant et en dehors et décrivant une courbe très peu prononcée, à concavité posléroiiiterne. — Sa direction varie d'ailleurs, avec la position qu'occupe le bras : elle devient rectiligne quand le bras est étendu à angle droit.

Rapports — J'envisagerai successivement les rapports de l'axillaire avec les parois et le contenu de l'aisselle.

l" Rapports avec les parois du creux axillaire. — L'axillaire suit la paroi antérieure du creux axillaire. Elle pénètre dans cette cavité par son sommet, c'est-à-dire par cet espace triangulaire limité : en avant, par la clavicule doublée du sous-clavier ; en dedans, par la première côte recouverte par la digitalion supérieure du grand dentelé ; en dehors, par le bord supérieur de l'omoplate, caché par le muscle sous-scapulaire. L'artère descend obliquement le Ijng de la paroi antérieure de l'aisselle et va s'appliquer en bas sur la paroi externe de cette cavité et la face interne du bras. Dans ce trajet, l'artère croise la face postérieure du petit pectoral. En se basant sur les rapports qu'elle affecte avec ce muscle, on peut lui considérer trois portions : une première portion située au-dessus du bord supérieur du petit pectoral ; une deuxième portion placée derrière ce muscle ; une troisième portion sous-jacenle au bord inférieur du muscle.

Dans sa première portion qui va de la clavicule au bord supérieur du petit pectoral, l'artère est en rapport : en dedans, avec les deux digitations supé-

DES ARTÈRES

rieui'os du grand deiilelé ; eu arrièro, avec la graisse i|ui CDinljk' l'iiilerligiu" scapiilo-tlioraciqiie ; pu avani, ollo est rorouverle par les éléments qui coustitueul à ce niveau la paroi antérieure du creux de l'aisselle, c'est-à-dii'e, en allant de la superficie vers la [)rofondeur et abstraction faite des couches superficielles : parle grand pectoral, par la couche de tissu cellulaire sous-jacento iï ce muscle, couche dans laquelle cheminent les vaisseaux aci'omio-thoraciques, le nerf du grand pectoral, la partie terminale de la céphalique, enfin j)ar

le s()ns-cla\ ier, cl, au-dessous ih^ ce muscle, par la poi'ti(jii supérieure île l'aponévrose clavi-coraco-axillaire, a|)onévrose parfois très épaisse et timjours perforée par les vaisseaux acromio-lhoraciques et la veine céphalique.

Dans sa deuxième portion, Tarière répond : en avant, à la face profonde du muscle petit pectoral engainé dans un dédoublement de l'aponévrose clavi- |»ectorale ; en dcdnnfi, elle s'est déjà notablement éloignée de la paroi interne lin creux de l'aisselle; en dehon^, elle répond à l'insertion coracoïdienne du coraco-brachial et du biceps ; en arrière, elle repose sur le tendon du sousscapulaire soulevé par la tète humérale.

Dans sa troisième portion, l'aitère, devenue j)arlie intégrante de la paroi externe de l'aisselle, est en rap|iort : en avant, avec le bord interne du coracobrachial qui la sépare de la face postérieure du grand pectoral ; en arrière, elle répond aux tendons du grand dorsal et du grand rond ; en delwrs, à l'in-

ANGÉIOLOGIE

terstice des muscles grand dorsal et coraco-biceps ; en dedans, h l'aponévrose ■él aux téguments.

Je rappelle qu'à ce niveau l'aponévrose s'est beaucoup amincie et, qu'un peu au-dessus de la terminaison deTaxillaire, elle sembledisparaître brusquement, formant là un repli falciforme à concavité supérieure, l'armbogen de Langer (V. Myologie, p. ICI).

2° Rapports de l'artère avec les éléments du paquet vasculo-nerveux. — Au niveau de la première portion, la veine est placée en dedans de l'artère ; mais, lorsqu'elle est distendue par le sang, elle s'avance sur la face antérieure de l'artère, qu'elle couvre en partie. C'est à ce niveau que la veine acromiothoracique, la céphalique et le canal collatéral de la veine axillaire, se jettent dans la veine axillaire, soit isolément, soit par un tronc commun (I). Ace niveau, les branches terminales du [)lexus brachial, encore accolées, sont placées en arrière et en dehors de l'artère. Ajoutons que le nerf du grand pectoral (n. thoracique antérieur de Bourgery) croise la face antérieure de l'artère, tandis que le nerf du petit pectoral ( thoracique postérieur de Bourgery), plus profond, croise la face postérieure du vaisseau. Ces deux filets nerveux s'anastomosent à ce niveau, en formant une anse qui passe sur la face interne de l'artère et embrasse dans sa concavité l'embouchure de la veine acromio-thoracique dans la veine axillaire. [ Au niveau de la deuxième portion, la veine s'est déjà écartée de l'artère; — le plexus brachial a commencé à se diviser, et les trois troncs qui le résument

(1) I^es veines céplialiqiie et acromiale croisent la l'ace antéi-ieure de l'artère, mais elles sont placées en avant de l'aponévrose ; le canal collatéral est au contraire sous-aponévrotique et en contact immédiat avec la paroi artérielle. Ce canal collatéral est de volume et d'importance très variables ; tantôt assez grêle, il représente simplement le canal collecteur des veines circonflexes antérieures ; tantôt, beaucoup plus volumineux, il continue le trajet (le la veine humérale externe. — Marcellin IJuval a bien étudié les différentes variétés de l'embouchure de ces canaux veineux dans la veine axillaire, variétés très intéressantes pour le chirurgien qui veut lier l'artère axillaire au niveau de sa première portion ivoir .Marcellin Duval, Atlas général d'Anatomie... et de Médecine opératoire, pl. 10 et texte expl., p. U et suiv.).

P/cT-. hi\ vei. cép. i:ei. acro.

Fig. 413. — Rapports des vaisseaux axillairos et des troncs nerveux. (La racine interne du médian est trop petite, ainsi que le nerf inusculo-cutané ; le brachial cutané interne n'a pas été figuré).

DES AliTKRES

sont ilispijses de la laroii suivaiili- : eu unlèrc!, le liuin; c-uiiuii ii ii du ladial cl du circonflexe; en dehors, la racine externe du médian ; en dedans, la racine interne du même nerf, ([ui croise ol)liijuenient la face antérieure de l'artère, pour aller se fusionner avec la racine externe. Les r.ipp(nls au niveau de la troisième portion sont |)lus complexes ; pour les étudier d'une façon pratique et utile, il faut placer le bras en abduction, c'est-à-dire dans la position de la ligature. Les éléments du paquet vasculo-nerveux, devenus horizontaux, s'étagent, superposés dans le sens vertical, le long de la paroi externe de l'aisselle. Tout à faiten liaul, s'engageant immédiatement dans tunnel musculaire que lui forme le coraco-brachial : le musculo-cutané, qui n'affecte avec l'/irlère que des rap[)orts éloignés; — au-dessous du musculo-cutané, le médian, sus-jacent à l'artère et immédiatement en contact avec elle, occupe cependant un plan plus superficiel que le vaisseau. Audessous de lui, l'artère, plus profonde; plus bas encore, le brachial cutané interne et le cubital; enfin, la veine, plus superficielle. Le radial, qui a donn('' le circonilexe, est au même niveau que le cubital et le brachial cutané interne, mais sur un plan plus profond. Ajoutons ([u'en dedans du médian, un peu au-dessus de l'artère par conséquent, et immédiatement en contact avec elle, chemine le petit canal collatéral de la veine axillaire que injus avons vu |dus haut croiser la face antérieur(^ do l'artère pour se jeter dans la veine axillaire.

La situation cxacLe ilii nir'ilian \i:ir l'apporl ii l'aiiiM'i' o>l un jujint assez discute, llcnic place le nerf en dedans de l'artcrc (llenle, Gel'teslelire, 2" v., p. 130 et lig. 14). C'csl aussi l'opinion do Mareellin Duval (voy. Uuval, atlas, pl. X, fig. lU et 11 et texte explicatif, p. 'il à 4o). C'était d'ailleurs l'ancienne opinion de Boyer, de Uichet et de Cloquet. Si l'on expose les rapports de i'axillaire en supposant le bras pendant le long du corps, l'opinion do ces autours peut se soutenir: les vaisseaux et les nerfs sont alors disposés ilans un plan sagiUal. et conuric le médian est plus superficiel que l'artère, il est plus rapproché (|u'clle de la ligne médiane, et par conséquent plus interne. C'est précisément afin d'éviter toute confusion que J'ai supposé le bras en abduction et en légère rotation externe. Dans res conditions, lo médian, plus rapproché du coraco-brachial que l'artère, lui est sus-jacent: il n'y a pas do contestation possible.

Rapports avec les ganuliuiis lijinpludiqaes. — Le groupe externe ou bra- ( hial des ganglions lymphati([ues est disposé parallèlement aux v.aisseau.x, mais toujours plus rapproché de la veine que de l'artère.

Rapports avec les faisceaux muscululres anonnaux . — l)ans certains cas, l'artère axillaire peut présenter des rap])orts intéressants avec des faisceaux musculaires anormaux, l^e plus important de ces faisceaux est le faisceau surnuméraire du long dorsal (à tort désigné sous le nom d'acliselbogen de Langer, voir .Myologie, t. II. page 4U0). ([ui va s'attacher le plus souvent à la face profonde du grand dorsal. Il crtiise toujours la face antérieure du p iquet vasculo-nerveux. — Signalons encore la j)résence anoi iuale an-devanl de l'artère du coslo-coraco'i'dien de Wood el enfin de faisceaux surnuméraires du petit pectoral el du sous-clavier, (pii lendent à faire disparaître le li-iangli' clavi-ijcctiiral en remphn/anl ]'aponé\-rose cla vi-pecloi'ale |iar un pi.iu (diarn u .

Branches collatérales. — Les collatérales principales de i'axillaire. dont le nombre varie de C à 7, peuvent être réparties suivant la direction qu'elles a 47

ANGÉIOLOGIE

prennent pour gagner les quatre parois de la cavité axillaire. — Les unes, antérieures, au nombre de deux ou trois, la thoracique supérieure, Vacromio-tlioracique et les petites thoraciques, vont aux muscles de la paroi axillaire antérieure; — les externes, au nombre de deux, \di circonflexe antérieure et la circonflexe postérieure, se disposent en anneau autour du col cbirurgical de l'humérus et se répandent dans les divers éléments de la paroi axillaire externe; — Yinterne, la thoracique inférieure on mammaire, descend sur la paroi interne de l'aisselle; — la pos^térieure, la sca- \iuW\\'& inférieure, gagne la paroi scapulaireou postérieure de la cavité.

Thoracique supérieure. — Thoracica suprema, s. prima, seu minor, superior or sliort Utoracicartery. — Nos classiques ne mentionnent pas cette bran-

Acro)ii.-t/ior.

lir. acrom.

A-cillaire

Thorac. iiif-

Cire. post.

Cir. anl.

Page 1