‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 3)Chapitre 29 sur 190 · Schéma iJes branches de l'axillairc · texte numérisé non relu

Schéma iJes branches de l'axillairc

che de l'axillaire ; la raison de cet oubli est que dans un grand nombre de cas la thoracique supérieure provient d'un tronc commun avec l'acromio-thoracique; cependant, le plus souvent, elle naît directement de l'axillaire et doit prendre place au nombre des collatérales. Toujours assez grêle, elle naît de la face antérieure de l'artère axillaire au niveau du bord inférieur du muscle sous-clavier, perfore l'aponévrose clavi-pectorale et se distribue aux muscles pectoraux et à la peau de la région mammaire. Avant son passage à travers l'aponévrose, elle fournit un ou deux rameaux aux digitations supé-

DES AI',Ti;P,ES

rieures du grand dentelé; te riinioan |U-ofoi)d |>eul descendi'e jus(|u';i la tiiiquième côte.

Acromio thoracique. — Tlioraco-acromlalls ; s. hiiuteraria, s. secionlu ; BrufilsclitUlcrpulsader. — Heaucoii|) plus volumineuse que la i)récédeule, elle naît de la face antérieure de l'axillaire, le plus souvent un peu au-dessous du bord su|)érieur du petit pectoral, quel(|uel'ois à son niveau ou uu-'uie audessus, décrit une petite crosse pour contourner ce bord supéi'ieur du muscle et ])erfore ra|)onévrose clavi-peclorale. Ariivée ainsi sous la l'ace |)rofonde du grand pectoral, elle se ])il'urque en brandies externe ou acromiale el Ijrancbe iiilerne ou tlioracique.

La brandie externe ou acromiale (rauius Iransversus) se jiorle en baul e( en dehors, s'engage sous le deltoïde, passe sur la face suj)érieure du ligament acromio-coracoïdien, et se termine au voisinage de l'articulation acromio-clavicnlaire, en s'anastomosant avec la sus-scapulaire. — Klie Anirnit des rameaux nuiscnlaires, au sous-clavier, au petit pectoral et à la portion claviculaire du deltoïde, des rameaux plus grêles pour les ligaments coraco-claviculaires et pour la partie supérieure de la capsule de l'arl icu lalion de l'épaule, enlin des rameaux cutanés pour la peau de la région deltoïdienne. — Un de ces rameaux collatéraux {ramas descendons sea delto'ideus) mérite une mention spéciale : il se détache de l'artère acromiale au niveau du point où cette artère croiie l'interstice delto-jjectoral, descend dans cet interstice au-dessous de la veine cépliali(|ue et s'épuise dans les deux muscles voisins.

La bra)}c}ie inlerne on Uiorac'tqae se dirige en bas et en d(>dans ; elle se divise presque aussitôt eu plusieurs branches qui se distribuent au sousclavier, au petit pectoral, uuiis surtout au grand pectoral. Les branches de ce dernier courent dans l'éjjaisseur du corps chai-nu parallèlement à ses fibres jus(pie dans le voisinage du sternum ; elles s'anastomosent là avec les perforanles de la mammaire interne. — tJonslamment, ces filets du grand pectoral fournissent eux-mêmes de nombreux rameaux à la mamelle et aux téguments.

Petites tlioraciques ilhorarinue^ posl 'rieà rcs de Sappeij). — (Jonslantes et très grêles, les petites thoraciques sont ordinairement au nombre de deux; elles naissent de la face antérieure de l'artère axillaire, derrière le muscle petit pectoral ; elles se distribuent surtout à ce muscle, mais fournissent cependant quelques rameaux au grand pectoral et aux muscles intercostaux au niveau des insertions thoraciques du petit peclorai.

Thoracique inférieure. (TItoracica lo)i(ia, s. major, s. Infer'ior ; mammaire externe). — Toujours volumineuse et longue, la thoracique inférieure naît de la face interne de l'axillaire un peu au-dessus du bord inférieur du petit pectoral ; il n'est pas rare de la voir naître par un tronc commun avec la sous-scapulaire. Elle se porte en bas et en dedans sur la paroi interne de l'aisselle, et descend sur cette dernière en suivant le bord antérieur du grand dentelé jusqu'au septième espace intercostal environ. D'abord placée enire le grand pectiiral elle grand dentelé, elle chemine ensuite entre le grand dentelé et la peau parallèlement au nerf de ce muscle.

Elle fournit des rameaux au grand et au petit [jecloral, au grand dentelé, aux

ANGÉIOLOGlli

intercostaux des troisième, quatrième, cinquième et sixième espaces, aux ganglions lymphatiques du groupe axillaire antéro-interne, à la glande mammaire et à la peau. — Elle s'anastomose avec les autres thoraciques fournies par l'axilldire et avec les intei'costales.

Scapulaire inférieure. — (Syn. : suhscapularis, infra-scapuJaris, scapularis inferior s. commiDiis.) — La scapulaire inférieure, la plus volumineuse des branches de l'axillaire, se détache du tronc principal au moment où celui-ci croise le bord inférieur du muscle sous-scapulaire, parfois elle naît d'un tronc commun avec les circonflexes et l'humérale profonde ; son volume devient alors très considérable. Elle se dirige en bas, en arrière et en dedans, chemine sur une étendue de quelques millimètres sur la face antérieure du muscle sousscapulaire, en suivant son bord inférieur et en lui abandonnant quelques rameaux assez grêles (ranii subscapulares). — Elle se divise ensuite en deux branches: l'une, interne ou thoracique, l'autre externe ou scapulaire, toutes deux très tlexueuses.

La branche thoracique {branche descendante, thoracica dorsalis de Krause, thoracica longa de Meckel) descend sur la paroi interne de l'aisselle, en arrière et au-dessous de la mammaire externe, à laquelle elle est sensiblement parallèle. A|>pliquée sur le graijd dentelé, elle fournit des rameaux nombreux aux dernières digitations de ce muscle, aux intercostaux sous-jacents, au grand dorsal et enfin à la [)eau ; elle s'anastomose avec les intercostales et les autres thoraciques.

La branc]ie scapulaire (circonflexe scapulaire), plus volumineuse que la précédente, s'engage dans l'espace triangulaire limité en avant par le tendon de la longue portion du triceps, en haut par le bord inférieur du sous-scapulaire et du petit rond, en bas par le bord supéi'ieur du grand rond, et vient contourner le bord externe de l'omoplate, un peu au-dessous du col de l'os sur lequel elle trace son empreinte. — Au niveau du bord externe de l'omoplate elle se divise en trois branches : antérieure, postérieure et descendante. La branche antérieure s'enfonce entre l'omoplate et la face profonde du muscle sous-scapulaire, dans lequel elle s'épuise en totalité ; la branche postérieure se perd dans l'épaisseur du sous-épineux et du petit rond ; la branche inférieure, ou descendante, longe le bord axillaire de l'omoplate et fournit de nombreux rameaux aux muscles ronds.

Ces deux branches s'anastomosent largement avec les autres artères scapulaires et plus spécialement avec la scapulaire postérieure.

Circonflexe postérieure. — Ordinairement assez volumineuse, la circonflexe postérieure se détache de la face postérieure de l'axillaire au niveau du bord supérieur du grand rond. Elle naît souvent par un tronc qui lui est commun avec la circonflexe aniérieure. D'après Meckel, dans les cas d'origine commune des deux circonflexes, le tronc commun se détacherait de la scapulaire inférieure. — Dès son origine, cette artère se porte en arrière, contourne le col chirurgical de l'humérus en cheminant dans un es[)ace quadrangulaire limité : en haut, par le bord inférieur du petit rond, en bas par le bord supérieur du grand rond, en dedans par la longue portion du triceps, en dehors par le col huméral. Elle arrive ainsi, accompagnée par le nerf circonllexe,

DES ARTÈRES

sous la faco pi-ofoiido du deltoïde^ dans l'épaisseur dufjuoi ollo sn toriuine en s'anastoniosant avec la circonflexe antérieure. Chemin faisant, elle a fourni de nombreux rameaux aux grand et petit ronds, à la longue portion du triceps et à la p.uiie supérieure du vaste externe, au jiérioste liuméral, à l'articulation et enfin à la peau du moignon de l'épaule.

Circonflexe antérieure. — Le i)lus souvent moins volumineuse que la précédente, elle se porte transversalement en dehors au niveau du bord supérieur du tendon grand dorsal, contourne la partie antérieure du col chirurgical de l'humérus en passant sous l'arcade de Struthers, et gagne la face profonde du deltoïde. Elle fournit de nombreux rameaux à la partie antérieure de ce muscle, ainsi qu'au coraco-brachial et à la courte portion du biceps. Au niveau de la coulisse bici[)itale, elle se divise en deux rameaux terminaux: l'un, ascendant, donne quehiues filets très grêles à la séreuse qui entoure le tendon et s'épuise dans le périoste humerai et la partie supéro-externe de la capsule ; l'autre, descendant, fournit des rameaux au deltoïde et à la partie supérieure du brachial antérieur ; les deux rameaux s'anastomosent avec les terminaisons de la circonflexe postérieure.

Indépendamment de ces branches principales, l'artère axillaire donne encore un grand nombre d'artéi'ioles innominées aux ganglions lymphatiques, à la graisse, à la peau, aux nerfs de la région axillaire.

Je résumerai plus loin dans un chapitre d'ensemble les anastomoses des brandies de l'axillaire avec les autres segments du grand tronc artériel brachial.

Variétés. — Hi-uncltea anormnh'S. — On a signalé : iiii tronc Irùs vohunineux, donnant naissance à une tliyroïdiennc intérieure, à une cervicale ascendante, à une cervicale supcriicielle, à une cervicale profonde, et à une autre cervicale accessoire (Lauth); — l'artère mannnaire interne (une l'ois sur 1506 cas (Quain): — une artère ti'ansverse du scapuluni; — xiii f/i-os tronc d'où venaient 1 artère sous-scapulaire, l'artère circonflexe luiniérale postérieure, l'artère circonflexe antérieure et deux artères liumérales profondes (Guy's liospit. reports, 1871, XVI, 15.i); — un tronc commun donnant: une artère sus-scapulaire, la circonllcxe postérieure et l'huniéralc profonde (Schwegel, quatre fois sur 140 bras); — un tronc commun fournissant: une artère sus-scapulaire, la thoracique longue, la circonflexe liumérale antérieure et postérieure, et une collatérale externe et inférieure (Alquier et Dut)rueil) : — un tronc volumineux, qui passait à travers le muscle grand rond et donnait naissance à la scapulaire inférieure, aux circonflexes antérieure et postérieure, et à l'humérale profonde (Krause. sur un nouveau-né).

On a souvent observé une volumineuse artère ganglionnaire pour les ganglions et la peau de l'aisselle (A. thoracica alaris, thoracica quarla do Sœmmering). On a également observé une artère tlioracique longue accessoire, des artères circonflexes antérieure et postérieure accessoires, une artèi'e circonflexe du scapuluni accessoire.

En résumé, nous voyons qu'il n'est pas rare de voir les brandies normales ou anormales de l'artère naître par un tronc commun.

Quain a étudié sur .ïOl bras la fréquence des difl'érenles dispositions et en a tlonné le tableau suivant :

Tronc commun îles circonflexes 29 fois

Tronc des circonflexes et le rameau dorsal, brandie de l'artère sousscapulaire 2 —

Tronc des circonflexes, thoracique dorsale et artère humérale profonde 2 —

Tronc des circonflexes et humérale profonde 5 —

Tronc des circonflexes, humérale profonde et collatérale interne

supérieure 2 —

L'artère circonflexe postérieure peut s'unir à d'autres branches de l'axillaire ou de riiumérale :

.\vec le rameau thoracico-dorsal

8 fois

ANGÉIOLOGIE

Avec celui-ci, l"iiumérale profonde et la collatérale interne supérieure 2 fois

Avec l'huniérale profonde et la collatérale interne supérieure ... 1 —

Avec l'artère humérale profonde 14 —

L' acromio-thoracique Aonne la thoracique supérieure ou la thoracique longue; sa branche acromiale peut manquer. Elle peut donner une volumineuse artère, qui descend dans la coulisse bicipitale et se distribue au biceps. — L'artère mammaire externe peut manquer et être suppléée par la thoracico-dorsale, branche de la sous-scapulaire : elle peut donner Fartèrè cubitale. — L'artère sous-scapulaire peut fournir anormalement; 1° le rameau sus-épineux de la scapulaire postérieure (Dubrueil), 2° l'artère thoracique longue, disposition fréquente et même normale pour Meckel, — 3° une artère ganglionnaire ; les deux circonflexes, ou l'une des deux ; une artère thoracique spéciale, l'artère collatérale interne supiirieure (Bourgery et Jacob, Dubrueil) . une artère aberrante qui se réunit au-dessus du poignet avec une branche de l'interosseuso antérieure, pour former l'artère radiale (Tiedemann, 1840, Tab. XLV, f. 2). Cette artère aberrante peut aussi se jeter dans l'artère humérale au-dessus de l'articulation du coude (Gruber), ou se continuer avec la cubitale (Barkow). — L'artère circonflexe antérieure peut manquer. — L'artère circonflexe /ws/èrieure donne une ou plusieurs collatérales humérales interne ou externe.

ARTÈRE HUMÉRALE Syn. : A. brachialis; a. humeraria. .^rmpulsader ; oberarmpulsader.

Limites. — L'artère humérale.qui continue directement le tronc de l'a.xillaire, s'étend du bord inférieur du grand pectoral au pli du coude, un peu au-dessous duquel elle se bifurque en branches terminales : la radiale et la cubitale.

Direction. — Le bras étant supposé pendant le long du corps, l'artère est très légèrement oblique en bas, en avant et en dehors. Située d'abord à la partie interne du bras, elle descend peu à peu sur la face antérieure. Rectiligne chez les sujets jeunes et les adultes, elle tend à devenir flexueuse chez les sujets âgés.

Dans ce trajet son calibre diminue peu à peu d'une façon assez régulière.

Rapports. — An bras, l'artère répond : a) en avant : au bord interne du coraco-brachial remplacé plus bas par le bord interne du biceps [muscle satellite), suivant que ces muscles sont plus ou moins développés, ils empiètent plus ou moins sur la face antérieure de l'artère ; leur atrophie la découvre et la laisse en contact avec l'aponévrose. — En arrière, la brachiale répond à la cloison intermusculaire interne, qui la sépare du vaste interne, et plus bas à la face antérieure du brachial antérieur. — En dedans, est en contact immédiat avec l'aponévrose brachiale recouverte d'une peau mince. — En dehors, elle répond au coraco-brachial, et, plus bas, à l'interstice qui sépare le biceps du brachial antérieur.

Aujpli du coude, l'artère chemine dans l'interstice qui sépare le tendon du biceps du faisceau corono'idien du rond pronateur. Elle est recouverte par l'aponévrose, renforcée par l'expansion aponévrolique du biceps, qui sépare l'artère de la veine médiane basilique et des filets du brachial cutané interne.

Rapports avec les veines, les lymphatic^ues et les nerfs. — L'artère humérale est ar compagnée de deux veines collatérales, occupant l'une, le côté antéroexterne, l'autre, le côté postéro-interne de l'artère. Ces veines échangent en avant et en arrière de l'artère, des anastomoses transversales. Au niveau du pli du coude, il n'est pas rare de voir l'une des deux veines, ordinairement la col-

DES ARTÈRES 73

latérale externe, se placer devant Tarière. La médiane basilique et la basilique suivent, au-dessus de l'aponévrose, un trajet qui est sensiblement le même que celui de rhumérale; l'h. est accompagnée de deux troncs lymphatiques profonds qui présentent sur leur trajet trois ou quatre ganglions ordinairement peu volumineux.

Le n. médian affecte avec l'artère des rapports intimes. En haut du bras, il répond à la partie externe de l'artère et souvent à sa partie antérieure (Marcellin Duval), puis il la croise en X très allongé en passant sur la face antérieure du vaisseau et devient de plus en plus interne. Au pli du coude, il en est séparé par toute l'épaisseur du chef coronoïdien du rond pronateur. — Le nerf cubital, qui appartient à la loge postérieure du bras, est d'abord très rapproché de l'artère à la partie postérieure de laquelle il répond, séparé d'elle toutefois par la cloison in.

l'^rmusculaire interne.

IMus bas, ce nerf, qui descend directement pour gagner la face postéi-ieure de l'épitrochlée, est séparé du vaisseau par une épaisse couche miisL'ulair(> appartenant au vaste interne. — Le nerf musculo-cutané, qui a perforé le coraco-brachial avant que l'axillaire soit devenue Thumérale, n'atfecte avec celte dernière que des rapports éloignés. — Il en

Jliini . proj.

Art. musc.

iV. Cubital

Cuil. lui. sup.

iVAIi,.

Coll. iiit. SUJI.

Cil. ml. ,„y.

Cubitale

lladiali-

Fis. ils.

Larlèrc hunieh-alo.

est de même du radial. - Quant au brachial cutané interne, d'abord situé à la

ANGÉIOLOGIE

partie interne de l'artère, il perfore bientôt l'aponévrose pour devenir sou?ciitané.

Branches collatérales. — L'humérale fournitun nombreassez considérable de collatérales (16 à 20, Theile ; 12, Henle). Les plus petites de ces collatérales n'ont pas reçu de nom spécial ; ce sont les rameaux musculaires qui se distri-

Vig. 416. — Schéma des brandies de l'humérale.

buent aux muscles voisins, deltoïde, coraco-brachial, biceps, brachial antérieur et vaste interne, aux téguments et au périoste humerai.

L'un des rameaux d'une branche musculaire pénètre dans le conduit nourricier de l'humérus ; cette artère vonrrïclère vient le plussouvent d'un rameau

DES ARTÈRES

iip|)cui('ii(Ui( ail biacliial aiilérioiir; il |)cuf provenir éiussi ilc rhiiruérale prol'oiule. — f^es collatérales princii)ales sont : 1° le rameau delloïdien ; 2" la collatérale externe ou huinéi ale profonde ; — 3° la collatérale interne supérieure ; — 4° la collatérale interne inférieure. Toutes ces branches présentent des dispositions et un développement variable non seulement sur des sujets différents, mais encore sur les bras d'un même sujet.

Rameau deltoïdien (Cniveilbier, eollateralis radialis sup.). — Celte brandie se détache de la l'ace exierne de l'humérale, un peu au-ilessous du bord inférieur du grand pecloral ; elle se |)orte en dehors, passe sous l'arcade de Slrulliers, sous la courte portion du biceps, et se lermine dans la partie inférieure du deltoïde et la |)artie supérieure du brachial antérieur.

Collatérale externe. — UtKnh'rale profojide — hracJtialis profioida — profunda liaincri. Uw siiperior profuuda arlerij, Qiia'ni). — l'"lle nait de la jiartie postérieure de l'humérale, au niveau du bord inférieur du grand rond. Très développée d'ordinaire, elle se dirige en bas, en dehors el un peu en arrière, gagnant la face postérieure puis la face externe de l'humérus ; elle descend ainsi, en s|)irale, logée avec le nerf radial dans la gouttière radiale de l'humérus, gouttière qu'il ne faut point confondre avec la gouttière dite de torsion (Vo)'. Ostéol., t. I, p. 148, B). Elle est alors recouverte par la longue portion et le vaste externe du triceps brachial ; elle longe les insertions supérieures du vaste interne et arrive au niveau du bord externe de l'humérus, où elle se divise en deux branches terminales, l'une antérieure, l'autre postérieuie.

Dans son trajet, la collatérale externe a fourni de nombreux rameaux collalèraux : les uns nius(nilaii'es (grand rond, grand dorsal et surfont li'iceps), les autres péi'iostiques et osseux, d';iulr es enlin à tlisi ribution cutanée (peau de la l'ace postérieure du bras). — Dans un certain nombre de cas, elle Fournit Tarière nourricière de l'humérus.

Sa hruiiclic lrrni'in<de antcficnrc , branche superlicielle de quelques auteurs, descend dans l inlerslice (pii sépare le long supinateur el le |)remier radial externe du brachial antérieur et se termine au niveau de l'iqjicornl vie en s'anaslomosant avec la récurrente radiale antérieure.

I,a bruiu lie posléricu fc ou profonde descend dans l'épaisseur du vaste inlerne, fournit de nombreux rameaux à ce muscle, ainsi qu'à la face postérieure de l'humérus et à rarticulation du comle. Elle se termine en s'anastomosant avec les récurrentes rafli;ile el cubitale jiostérieures. prenant ainsi part à !a formation du l éseaii pT'ria i l icti la i re du coude.

Collatérale interne supérieure — (liranclic superficielle de la portion inlenie ihi Iricepfi, Sappeij, Cruveilhier — eollateralis uhiaris superior seu prima (Allem.), — Ihe inferior profound arterif. Quai)i).- — lîlle nait un peu au-tlessous de l'humérale profonde, se dirige en bas et en arrière et perfore la cloison iiifermusi iilaire inlerne. l'jiie descend alors dans la loge postérieure du bras, sur la face antéi'ieure de la longue porlion du triceps et du vaste interne, accompagnée du nerf cubital, dont elle constitue Tarière satellite. La c i. s. fournit des rameaux au triceps et au brachial antérieur et se termine au voisinage de Tépilrochlée, en s'anastomosant avec les récnrrenh^s radiales el cubilales et avec la collatérale interne et inférieure.

ANGÉIOLOGIE

On voit souvent se détacher de la partie initiale de celte collatérale supérointerne une branche qui descend, superficielle, sur la partie interne du brachial antérieur ; cette branche peut aussi provenir de l'humérale elle-même. Sappey, Cruveilhier considèrent cette dernière disposition comme normale et décrivent le rameau interne en question sous le nom de branche superficielle du brachial antérieur.

Collatérale interne inférieure. — {Collateralis nlnans inferior s. secunda — Anafitomotic artenj, Qnain). — Cette artère naît environ à quatre centimètres au-dessus de l'inlerligne du coude, se dirige en bas et en dedans, abandonne des rameaux au brachial antérieur et au rond pronateur et se termine dans la région de l'épitrochlée, en s'anastomosant avec les récurrentes cubitales antérieure et postérieure. Celte artère fournit, immédiatement au-dessus de l'épitrochlée, une branche importante que les auteurs anglais considèrent comme la continuation du tronc principal ; cette branche se porte transversalementen dedans, perfore la cloison intermusculaire, contourne le bord interne de l'humérus et s'anastomose avec la terminaison de la branche postérieure de l'humérale profonde, en formant une arcade transversale au-dessus de la fosse olécrànienne.

Variétés- — Anomalies de trajet el de rapports (Voir pages 42, 43 et 44 du Précis de Manuel opératoire du P'' L. II. FarabeuT, les types principaux et importants de ces anomalies). Le nerf médian peut, dans toute l'étendue de son trajet, cheminer en arrière de l'artère (Chassaignac 2 fois, Uubrueil 3 fois, Grûber, Artat. abhandl., 1832, p. 133 (Duval, loc. citât). Le nerf médian peut croiser l'artère en passant derrière elle (Velpeau, Grûber, 6 fois sur 100 bras, Schevegel. — Une des anomalies de trajet les plus intéressantes consiste dans le passage de l'artère humérale sous une apophyse sus-épitrochléenne ou par un conduit osseux spécial creusé dans l'humérus au niveau de cette apophyse. Cette anomalie a fait l'objet d'un grand nombre de travaux dont le plus important est celui de G. Ruge (Morphol. jahrb. vol. 9, p. 329), qui donne une bibliographie très complète jusqu'à 1884. On sait que cette disposition est normale chez différents animaux (voir Ostéologie, T. I, p. 148, iig. 137). — L'artère humérale peut décrire à sa partie inférieure un arc convexe en dedans, saillant sous l'aponévrose (Cruveilhier, Dubrueil). Il ne faut pas confondre ces flexuosités congénitales avec celles qui existent chez les individus âgés et athéromateux.

L'humérale traverse l'aponévrose au-dessus du pli du coude et se divise en deux branches également sous-cutanées (cette anomalie est représentée in Bourgery et Jacob, Anat. descript. 1833, t. IV, Taf. 38, flg. 3).

Anomalies de terminaisont. — Elles sont relativement très fréquentes ; il en existe un nombre ''onsidérable d'observations ; elles ont d'autant plus d'intérêt qu'elles retentissent sur la disposition des artères de l'avant-bras et souvent même sur celles de la main. — Il est exceptionnel que l'humérale se bifurque tardivement ; la bifurcation prématurée est au contraire fréquente. Elle se présente d'ailleurs sous des formes très différentes, la disposition la plus fréquente est la suivante : à une hauteur variable, l'artère humérale se divise en deux branches, dont l'une chemine superficiellement et représente une branche anormale et dont l'autre suit le trajet habituel de l'artère humérale ; celle-ci, arrivée au pli du coude, se divise en ses deux branches habituelles, radiale et cubitale. Lorsque ces deux troncs sont de gros volume, il existe trois artères principales au niveau de l'avant-bras ; mais, dans la plupart des cas,- une des deux artères antibrachiales normales est atrophiée et suppléée par la branche brachiale anormale, que l'on regarde alors comme formant la radiale ou la cubitale.

Lorsque c'est la cubitale qui nait ainsi prématurément au niveau du bras, son point d'origine est des plus variables; elle peut naître de l'axillaire au niveau de l'origine des circonflexes (Grûber, 2 fois sur 20 cas d'anomalie de l'art, cubitale rencontrés sur 440 bras, appartenant à 220 cadavres], ou au-dessous de celles-ci (2 fois), ou au niveau du tiers supérieur del'artère humérale (6 fois), au niveau du tiers moyen (3 fois), au niveau du tiers inférieur (2 fois). — Son trajet est variable : le plus souvent elle accompagne l'artère humérale, et passe sous l'expansion aponévrotique du biceps, 13 fois sur 20 cas; mais elle peut perforer cette expansion ou cheminer dans son épaisseur. — Dans quelques cas.

DES ARTÈRES

(jlle clieiiiino ilans toute ri}li'iiiliio di.' son trajet l)i'a.-liial anormal dans nii (lé(loulilern(.'nt lic l'aponévrose, acconiiiagné de la \i.'ine basili((ne et du braeliial cutané interne. On l'a vue eontourner l'épitrocliléo aceonipaf,'nant par conséquent le nerf cubital (Tlionison Quains' anat. p. H, 1806, p. o87). — Lorsque l'artère cubitale a ainsi une origine anormale, elle chemine superlicicllement au niveau de l'avant-bras ; il est exceptionnel qu'elle occupe sa place habituelle: on l'a \ue. assez l'areun'iit d'ailleurs, suivre la l'ace profonde du grand palmaire.

Lors([ue la radiale nait au niveau du bras, elle chemine ordinairement en dehors ilu Iranc brachial ; ii\\<2 peut quelquefois être située d'abord en dedans de ce tronc qu'elle croise ensuite pour passer en ilehors de lui. Dans ces conditions, les ileux troncs artériels forment un 8, dans l'ouverture supérieure tluquel peut passer le nerf médian. — La radiale est en général superlicielle, tout en passant au-dessous de l'expan.^ion aponévrotique du biceps, exceptionnelliMiient au-dessus de cette expansion (Tiedemann, Bourgery et Jacob, Quain, Griiber, Durs\ ). — Cette radiale anormale ciiemine le plus souvent en a\'ant du muscle biceps; elle peut aussi passer ileriiére ce muscle et descendre dans le sillon l)icipilal externe en suivant jus(iu'au pli du coude le trajet du musculo-cutané. Au pli du couile, (die est séparée de l'artéri.' huméi'ale par toiile l'i'paisseur du tendon ilu biceps (Langer).

Il peut arriver que, la radiale et la cubitale naissant au niveau du bras, l'artère humérale, très réduite, se continue au pli du coude avec l'interosseuse coninumc (Grûber 2 fois sur 120 cas). Dans ce cas, il n'est pas rare de voir la cubitale et la radiale, unies par un rameau transversal anastomotique volumineux, affecter les dispositions les plus variables.

En résumé, les principales dispositions que l'on peut rencontrer sont les suivantes : L'humérale donne en un point quelconque du bras une artère qui constitue à l'avantbras un tronc surnuméraire, puis elle se divise au pli du coude en cubitale et radiale: — l'humérale donne une artère qui vient remplacer à l'avant-bras la radiale atrophiée: — on peut observer la même disposition pour la cubitale : — la coexistence de ces deux anomalies ; — une humérale devenue très grêle au-dessous de l'origine de ces deux branches anormales descend juscpi'au pli du coude et se continue le plus souvent avec l'interosseuse commune.

Quelle est la cause de cette origine prématurée des branches terminales de l'humérale? S'agit-il d'un véritable arrêt de développement, connue l'ont pensé Hyrtl et (jiacomini, qui ont constaté la division prématurée de l'artère chez les embryons

Ou bien ces anomalies s'expliquent-elles par le développement anormal de rameaux ordinairement peu développés? Cette iiypotlièse a été soutenue surtout par Krause. J'ai dit (voir généralités) que. d'après cet auteur, la disposition originelle du système artériel était une disposition en réseau. Ordinairement, certaines parties de ces réseaux prennent un développement notable, et constituent les troncs artériels normaux. Mais, on peut très bien concevoir que des portions de ce réseau qui. normalement^ restent insignifiantes, puissent auginonterdc volume et arriver à supplanter les troncs habituels. Dans le cas particulier, ce rôle serait joué parles vasa aberran/ia de Haller. On désigne sous ce nom depuis Haller des vaisseaux, le plus souvent tle petit calibre et de trajet superficiel, qui naissent de l'artère humérale ou même de l'axillaire et viennent se jeter ordinairement dans une des artères antibrachiales, le plus souvent dans la radiale, exceptionnellement dans la cubitale. Très rarement ils aboutissent aux artères de la main.

Branches surnuméraires. — On a signalé comme branches surnuméraires : l'artère sous-scapulaire ou la circonllexe postérieure ; ces artères peuvent se détacher isolément de l'humérale ou naitre par un tronc commun avec d'autres branches normales ou anormales de la brachiale; — une collatérale externe accessoire: — un rameau anastonmtique allant se jetei- dans une l'adiale née anormalement de l'axillaire. (Vergez).

L'artère superficielle du jdi du coude. — ■ Sous le nom de arteria plicii.' cubiti sup., Gruber décrit une artère qui, d'après lui, serait normale et qui nait de la brachiale, ou quelquefois do la collatérale inférieure et interne, ou même de la radiale. Cette artère descend sous l'aponévrose, dans l'interstice du cubital antérieur et du grand palmaire et se termine dans ces muscles. Dans quelques cas. cette artériole prend un di'veloppcment considérable et devient une artère cubitale accessoire (Voyez Grubei", Zeitschr. d. Gesellsch. d. Aertzte zu Wien, 18j2, II, 48).

Anomalies des branches. — Les anomalies des branches, à part les variét('S dans l'origine, variétés que nousavons signalées, sontrares. Elles sont souvent associées àla bifurcation prématurée. — L'absence de quelques-unes des branches, et notamment des collatérales externes, ou le dé'doublement de l'une de ces artères, ont été assez souvent rencontrés.

ANGÉIOLOGIE

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