‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 3)Chapitre 34 sur 190 · ARCADE PALMAIRE PROFONDE · texte numérisé non relu

ARCADE PALMAIRE PROFONDE

L'arcade palmnire profonde, radiale, est formée par la portion palmaire de la radiale et son anastomose avec la cubito-palinairo, branche collatérale de la eu bitale.

ConI rairemeiit à ce que nous avons vu pour rdrc.ulo palmaire superficielle,

Fig. 123. — Artères de la main, arcade palmaire profonde.

il s'agit ici d'une anastomose à plein canal entre les deux artères qui constituent l'arcade, et le calibre de celle-ci diminue régulièrement de dehors en dedans. D'ailleurs, cette diminution de calibre de dehors en dedans atteste que c'est la radiale qui forme essentiellement l'arcade palmaire profonde.

DES AUTÈRES

CepeiuUiiit, lorsque la ciibito-palniciire est très grêle, ce n'est jias exceptionnel, la radiale se continue directement non plus avec la cubito-palinaire, mais avec la perforante supérieure du quatrième espace, disposition à raj)procherde celle que je considère comme normale pour l'arcade palmaire superficielle.

L'arcade palmaire profonde a une direction transversale. Elle repose sur les bases des quatre derniers métacarpiens. Elle est recouverte par le paquet des tendons fléchisseurs profonds et, à sa partie externe, par l'adducteur du pouce; elle passe ordinairement entre le chef métacarpien et le chef carpien de ce muscle. L'A. P. 1*., flanquée de deux veines, est croisée par la branche profonde du nerf cubital.

Branches. — Elle fonrint des hraiicitcs uscoidonte!^, des br<t)icli('s poslt!rieurcs, des branches descendaides.

Les branches ascendantes sont en nombre variable. OrdinairenuMit li'ès grêles, elles se dislribueiit aux os de la deuxième rangée du carpe et aux aiticulations médio-carpiennes et carpo-métacarpiennes.

Les bra licites postérieures portent le nom de pei foi anles.

Perforantes. — Elles sont ordinaireuienl au nombre de trois. Très courtes, elIcscluNuinent d'avant en arrière dans l'espace interosseu.K et viennent se jeter dans l'interosseuse postérieure correspondante ; dans les cas où la dorsale du car|)e est très réduite, ce sont ces pei forantes qui fournissent les intei'osseuses (lo;>al(?s. — Dans leur trajet elles fournissent des ramuscules très gi'èles aux inlerosseux, aux métacarpiens et aux articulations intermétacarpiennes. . Les branches descendantes portent le nom d'artères interosseiises.

Interosseuses. — Elles sont an nombre do (|uatre ;je rattache en elTet, à l'arcade |)almaire |>rofonde le tronc commun des collatérales interne du pouce et externe de l'index, qui me parait constituer l'interosseuse du premier espace. O tronc descend en elTet, le ]ilns soncent, en avant de l'interosseux dorsal du premier espace. Par sa situation même, il est al)solumenl l'Iionif dogue des au très artères interosseuses ; cependant, il dilTère de celles-ci pai' son volume plus considérable et sui'tout j)ar son mode de distribution, aussi mérile-t-il une description spéciale.

Tronc commun des collatérales du pouce et de la collatérale externe de l'index,

on première i nterosscw^c palmaire. — Ce Ironr cinumun se détache de la radiale immédiatement après qu'elle a pei'foré le premier inlerosseux dorsal. 11 descend verticalement, répondant en avant à l'adducteurdu pouce, en arrière au chef externe du jiremier interosseux dorsal, et, au-dessous de ce chef, aux téguments de la face dorsale. Lorsque le chef externe du premier inlerosseux est réduit, le tronc artériel est beaucoup i)lus facilement visible jiar la face dorsale de la main que par la face |)almaire.

Mais c'est une erreur (|ue de le considérer comme appartenant au système des interosseuses dorsales. L'interosseuse dorsale du premier espace existe, en etlet, quoique normalement très réduite, et elle descend, comme ses congénères, en arrière du muscle inlerosseux dorsal.

.\près un trajet ([ui varie de quelques millimètres à trois centimètres, le

ANGÉIOLOGIE

tronc abandonne une branche qui chemine sur le versant interne de la face antérieure du premier métacarpien, croise l'articulation métacarpo-phalangienne du pouce en passant entre les deux os sésamoïdes et vient former la collatérale externe du pouce. — Je remarque, sans y attacher autrement d'importance, le trajet intersésamoïdien de cette artériole, rapport qui m'a paru constant lorsque ce vaisseau provenait de l'arcade palmaire profonde.

Après avoir fourni la collatérale externe du pouce, la première interosseusc palmaire se divise en deux branches, la collatérale interne du pouce et la collatérale externe del'index. La disposition que je viens de décrire m'a paru la plus fréquente. Dans l'excellente figure 26 du Précis de Manuel opéraloiie du P'" Farabeuf, on voit les deux collatérales du pouce naître de l'arcade palmaire profonde par un tronc commun qui se détache de cette arcade au même point que la collatérale externe de l'index ; si cette disposition existe, elle doit être exceptionnelle, puisque sur les 20 mains injectées que j'ai sous les yeux, je ne la rencontre pas une fois.

Le plus souvent, la première interosseuse palmaire envoie à la quatrième digitale une anastomose (v. fig. 422, D) qui atteint cette dernière au niveau môme de si bifurcation en branches terminales, disposition intéressanle car elle explique une anomalie d'origine de ces deux branches qui est loin d'être exceptionnelle

laterosseuses des deuxième, troisième et quatrième espaces. — Beaucoup moins volumineuses que celle tlu premier espace, les interosseuses des deuxième, troisième et quatrième espaces descendent verticalement, appli(juées sur les muscles interosseux par l'aponévrose qui les recouvre. Un peu au-dessous des articulations métacarpo-phalangiennes, elles se terminent soit librement, soit en se jetant dans les artères digitales un peu au-dessus de leur bifurcation.

Klles donnent des rameaux nombreux, mais très grêles, aux muscles interosseux, à l'adducteur du pouce, aux tendons fléchisseurs et aux lombricaux, aux métacarpiens, aux articulations métacarpo-phalangiennes et aux téguments de l'espace interdigital.

Page 1