‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 3)Chapitre 38 sur 190 · BRANCHES DE L AORTE ABDOMINALE · texte numérisé non relu

BRANCHES DE L AORTE ABDOMINALE

Comme l'aorte thoracique, Taorte abdominale donne des branches viscérales et des branches pariétales. .Te décrirai ces branches dans l'ordre suivant lequel elles se détachent du tronc aortique.

ARTÈRES DIAPHRAGMATIQUES INFÉRIEURES

Les artères diaphragmatiques inférieures {sous-diapUragmatiques) naissent le plus souvent de la face antérieure de l'aorte immédiatement au-dessous de l'orifice aortique du diaphragme et au-dessus du tronc cœliaque, tout j.rès de la ligne médiane, à ([uelques millimètres l'une de l'autre et parfois d'un Ironc commun. L'artère diaphragmatique inférieure droite naît, presque toujours, un peu plus bas que la gauche. Ces artères se détachent de l'aorte très près de la naissance du tronc cœliaque. Souvent l'une d'elles ou toutes les deux naissent de la partie supérieure de ce tronc, c'est pourquoi iMeckel et quelques autres après lui, les ont décrites comme branches du tronc cœliaque. Plus rarement, l'une d'elles provient de la coronaire stomachique. Dès leur origine, les diaphragmatiques inférieures, divergeant à angle aigu, se portent en haut, en dehors et en avant ; appliquées par le péritoine sur les piliers du diaphragme, elles longent le bord inter ne des capsules surrénales.

Dans ce trajet, elles donnent quelques rameaux aux piliers du diaphragme et un rameau peu volumineux qui se dirige transversalement en dehors et va se ramifier sur la face antérieure de la capsule surrénale constituant l'artère rapsnhiire supérieure.

IJliS AHTÈRES

Au niveau de renlrecroisenient des piliers, chaque diaphragiiiati(|ue se bifurque. I.a branche inlerue (du postéi'ieure) petite, monte vers l'orilice œsophagien, autour du(|uel eUe s'anastomose avec hi branche liomologue du côté opposé. ])e ce cercle péri-o^soplingieii s(> défachenl de fins raniuscuies (|iii vont

lis. — Aiirlr ulj(lnniinalr'.

à l'œsophage. Les rameaux de cette bianclie inlerue se rendent aux portions vertébrales et lomliairesdu diapliragme.

\a\ hraiii'hi- (\ch'rne imi anlérieui'c. | dus grosse et plus flexueiise. se jiorle

ANGÉIOLOGIE

obliquement en dehors et en avant, et se ramifie sur la face inférieure du diaphragme. Ses rameaux terminaux antérieurs vont jusqu'aux insertions costales et xyphoïdiennes du muscle, où ils s'anastomosent avec les rameaux des intercostales inférieures et de la mamtnaire interne. Les rameaux internes se portent sur le centre phrénique ; ils forment un cercle artériel autour de l'orifice de la veine cave et s'anastomosent sur la ligne médiane avec les rameaux de la diaphragmalique du côté opposé.

La diaphragmalique inférieure droite donne quelques ramuscules qui gagnent le foie par le ligament suspenseur. — Du cercle artériel que j'ai signalé autour de l'orifice de la veine cave partent quelques grêles rameaux qui se rendent aux parois de cette veine; — la diaphragmalique gauche abandonne quelques rameaux au bord postérieur du foie, au pancréas et à la rate (Ilenle).

Les artères diaphragmatiques inférieures s'anastomosent encore avec les diaphragmatiques supérieures et les péricardiques par de fins rameaux qui traversent le centre aponévrotique du diaphragme.

Variétés. — Les artères diaphragmatiques inférieures peuvent naître du tronc cœliaque, de la coronaire stomacliique, de la rénale, de la mésentérique supérieure, de l'hépatique. — Lauth les a vues naître au-dessous de la mésentérique supérieui'e et donner trois rameaux à la capsule surrénale. — Les artères diaphragmatiques inférieures peuvent donner naissance aux artères spermatiques ou utéro-ovariennes (KrauseJ, à un rameau hépatique (Gruveilhier). Le volume dos diaphragmatiques inférieures peut être très réduit: dans ce (!as, il peut exister une ou plusieurs diaphragmatiques inférieures accessoires.

TRONC COELIAQUE.

(Tripus Halleri s. cœliacus, tr. opistho-gastrique de Chaussier, Eingeweidepulsader).

Le tronc cœliaque (de xoiXla, ventre) naît de la face antérieure de l'aorte abdominale, sur la ligne médiane, dans l'angle supérieur de l'orifice aortique du diaphragme, immédiatement au-dessous des diaphragmatiques inférieures et souvent par un tronc commun avec elles.

Sur le squelette, il répond au disque qui unit la douzième dorsale à la première lombaire. Son volume est considérable, presque égal à celui d'une artère rénale. Sa longueur est de 10 à 15 mm. ; Luschka lui donne 3 cm. de long et 9 mm. de diamètre.

Dès son origine, le tronc cœliaque se dirige en avant et légèrement en bas, entouré d'un tissu fibreux très dense qui contient de nombreux filets nerveux du plexus solaire et rend la dissection du vaisseau très laborieuse. A cette enveloppe fibro-nerveuse aboutissent les fibres qui partent de l'angle duodénojéjnnal (muscle de Treilz). f l est en rapport à gauche et en avant avec le cardia, à droite et en avant avec le lobule de Spigel et en bas avec le bord supérieur du pancréas.

Le tronc cœliaque se divise, ad modum tridentis, en trois branches terminales : la coronaire stomachique, Vhépatique, la splénique. Le mode de division du tronc cœliaque est variable : parfois, les trois branches se détachent au même point, c'est la vraie trifurcation ; plus souvent peut-être la coronaire stomachique naît la première à angle droit de la face antérieure du tronc, qui se divise ensuite en hépatique et splénique.

DES ARTÉHKS

Coronaire stomachique. — cuiDiiaiio sloinachiqiie, i.i |)eLile des branches du tronc cndiaquo, peiil iiaîlrc dirci lcincnl de l aorle du de la diaplira"malii|iio gaiicdie; léyèrenieiil ascendanle d'ahord, elle se |j()rl(> à gauche el en avant vers le cardia et la petite courbure d(^ l'esloniac, sui' li' milieu de laf|uelle elie se divise en ileii.c branches (jui suiviînl la petite cnurbure jusqu'au pylore, où elles s'anastomosent aNi'c les rameaux de la pyloricjue. Dans ce Irajet parallèle à la petite courbure, l'artéie, dont la directiiin se rapproche beaucoup plus de la vei'ticale (jue de l'hoiizoniale, est log^'c entre les d(Mi.\ leuillels de l'épiploon gaslro-hé|)aliqu('.

— Tronc (•(l'iiuqiu'.

i>'arlere cnronaire stomaclii(iue donne deux el quelqueftiis tr(ns rameaux curdio-ivsoplnniiciis, (jui remonlen t vers le cardia et l'œsophage ; et des ra- )ncuu.i: iinslrifjues. Ces derm'ers cheminent d'abord sous la lame i^éritonéale antérieure de l'estomac dans les luniijues dui|uel elles se ramilieni (w t. IV, pages 23-î, 2-54 et suivantes, les terminaisons de ces branches). — Le ti-onc de la coronaire stomachique donne souvent (Theile) un rameau hépatique, qui se porl(> dans le lube gauche du foie.

Artère hépatique (arleria hepalica communis s. ]>ropria). — Plus volumineuse que la coronaii'e stomachiiiue, l'artère hépatique monte obli(]uement de gauche à droite et d'arrière en avant vers le bile du foie. A smi origine, l'artère he]»;ilii[ue, pi iir(Mnli\ se dirige obli(|ueun'nt de gauche à di'oite, d'arriei e en avant, ;ui-dcvanl du pilier droit du diaphraguu' (Luschka), au-dessous du Icdjc

ANGÉIOLOGIE

de Spigel sur lequel elle creuse parfois un sillon (llenie) et à la convexité duquel elle accommode sa courbure à concavité supérieure. Puis, elle contourne le liane gauche de la veine porte et vient se placer sur la face antérieure ou ventrale de ce vaisseau avec lequel elle monte vers le sillon transverse du foie, dans l'épaisseur de l'épiploon gasi i'(j-hépa[i(]iie. Dans un travail récent (Journal de l'anatomie, 1893, pages 238 et suivantes), Réitérer s'est attaché à préciser la situation et les rapports réciproques de l'artère hépaticpieet de la veine porte, insistant sur ce fait que : dans sa portion initiale, l'artère hépatique est située en arriére de la veine porte, c'est-à-dire sur un plan plus dorsal ; — que, dans sa |)artie moyenne, elle contourne le flanc gauche de cette veine pour venir se placer en avant d'elle; — de sorte que, dans sa portion terminale, l'artère est en avant de la veine porte qui la sépare de l'hiatus de Winslow, à gauche et tout [)rès des canaux cholédoque puis hépatique. Elle monte ainsi vers le sillon transverse du foie, où elle se divise en ses deux bi'anches terminales.

Dans son ti'ajet, l'artère hépatique donne quelques petits rameaux qui se portent en bas vers le pancréas et le pylore et trois collatérales importantes, la pyloriqiie, la (jastro-duodénale droite et la ci/slique.

Artère pylorique. — Très grêle, elle naît de l'hépatique au-dessus du pylore, dans l'épaisseur du ligament gastro-hépatique, et se dirige de droite à gauche vers la pai'tie su|)érieure du ])ylore, où elle se divise en une branch(; antérieure et une branche postérieure. Ces branches, qui peuvent naître séparément de l'artère hépatique, vont s'anastomoser avec les branches de lacoronaire stomachique sur le tiers inférieur de la |)etite courbure de l'estomac.

Artère gastro-duodénale. — Je donne à cette artère le nom de gastro-ditodénale, parce qu'elle distribue ses branches au. duodénum et à l'estomac ; classiquement c'est la gastro-épiploique droite.

Remarquable par son volume et par l'étendue de son trajet, l'artère gastroduodénale descend à droite du pylore, en arrière de la première portion du duodénum, au-dessous de laquelle elle se divise en deux branches : la gastroépiploïque droite et \a. pancréatico-duodénale .

La fjastro-épïploique droite chemine derrière la portion initiale du duodénum et gagne la grande courbure de l'estomac qu'elle longe de droite à gauche pour s'anastomoser, vers la partie moyenne de celle-ci, avec la gastro-épiplo'ique gauche, branche de la splénique. Elle donne des rameaux ascendants aux tuniques de l'estomac, et des rameaux descendants, très longs et très ténus, au grand épiploon.

La pancréatico-duodénale, deuxième branche du tronc gastro-duodénal, naît en arrière delà portion initiale du duodénum et suit la concavité de l'anneau duodénal. Cette artère a été décrite et représentée (t. IV, page 265 et (ig. 118) sous le nom d'artère duodéno-pancréatique, appellation logique, caria grande majorité de ses rameaux se rendent au duodénum.

Artère cyrtique. — De petit calibre, elle naît souvent de la branche terminale droite de l'hépatique et gagne le col de la vésicule biliaire pour descendre sur celle-ci et se diviser eu branches qui se ramifient les unes sur la face libre

DES AHTÈKES

du l'éser'voir hiliaii'e, les aiilri's sur sa face adliéiciilc ; ces (Ici iiiéi es aljaiidiMinent ([iichiiics laimiseiiles au paronchyme liépalitiuo.

Branches terminales. — Les Ijianclips ler-niinales de l'arlére liépalKjiie se rainifieiil dans le [lareiicliynie de l'organe eu suivant le uièuie trajel (jui" les branches de la veine porte ; comme celles-ci, elles gagnent (ransx'ersaleuient les extrémilés du sillmi liansverse et s'engagent dans les gaines lubuleuses formé(;s |)ar la ca|>sule de Cilissnn, avec les ramilicalions jjorles et c(dles des conduits biliaires.

Leuis rameaux terminaux, bien décrits par Ilyril itjoi rus. Anal. , p. 101), se rendent au parencliynie du foie, rameaux ]jure7icltijmaleit.r : aux parois des vaisseaux et cmiduils biliaires, rameaicc vascalaires el biliaires ; i\ laca|)sule, rameaux capaiilairei^ : ces derniei's viennent bjrmer sous la capsule un réseau dont les ramuscules se prolongent dans les ligaments hépalicjues.

Artère splénique, — a. lieiudis. — Grosse (7 mm. de diamètie, J.usclika), longue et Ilexueuse, l'artère s|déni(jue se porte transversaleiuent de droite a gauche le long du bord supérieur du pancréas, sur leipiel elle se creuse une gouttière, vers le bile de la rate. AvanI son entrée dans le parenchyme splénique, Tarière si> divise en un grand nombre de branches, de fi à 12, (pii pénètrent is(dément dans cet (jrgaue.

Collatérales. — Dans son trajet, la s|)lénif|ue donne : 1" Des rameaux paiicréaliqncs. qui naisseui de Tarière ilans la goultière |>ancréati(nu^ el descendent dans le tissu de la glande;

2° La gastro-cpiplotqiic gauche, (|ui nail de la splénique. à sa sortie de la gouttière [»ancréali(jue, à 3 ou i cm. de la rate, descend sui- la l'ace postérieure do l'estomac et se recnnrlic pour longei' la l'ace postérieure de la grande courbure, près du boi'd libre de celle-ci, puis sur ce bord libie; v(ms la parlie moyenne de la grande courbure, (die s'anastomose avec la gastro-épiploïqne droite et se divise, comme celle-ci, (mi rameaux asceiidaiils ou gasl riques et rameaux descendants on épiplo'iques.

Les vaisseaux courts (artère-; courtes). — Mn nombre variable, (Irois à six), ils se détachent de la s|)lénii|ne ii des intervalles iriéguliers, soil sui' la portion |)ancréatique, soil sur une des l'amificationsde celte artère (voy. fîg. 4211) et se rendent sur le fond et la parlie postérieure de l'estomac, s'anastomosanl avec les artères de la grande el do la petite courbuics poui- cumph'ler le cercl(> artériel de l'estomac.

lAiii.iiAi' i(Ksr.\rANr i.iîs hhanciucs m* thonc cU'M.iaijle

I ('.iinuNAUiK siu>rv(;iiii,iit;.

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I ( Lystioce- '■

i , ) Gastru-kpu'loïque gauche.

l \ Yai.sseauv coup.ts.

■Variétés. — T/-iiNr (-(l'/idi/iii'. — Le tronc cujliaquc peut ctrc plus long, plus courl, nu iinMiii' iiiaiii|iLiT (•(>iii|iliHi'iiL(>iit ; SCS trois branches terminales se détachent alors ilircc- Iciiicnl lie l'iiorlc iiliiioiiiinalc. Il peut ne donner naissance qu'à deux branches: ce sont

oi-Jinairemenl l'artère hépatique et l'artère splénique — 11 peut l'uiirnir des branches surnuméraires : on l'a vu notamment donner une artère duodénale (Th. Lauth), la mésentérique supérieure (Voyez Tiedeniann, loc. cit. Taf. XLIX, fig. 2), une artère rénale accessoire, une artère pancréatique, des branches coliques... etc. — Le tronc cœliaque peut donner naissance à trois branches, dont deux normales et une troisième anormale. C'est ainsi que Lauth l'a vu se diviser on : coronaire stomachique, artère hépatique et tronc commun des artères diaphragmatiques : l'artère splénique se détachait directement de l'aorte abdominale.

Variétés. — Coronaire slomarliit/ue. — Elle peut naître directement de l'aorte abdominale, ou fournir anormalement un rameau hépatique, une artère splénique accessoire, une ou plusieurs diaphragmatiques inférieures accessoires. Ilyrtl a vu une de ces artères diaphragmatiques accessoires, qui présentait un volume très notable, donner, avant d'atteindre le diaphragme, de nombreux rameaux à la grosse tubérosité de l'estomac, à la capsule surrénale gauche et au pilier gauciie du diaphragme.

Artère hépatique. — W. Krause a constaté l'absence de l'artère hépatique sur un mort-né qui présentait do graves malformations de tout le système artériel. — L'artère hi'-patique peut manquer en tant que branche du tronc cœliaque ; elle est alors remplacée par un tronc qui se détache des artères voisines et notamment de l'artère mésentériquc supérieure ou de l'artère rénale droite. Il s'agit évidemment dans ces cas do l'hypertrophie de ces petits rameaux insignifiants qu'envoient normalementau foie les artères en question. Il est intéressant de rapprocher cesarléres hépatiques accessoires, comme les appelle Krause. des veines portes accessoires. L'artère hépatique peut fournir normalement, un rameau pour le cardia, plusieurs rameaux pyloriques, la coronaire stomachique, une artère cystiquc accessoire, une ou plusieurs artères diaphragmatiques inférieures accessoires. — Les deux branches terminales de l'artère hépatique peuventdonner naissance aune artère cystique accessoire, à une ou plusieurs artères diaphragmatiques surnuméraires et même à la coronaire stomachique (Meckel).

L'artère gastro-duodénale peut donner anormalement une artère cystique accessoire, une artère hépatique surnuméraire, la coronaire stomachique, une ou plusieurs artères coliques. Barkow a vu une branche de la gastro-duodénale former avec une branche de la gastro-épiploïque gauche ou de l'artère splénique un arc vasculaire occupant la partie moyenne du grand épiploon.

\)'tére splénique. — L'artère spléniijue donne souvent naissance à des branches surnuméraires, comme la Itranche gauche de l'artère hépatique, la colique moyenne, la coronaire stomaciiique, l'héinorrho'i'dale supérieure (l^hode cité par Krause, loc. cit., p. 29o). — Parfois sa division est prématurée.

ARTÈRE MÉSENTÉRIQUE SUPÉRIEURE

L'artère mésentériqiie supérieure naît de la face aiitéi'ieure de l'aorle, sur la ligue médiane, à 2 cm. au-dessous de l'origine du tronc cœliaque, à peu près au niveau du disque unissant la deuxième et la troisième vertèbres lombaires (voy. t. IV, fig. 109).

Dès son origine, elle se dirige en bas et en avant, au-devant de l'aorte, en arrière du pancréas sur la l'ace postérieure duquel elle trace une empreinte qui sépare le col du corps de cette glande. Entre la niésentériquc supérieure el l'aorte passe la veine rénale gauche.

A droite, la M. S. est en contact avec la tète du pancréas ; à gauche, elle suit le bord droit de l'angle duodéno-jéjunal. Elle est entourée d'un réseau fibreux Irès dense, formé de fibres élastiques et d'abondants filets nerveux ; ce réseau la réunit au tronc cœliaque qui la domine. Bientôt la M. S. émerge au-dessous du bord inférieur du pancréas, croise perpendiculairement la face antérieure de la troisième partie du duodénum, contre lequel elle est directement appliquée. Elle s'engage alors dans l'épaisseur de la racine du mésentère, pour descendre obliquement à droite jusqu'au niveau de l'embouchure de l'iléon dans le gros

DES ARTÈRES

intestin où elle prend fin en s'ana^^loinosant avec la l)rancho iléale de l'artère iléo-coli(jue. — Longue de 23 à 2o cm., la M. S. décrit une arcade à convexité tournée à gauche et en avant.

Branches. — Par la conve.Kité de son arcade, la M. S. émet un grand nom-

bre de branches, les artères intestinales ; de la concavité de cette même arcade naissent les artères coliques droites.

Artères intestinales. — J^es artères intestinales sontdedeu.K ordres : les |)lus volumineuses, au nombre de dix à douze, se détachent de la partie initiale de l'arcade; les plus petites, huit à douze, émanent de la portion terminale de l'artère. Ces branches cheminent entre les deux feuillets du mésentère ; après Il 30

ANGÉIOLOGIE

un trajet de 7 à 8 cm. pour les grosses, 3 à 5 cm. pour les petites, elles se bifurquent. Les branches de bifurcation s'anastomosent avec celles des artères intestinales voisines et forment ainsi une première série d'arcades, à convexité tournée vers l'intestin. De ces arcades partent de nouvelles branches parallèles, quarante à cinquante (Sappey), qui se bifurquent à leur tour et dont les rameaux forment, en s'anastomosant, une deuxième série d'arcades, près du bord mésentérique de l'intestin. Les ramuscules qui naissent de cette seconde série d'arcades forment, de la même manière, inîe troisième série d'arcades de laquelle partent les rameaux terminaux, antérieurs et postérieurs, qui se distribuent dans les parois de l'intestin (v. t. IV, pages 274 et 286, fig. 130 et 131).

Par sa concavité, la M. S. donne : 1" l'artère duodéno-pancréatique gauche

(artère pancréatico-duodénale des classiques) ; 2" les artères coliques droites.

Artère duodéno-pancréatique gauche. — L'artère duodéno-pancréalique gauche naît de la M. S. au point où celle-ci longe le flanc droit de la portion ascendante du duodénum et descend le long de la moitié gauche de l'anneau duodénal (voir tome IV, page 266 et fig. 118) ; elle se distribue au duodénum, accessoirement au pancréas.

Coliques droites. — Ces artères, qui se rendent à la moitié droite du gros intestin, sont au nombre de deux ou trois. On les désigne sous le terme générique de coliques et on les distingue, en général, par les épithètes de supérieure ou ascendante, moyenne ou transversale, inférieure ou descendante, .l'eslime, avec mon ex-collaborateur Jonnesco et nombre d'autres, qu'il est préférable, pour satisfaire à la lois la logique et la mémoire, de les désigner d'après la portion du gros intestin à laquelle elles se rendent. Ainsi, je décriiai :

1° Artère du colon transverse (colique supérieure de quelques auteurs, ascendante de certains autres, colique moyenne des Allemands) . — Elle naît de la mésentérique dans la concavité de l'anneau duodénal, pénètredansl'épaisseur du méso-colon transverse, se dirige en avant et légèiement à droite et se divise à quelques centimètres du bord mésentérique du colon transverse en deux branches : la branche droite s'anastomose avec l'artère du colon ascendant, la branche gauche avec celle du colon descendant.

2° Artère du colon ascendant (colique droite, transversale, moijenne). — Elle naît directement du tronc de la mésentérique supérieure ou de l'une des deux autres coliques ; c'est ainsi que le nombre des artères coliques peut être réduit à deux. Elle se dirige à droite et un peu en bas, passe sous le duodénum et se divise avant d'arriver au colon ascendant en deux branches, dont la supérieure s'anastomose avec l'artère du colon transverse et l'inférieure avec l'iléo-colique.

3° Artère iléo- colique ou iléo - colo - cœcale (coWque inférieure, descendante). Elle termine l'arcade formée par la M. S., et descend à droite, vers l'angle iléo-colique où elle se divise en branches allant au cœcum et à l'iléon.

Comme on le voit, la mésentérique supérieure irrigue tout l'intestin grêle et la moitié du gros intestin; les branches de l'intestin grêle naissent de la

DES ARTÈRES

convexilé de son arcade, celles du gros intestin se détachent de la concavité de cette arcade.

Artère niésentérique supérieure. — L'artère mésentérique supérieure fournit souvent des branches surnuméraires. On l'a vue donner l'artère iiépatiqiie (Ivunsl), ou la brunulie droite de cette artère ,Haller), l'artère cystiqiic, une artère cystique accessoire iWilJe), l'artère rénale (CruveiUiier), l'artère gastro-duodénale ou une des collatérales de celle artère, un rameau anaslomolique pour l'artère hépatique naissant anornjalement de l'aorte abdominale, la coronaire stomachique, une artèj-e pancréatico-duodénale accessoire, l'artère colique gauche et l'artère hémorrhoidale supérieure, plusieurs artères coliques accessoires.

Persistance de l'artère omphalo-mésentériqxie — On sait que chez l'embryon, la méscntérique supérieure représenle la branche intestinale de l'artère oniphalo iuésentérique, dont la branche ombilicale va se raniilier sur la vésicule ombilicale. Normalement cette branche ombilicale, satellite du diverlicule de Mecliel, di.'- parait vers le deuxième mois de la vie intra-utérine. Mais elle peut persister iHyrtl, Ilalleri. Dans le cas de Ilyrtl (OEslerreich, Zeitschr. f. prakt. Ileilk, 1850, p. 189), cette artère, née de la mésentérique supérieure, cheminait entre les anses de l'intestin grêle et venait se terminer au niveau de l'ombilic ; elle s'anastomosait là avec l'artère épigastrique et envoyait un rameau dans l'épaisseur du ligament suspcnseur du l'oie.

ARTÈRES CAPSULAIRES MOYENNES

(Atrabilariœ, surrénales, suprarenales médise s. aorlicœ).

Les artères capsulaires moyennes naissent des faces latérales de l'aorte, à quelques millimètres au-dessus de l'origine des artères rénales. Leur volume est i)eu considérable. Elles se dirigent transversalement sur la l'ace antérieure des piliers du diaphragme. — Du côté droit l'artère est cachée par la veine cave qui la recouvre complètement; du côté gauche la capsulaire moyenne n'est recouverte que par du tissu cellulaire renfermant de nombreux ganglions. — De chaque côté, un abondant réseau nerveux entoure ces artères.

Branches terminales. — Arrivée au niveau de l'extrémité interne de la capsule surrénale, l'artère dévie légèrement en dehors et donne des branches antérieures et postérieures qui se capillarisent sur les faces correspondantes de l'organe. Ces rameaux forment un réseau auquel viennent aboutir les rameaux des art. capsulaires supérieures, branches de la diaphr;igmatique inférieure, et celles des capsulaires inférieures venant de la lénale. De ce réseau partent des rameaux (|ui se rendent au parenchyme de la ca|)sule et au tissu graisseux qui l'enveloppe.

Variétés. — La capsulaire moyenne peut manquer (anomalie rare): elle peut être très réduite ; dans les deux cas, elle est suppléée par les capsulaii'es supérieures et intérieures. Elle peut donner la spermatique ; celte anomalie est plus Iréquenle à gauche qu'à droite (\V. Krause).

ARTÈRES RÉNALES

Les artères rénales, au nombre de deux, naissent sur les faces latérales de l'aorte abdominale, un peu an-ilos>oiis de la uiésenlénque sii|iéi ieure, au niveau de la deuxième vertèbre lombaire. Leur volume esl considérable ; leur calibre

ANGÉIOLOGIE

atteint 8 mm. d'après Lusclika. D'ordinaire les artères rénales se détachent au même niveau ; parfois, la rénale gauche naît à un niveau plus élevé que la droite. Il est classique de dii'e que les artères se dirigent horizontalement en dehors; mais l'assertion n'est pas d'une exactitude absolue: en effet, ces artères se dirigent obliquement en bas, formant avec l'aorte un angle aigu qui peut descendre jusqu'à 45°. En plus de cette obliquité dans le plan frontal, l'artère rénale décrit une courbe à concavité postérieure qui s'adapte à la convexité du corps vertébral ; cette courbe est beaucoup plus marquée à droite qu'à gauche.

La longueur des deux artères est différente : l'artère droite mesure en moyenne 1 cm. de plus que la gauche.

Rapports. — La face antérieure de ces artères est toujours masquée par de gros troncs veineux qui sont: à gauche, la veine rénale assez volumineuse pour déborder le tronc artériel en haut et en bas, à droite, une veine rénale beaucoup plus courte, et, en dedans d'elle, le tronc de la veine cave inférieure presque perpendiculaire à l'artère. La face postérieure des arlères rénales repose sur la colonne lombaire, au niveau du point où viennent s'insérer les fibres inférieures des piliers du diaphragme ; elle en est séparée à gauche, par l'anastomose entre la veine rénale, la petite azyos et une veine lombaire, tronc réno-azygo-lombaire de Lejars.

Entre l'artère et le plan osseux est une couche celluleuse dans laquelle on trouve un plexus nerveux très abondant, des ganglions lymphatiques et une veine lombaire ascendante, origine des veines azygos.

A quelque distance du bile, les arlères rénales se divisent en plusieursbranches qui pénètrent isolément dans le parenchyme rénal ; elles seront étudiées en même temps que le rein.

Branches. — Dans leur trajet, les artères rénales donnent des rameaux qui se rendent à l'atmosphère adipeuse du rein, au bassinet et la parlie supérieure de l'uretère. Leur branche collalérale la plus importante et la plus constante est l'artère capsidaire inférieure.

Artère capsulaire inférieure. — Cette artère naît de la face supérieure de l'artère rénale; elle se dirige en haut, appliquée immédiatement sur le pilier correspondant du diaphragme. La capsulaire du côté droit se place immédiatement en arrière de la veine cave ; la gauche est recouverte par le péritoine.

Des deux côtés, la capsulaire est à quelques millimètres en dedans du ganglion semi-lunaire ; de nombreux rameaux du grand sympathique la croisent obliquement. Au niveau de l'angle interne de la capsule surrénale, l'artère gagne la face postérieure de l'organe et s'anastomose là avec la capsulaire moyenne, branche de l'aorte, avec la capsulaire supérieure, branche de la diaphragmatique inférieure. Toutes ces branches forment un réseau superficiel duquel se détachent des rameaux qui pénètrent dans le tissu de la capsule.

Variétés. — Les deux artères rénales peuvent naître par un tronc commun (Portai, Dubrueil, W. Ivrause, etc.). Elles peuvent suivre un trajet anormal. ICrause a vu l'artère rénale droite passer en avant de la veine cave inférieure. — L'origine de l'une ou des deux

DES ARTÈRES

artères rénales peut être reportée plus haut ou plus Las. Cette origine anormale peut être associée ou non à une ectopie du rein.

Dranchex surnuméraire!;. — Les rénales peuvent fournir anormalement : l'artère phrénique inférieure, l'artère hépatique (Kunst), des artères coliques, pancréatiques, sperniatiques accessoires, un rameau anastomotique qui descend devant le psoas et se jette dans l'iliaque interne (Meckel), une artère vésicale accessoire, la sacrée moyenne (.Jruveilhier).

Arlérea rinales amisoirei. — L'existence d'artères rénales accessoires est une anomalie très fréquente. Le nombre et le volume de ces rénales accessoires sont des plus variables. Lorsqii il n'en existe qu'une seule, son volume peut atteindre et mémo dépasser celui de l'artère rénale normale. Ces artères rénales accessoires ont été surtout rencontrées sur des sujets dont les reins avaient conservé leur disposition inultilobaire fœtale; elles peuvent aussi se distribuer à des reins normalement conformés. Les artères rénales accessoires forment trois groupes distincts : lorsqu'elles naissent de l'aorte abdominale dans le voisinage de l'artère rénale normale, elles sont vraisemblablement liées à la segmentation en lobes ilistincts que présente le rein fœtal; lorsqu'elles naissent des artères voisines (mésenténque supérieure, hépatique, splénique... etc ), on peut, plus logiquement, les considérer comme résultant du développement anormal des arlérioles insignifiantes qu'envoient normalement au rein ou à sa capsule les artères en question ; ou bien encore elles sont associées à un déplacement du rein.

ARTÈRES SPERMATfQUES — UTÉRO-OVARIENNES

Ces artères se rendent au testicule {artères testiculaires de Chaussier), ou à l'ovaire el à la trompe (utéro-ovariennes).

Les artères sperniali(|ues, au nombre de deux, naissent de la face antérieure de l'aorte tout près de la ligne médiane, à quelques millimètres à peine l'une de l'autre, entre les artères rénale et mésentérique inférieure.

Leur volume est peu considérable et ce qu'elles offrent de plus remarquable c'est la longueur de leur trajet, résultat de la migration de la glande génitale à laquelle elles appartiennent.

Elles quittent l'aorte à angle très aigu et se portent en bas et légèrement en dehors, croisant et contournant la face antéro-lalérale du vaisseau sur une longueur de |dusieurs conlimètres. I^a spermatique droite jiasse immédiatement sur la veine cave inférieure qu'elle croise à angle aigu ; la gauche se place sur la face antérieure du psoas. Des deu.x côlés, les spermatiques croisent l'uretère très obliquement en passant au-devant de ce conduit, avec les veines spermatiques qui les entourent. En avant, les spermatiques sont croisées, la droite par les artères coli(jues droites, branches de la mésentérique supérieure, la gauche par les artères coliques gauches, branches de la mésenléri(iue inférieure. La spermatique gauche est sous-périfonéale dans toute son étendue; la droite cachée par la racine du mésentère n'apparaîl sous le péritoine que dans sa partie inférieure.

Au niveau du détroit supérieur, les spermatiques passent en dedans du psoas, au-devant de la bifurcation de l'iliaque primitive et se comportent dès lors différemment che/ l'homme et chez la femme.

Chez l'homme, l'artère testiculaire descend sur le |)soas recouvert de son aponévrose, croisant très obliquement les vaisseaux iliaques externes ; elle est immédiatement sous-périlonéale, en rapport avec le colon pelvien à gauche et la partie terminale de l'iléon adroite, l'uis, elle s'engage dans l'orifice profond du canal inguinal qu'elle suit avec les ditférents éléments du cordon. Au

ANGÉIOLOGIE

niveau de l'orifice externe du canal inguinal, elle descend dans les bourses, au centre du cordt)n spermalique, en avant du canal déférent. Au voisina2;e du testicule, elle se divise en trois ou (|uatre rameaux qui se répandent dans l'épididyme et le testicule ; l'un de ces rameaux se porle en avant vers la tète de l'épididyme et s'anastomose avec l'artère déférenlielle, branche de l'hypogastrique.

Chez la femme, l'artère utéro-ovarienne passe dans l'épaisseur du ligament large, sous le ligament infundibulo-pelvien et atteint l'extrémité externe de l'ovaire au niveau de laquelle elle se divise en trois rameaux : l'un se rend à l'ovaire, l'antre à la partie externe de la trompe ; le troisième se porle en dedans, sous le bord adhérent de l'ovaire et s'anastomose avec la terminaison de l'utérine. L'artère est donc ovaro-salpingienne surtout et le nom d'utéro-ovarienne ne lui convient en rien, puisqu'il donne une idée très fausse de sa distribution (Voy. art. utérine).

Les artères spermatiques donnent dans leur trajet quelques rameaux collatéraux à l'uretère, aux ganglions lymphatiques et au tissu cellulaire voisin ; l'un de ces derniers se rend à la capsule adipeuse du rein et a reçu de Haller le nom de adiposa ima.

Variétés. — Les spsrmxtiqiies peuvent naître par un tronc commun ou se détacher de l'aorte ab:loininale à des niveaux difTirents. Il n'est pas très rare de lesvoirnailre de la rinale, surtout à jja iche, de la capsulaire moyenne ou de la mésentérique supérieure — L'abience de l'une des spermatiques n'est pas e.xceplionnelle : le testicule reçoit alors son sang par la déférenlielle ou la funiculaire, anormalement développ ies. — Bartiiol (cité par W. Krause) a vu les deuï utéro-ovariennes manquer chez une femme qui présentait un rein unique et quatre capsules surrénales. — Gruveilliier a vu la spermatique droite passer derrière la veine cave inférieure; dans un cas de Ba.ikarl, la spermatique gauche passait à travers un anneau veineux que formait la veine rénale gauche.

La spermatique peut donner anormalement: la capsulaire moyenne, une artère colique, une artère hépatique accessoire (Hyrll).

ARTÈRE PETITE MÉSENTÉRIQUE

C'est la plus basse des collatérales de l'aorte abdominale ; elle naît sur la face antérieure de l'aorte, le plus souvent un peu à gauche de la ligne médiane, à 4 ou 5 cm. au-dessus de la bifurcation du tronc aortique, au niveau du disque qui unit la troisième et la quatrième vertèbre lombaire. Son volume est beaucoup moins considérable que celui de l'artère mésentérique supérieure. Dès son origine, elle se dirige en bas et très légèrement à gauche, appliquée sur la face antérieure de l'aorte par la portion horizontale du duodénum. Peu après avoir émergé sous le bord inférieur du duodénum, environ au niveau de l'iliaque primitive gauche, la M. 1. se divise en deuxbranches d'égal volume : le tronc des artères coliques gauches et l'artère hémorrhoïdale supérieure (fig. 430 et 431).

Tronc des artères coliques gauches. — Le tronc des artères coliques gauches longe l'artère iliaque primitive.gauche ets'engage dans l'épaisseur du mésoeolon pelvien ; puis il devient ascendant, passe en avant de l'uretère et des vaisseaux spermatiques, et se divise en deux ou trois branches, arières coliques gauches,

DES ARTERES

qui se biTurquent et s'anastomosent entre elles, formant, comme à droite, des séries d'arcades d'où partent les branches terminales qni vont à la moitié gauche du colon transverse, au colon descendant et au colon iliaque. La plus élevée des coliques gauches s'anastomose avec l'artère du colon transverse (colique su[)érieure droite), qui vient de la méseutériquesupérieure ; la plus basse s'anastomose avec l'héinorrhoïdale supérieure. La moyenne se rend à l'anse sigmoide du colon pelvien, d'où le nom d'artère siginoïde sous lequel elle est souvent décrite.

Artère hémorrhoïdale supérieure. — C'est, à proprement parler, la branche terminale de la mésentérique inférieure et le noin d'Artère du rectum lui conviendrait mieux que tout autre ; elle descend dans l'épaisseur du méso-colon pelvien et se place sur la paroi postérieure du rectum. Arrivéeà la partie supérieure de l'ampoule rectale, elle se divise en deux branches qui descendent en

Aorte

Tr. cœlinque

Art. col. trans.

Gr. mésent .

Iliaque prim.

Pet. mc'ent.

Art. col. gau.

Art, hém. sup.

Art. sigmoide

Sacrée moyenne

Fig. 431. — Les artères raésentériques, en partie d'après Luschka.

divergeant sur les côtés du rectum (Voir t. IV, p. 380, et fig. 137) jusqu'à l'anus.

Comme on le voit la mésentérique inférieure irrigue la moiiiti f/axc/ie du gros intestin jusqu'à l'anus.

Variétés. — L'artère mésentérique inférieure peut manquer. Ses brandies coliques, sigmoïdes et hémorrlioiilale supérieure sont alors fournies par la mésentérique supérieure.

ANGÉIOLOGIE

Elle peut donner la colique moyenne (artère du colon transverse, une artère hépatique accessoire (Gavasse), une artère rénale accessoire (Krause), et un tronc commun pour deux artères ombilicales (Green).

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